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La LSI veut interdire la crypto libre !

Le Projet de Loi sur la Société de l'Information créée des limitations à la liberté d'expression fondées sur un hypothétique danger que feraient peser sur la société les programmes de cryptographie. Légiférer sur la "cryptographie", c'est chercher à capturer le vent ; c'est stupide : à la fois inutile et dangereux. (plus d'infos sur OpenPGP)



Semaine du 9 juillet 2001 (semaine du 01/07)

The Hacktivismo Declaration (en VF)

L'internationale des censeurs progresse. La censure étatique de l'Internet avance à grande vitesse, et de la Chine au Moyen Orient en passant par l'Afrique, de plus en plus de pays limitent l'accès aux informations. Enfin, presque. Pour Hacktivismo et le CULT OF THE DEAD COW, les limites ont été dépassées. En tant qu'hackers et défenseurs de la liberté d'expression, nous avons décidé de développer des technologies permettant de passer outre la censure de l'Internet que financent et soutiennent certains états-nations. Nous publions aujourd'hui cette déclaration d'indépendance afin de fortifier, jalonner et revendiquer une vision de l'Internet pour laquelle nous sommes prêts à nous battre. (sources : cDc (en VO), Bb) (en VF))


L'Union européenne dit non à la surveillance électronique

Le comité de protection des libertés civiles du Parlement européen s'est prononcé le 11 juillet contre la surveillance généralisée des télécommunications et des réseaux que certains membres des Quinze cherchent à instaurer. Sont directement visés les pays (France, Belgique, Pays-Bas, Allemagne, Espagne et Royaume-Uni) qui s'opposent, via leurs experts du comité Enfopol, à l'effacement automatique des traces de connexion. Ceux-ci souhaiteraient même que la durée de conservation des données de connexion s'étende sur 7 ans. Le comité du Parlement européen a notamment précisé que des mesures de surveillance électronique doivent être « entièrement exceptionnelles, basées sur une loi spécifique et autorisées par une autorité judiciaire compétente dans le cas de personnes individuelles. » Toute forme de surveillance électronique sur une large échelle est interdite. En revanche, il ne s'est pas prononcé sur la question du spam, laissant les États membres décider eux même d'adopter l'opt-in ou l'opt-out. (source : ZDNet)


Forums : l´anonymat est un droit

Pour la première fois, une cour d´appel américaine prend la défense du respect de l´anonymat dans les forums de discussion. Les juges ont aussi jeté les bases d´un code de conduite à destination des tribunaux confrontés à des poursuites de la même teneur. Dans une récente affaire, Yahoo! déclarait recevoir des milliers de poursuites de ce genre. Dans le même registre, la firme AOL assurait encore, il y a peu, avoir reçu 475 assignations rien que pour l´année 2000. Parfois justifiés mais souvent abusifs, ces recours en justice menés par de grandes entreprises inondent les tribunaux et donnent lieu à des décisions souvent contradictoires. Les juges ont donc décidé de débrouiller un peu les esprits. Le droit de s´exprimer anonymement peut être perdu seulement si le plaignant peut prouver que l´auteur des messages lui cause des dommages dont la réparation en justice ne peut être obtenu sans connaître au préalable son identité. Avant d´en venir à la plainte, les juges conseillent donc aux entreprises : 1/ de tenter, dans un premier temps, de notifier à un auteur anonyme, qu´elles recherchent son identité, pour lui laisser le temps de s´y opposer. 2/ d´examiner attentivement les bases juridiques de leur requête. La cour devra ensuite se prononcer sur la validité ou non de la plainte. Enfin, lors du jugement, les magistrats devront rendre leur verdict en tenant compte de deux arguments opposés. Le premier amendement qui défend la liberté de parole anonyme contre la justification de la poursuite du plaignant et la nécessité ou non de devoir identifier les auteurs. (source : Transfert)


