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La LSI veut interdire la crypto libre !

Le Projet de Loi sur la Société de l'Information créée des limitations à la liberté d'expression fondées sur un hypothétique danger que feraient peser sur la société les programmes de cryptographie. Légiférer sur la "cryptographie", c'est chercher à capturer le vent ; c'est stupide : à la fois inutile et dangereux. (plus d'infos sur OpenPGP)



Un mort au G8 à Gênes : Rest In Peace

Semaine du 16 juillet 2001 (semaine du 08/07)

Censure d'une campagne de prévention du sida

Lionel JOSPIN et son administration, le Service d’Information du Gouvernement (SIG) ont censuré la campagne de prévention du VIH/sida prévue pour juillet 2001, sous les pressions de la ministre déléguée à la famille et à l’enfance, Ségolène ROYAL Cette campagne avait le tort, selon eux, de présenter sous un jour trop cru diverses sexualités. Mais comment pourrait-on parler de prévention du VIH sans parler ouvertement de sexe ? L. JOSPIN et S. ROYAL préfèrent laisser parler leurs préjugés puritains, et refusent de parler de sexe. Ce puritanisme est totalement déplacé et criminel. Lionel JOSPIN ne supporte pas qu’un spot de prévention sida mette en scène des relations sexuelles. Mais il supporte très bien les nouvelles contaminations, de plus en plus nombreuses. Parce que nous n’en pouvons plus de ce puritanisme assassin, Act Up-Paris décide de diffuser cette campagne censurée sur son site internet. (source : Act Up)


Munitions intellectuelles contre l'obsession securitaire

L'obsession sécuritaire envahit régulièrement les médias. Récemment, l'arrêté pris par le maire d'Orléans Serge Grouard, instaurant un couvre-feu pour les mineurs de moins de treize ans dans les quartiers sensibles a ranimé cette obsession. Voici quelques salutaires munitions intellectuelles pour lutter contre ce discours vénéneux, véhiculé par aussi bien par la droite que par la "gauche plurielle" :
- " Excuses sociologiques " et " responsabilité individuelle ". Par Loïc Wacquant
- L'État-pénitence tend à se substituer à l'État-providence. Interview de Loïc Wacquant.
- Envahissants experts de la tolérance zéro. Par Pierre Rimbert.
(source : [dh-rezo], voir aussi le dossier spécial "insécurité" du Monde)


" GAUCHE 2000 "

L'"Investigateur" s'était fait connaître en voulant publier une liste de pédophiles belges au moment où la presse anglaise faisait de même. Il a aussi mis en ligne la liste des francs-maçons qui vient d'être interdite par la CNIL. Il a également sorti le rapport des RG sur les mouvances, partis, ONG et associations "de gauche". (source : L'Investigateur)


Les dessous de l'armée

TF1 s'était fait connaître en annonçant, pour valider sa privatisation, que Bouygues ferait dans le "mieux-disant culturel". Depuis, son "journalisme" de marché joue au VRP des ultra-libéraux, des populistes et des démagos. TF1 a aussi mis en ligne sur son site quelques vidéos "inédites", dont "Top secret : les renseignements militaires", sur le centre d'écoute et d'interception de l'armée française. (source : TF1)


Communiqué de Lionel Jospin sur les fonds spéciaux

En 2001, le montant total des fonds spéciaux s'élève à 393 MF. Ils sont votés par le Parlement. 234 MF pour la DGSE (Direction générale de la sécurité extérieure) affectés au fonctionnement normal de ce service. Cette somme peut être abondée par des décrets de dépenses accidentelles motivées par des opérations particulières. Les autres services de renseignements et de sécurité peuvent avoir accès, en tant que de besoin, aux 133 MF de fonds spéciaux gérés par Matignon. Depuis 1997, le montant total des fonds spéciaux est resté stable. Toutefois, la part affectée à la DGSE a sensiblement augmenté en 2001 passant de 197 MF à 234 MF aux dépens de la part gérée par Matignon. Au cours des trois exercices antérieurs, cette part a contribué à alimenter de façon sensible les autres services de renseignement et de sécurité - DST (direction de surveillance du territoire), DRM (direction du renseignement militaire), DPSD (direction de la protection et de la Sécurité de la Défense, ex Sécurité militaire) et tout particulièrement la modernisation du GIC (groupement interministériel de contrôle, organisme chargé des écoutes téléphoniques administratives et judiciaires). (source : AFP)


Douze RG chez les «nazes»

Dix mai 1981. Virage à gauche toute aux Renseignements généraux. Le nouveau ministre de l’Intérieur, Gaston Deferre, veut couper les écoutes téléphoniques et stopper les coups tordus - cambriolages et chantages -, axer le travail des RG sur le terrorisme, et arrêter l’infiltration des partis politiques, en tout cas du PS et du PCF qui ont gagné la présidentielle avec «le Programme commun». L’Elysée négocie en secret la paix avec l’ennemi d’hier, Action directe, en échange de la libération des chefs emprisonnés, Jean-Marc Rouillan et Nathalie Ménigon. Désormais, les RG ont pour ordre de contrer un hypothétique «complot d’extrême droite», et douze policiers des Renseignements généraux infiltrent groupuscules et partis. (source : Libération)


Agent de la paix... et du KGB

L’hiver 1962, un transfuge soviétique passé à l’Ouest, Anatoli Golitsine, révèle aux Américains de la CIA que des documents ultra-secrets de l’Otan ont fuité de Paris à Moscou. Le commissaire Marcel Chalet, du contre-espionnage français (DST), essaie de remonter le trajet d’un rapport sur la «guerre psychologique» élaboré par l’Otan à Washington et arrivé à la centrale du KGB à Moscou, via l’ambassade d’URSS à Paris : au moins 200 initiés ont pu y avoir accès. La DST finit par concentrer ses recherches sur l’état-major général de la défense nationale, puis sur les quatre hommes du bureau qui archive ce document : trois militaires et un civil. (source : Libération)


