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La LSI veut interdire la crypto libre !

Le Projet de Loi sur la Société de l'Information créée des limitations à la liberté d'expression fondées sur un hypothétique danger que feraient peser sur la société les programmes de cryptographie. Légiférer sur la "cryptographie", c'est chercher à capturer le vent ; c'est stupide : à la fois inutile et dangereux. (plus d'infos sur OpenPGP)



Un mort au G8 à Gênes : Rest In Peace

Semaine du 23 juillet 2001 (semaine du 16/07)

La machination du gouvernement Berlusconi

Les chiffres et les témoignages parlent d'eux-mêmes : un mort, 600 blessés, des centaines d'arrestations, des sévices, voire des tortures, systématiquement infligés aux personnes arrêtées. L'objectif poursuivi était évident : déplacer, pour les opinions publiques, les enjeux de Gênes : ne pas parler du fond, mais de la " violence ", en s'efforçant de présenter les manifestants comme autant de trublions et de " casseurs ". La machination policière du gouvernement Berlusconi, visant à diaboliser les opposants à l'ordre libéral et à discréditer leurs revendications, en même temps qu'à les terroriser pour l'avenir, ne fait plus de doute. Elle est étayée par des témoignages personnels (comme celui d'un ecclésiastique, publié dans La Reppublica du 22 juillet), ainsi que par des vidéos où l'on voit des éléments du " Black Block " sortir de fourgons de carabiniers et deviser tranquillement avec eux. Tout porte à croire qu'il ne s'agit pas d'une initiative isolée du gouvernement Berlusconi. A Barcelone, lors de la manifestation contre la Banque mondiale du 24 juin dernier, les mêmes méthodes avaient été employées par la police nationale espagnole. Une " Internationale noire " des " services " semble bien s'être mise en place contre les opposants à la mondialisation libérale. Il nous appartient de la démasquer et de la dénoncer comme un très grave danger pour la démocratie. La salle des avocats au Media Center a été dévastée par la police (alors que les deux ordinateurs des media sont restés intacts) : les disques durs des trois ordinateurs ont été enlevés (ils contenaient des informations essentielles : liste des avocats juristes qui ont aidé les manifestants, les dénonciations pour retrouver des personnes disparues, les témoignages dénonçant des abus...), tout a été volé, y compris des documents écrits. Le SAMU du Genoa Social Forum a acheté sa propre ambulance, ils y ont appliqué d’énorme croix rouges. Impossible de ne pas comprendre qu’il s’agissait d’une ambulance. Ils ont été arrêtés plusieurs fois par la police pour vérifier s’il n’y avait pas quelque chose de louche à l’intérieur. Pourtant, un policier a défoncé la vitre arrière de l’ambulance et a lancé une bombe lacrymogène à l’intérieur. (sources : ATTAC, GSF)


Genes: confessions d'un policier

La transformation de la prison de Bolzaneto en un veritable "lager" a commence Lundi, a l’arrivee du Groupe Mobile d’Operation de la police penitentiaire, departement special cree en 1997 avec a sa tete un ancien general du SISDE (services secrets italiens). Un policier du Groupe Mobile de Bolzaneto, dont l’anonymat est preserve par les journalistes de Repubblica, raconte la "nuit chilienne" du G8. "Malheureusement tout est vrai. Et il y a meme pire. J’ai encore au nez la puanteur de ces moments, l’odeur des excrements des interpelles a qui on a interdit d’utiliser les toilettes. Le fascisme est encore tres present dans la police, il constitue la sous-culture de nombreux jeunes gens influencables, il est aussi en ceux parmi nous qui ont applaudi cette nuit-la. Ce qui est arrive a l’ecole et a continue ici a Bolzanetto est une suspension des droits de l’homme, un vide de la Constitution. J’ai essaye de parler a des collegues et ils me repondaient: on n’a pas a s’en faire, on est couverts. La grille porte s’ouvrait constamment - raconte le policier- les jeunes sortaient des fourgons et se faisaient tabasser. Une fois a l’interieur on les envoyait tete la premiere contre les murs. Certains se sont fait pisser dessus, et d’autres tabasser tant qu’ils ne chantaient pas "Facceta Nera" (hymne fasciste). Ils ont menace des filles de viol a la matraque...Il est inutile de vous raconter ce que vous avez deja lu". Selon le quotidien italien El Espresso, un document top-secret de la police gênoise évoque la préparation d'actions d'infiltration par des groupes néonazis au Sommet de Gênes. Le quotidien mexicain La Jornada reprend aujourd'hui l'information. Des "militants radicaux de droite" auraient participé aux actes violents durant le Sommet de Gênes, fin de la semaine passée. Leur objectif : "s'attaquer aux forces de sécurité et, de cette manière, mettre la gauche dans une position hostile vis-à-vis de la police et de l'opinion publique." (sources : Indymedia, Indymedia, Amnistia)