Des cartes d'identité à puce pour doper le commerce électronique

Un rapport parlementaire sur la sécurité des cartes bancaires propose de créer un label pour distinguer les sites internet offrant les meilleures conditions de sécurité en matière de commerce électronique. Dans son rapport, le député Jean-Pierre Brard propose de créer également une "carte de citoyen" électronique et de promouvoir un modèle européen de sécurisation des échanges. Ce système existe déjà en Finlande et au Venezuela. Pour M. Brard, le manque de confiance des consommateurs réside surtout dans l'obligation de transmettre les informations de leurs cartes bancaires. "Une carte d'identité à puce permettrait facilement de dire qui vous êtes, sans que vous ayez à délivrer ces informations" susceptibles d'être piratées, a-t-il expliqué. "Et cela représente un vrai enjeu industriel", a-t-il ajouté. "L'Etat aurait la faculté de familiariser les particuliers avec le concept de signature électronique, en étudiant la faisabilité technique et juridique d'une distribution, à terme, d'une carte d'identité à puce, permettant également d'authentifier une transaction en ligne", selon ce rapport. Le rapporteur milite également pour un développement des recherches en biométrie. Des systèmes d'identifications croisées - empreintes digitales/voix ou code secret/voix/visage - pourraient ainsi être mis en oeuvre. Des dispositions qui, a dit Jean-Pierre Brard, "devraient permettre une meilleure protection des consommateurs et renforcer la confiance dans cet instrument de paiement" qu'est la carte bancaire. Le député-maire de Montreuil s'est dit optimiste. "On a de la réserve pour être en avance sur les voleurs", a-t-il affirmé. (sources : Reuters, AP, AFP)


Cyber-consommateur, aie confiance !

En 1998, suite à la publication d´un rapport - dont il était déjà l´auteur - sur la fraude fiscale, Jean-Pierre Brard proposa un amendement, adopté en catimini, afin de faciliter l´interconnexion des fichiers fiscaux et du numéro de sécurité sociale. L´intercollectif Droits et libertés face à l´informatisation de la société (DELIS), qui réunit, entre autres, la Ligue des droits de l´homme, le MRAP (Mouvement contre le racisme et l´amitié entre les peuples), IRIS (Imaginons un réseau Internet solidaire), ATD-Quart-Monde, la CGT, SUD, AC!, le Syndicat de la magistrature, etc., eut beau protester, rien n´y fit. Il est désormais possible de croiser ces fichiers. Mais la loi informatique et libertés en encadre strictement les modalités. Pourquoi ? Comme l´explique Louise Cadoux, Conseiller d´État honoraire et ancienne vice-présidente déléguée de la CNIL (Commission nationale de l´informatique et des libertés), "de toutes les opérations informatiques, l´interconnexion des fichiers est celle qui, dans l´imaginaire de tout un chacun, renvoie le plus à l´image d´un État policier, totalitaire, qui dispose de toutes les informations sur chaque citoyen pour le soumettre à ses desseins". Ironie de l´histoire, l´amendement Brard s´apparente ainsi au projet SAFARI, le Système automatisé pour les fichiers administratifs et le répertoire des individus qui visait à doter chaque citoyen d´un identifiant unique afin de faciliter l´interconnexion des fichiers administratifs. Révélé en 1974 par le journal Le Monde, il souleva à l´époque un tollé général, provoqué par la peur de voir s´instaurer une société de type "Big Brother", au point que le Premier ministre dû retirer le projet, instaurer une commission qui déboucha sur... le vote de la Loi informatiques et libertés, et la création de la CNIL. Comme le rappelait récemment son président, Michel Gentot, de plus en plus de lois sont adoptées "dans le souci d'assurer enfin une protection à l'égard du traitement informatique des données. C'est sans doute l'un des effets les plus heureux de ce qu'il est convenu d'appeler la "marchandisation" des données personnelles." (source : Transfert)