Mauvais traitements: la France récidive

"Inacceptable" : l'adjectif revient tout au long du rapport de 95 pages remis au gouvernement par le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) concernant les conditions de détention et les mauvais traitements sur des personnes gardées à vue. Un état des lieux qui met en lumière la persistance de graves dysfonctionnements dans nombre d'établissements de police, de gendarmerie, pénitentiaires ou de santé. Le Comité européen pour la prévention de la torture (CPT) et des peines ou traitements inhumains et dégradants (CPT) a été instauré en 1987 par la convention du même nom (signée par 41 Etats). Il dépend du Conseil de l'Europe et se compose d'experts venant de différents horizons : droit, médecine, questions pénitentiaires, politique... Ses membres sont chargés d'examiner le traitement «des personnes privées de liberté sur ordre des autorités publiques». Le CPT passe en revue les besoins les plus élémentaires : de l'eau potable, un matelas et des couvertures propres, la possibilité de «prendre au moins un repas complet par jour». Coups de poing et de pieds, personnes violemment jetées à terre, menottes trop serrées, étrangers maltraités... demeurent une gestuelle tenace, surtout parmi les membres de la police nationale. La délégation a ainsi été informée par les médecins du service des urgences médico-judiciaires de Paris qu'"environ 5 % des personnes détenues qu'ils examinent présentent des lésions traumatiques", résultant de violences subies lors de leur interpellation. "Un nombre significatif de personnes détenues paraissaient effrayées et refusaient d'expliquer l'origine de leurs blessures." Le CPT recommande donc de «s'efforcer d'intégrer les principes des droits de l'homme dans la formation professionnelle de la gestion des situations à haut risque, telles l'interpellation et la garde à vue». Voilà qui ira droit au coeur de la Division nationale antiterroriste (Dnat). Ses policiers se sont distingués, selon le comité, par des «pratiques inadmissibles». (sources : Libération, Le Monde)


DefCon : salon de recrutement policier

A Las Vegas, la conférence des pirates informatiques est devenue un véritable salon de recrutement policier. Chaque été depuis 9 ans, Las Vegas accueille une conférence unique en son genre : Def Con. A l'origine, celle-ci rassemblait uniquement des pirates informatiques, très jeunes pour la plupart, revendiquant une certaine marginalité par rapport à la société. Ces dernières années, Def Con avait fini par attirer les agences de sécurité américaine. Bien entendu, les force de l'ordre, le plus souvent en civil, faisaient leur travail le plus discrètement possible. La semaine dernière, le plus ouvertement possible, des représentants du Ministère américain de la Défense, notamment, sont intervenus à la même tribune que plusieurs hackers sans leur cacher que des postes leur étaient réservés s'ils acceptaient de mettre leurs talents au service de l'armée américaine. Pour les convaincre, ils n'ont pas hésité à faire jouer, si ce n'est la fibre patriotique, du moins une autre corde sensible : la légalité. Comme dans n'importe quel salon de recrutement, ces employeurs ont expliqué à leur auditoire qu'enfreindre la loi, le plus souvent par jeu ou par défi, était beaucoup moins rémunérateur que faire la même chose au service de la légalité. (source : Les Echos)


Une nouvelle bévue du FBI fait scandale à Washington

Les scandales se suivent et se ressemblent au FBI. Après la «perte» de plusieurs milliers de documents du procès McVeigh, l'auteur de l'attentat d'Oklahoma City, après les révélations sur la taupe Robert Hanssen au service des Russes, l'agence fédérale vient de reconnaître que 449 armes, dont des armes automatiques, et plus de 180 ordinateurs avaient «disparu» de ses bureaux à travers le pays. Selon plusieurs sources, «au moins» un ordinateur contiendrait des informations «top secret». Avoir perdu des ordinateurs qui contiennent des informations sensibles pourrait avoir de sérieuses conséquences», a estimé Charles Grassey, le sénateur républicain de l'Iowa. «Le FBI est supposé être la première agence au monde de sécurité nationale. Comment peut-on expliquer de telles erreurs. C'est totalement inconcevable», a renchéri son homologue de New York, Charles Schummer. Devant cette succession de bourdes, le bureau fédéral ne devrait pas échapper dans les semaines qui viennent à une vaste réforme, appelée de leurs voeux par de nombreux politiciens. Au cours des derniers mois, nombreux sont les sénateurs et les congressmen qui ont ainsi reproché au FBI d'avoir une «culture malsaine», en essayant de dissimuler la vérité et de cacher ses erreurs. Déjà, l´année dernière, le département d´État avait reconnu avoir "égaré" un portable contenant des informations hautement confidentielles, puis un agent s´était fait volé son portable à l´aéroport d´Heathrow, plus tard ce fut au tour d´un agent des services secret (CIA) de se faire surprendre, à l´extérieur, en possession d´une machine contenant des renseignements de sécurité nationale. (sources : Libération, Transfert)