Bruits de bottes en Europe

«Ils ont pris mon identité, confisqué mes effets personnels, raconte Vincent. Ils m'ont conduit dans un bâtiment contenant quatre cellules, où des jeunes étaient alignés contre les murs. Dans la dernière, une quinzaine de personnes, le front et les mains sur le mur à hauteur de tempe, les pieds reculés, en équilibre, avec interdiction de bouger. Je suis resté dans cette position pendant quatre ou cinq heures. Nous nous faisions frapper régulièrement sur les plaies, de façon à ne pas ajouter de traces à celles constatées à l'hôpital. Ils nous cognaient la tête contre le mur, je voyais mon sang dégouliner. J'ai demandé un avocat, je n'ai reçu que davantage de coups.» Gwendal, étudiant en maths à Paris, 26 ans, était dans la même cellule que Vincent. Lui aussi a été passé à tabac, des carabiniers lui demandant à trois reprises de répéter des phrases en italien, dont «Viva le Duce» (le surnom de Mussolini). Devant son refus, il reçoit des coups de pied dans le ventre. Dans le couloir, Gwendal a vu un homme couvert d'ecchymoses. «Il avait des spasmes et ne tenait plus assis. Chaque fois qu'il tombait, on le redressait à coups de pied. Pour ne plus entendre ses râles de douleur, les carabiniers lui ont scotché la bouche.» Gwendal est relâché à trois heures du matin. Dans sa déposition, son arrestation est décrite comme étant «sans motif».
Dimanche 22 juillet, fin du sommet du G8, nous nous sommes égarés dans Gènes. La police nous a demandé nos papiers et a fouillé nos bagages, notre véhicule et nous mêmes. Toutes nos affaires ont été éparpillées et ont été filmées. Ensuite nous avons été conduits au commissariat central où nous avons été roués de coups sans aucune explication. Après une nouvelle fouille nous avons été jeté'en cellule et matraqués. L'un de nous a eu le cuir chevelu ouvert avec une blessure qui saignait abondamment ; après avoir demandé les soins d'un docteur, il a eu pour toute réponse autres coups de matraque sur le crâne qui lui ont fait pisser le sang encore plus ; nous avons été battus au sol à coup de pied et de poing. Un peu plus tard nous avons été conduits à la préfecture où on nous a fiché - photos et empreintes digitales - et frappé là aussi. Dans le sous-sol de la préfecture un policier a fait le salut mussolinien - bras tendu - en sifflant un hymne fasciste pendant qu'un autre sortait son arme et la pointait sur Patrice en faisant boum-boum. (sources : Libération, Samizdat, RAI (reportage vidéo))