Sécurité informatique : les entreprises françaises à la traîne

D'après une récente étude du cabinet Andersen citée par Les Echos, les systèmes informatiques des entreprises françaises sont les moins bien protégés d'Europe. Près de 40 % des entreprises françaises déclarent avoir été victimes de problèmes de sécurité, contre 34 % en moyenne en Europe. 24 % des sociétés disposant d'un site internet ont subi des intrusions non autorisées durant l'année 2000, contre 15 % dans les autres pays d'Europe. Pourtant, paradoxalement, les entreprises consultées pour l'étude « se disent informées et conscientes des risques ». Ces résultats viennent corroborer ceux publiés en mai par le Club de la sécurité des systèmes d'information français (Clusif) sur la « sinistralité informatique en France ». Se basant sur les déclarations de plus de 400 entreprises de l'Hexagone pour l'année 2000, le Clusif révèle que celles-ci consacrent en moyenne 4,2 % de leur budget informatique à la sécurité. Certes, ces dernières sont 80 % à s'estimer relativement bien ou très bien protégées, mais elles sont aussi 52 % à avoir déclaré des sinistres. Seulement 46 % des entreprises envisagent de renforcer leur dispositif de sécurité dans les deux ans à venir, selon l'étude du Clusif. « Les entreprises s'estimant bien protégées, la plupart ne comptent rien changer », conclut l'étude. (source : ZDNet)


Le procédé anticopie de Windows XP mis à nu

Une société allemande indépendante a réussi à analyser la très controversée technologie anticopie de l'OS de Microsoft, à l'insu de celui-ci. D'après son étude, Windows XP respectera la vie privée des utilisateurs. Elle explique que la procédure d'activation de Windows XP utilise les ID de 10 composants matériels différents pour créer l'empreinte du PC. Ce qui démontre, selon elle, que cette empreinte ne peut pas servir à identifier les individus. Parmi ces 10 composants, on trouve entre autres le numéro de série du volume du disque dur, l'adresse MAC de la carte réseau et la chaîne d'identification du lecteur de CD-Rom, la carte graphique et le microprocesseur. Le rapport de Fully Licensed va dans le sens de Microsoft, qui affirme que le procédé ne menace pas le respect de la vie privée et ne sera pas fastidieux pour les utilisateurs. « Nous sommes étonnés que Microsoft soit resté aussi vague sur la question, dans la mesure où son procédé est inoffensif », a ajouté Matthias Kunze, le directeur commercial de Fully Licensed. (source : ZDNet)


Jiang Zemin veut interdire l'internet aux "informations néfastes"

Le président chinois Jiang Zemin a appelé mercredi à renforcer le contrôle de l'internet en Chine afin de barrer la route aux "informations néfastes" qui se répandent dans le pays via l'ordinateur, a rapporté l'agence Chine nouvelle. Lors d'une conférence du comité central du Parti communiste chinois (PCC), M. Jiang a reconnu que l'internet avait "beaucoup contribué à la croissance économique de la Chine". Mais "le développement des technologies de l'information a aussi apporté de nouveaux problèmes", a déploré le numéro un chinois, citant l'apparition sur les sites "de la superstition, de la pornographie, de la violence et d'informations néfastes". "Tout cela porte atteinte à la santé mentale de la population et de la jeunesse", a-t-il dit, tout en appelant à "renforcer la législation sur l'information et l'internet, actuellement insuffisante". M. Jiang a aussi demandé que soient prises "des mesures efficaces afin d'assurer la sécurité des informations de l'Etat". Ainsi, une grande campagne de «nettoyage» des cafés Internet s'est déroulée au cours des trois derniers mois, avec un bilan spectaculaire publié jeudi par le Quotidien du peuple: 68 000 cafés Internet contrôlés, 14 000 sanctionnés pour infractions, dont 2 337 définitivement fermés, 2 494 fermés temporairement, et 9 579 devant se «réformer». Des logiciels de surveillance ont été placés sur des dizaines de milliers d'ordinateurs. Une dizaine de «cyberdissidents» sont actuellement en détention. (sources : AFP, Libération)


Les grandes oreilles de l'Oncle Sam traînent sur Internet

Les grandes entreprises sont en train de prendre conscience qu'Internet est devenu, au nom de la lutte contre le cybercrime, un champ privilégié pour "l'intelligence économique", terme politiquement correct pour désigner l'espionnage de leurs activités par les services de renseignement. La concentration des documents de transaction sur d'immenses bases de données centralisées intéresse au plus haut point les services de renseignement. L'importance du programme Echelon - dont l'objectif était d'écouter les lignes téléphoniques mondiales - montre que les services américains ne lésinent pas sur les moyens. Nombre d'observateurs craignent que l'activité déployée actuellement à Washington pour mieux coordonner les initiatives publiques et privées, nationales et internationales, de lutte contre la cybercriminalité, ne soit au mieux les prémisses, au pire la preuve, de la construction d'un deuxième Echelon, consacré cette fois à l'écoute d'Internet. (source : Le Monde, qui consacre tout un dossier sur la question : Le gouvernement américain cherche à contrôler les systèmes privés / La sécurité sur Internet : le marché de l'angoisse / Identrus, réseau de confiance ou cheval de Troie ? / Les portes dérobées des services secrets...)