Lionel Jospin peut devenir notre Big Brother

Retardataire parmi les retardataires, la France a enfin son projet de loi relatif à la protection des personnes physiques à l'égard des traitements de données à caractère personnel. Avec au moins trois ans de retard : la directive de 1995, qui visait à réduire les divergences entre les législations nationales dans ce domaine, aurait du être transposée au plus tard en 1998 (trois États, dont la France, sont même menacés de sanctions par la Commission européenne). Le projet de loi préconise que, primo, tout fichier "public" ne sera désormais soumis qu'à une simple « déclaration ». Secundo, l'autorisation de la Cnil restera obligatoire s'il revêt un caractère « sensible » (données de santé, origine raciale, opinions politiques et religieuses, appartenance syndicale, etc.), ou contient notamment des « données relatives aux infractions ou aux condamnations » Tertio, cette obligation vole en éclat avec les fichiers de « souveraineté » (« intéressant la sûreté de l'État, la défense, le sécurité publique ou la répression pénale, ou s'ils utilisent le numéro NIR ou portent sur la quasi totalité de la population (...) »). Pour ces fichiers, il ne sera plus exigé que l'avis de la Cnil soit pris en compte. Seule consolation : l'avis défavorable pourra être rendu public... ZDNet a tenté d'obtenir la réaction officielle de la Cnil sur ces pouvoirs "confisqués". Sans commentaire pour l'instant, nous a-t-on répondu. Comme nous le déclare Ulrich Schalchli, le secrétaire général du Syndicat de la Magistrature (SM), pourtant classé à gauche : « Lionel Jospin prétend depuis le début de son mandat qu'il sera le maître d'oeuvre de l'entrée de la France dans la société de l'information, mais [avec de telles réformes] il prouve surtout qu'il peut devenir notre Big Brother à tous ». Pour lui, créer une exception pour ces fichiers de "souveraineté" en snobant la Cnil est « gravissime ». "C'est un texte de liberté qui apporte des réponses modernes et adaptées aux défis de l'informatique", a déclaré Lionel Jospin lors du conseil des ministres... Le projet de loi prévoit des pouvoirs d'enquête renforcés pour la CNIL qui pourra en outre prononcer des sanctions pécuniaires pouvant aller jusqu'à 300 000 euros (1,96 MF). La CNIL pourra également labelliser des logiciels ou des procédures techniques permettant de contribuer à la protection des usagers. Le projet prévoit aussi une autorisation pour les fichiers qui collecteront des données sensibles (liées aux origines raciales ou ethniques, aux opinions politiques, philosophiques, religieuses, aux apparternances syndicales, à l'orientation sexuelle ou à la santé), des données génétiques ou biométriques, des données relatives aux infractions ou aux condamnations, utilisant le numéro de sécurité sociale, ou faisant référance aux difficultés sociales des personnes. (sources : ZDNet, Reuters, AFP)


Internet n´inquiète pas les régimes autoritaires

Idée communément admise : Internet représente une véritable menace pour les régimes autoritaires qui ne pourraient résister à ce formidable véhicule de la liberté d´expression. Mais la Carnegie Endowment for International Peace, une ONG philanthropique créée en 1910 pour promouvoir la paix internationale, remet en cause ce lieu commun. Internet ne ferait pas si peur que cela... Pire encore, le Réseau pourrait même servir directement les intérêts de ces pays autoritaires. Filtrages, contrôles des comportements en ligne, censures, arrestations sont autant de mesures destinées à empêcher tout comportement "asocial" des quelque 22,5 millions d´internautes chinois. Cuba a, pour sa part, réagi de manière encore plus catégorique : l´accès à Internet n´est autorisé que dans des endroits "sûrs" comme des universités ou des bureaux. Quant à l´accès au domicile, il n´est accordé que très rarement. Internet sert aussi de cadre à la propagande, à la promotion des sites destinés à prêcher la parole du gouvernement. Ces régimes autoritaires projettent aussi de créer des intranets nationaux qui ne permettront l´accès qu´à un contenu officiellement approuvé. (source : Transfert)


Le FBI fait la sortie des conférences

Dimitri Sklyarov a été arrêté suite à une plainte déposée par l'éditeur Adobe, qui l'accuse de favoriser la copie illégale de documents au format e-Book. Dimitri Sklyarov, un peu rapidement qualifié de « pirate » par l'agence Reuters, avait donné la veille une conférence intitulée "Sécurité du e-Book, théorie et pratique", mettant en exergue les failles de sécurité des différents formats de livre électronique (e-book) et notamment du format PDF développé par Adobe Systems. Le cryptographe russe travaille pour une compagnie basée à Moscou, Elcomsoft Co. Ltd., qui a créé un logiciel permettant d'outrepasser le système de protection du format e-Book d'Adobe. Selon Elcomsoft, son logiciel Advanced e-Book Processor ne fait qu'offrir aux utilisateurs non américains la possibilité d'effectuer une copie de sauvegarde des documents e-Book, ce qu'autorise la loi russe. Considérant que le programme favorise la copie illégale de textes publiés sous forme électronique, Adobe a déposé une plainte contre l'éditeur moscovite pour violation des dispositions du Digital Millenium Copyright Act (DMCA). L'expert russe risque une amende de 500 000 dollars (580 000 euros) et jusqu'à cinq ans de prison et a été inculpé de trafic de logiciel à des fins de détournement du copyright. La communauté des chercheurs en sécurité informatique s'est émue de son arrestation. « Tous les spécialistes de sécurité dans cette industrie peuvent tomber sous le coup de la loi », s'est notamment inquiété auprès de ZDNet USA Robert Graham, le directeur de recherche de la firme Internet Security Systems. (sources : ZDNet, Transfert)