Au moins 16 journalistes sérieusement blessés

La police a investi par la force, le dimanche 22 juillet 2001 vers une heure du matin, les différents bâtiments hébergeant les associations antimondialisation et Indymedia, le réseau des médias contre la globalisation, mis à la disposition, par la municipalité de Gênes. Selon plusieurs témoignages, la descente de police a été extrêmement violente et de nombreux blessés ont été évacués vers les hôpitaux. Le matériel informatique a été soit confisqué, soit fracassé. Quinze appareil photo ont été confisqués. Cette intervention a mobilisé de très nombreuses unités de police, dont plusieurs hélicoptères. Un journaliste britannique, Mark Covell, travaillant pour Indymédia, aurait été grièvement blessé par les forces de police lors de cette intervention. Il serait aujourd'hui entre la vie et la mort. Au moins quinze autres journalistes ont été sérieusement blessés à Gênes pendant le sommet du G8, par les forces de l'ordre ou par des émeutiers. Domenico Affinito, journaliste de la radio CNR et membre du conseil directif de RSF Italie a été frappé par la police. Lorenzo Guadagnucci, journaliste du quotidien Il Resto del Carlino, a été également frappé par la police et arrêté pendant l'assaut contre le centre de presse. Il a été hospitalisé avec un bras fracturé et une blessure à la tête. Massimo Alberti, journaliste de radio Onda díUrto et de radio GAP a été frappé par la police. Ses lunettes se sont cassées en lui causant des blessures au visage. Il a été gardé à vue plusieurs heures sans être soigné. (sources : Reporters Sans Frontières, témoignage audio)


Vers un fichier européen des «militants»

En Allemagne, les images des violences de Gênes sont loin d'avoir indigné la seule gauche et extrême gauche. L'opposition conservatrice s'inquiète plutôt du développement d'un «hooliganisme politique» et réclame une surveillance accrue des manifestants sujets à violences. Juste avant Gênes, le ministre social-démocrate de l'Intérieur, Otto Schily, avait plaidé pour un fichier européen des «militants politiques violents», sur le modèle du fichier créé en Allemagne l'an dernier, scindé en trois catégories: extrême droite, extrême gauche et étrangers engagés politiquement. Avant Gênes, le ministre allemand n'a pas réussi à convaincre ses partenaires européens, mais le projet n'est pas enterré pour autant, promet le ministère allemand de l'Intérieur: «Nous n'avons pas fini d'en parler.».
A ce jour, six enquêtes ont donc déjà été lancées sur les faits survenus à Gênes, et la plupart d'entre elles concernent l' " oeuvre " des forces de l'ordre.
Une concerne les violences dénoncées par les personnes en état d'arrestation et de ce qu'elles ont subi avant leur arrivée en prison ;
Une autre est relative au comportement des forces de l'ordre durant la perquisition dans les écoles Pertini et Diaz, dans la nuit de samedi à dimanche ;
La troisième s'occupera des heurts survenus dans les rues génoises ;
La quatrième est plus spécifique à l'homicide de Carlo Giuliani ;
La cinquième est sur les Black Blockers ;
La sixième aura pour cible les lettres piégées.
(sources : Libération, Samizdat)


Pivotal dresse le profil des internautes

Société spécialisée dans le secteur de la relation client, Pivotal annonce la sortie prochaine d'une nouvelle solution destinée à recueillir les comportements des internautes lors d'une navigation sur un site. Achats, profils, temps de navigation... tout est analysé afin de fournir aux sociétés les moyens de connaître leurs clients et de les cibler pour des campagnes marketing personnalisées. Au terme de gestion de la relation client (GRC), Pivotal préfère une toute autre dénomination, celle de "Demand Chain Networks". Si l'idée est sensiblement la même, Pivotal estime que la DCN permet de mettre en avant le client, lequel n'est plus passif. C'est sur cette base que Pivotal sort un outil d'analyse et de reporting du comportement des clients lors de leur passage sur un site. (source : VNUNet)


Souriez, vous êtes protégés !

Deux sociétés leaders en matière de biométrie lancent, coup sur coup, une campagne de lobbying. Objectif : améliorer la protection de la vie privée des citoyens qu´ils contribuent à contrôler, identifier et surveiller. Visionics, leader autoproclamé des technologies d´identification, s´était fait connaître en participant à la "vidéosurveillance intelligente" des 72 000 spectateurs du Superbowl américain. Depuis, Visionics a équipé le département de police le plus important d´Australie, le centre de Birmingham à la demande des forces de l´ordre du cru, le système électoral mexicain (afin de lutter contre la fraude électorale), le département américain de l´immigration et de la naturalisation, la police de Rhode Island et d´Oakland County, ou encore sept des principaux aéroports américains. Mais c´est l´installation d´une trentaine de caméras "intelligentes" dans la ville de Tampa, là où avait eu lieu le Superbowl, qui a réveillé les médias, ainsi que les associations de défense des libertés et droits de l´homme. Visionics vient d'annoncer qu´elle allait entamer un travail au long cours avec les experts et partenaires des secteurs privés et publics, en vue de pousser à l´adoption d´une législation protégeant au mieux la vie privée... (source : Transfert)


C´est quoi ce iBazar ?