Microsoft choisit Verisign pour sécuriser .NET

Avec .NET, l'objectif de Microsoft est de permettre à chacun d'accéder directement sur l'internet à toutes sortes d'applications en ligne et de services payants, ainsi qu'à ses données et ressources personnelles, à tout moment, instantanément, depuis n'importe où, avec un PC, un PocketPC ou un téléphone mobile, grâce à un nom d'utilisateur et un mot de passe uniques. Pour sécuriser ce système, Microsoft s'est rapproché de McAfee.com Corp. afin d'intégrer les solutions de sécurité qu'elle développe (antivirus, contrôle d'accès, cryptographie). Le recours aux certificats numériques de Verisign permettra d'ajouter un niveau de sécurité supplémentaire pour les opérations qui le requièrent, comme par exemple les transactions bancaires. Le fait que Verisign ait négligemment accordé, au mois de mars dernier, deux certificats Microsoft à un internaute se faisant passer pour un employé de la compagnie serait pourtant de nature à semer le doute dans les esprits. (source : ZDNet)


"Le vrai danger, c´est Big Brother"

Le groupe ADM et security.is sont à l´origine de trouvailles étonnantes dans le domaine de la sécurité informatique : "J´ai bien plus peur des script kiddies que des vilains hackers qui ne feront pas de dégâts sur mon système. Le vrai danger, c´est surtout Big Brother. Ils n´ont pas besoin d´un bug pour vous pirater. Simplement d´aller voir l´éditeur et de lui demander d´ajouter une backdoor. Vous n´êtes pas en sécurité !" C´est pour s´opposer aux defacements (piratages) de masse qu'ils ont lancé Antisecurity. Leur idée ? Arrêter de publier des choses qui mettent en danger des serveurs. En d´autres termes, il leur paraît normal de continuer à traquer les bugs et de coder des "exploits", mais il est inutile de publier le fruit de ces recherches pour qu´une horde d´adolescents en pleine rébellion pubertaire pirate le cyber-monde. (source : Transfert)


Le filtrage est affaire de démocratie, non de morale ou de technique

« Imaginons un réseau Internet solidaire » (IRIS) analyse, au travers de l'assignation en justice de seize fournisseurs d'accès français et de l'association des fournisseurs d'accès (AFA) par l'association « J'accuse...! - Action internationale pour la justice » (AIPJ), la question du filtrage de l'accès aux contenus sur Internet. Au-delà des méthodes contestables utilisées par l'AIPJ, l'analyse d'IRIS s'attarde sur les objectifs d'une telle assignation en justice, touchant un nouvel élément de la chaîne technique selon une inquiétante stratégie de généralisation, au moment où le Parlement vient d'être saisi du projet de loi sur la « société de l'information ». IRIS montre que le résultat attendu est que des associations privées se substituent à terme au juge et au législateur pour imposer à des fournisseurs d'accès privés de filtrer l'accès à tel contenu ou à des fournisseurs d'hébergement de supprimer la disponibilité de tel autre contenu. Tout l'enjeu démocratique est là. IRIS appelle les parlementaires, à l'occasion de la prochaine discussion sur le projet de loi « société de l'information », à considérer le problème de la responsabilité des intermédiaires techniques sous cet angle, et à modifier profondément la rédaction actuelle du projet, afin de mettre un terme aux gesticulations de divers lobbyistes. IRIS appelle également le gouvernement, dans le cadre du processus législatif français et des discussions internationales, à privilégier l'intérêt général et à garantir la démocratie. (source : IRIS)