Les classements douteux des moteurs de recherche

Quel degré de confiance accorder à un moteur de recherche? C'est la question que soulève la plainte déposée lundi auprès de la Commission fédérale du commerce américain (FTC) à l'encontre de huit moteurs de recherche comme MSN de Microsoft, Altavista, Lycos ou Netscape. Commercial Alert, une association de défense des cyberconsommateurs créée en 1998 par l'activiste Ralph Nader, reproche aux moteurs de cacher la vraie nature des résultats de leurs recherches. Selon Commercial Alert, le classement des résultats est une forme déguisée de publicité car il est vendu aux sites. Elle demande donc à la FTC de s'assurer qu'aucun internaute n'est dupé par les méthodes lucratives des moteurs. Commercial Alert ne dénonce pas ce mode opératoire mais le fait que l'internaute n'en soit pas informé. «Si l'internaute pense que les résultats de sa recherche proviennent du catalogue du moteur alors qu'ils sont achetés, c'est là que le résultat est plus ou moins biaisé», poursuit le consultant. (source : Libération)


Le projet anti-censure Hacktivismo refait surface

Greg Walton, chercheur indépendant spécialisé sur la question des droits de l'homme, a rencontré des hackers lors de leur congrès annuel Defcon, qui s'est tenu du 13 au 15 juillet. Au coeur des débats de l'édition 2001, le projet dénommé Hacktivismo, qui vise à créer un réseau anonyme d'échange d'informations relatives aux violations des droits de l'homme. L'objectif est de permettre à quiconque veut dénoncer des abus de le faire via l'internet, sans que son identité soit divulguée. « Il s'agit de trouver des moyens plus constructifs et plus positifs pour résoudre les problèmes de violations des droits de l'homme », explique Walton, qui étudie en ce moment la façon dont les autorités chinoises censurent internet. « Il est contraire à l'éthique de s'approprier un site web uniquement pour en supprimer certains contenus. » Les personnes susceptibles de donner l'alerte concernant un abus « savent que toutes les autorités surveillent l'internet, si bien que dans la majorité des cas, elles n'enverront pas d'e-mail pour dire ce qu'elles savent », ajoute Patrick Ball, directeur adjoint de l'American Association for the Advancement of Science and Human Rights Program. (source : ZDNet, voir aussi la traduction en français de l'Hacktivismo Manifesto)


Le renseignement français à la loupe

Des images classées "secret-défense", expédiées par Chronopost, un système sophistiqué pour capter les données des satellites qui est resté dans les cartons pendant la guerre du Kosovo, des renseignements géostratégiques tellement précieux que les pilotes n'y ont pas accès pendant les opérations... cessez le feu ! Le rapport sur le "Renseignement par l'image" remis ce mercredi 4 juillet à l'Assemblée par le député PS Jean-Michel Boucheron a fait grincer des dents des pontes de l'état-major qui en ont pris connaissance. Dans un distrayant chapitre intitulé "Les coutumes du renseignement", le rapporteur du budget de la Défense à la Commission des Finances grossit à la loupe les ratés de la gestion d'Hélios I. Un très coûteux satellite d'observation militaire (10 milliards pour le programme) que la France s'est offert en coopération avec les Italiens et les Espagnols. Première observation : les Français sont malades du "secret défense". A propos des moeurs de la Direction du renseignement militaire, installée à Creil et qui, avec la DGSE, a confisqué le contrôle d'Hélios, le rapporteur écrit : "Jusqu'à une date récente aucun réseau n'était disponible (...). Des navettes (véhicules, motards) ont ainsi été organisées quotidiennement entre Creil et le siège de la DGSE dans le XXe arrondissement, où à une fréquence moins élevée entre Creil et le siège de la force aérienne de combat à Metz, ou celui de la brigade de renseignement de l'armée de terre. On peut s'interroger sur la rationalité de ces procédures (...). A l'heure de la fibre optique et d'Internet, le coût financier et opérationnel de ces liaisons datant d'un autre âge reste à chiffrer." On a vu encore plus fort pendant la crise du Kosovo. En 1998, à grands frais -200 millions-, une station aérotransportable, conçue pour fonctionner sur les théâtre d'opération, a été mise en service. Celle-ci permet de recevoir les images directement du satellite. Mais elle est restée à Creil. "Il semblerait, s'étrangle Boucheron, que la crainte de devoir déployer un tel équipement au contact de nos partenaires l'ait emporté sur la rationalité opérationnelle." (source : Le Canard Enchaîné du mercredi 4 juillet 2001)


Ennemi d'état de la fiction a une réalité future....

Système satellite Helios, utilisation du GPS ou encore intégration ou non-intégration de l'Angleterre dans le système de renseignement Européen. Ce sont les questions qu'a soulevé M.Boucheron dans son rapport sur le renseignement par l'image. Depuis le déclin accentué de la Russie dans le domaine spatial, les États-Unis représentent la seule puissance mondiale disposant d'un système global de renseignement par l'image qu'ils s'apprêtent à développer encore, grâce à des investissements massifs, aussi bien dans les satellites que dans les drones (avions sans pilote). Cette multiplication des capteurs et des systèmes de fusion de données qui les exploitent laissent présager l'édification d'un véritable métasystème. Dès lors, la question est de savoir si l'Europe est en mesure de construire un système alternatif qui puisse permettre d'imposer le dialogue avec les États-Unis, même s'il n'est pas réaliste d'envisager une relation d'égal à égal. Dans la construction d'un outil européen d'observation, la France a joué un rôle majeur en décidant de lancer les programmes satellitaires civil SPOT et militaire HELIOS. Ces instruments ont déjà permis une évaluation autonome des crises, face aux Etats-Unis dont les représentants ne laissent jamais leurs interlocuteurs disposer des clichés présentés à l'appui de leurs affirmations. Les principaux projets consistent désormais à développer notre capacité technologique en matière de drones, notamment grâce aux deux programmes de drones intérimaires qui viennent d'être lancés, mais aussi d'échanger des capacités en matière satellitaire avec l'Allemagne et l'Italie qui ont décidé, chacune pour leur part, de se doter de satellites d'observation radar. M. Jean-Pierre Delalande a jugé le rapport très éclairant. De manière générale, la Grande-Bretagne aide surtout les États-Unis et joue peu le jeu de l'Europe ; le problème est donc de construire un système européen, soit en ignorant la Grande-Bretagne, soit en prenant le risque de voir ce pays livrer des informations aux États-Unis. Mais comment concilier le métasystème avec le respect des libertés publiques et privées ? En réponse, M. Jean-Michel Boucheron, rapporteur spécial, a déclaré que la conciliation du renseignement et des libertés publiques est une question aussi ancienne que l'existence des services secrets elle-même. Par nature, le renseignement porte atteinte à la vie publique et privée. (source : Guerreco.com)


Quelle CNIL pour demain ?