Lundi dernier, quelques salariés de la société - en cours d´absorption par le géant mondial des enchères, l´américain eBay - organisent un sit-in pacifique devant les locaux d´iBazar, dans le XIXe arrondissement de Paris. Leur but est de faire entendre à la direction leur désaccord sur les conditions de la fusion avec le site eBay. "Vers 14 h 15, raconte un salarié présent sur les lieux, deux hommes armés jusqu´aux dents ont fait irruption. Ils avaient des matraques, des couteaux de plongée, des chaînes. Le premier s´est "contenté" de violences verbales. Mais le second nous a frappés et aspergés de gaz lacrymogène." Les salariés parviennent à diriger les intrus vers l´entrée du bâtiment et à les bloquer à l´intérieur. Appelée en renfort, les policiers du XIXe arrondissement débarquent et interpellent les deux hommes qui, entre-temps, se sont débarrassés de leurs armes. Et là, surprise. Les deux individus s´avèrent être... des policiers. Les salariés déposent plainte auprès de l´Inspection générale des services (IGS) de la police nationale, qui ouvre aussitôt une enquête. Une enquête judiciaire a également été ouverte. Dernier point, l´entreprise aurait été vendue autour de 110 millions d´euros, pour le plus grand bonheur de son président Pierre-François Grimaldi et de son jeune directeur général, Marc Piquemal. Les salariés, dont certains n´ont pas hésité à travailler les samedi et dimanche, réclament leur part. (source : Transfert)


NIPC : la sécu qui craint

Les sénateurs américains ont souligné l´inefficacité du NIPC, l´instance gouvernementale hébergée par le FBI et chargée de la sécurité des réseaux essentiels du pays, en dépit de ses moyens (32 millions de dollars en 1999 et 28 millions en 2000). Selon Dianne Feinstein, sénateur de Californie, citée par Wired, le NIPC est un "trou important de sécurité dans notre infrastructure" et il doit être patché. Un comble. (source : Transfert)


Internet, mais sans filtres SVP

Malgré l´opposition du gouvernement, les bibliothécaires américains ont obtenu l´ouverture d´un procès au cours duquel la légitimité du Children´s Internet Protection Act sera mise en cause. L´enjeu du procès porte sur les dispositions du Children´s Internet Protection Act qui oblige les bibliothèques publiques et les écoles publiques du primaire et du secondaire à installer des logiciels de filtrage sur leurs postes Internet, sous peine de perdre l´essentiel de leurs subventions fédérales. Une contrainte qui s´apparente, pour les associations de bibliothécaires, à de la censure. Sous prétexte d´empêcher les jeunes Américains d´accéder à des contenus "inappropriés" (pornographiques et racistes, notamment), ces filtres, selon l´ACLU, bloquent également l´accès à un certain nombre de sites informatifs sans aucun contenu pornographique ou "inapproprié". (source : Transfert)


Tu la sens ma communication ?

Pour la section de recherche du groupe NTT, le futur de la communication ne sera pas seulement visuel ou vocal, mais aussi sensoriel. L´expérience menée par les chercheurs japonais consiste à faire communiquer deux individus géographiquement distants par des "impulsions de présence". Des impulsions transmises en direction d´une plante réceptrice (fleur électronique) qui interprète les signaux émis par un porteur de capteur de mouvements. Selon NTT, ces outils permettent de signaler virtuellement "la présence" d´une personne géographiquement distante. Le porteur du family planter, peut aussi, par une simple impulsion, déclencher de la musique ou un message audio à distance sur la plante électronique... Une application qui, combinée aux futures modes de communication vidéo, offrira certainement de nouvelles perspectives au géant de la communication NTT. On peut toutefois ressentir quelque crainte pour la liberté de l´individu porteur du module de réception qui, volontaire ou non, se sentira perpétuellement épié et traqué par ce type d´application dont différents usages pourront être envisagés... (source : Transfert)