Le gouvernement américain aurait du mal à protéger ses données

Ca alors... J'étais tranquillement affalé dans mon canapé de capitaliste, mon portable sur les cuisses, lorsque j'apperçus un article de Wired (du vénéré camarade Declan, même) à propos d'un site du gouvernement américain ayant eu des problèmes d'évasion de données personnelles... Faut dire aussi... Le cri de la donnée personnelle retenue contre son gré dans le noir au fond d'un serveur Web mal paramétré... Faut pas s'étonner si elle se carapate dès qu'elle peut, aussi, la donnée... Ce qui était amusant, c'est qu'il s'agissait du serveur sur lequel le gouvernement américain stockait les informations relatives aux entreprises ayant signé le traité du Safe Harbor. C'est à dire le document visant à protéger les ressortissants européens contre l'évasion des données personnelles d'Europe vers les Etats-Unis, via les filiales des entreprises américaines. Lorsque l'on voit ce genre de tableau, on se demande pourquoi les gros bras de l'armée et des services secrets viennent nous bassiner avec leurs conneries de cyber guerre. Ils feraient bien de commencer par installer leurs machins correctement, avec des outils plus appropriés. (source : Kitetoa)


L'entreprise pavlovienne

Le logiciel CultureWorx analyse le comportement des salariés, et leur attribue des points s'ils se conduisent d'une façon jugée efficace. Ces points peuvent ensuite donner lieu à des primes, congés, stock-options, ou toute autre gratification imaginée par les dirigeants de la société. En somme, il s'agit du principe de la carotte et du bâton, sans le bâton mais avec une surveillance de tous les instants. CultureWorx est déjà utilisé par la Wells Fargo et FedEx. (source : Technology Review via www.futur-e-s.com)


Protection de la vie privée/PE (rapport Cappato)

"En approuvant l'amendement des députés radicaux au rapport sur les droits de l'homme dans l'Union européenne, le Parlement Européen a pris une position claire et nette sur les intrusions des autorités étatiques dans la vie privée des citoyens:
"les interceptions et la conservation des données relatives au trafic et à la localisation dans le cadre des communications électroniques sont des mesures tout à fait exceptionnelles, qui doivent être fondées sur une loi spécifique et portées à la connaissance des citoyens, autorisées par l'autorité judiciaire ou compétente, limitées dans le temps, proportionnées et nécessaires dans le cadre d'une société démocratique; rappelle en outre que la Convention européenne des droits de l'homme et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme interdisent toute forme de surveillance électronique exploratrice ou générale à grande échelle". (sources : Cryptome, Projet de rapport Cappato (PDF))


SuSE-Linux 7.2 avec chiffrement fort

La version française de la distribution Linux SuSE 7.2 est en vente dans plusieurs grands magasins français. Sur la boite cartonnée luxueuse, qui contient les CD-ROM et un épais manuel (comme pour le concurrent Linux-Mandrake 8.0) est écrit en gros "Cryptographie - Protection de l'accès aux données". Vendu moins de 500 F (ou gratuit en téléchargement) SuSE 7.2 est le premier système d'exploitation pour PC doté d'un chiffrement fort avec code-source à être vendu en France. La prochaine version Linux-Mandrake devrait inclure le même type de chiffrement du disque. Cette version de Linux n'ayant semble-t-il pas été déclarée auprès de la DCSSI, l'inapplicabilité des décret de mars 1999 (que la LSI souhaite reconduire) est à nouveau démontrée. (source : Suse via OpenPGP)