Michel Gentot, président de section au Conseil d'Etat et président de la CNIL, en situe les enjeux.
"Prenez les écoutes téléphoniques : la Commission nationale des interceptions de sécurité a la responsabilité de déterminer dans quels cas on peut, ou non, écouter des citoyens. Voilà un cas type. La CADA, la Commission d'accès aux documents administratifs, est constituée pour permettre à chaque citoyen de savoir ce qu'il y a dans les dossiers publics. Il y a toute une série d'autorités. Il faut distinguer celles qui sont chargées de la régulation d'un secteur économique, ou de flux financiers ou techniques, et puis des autorités qui ont pour charge essentielle de faire respecter, de constituer des garanties pour le régime de liberté. La CNIL n'est pas totalement seule dans ce domaine. Simplement, la CNIL est à la fois une autorité de défense des libertés, et aussi une autorité de régulation. C'est peut-être ce qui constitue la grande nouveauté, nous sommes amenés, et là nous ne sommes pas les seuls sur ce chantier, à jouer un certain rôle de régulation, compte tenu du développement de l'Internet. Mais il ne faut pas penser qu'à bref délai, ni même sans doute à long terme, il puisse y avoir une sorte d'ONU de l'Internet, un organisme qui aurait un pouvoir normatif ou d'arbitrage planétaire sur les problèmes d'Internet. Même si les problèmes de l'Internet sont les mêmes dans tous les pays, il y a des différences de civilisation juridique, de comportement, extraordinaires. C'est le métier des tribunaux judiciaires que de censurer les infractions. Je crois qu'il est plus important, pour une autorité comme la nôtre, qui est une autorité administrative mais qui n'est pas une autorité juridictionnelle, de faire savoir grâce aux moyens mis à sa disposition - médias, communiqués - son opinion, à la fois sur un problème ponctuel, et, au-delà de ce problème ponctuel, sur une question de société." (source : Le Monde)


L'incroyable histoire de la déstabilisation de Matra

La conclusion de la commission rogatoire des gendarmes indique que "les dirigeants de Thomson ont joué un rôle déterminant dans un complot destiné à déstabiliser voire à annihiler commercialement le groupe Lagardère connu sous les noms de "Projet de l'oiseau" et "Couper les ailes de l'oiseau"". Début 1993, pour recruter des petits actionnaires mécontents par voie de presse, un avocat américain, William Lee, aurait fait fabriquer des faux documents à en-tête d'un fonds de pension californien, Calpers. Pour créer l'illusion d'une "class action", l'avocat aurait également rémunéré la complicité du dirigeant d'un cabinet new-yorkais (GPSC), spécialisé dans ce type d'opération aux Etats-Unis. Des factures libellées par l'avocat aux noms de GPSC et de Calpers étaient réglées par son assistante à partir de Jersey. Or ce même compte bancaire était, par ailleurs, alimenté par des fonds provenant de Thomson-CSF par l'intermédiaire de son directeur des affaires juridiques, Olivier Lambert. L'enquête a démontré que ces fonds étaient versés en contrepartie d'études fictives et de trois fausses factures. Sollicitée par Matra, qui soupçonne une opération des services américains, la DST, service de contre-espionnage français, assure, au mois de septembre 1994, que la CIA n'est pas concernée par ce dossier. En revanche, elle met en évidence des liens entre M. Lee et l'avocat Olivier Lambert, directeur des affaires juridiques de Thomson-CSF. Personnage énigmatique, William Lee a travaillé au département d'Etat à Washington, au sein du cabinet Shearman et Sterling, à Paris, dans l'agence Kroll, spécialisée dans le renseignement économique, avant de créer sa propre structure, Aetas-Triangle Group, avec deux Taïwanais, Steven Chen et Bobo Wang. Recruté par Alain Gomez, alors PDG de Thomson, M. Lee est utile au groupe français par ses liens dans les milieux politiques de Taïwan.
Lorsque le fils du général René Imbot, chef des services secrets français de 1985 à 1987, est décédé à Paris, le 10 octobre 2000, en tombant de la fenêtre de son appartement, le milieu du renseignement et des ventes d'armes s'inquiéta. Thierry Imbot, membre de la DGSE pendant douze ans, spécialisé sur l'Asie, était intervenu sur des dossiers sensibles tels que ceux de Taïwan. Mais le caractère semble-t-il accidentel de sa mort avait écarté un temps les soupçons. Une certaine inquiétude est apparue de nouveau depuis le 4 juin, jour où un cadre de haut niveau chargé chez Thomson des relations avec Taïwan, M. Morisson, a également effectué une chute mortelle par la fenêtre de son domicile. De sources policières, on indique qu'il s'agirait d'un accident. M. Morisson était notamment intervenu lors des contrats signés par Thomson avec Taïwan pour les frégates, en 1991, et pour les Mirage, en 1992. (source : Le Monde)