L´État néo-zélandais pourra pirater en toute légalité

Paul Swain, ministre des Communications néo-zélandais, a une étrange conception de la vie privée. À l´en croire, elle sortirait grandie du nouveau projet de loi sur la cybercriminalité. Celui-ci prévoit d´interdire le "hacking" ainsi que les attaques DoS (déni de service). Mais elle autorise, par ailleurs, les forces de l´ordre et les services secrets à intercepter les communications électroniques des citoyens, ainsi qu´à pénétrer, à distance, dans leurs ordinateurs. Le tout sans même les prévenir, à rebours du cadre juridique normal dans lequel toute perquisition doit être notifiée à l´intéressé. Nicky Hager, le premier journaliste à avoir identifié l´implication de la Nouvelle-Zélande au sein d´Echelon, dénonçait déjà, l´an passé, les pouvoirs d´exception prévus dans cette future loi. Aujourd´hui, il déplore notamment que les forces de l´ordre soient habilitées à exiger de tout individu qu´il remette les clefs de cryptage de ses communications (à l´instar de l´Angleterre ou encore du projet français de LSI). Il regrette aussi qu´elles puissent exiger des prestataires de service qu´ils les assistent dans leur mission de surveillance (à la manière du Carnivore américain). Enfin, Hager ne cesse de dénoncer l´influence occulte du FBI dans cette affaire. Celui-ci semble avoir fait pression sur les gouvernements étrangers et les instances internationales, afin que des lois de ce type soient mises en place. (source : Transfert, et l'édito lié au papier)


Le Passport de Microsoft n'a pas le visa des défenseurs de la vie privée

Une douzaine d'organisations américaines de défense des consommateurs et de la vie privée, dont l'Electronic Privacy Information Center (Epic), Junkbuster et Consumer Action, ont déposé une plainte le 26 juillet contre Microsoft devant la Federal Trade Commission (FTC), la principale agence fédérale chargée de réguler le commerce et la concurrence. Elles accusent Microsoft de "pratiques déloyales et trompeuses ayant pour but d'établir un profil, de suivre et de surveiller des millions d'utilisateurs de l'internet". La plainte cite spécifiquement l'ensemble de services .NET, qui comprennent les services d'enregistrement des données personnelles Passport, du porte-monnaie électronique Wallet et du système de transmission des données personnelles HailStorm, "conçus pour obtenir des informations personnelles de consommateurs aux Etats-Unis de manière déloyale et trompeuse". Passport permet la collecte de nombreuses informations personnelles auprès de ses utilisateurs - mots de passe, coordonnées personnelles, numéros de carte bancaire, etc. - et leur stockage dans une base de données centrale. « Microsoft apparaît de manière inquiétante comme un gouvernement délivrant des passeports, effectuant des contrôles d'identité et prélevant des droits sur toutes les transactions », estime Jason Catlett, le président de Junkbusters. Selon lui, voir la firme jouer « un rôle aussi central dans le e-commerce » est une idée aussi séduisante que « transformer le triangle des Bermudes en plate-forme aéronautique ». (sources : ZDNet, AFP, VNUNet)


Bugs en série au FBI

Le FBI n´a décidément pas de bol. L´ordinateur de l´un des chercheurs du National Infrastructure Protection Center (NIPC), organisme émanant du FBI et censé alerter les autorités et le grand public dès que pointe une "cyber-menace", a été infecté par Sircam. Ce virus, qui se propage à vitesse grand V, renvoie un fichier de l´ordinateur infecté à plusieurs des contacts e-mails du contaminé. Huit documents, dont un classé sensible ("for official use only") et portant sur d´autres virus informatiques, seraient, ainsi, partis dans la nature. En l´occurrence, à des experts en sécurité informatique... Histoire de parfaire le ridicule de cette situation, cet incident s´est opportunément produit la veille d´une audition du Sénat américain portant sur l´efficacité du NIPC. Le tout, une semaine après que le FBI ait reconnu avoir "perdu" pas moins de 184 ordinateurs l´an passé. La Maison Blanche aurait, d´ailleurs, décidé de confier au Pentagone la création d´une nouvelle structure, le Cyber-Warning and Information Network, ou "c-win", chargée de relayer les alertes liées au Net : ce justement pourquoi le NIPC avait été créé ! (source : Transfert)