La CNIL au rapport

En 2000, la Cnil a reçu près de 6 000 plaintes et demandes de conseil, soit une augmentation de 64 % sur les cinq dernières années. L'organisme recense maintenant près de 800 000 fichiers informatiques officiellement déclarés auprès de ses services : les demandes de vérification, qui leur permettent de s'assurer s'ils sont ou non enregistrés dans un fichier, ont augmenté de 56 %. Viennent ensuite les demandes d´accès et de vérification des fichiers de police (+ 21 %), qui ont entraîné l´examen de 1 300 fiches et fichiers informatiques. 365 demandes ont concerné les fiches des renseignements généraux ; 504, les inscriptions au fichier Schengen, qui recense notamment, pour l´espace européen du même nom, les personnes recherchées ou faisant l´objet d´interdiction de séjour sur le territoire commun. Depuis la création de ce fichier en 1993, la CNIL a ainsi fait procéder au retrait de 183 signalements sur 514 enregistrés dans le système (35,6 %). La CNIL a également ausculté 25 sites concernant les mineurs. Verdict : seulement 13 sites sur 25 ont été déclarés à la CNIL ; 8 sites sur 25 ne comportent aucune des mentions d´informations exigées par la loi. Une information adaptée à un public mineur n´est diffusée que sur huit sites. La CNIL précise qu'aucune information ne doit être soutirée aux mineurs sans l'accord des parents.Les organismes de crédit à la consommation n'hésitent pas à appeler les voisins ou la famille de clients surendettés. Ceux des bureaux de logements sociaux qui accordent des appartements aux demandeurs selon leur origine ethnique. Ceux de la santé, aussi. Après avoir enquêté sur 59 sites Internet de santé, la Cnil a émis le voeu d'une interdiction pure et simple de toute commercialisation des données de santé. La Cnil est aussi chargée de recueillir les déclarations des sites Internet (4 943 en 2000), au total elle recensait 8 702 sites au 31 décembre 2000. Pour finir, l´oeil de la CNIL, qui bénéficiait l'année dernière d'un budget de 32,5 millions de francs (38,5 en 2001) pour un effectif de 58 agents (70 en 2001), est aujourd´hui fixé sur deux événement attendus. La transposition dans le droit français, attendue depuis... cinq ans, de la directive européenne consacrée à la protection des données personnelles. L´examen du texte est enfin programmé au conseil des ministres, ce 18 juillet, et la CNIL a évoqué la possibilité d'un élargissement de ses fonctions vers un pouvoir de sanction envers les entreprises et les administrations qui enfreindraient la loi sur la protection des données privées. (sources : Transfert, ZDNet, 01Net, VNUNet, le 21ème rapport d'activité : 2000 de la CNIL (1.8 Mo))


Données personnelles : mais que fait - réellement - la CNIL ?

Michel Gentot, président de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), se félicite, dans le rapport annuel de la commission, de la généralisation dans le monde des systèmes de protection des données informatiques dont la CNIL, fondée en 1978, était une pionnière. M. Gentot estime que "c'est sans doute l'un des effets les plus heureux de ce qu'il est convenu d'appeler la marchandisation des données personnelles. En ce domaine, démentant les prévisions les plus pessimistes, la globalisation pourrait contribuer à l'universalisation de la protection, inventée par l'Europe il y a maintenant plus de vingt ans". Parlons des lois, justement. La directive européenne de 1995 portant sur les données personnelles aurait due être transposée en France depuis 1998. On attend toujours. Entre temps, le projet de loi sur la société de l´information (PLSI) est activement poussé de l´avant par le gouvernement. De même, rien ou presque sur le fait que la France se fasse le porte-parole officiel, au niveau européen, des sociétés de marketing direct : en privilégiant l´opt-out (tant que l´internaute n´émet pas d´avis contraire, un site peut recueillir des infos) à l´opt-in (l´internaute doit d´abord exprimer son choix), les internautes seraient ainsi fichés "a priori", et le spam légalisé. Rien ou presque non plus sur le projet de Convention sur la cybercriminalité, pourtant dénoncé par plusieurs instances européennes, et organisations internationales, comme étant contraire aux principaux textes relatifs aux droits de l´homme. Rien non plus sur ENFOPOL, qui pousse à conserver, à des fins policières, les données de connexion des internautes européens. (sources : AFP, Transfert)


Salariés : surfez, vous êtes surveillés

14 millions de salariés aux États-Unis feraient l'objet d'une surveillance continue de leurs e-mails et de leur utilisation d'internet. C'est ce que révèle une étude à paraître, réalisée par la Privacy Foundation. Sur 40 millions de salariés américains, l'étude indique qu'une personne sur trois utilisant une messagerie électronique ou internet sur son lieu de travail est surveillée, la proportion pour le monde entier serait de 27 millions d'actifs surveillés sur les 100 millions qui utilisent internet au travail. L'étude s'appuie sur les rapports financiers de sociétés qui commercialisent des logiciels permettant aux employeurs de contrôler les activités en ligne. Les logiciels les plus connus sont Websense, spécialisé dans le traçage de l'usage d'internet, et MIMEsweeper qui étudie les e-mails. La fondation estime que les ventes de logiciels de surveillance s'élèvent dans le monde entier à 140 millions de dollars (environ 1 milliard de francs) par an. Ces logiciels coûtent de moins en moins cher, ce qui favorise leur popularité grandissante. « Le degré de surveillance des salariés, tel qu'indiqué par les ventes de logiciels de surveillance, a crû deux fois plus vite que le nombre de salariés aux États-Unis ayant bénéficié d'un accès à internet ces dernières années », a rapporté la fondation. (sources : ZDNet, Reuters)