Webvan fuit

Webvan a fermé ses portes. Le supermarché en ligne a fini par jeter l´éponge. Son site web est désespérément vide. Pourtant, la sécurité de son serveur laisse toujours à désirer. Ce genre de gag pose le problème des labels évoqués par le député Jean-Pierre Brard. Il est périlleux de décerner un label qualité à un site de commerce électronique. En effet, le niveau de sécurité peut passer du top au plus bas simplement lors de la mise en place d´un serveur supplémentaire ou de la nouvelle version d´un logiciel. Le label, attribué la veille, peut tout à fait ne plus rien vouloir dire le lendemain. Les entreprises de sécurité informatique valident d´ailleurs des infrastructures au jour J. Pas folles, elles ne s´engagent pas sur l´avenir. (source : Transfert)


Hacktivismo, ou l´hacktivisme des hackers

Le Cult of the Dead Cow est l´un des plus connus, et respecté, des groupes de hackers américains. Hacktivismo, concept qu´ils ont créé, entend défendre les droits de l´homme numérique, et combattre la censure de l´Internet. L´année dernière, il était de plus en plus question de l´hacktivisme, néologisme tiré des mots "hackers" et "activistes", et que le cDc définit comme "l´utilisation des technologies pour la promotion des droits de l´homme au travers des médias électroniques". Le cDc dénonçait, alors, toute action illégale (du type de celles qui visent à saturer un site web de requêtes - les fameuses attaques DdoS - en vue de le bloquer) sur le Réseau, qu´ils considèrent comme allant à l´encontre de l´éthique du Net. Ainsi naquit Hacktivismo, réunissant des hackers du monde entier et destiné à créer un outil de défense des droits de l´homme sur le réseau. Peekabooty, c´est son nom, est un "réseau distribué de vie privée". Fonctionnant sur le modèle du "peer to peer", ce programme vise, non pas à s´échanger des fichiers, mais à déjouer la censure et le filtrage effectués par certains gouvernements, ou sociétés privées. Son utilisation permettrait de passer outre les frontières érigées aux portes de l´accès à Internet, en bénéficiant de la complicité active de défenseurs des droits de l´homme du monde entier. Quant à connaître la date de sortie de Peekabooty, la FAQ d´Hacktivismo est on ne peut plus clair : "quand ce sera prêt". Les plus impatients se tourneront en attendant vers Triangleboy, un outil apparenté, récemment publié par l´anonymizer SafeWeb.(source : Transfert)


La corruption ? Une affaire d´Echelon

Un rapport officiel du département du Commerce américain avance que de "fortes présomptions de corruption" existe sur 400 contrats internationaux. Ou comment relancer le débat sur l´espionnage industriel, façon Echelon. Car la question est aussi de savoir comment les États-Unis ont eu vent de ces "fortes présomptions"... Selon un représentant du Département du Commerce, cité de manière anonyme par NBC, la NSA serait particulièrement active en la matière. En 1995, déjà, James Woolsey, alors directeur de la CIA, avait expliqué le modus vivendi des Etats-Unis. "Quand nous avons vent de pareil cas (de corruption) - ce qui nous arrive régulièrement -, nous n´allons pas voir l´entreprise américaine concernée, mais le secrétaire d´état, qui envoie un ambassadeur américain expliquer au chef du gouvernement, ou au Roi, que les Etats-Unis sont particulièrement impliqués dans l´économie locale, et qu´il serait regrettable de tolérer de tels comportements." Ce qui fait que, parfois, c´est finalement une société US qui emporte le contrat.
De son côté, Duncan Campbell, le journaliste britannique qui fait autorité sur la question, avançait, le 4 juillet dernier, que si les Etats-Unis venaient d´annoncer la fermeture de Bad Aibling, une station d´écoute américaine située en Allemagne, deux autres seraient en construction en Suisse et au Danemark. Selon Campbell, elles pourraient, à elles deux, fournir plus d´informations que ne le font les diverses stations réparties au Canada, en Australie et en Nouvelle Zélande (les trois pays "minoritaires" d´Echelon). De plus, les USA ont récemment promis à l´Espagne de leur fournir force renseignements concernant l´ETA. Les dirigeants de l´organisation séparatiste basque opérant régulièrement depuis le territoire français, c´est donc l´aveu implicite que les Etats-Unis espionnent d´ores et déjà les télécommunications françaises. D´autres accords de coopération auraient également été passés avec la Norvège, l´Italie ainsi que la Grèce. (source : Transfert)


Les latrines, ça donne bonne mine

Panasonic envisage l´avenir de l´individu dans les petits coins. Une pièce stratégique pour le suivi de la santé du citoyen... Murs et planchers électroniques, portique vidéo communicant avec les téléphones portables, four micro-onde doté d´une carte mémoire, Internet et visiophone sans fil à tous les étages... La pièce d´eau, amenée à devenir le baromètre de notre état de santé, a fait l´objet d´un soin très particulier. À commencer par l´appareil sanitaire lui-même. La lunette servira de pèse-personne et conservera le poids de l´utilisateur (du patient) dans sa mémoire, les accoudoirs mesureront différentes données (pulsation cardiaque, tension artérielle, etc.). Sera également présent, un analyseur de déjection qui, à terme, devrait permettre d´anticiper l´arrivée de certaines maladies. Un écran tactile situé sur le mur attenant affichera un état général du patient. Dans un futur proche, il sera également relié à un centre médical, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives à la télémédecine. Cette technologie devrait toutefois être disponible dans les deux années à venir. (source : Transfert)


L'Australie filtre comme une passoire

La loi, votée par le Parlement fédéral australien sur proposition du gouvernement conservateur, a pris effet le 1er janvier 2000. «L'Australie est le premier pays après la Chine communiste à exercer une censure étatique sur l'Internet», s'insurgent les défenseurs des libertés publiques. «Cette législation a été préjudiciable pour l'image de l'Australie à l'étranger», estime Peter Coroneos, directeur de l'Australian Internet Industry Association. Premier étage, les filtres. Le gouvernement a homologué seize filtres commerciaux, comme Cyber Patrol, censés bloquer l'accès à des centaines de milliers de sites inscrits sur des listes noires. Deuxième étage, un «code de bonne conduite». «Nous avons déplacé le débat de la censure à la responsabilisation du client, se réjouit Peter Coroneos. La loi ne nous oblige pas à installer les filtres pour bloquer l'accès à des sites étrangers. Le client a le choix : installer le filtre ou pas, l'activer ou non. Il n'y a ni censure ni autocensure.» Troisième étage, la loi donne au public la responsabilité de faire la police, sous forme de dénonciations par e-mail à l'instance de régulation audiovisuelle, l'Australian Broadcasting Authority (ABA). Les premiers rapports de l'ABA, portant sur douze mois d'application de la loi, sont étonnants. Dans un pays où 30 % de la population (six millions d'abonnés) est connectée à l'Internet, seules 500 plaintes ont été enregistrées. 200 sites ont été interdits, dont 22 installés en Australie. Pour Peter Coroneos, «cette législation est opaque et hypocrite. La loi australienne a l'air draconienne, mais, en fait, il n'y a aucune censure sur le Net australien. Le gouvernement fédéral joue sur les deux tableaux. D'un côté, il veut apparaître dur, répressif, il se drape dans la morale et exploite l'ignorance du public à des fins politiques. De l'autre, il ne veut surtout pas risquer de mettre en péril un secteur économique en pleine expansion.» Le gouvernement fédéral n'en a pas fini. En mai 2001, il a fait voter une autre loi interdisant aux internautes australiens les paris en ligne, via les casinos virtuels. Mais tout le monde sait qu'elle est également très symbolique. (source : Libération)


Rapport parlementaire d'information sur le renseignement par l'image

Le monde a changé. Des deux grandes puissances du renseignement spatial, une seule subsiste. Aujourd'hui, la Russie n'a quasiment plus de moyens opérationnels en orbite. Les Etats-Unis restent seuls et s'apprêtent à développer puissamment leurs moyens spatiaux, leurs capteurs aériens et leurs micro-capteurs. Ils cultivent par là un rêve ancien qui consiste à pouvoir mener des actions militaires à grande distance à partir de leur territoire. Du concept zéro mort, on passe au concept de zéro soldat. Un système global et fusionné d'exploitation de toutes les images est en train de se mettre en place. L'Europe peut-elle faire le choix de renoncer à sa capacité d'analyse politique indépendante et à son autonomie dans le contrôle du déroulement des crises ? La monnaie et le renseignement stratégique ont en commun d'appartenir au coeur des prérogatives régaliennes des Etats. L'Europe de la monnaie s'est construite, a-t-on les moyens et la volonté de construire l'Europe du renseignement ? Quels sont les systèmes de renseignement existants ? Lesquels sont véritablement nécessaires ? Combien coûtent-ils ? Maîtrisons-nous les technologies ? Un grand métasystème de renseignement peut-il être un outil au service de la paix ? (source : Assemblée Nationale)


Espionné, l'avocat d'un sans-papiers fait condamner l'Etat

L'Etat français a été condamné mercredi pour «faute lourde» par le tribunal de grande instance de Paris dans une affaire opposant un avocat et un magistrat, et c'est désormais à Marylise Lebranchu, ministre de la Justice, de trancher. Du 20 novembre au 10 décembre 1997, Christophe Moysan, avocat au barreau de Tours, avait été placé sur écoute par Xavier Rolland, juge d'instruction, au motif qu'il défendait un sans-papiers. Une procédure généralement réservée au grand banditisme et une affaire d'autant plus grave que le bâtonnier en a été informé par le juge d'instruction alors que les écoutes étaient effectives depuis dix jours. (source : Libération)


Faut-il filtrer les sites racistes? Un juge lance le débat

L'affaire Front 14 sera à coup sûr le feuilleton judiciaire de la rentrée du Net. Le juge Gomez donne en effet rendez-vous aux parties le 4 septembre, pour un examen approfondi du contenu de ce portail d'incitation à la haine raciale hébergé aux Etats-Unis, où ce type de discours est légal. «Des grands témoins seront appelés à témoigner», a précisé le juge, qui cherche manifestement à ouvrir un débat de société autour de cette affaire. La question qui lui est soumise peut se résumer ainsi: faut-il condamner les tuyaux qui transportent une information à caractère illicite, à défaut de pouvoir s'attaquer aux auteurs ? Entre-temps aussi, l'association J'Accuse a obtenu le soutien de la Ligue des droits de l'homme, du Consistoire central des communautés juives de France, de l'Amicale des déportés d'Auschwitz, de l'Union des étudiants juifs de France, de SOS Racisme et de la Ligue nationale contre le racisme et l'antisémitisme (Licra). Sollicité, le Mrap, partie civile dans l'affaire Yahoo, a décliné l'invitation. «S'en prendre exclusivement aux fournisseurs d'accès sans demander l'inculpation des auteurs est limité en termes de responsabilité, justifie Mouloud Aounit, secrétaire général du Mrap. Cela soulage le mal de tête mais ne guérit pas la maladie. Nous pensons qu´il faut quitter le terrain du spectaculaire et considérer la réalité d´Internet plutôt que de céder aux fantasmes. Car nous ne nions pas que le réseau suscite des fantasmes y compris chez les associations de défense des droits de l´homme. Or, le Net comporte aussi un formidable potentiel pour la promotion de cette cause. » (sources : Libération, ZDNet, Transfert, MRAP, Transfert)