L'internaute rétif au portrait

Un audit pointe la taille insuffisante des panels utilisés par les instituts. Le Centre d'étude des supports publicitaires (Cesp) a rendu public un audit sur la fiabilité des «baromètres internettiques». Les «réserves» du Cesp se concentrent sur la «taille et la représentativité insuffisante» des panels d'internautes mis en place par NetValue, Jupiter MMXI et Médiamétrie, spécifiquement lorsqu'il s'agit d'étudier des pratiques minoritaires. Les instituts ne nient d'ailleurs pas leurs difficultés à cerner les quelque 8 millions d'internautes à domicile français. «L'Internet, c'est relativement peu de gens qui passent peu de temps sur des sites très nombreux en se connectant à partir d'endroits très différents», résume Arnaud Dupont, directeur commercial des activités Internet de Médiamétrie. L'internaute, ce dissipé, peut se brancher de chez lui, du bureau ou d'un cybercafé, consulter le site de Yahoo ou la page perso de son cousin. Sans compter la diversité des usages: simple consultation de sites, échange de e-mails ou téléchargement de fichier ou de musique. Conclusion: il y a quasiment autant d'usages différents que d'internautes, au contraire de la télévision, «qui concerne tout le monde, et où plus de 30 % de l'audience regardent TF1 depuis son canapé», poursuit Arnaud Dupont. (source : Libération)


Yahoo France en croisade antisexe

En cas de gangrène, amputer le membre atteint. La méthode est barbare mais elle a fait ses preuves. C'est celle qu'adopte le site français de Yahoo pour asseoir sa politique éditoriale. Dans le courant du mois de juillet, le portail va peu à peu supprimer tous ses services communautaires pour «adultes». Comprendre: les clubs et forums de fesses, sans distinction. Pas de panique toutefois, l'annuaire continuera à référencer des sites pornos. Motif invoqué: les zones adultes abritent de dangereuses pratiques, notamment d'échanges de pornographie enfantine. «Le cul, ça dégénère très vite», analyse Sylvain Leclerc, responsable des communautés chez Yahoo France. «Il y a souvent des images très dures, même avec des majeurs. Est-ce l'image que l'on veut donner de notre marque?» Les clubs pornos étant «une porte ouverte» aux dérives, Yahoo choisit d'éliminer lesdits clubs, soit 30% de l'ensemble, et ce, en dépit de leur légalité. (source : Libération)


Archives du 01/07 au 08/07 2001 (en .html, ou .txt) :

SOMMAIRE :

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SSII Secret Service Internet Intelligence
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Le gouvernement encadre le STIC
>Trois questions à... Alain Weber
>Echelon : communiquez, y´a rien à voir...
>La délinquance virtuelle ébranlée par une police modernisée
>Secousses entre le Japon et les États-Unis (1)
>Révélations sur les grandes oreilles japonaises (2)
>La Nouvelle-Zélande espionne le Japon (3)
>« Les États-Unis n'ont pas dissipé nos doutes à propos d'Echelon »

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RIP                 Rest In(ternet) Peace
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Corée : Accès bloqué pour 120 000 sites «indésirables »
>Le «portail de la haine» en référé

>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
HTTP               High Tech Techno-Pecno
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>La revanche des salariés licenciés
>Yahoo trace ses visiteurs pour les besoins de la pub
>Une entreprise sur dix néglige la sécurité

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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Le "saint de l'e-commerce" échappe à la prison
>Des activistes occupent une base militaire américaine
>Hacktivismo de nouveau reporté

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BBAPT                Big Brothers @Para-T
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Jeboycottedanone condamné
>Le géant du cybercafé britannique filtre des sites gays
>Lastminute attaque en justice deux ex-salariés
>Quand la Mnef espionnait Libération
>Un nouveau venu dans les mégabases d'e-mails



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