Stages d'information sur la protection du patrimoine scientifique

Des stages d'information sur les menaces d'investigations étrangères, spécialement destinés au milieu de la Recherche, sont organisés par l'Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale (IHEDN) à Paris. L'objectif de ces stages est de souligner la réalité et l'étendue des diverses activités de renseignement ainsi que l'ampleur des préjudices qu'elles causent à la collectivité nationale dans les domaines politique, militaire scientifique, économique et industriel. L'enseignement porte aussi sur le droit de la SSI, la cryptographie, les signaux parasites compromettants, la sécurité informatique, le conseil en SSI, le CERTA. Des journées de formation aux IGC (Infrastructures de Gestion de Clés) propose un stage, d'une durée de deux jours, sur la cryptographie, la définition des IGC, la méthodologie de la SSI, les certificats X509, des démonstrations du déploiement d'une IGC, des conseils, certification et signature numérique. (source : CNRS)


Les taliban interdisent internet

Les taliban ont interdit l'utilisation d'internet en Afghanistan afin d'empêcher l'accès à tout contenu vulgaire, immoral et anti-islamique, rapporte vendredi l'agence afghane AIP. Le mouvement n'est pas opposé au réseau mondial en tant que tel, a précisé le ministre des Affaires étrangères taliban, Maulvi Wakil Ahmad Muttawakil, cité par l'AIP, mais il est opposé à toutes les "choses" obscènes et contraires à l'Islam qu'on y trouve. On ignore le nombre d'internautes que compterait l'Afghanistan, pays où les infrastructures ont été réduites à néant par des décennies de guerre civile. La majeure partie du pays est privée d'électricité. Les organisations humanitaires seraient les principaux utilisateurs du web. L'AIP ne précise pas les moyens que comptent utiliser les taliban pour appliquer cette interdiction étant donné que les rares connexions enregistrées en Afghanistan passent par des lignes téléphoniques et des fournisseurs d'accès basés au Pakistan voisin. (source : Reuters)


Le système d'espionnage Echelon au service de Madrid contre l'ETA ?

Appui nuancé, mais appui tout de même de José Maria Aznar au controversé projet de George W. Bush de bouclier antimissile ; compréhension espagnole pour la réticence américaine à signer le protocole de Kyoto sur le réchauffement de l'atmosphère et en général, bonne volonté zélée, proche du suivisme, de Madrid à l'égard des nouveaux maîtres de Washington. Un pareil alignement méritait récompense. En d'autres termes, la CIA et le FBI donneront un coup de main pour tenter d'en finir avec l'organisation séparatiste basque armée, ETA. Josep Piqué, le ministre espagnol des affaires étrangères, a confirmé que les Etats-Unis fourniront une aide "sur le plan technologique, de l'information et de la détection des communications". Ce qui, selon les déclarations de certains experts en télécommunication espagnols, se traduirait par un recours au réseau de satellites espions américains Echelon, capables, disent-ils, de localiser tout mouvement des membres de l'ETA et d'intercepter leurs communications. Les chefs de l'ETA vivent tous - croit-on savoir - en territoire français. Paris ne sera sans doute pas ravi de ce " balayage" satellite américain supplémentaire. Comme le soulignait le journal El Pais, on voit mal "comment un service d'espionnage étranger pourrait faire pour l'Espagne ce pour quoi ont été condamnés cinq agents espagnols du Cesid -service secret militaire- qui avaient organisé un système d'écoutes". Mais la coopération entre la CIA et le Cesid va être renforcée. Outre un échange accru d'informations sensibles et l'hypothétique utilisation d'Echelon, cette coopération consisterait, estiment d'autres experts, en un accès espagnol à certaines technologies américaines permettant de déchiffrer plus vite les disquettes et la messagerie électronique lors de la saisie d'ordinateurs dans les caches de l'organisation séparatiste. (source : Le Monde)


Archives du 08/07 au 15/07 2001 (en .html, ou .txt) :

SOMMAIRE :

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SSII Secret Service Internet Intelligence
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>L'Union européenne dit non à la surveillance électronique
>Les grandes oreilles de l'Oncle Sam traînent sur Internet
>Protection de la vie privée/PE (rapport Cappato)

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RIP                 Rest In(ternet) Peace
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>Forums : l´anonymat est un droit
>Cyber-consommateur, aie confiance !
>Jiang Zemin veut interdire l'internet aux "informations néfastes"
>La CNIL au rapport
>Données personnelles : mais que fait - réellement - la CNIL ?
>L'internaute rétif au portrait
>Yahoo France en croisade antisexe

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HTTP               High Tech Techno-Pecno
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>>Sécurité informatique : les entreprises françaises à la traîne
>Le procédé anticopie de Windows XP mis à nu
>Microsoft choisit Verisign pour sécuriser .NET
>SuSE-Linux 7.2 avec chiffrement fort

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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
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>"Le vrai danger, c´est Big Brother"
>Le filtrage est affaire de démocratie, non de morale ou de technique
>Le gouvernement américain aurait du mal à protéger ses données

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BBAPT                Big Brothers @Para-T
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>L'entreprise pavlovienne
>Salariés : surfez, vous êtes surveillés



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The Hacktivismo Declaration (en VF)

L'internationale des censeurs progresse. Enfin, presque. En tant qu'hackers et défenseurs de la liberté d'expression, nous avons décidé de développer des technologies permettant de passer outre la censure de l'Internet que financent et soutiennent certains états-nations avec la complicité des transnationales. (sources : cDc (en VO), Bb) (en VF))