Washington rejette le traité sur les armes biologiques

L'ambassadeur américain, Donald Mahley, a déclaré, hier à Genève, que le protocole destiné à freiner la prolifération des armes biologiques (germes, bactéries ou virus utilisés pour répandre la maladie ou la mort) était inacceptable pour les Etats-Unis. «Selon nous, le protocole recèle des risques tant pour la sécurité nationale que pour la confidentialité dont a besoin notre industrie», a-t-il déclaré, affirmant craindre qu'il ne facilite l'espionnage industriel. Depuis dix ans, la communauté internationale travaillait à mettre sur pied un système de contrôle et de vérification en vue de limiter le risque de dissémination d'armes biologiques. C'est donc tout le dispositif visant à «donner des dents» au traité de 1972, ratifié par 143 Etats, qui interdit la production, le stockage et l'utilisation d'armes biologiques qui s'est effondré hier. «Nous pensions qu'après Kyoto, l'administration Bush mettrait de l'eau dans son vin», confie un diplomate, visiblement déçu. Excédé, un autre diplomate soulignait la politique encore une fois unilatérale de Washington, après le rejet du protocole de Kyoto, du traité ABM, de la Cour pénale internationale, du plan d'action contre les armes légères vidées de sa substance par les Etats-Unis... Après l'échec de Genève, l'heure est à l'inquiétude: une douzaine de pays très actifs conduisent des programmes d'armements biologiques, de 3500 à 7000 savants russes seraient susceptibles d'exporter leur savoir-faire, sans parler de l'utilisation de ces armes, si elles venaient à tomber aux mains de mafias sans foi ni loi. (source : Libération)


Un document hypocrite

Chargée par le gouvernement de rédiger un rapport sur la question de la brevetabilité des logiciels, dans le cadre des négociations sur une future directive communautaire, l´académie des technologies a rendu son avis au gouvernement mercredi 18 juillet. Sans avoir rencontré directement les principaux opposants à la brevetabilité. Mais après avoir auditionné des spécialistes de la propriété intellectuelle et des personnalités émanant d´entreprises telles que Alcatel, Microsoft, Thomson Multimédia, Aventis ou Suez, ainsi que des membres d´institutions universitaires. L´avis de l´académie, favorable à la brevetabilité des programmes informatiques selon certaines conditions, fait bondir les tenants du logiciel libre. (source : Transfert)


Adobe et les hackers

Dimitri Sklyarov va, sans doute, être libéré sur pression du Net et grâce à une action menée essentiellement par l´Electronic Frontier Foundation (EFF), une association spécialisée dans la défense des libertés civiles. Adobe a renoncé à poursuivre le hacker face à la mobilisation à laquelle elle devait faire face : envoi de listes de diffusion, pétitions en ligne, soutien au site de boycott d´Adobe, mobilisation des chercheurs en informatique européens qui menaçaient de ne plus assister aux conférences américaines... Mais il reste un souci : dans cette affaire, il y eut intervention musclée du FBI, venu arrêter Sklyarov à la sortie d´une conférence. Le Far West numérique sait apparemment se passer des juges. Mais pas des shérifs. Et cette perspective fait froid dans le dos. (source : Transfert)


La surveillance électronique, châtiment ultime pour les délinquants britanniques

Un voleur de voitures, âgé de 14 ans, est le premier jeune délinquant récidiviste condamné à une peine d'un nouveau genre. Il va être surveillé par un système de surveillance électronique, instauré par le Home Office, le ministère de l'intérieur. Il sera "suivi" partout, 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Le programme ISSP (Intensive Supervision Surveillance Programme), en projet depuis 1997, a été inauguré mardi 17 juillet par le ministre de l'Intérieur David Blunkett. Son ministère a investi 45 millions de livres (environ 482 millions de francs) dans des systèmes high-tech qui permettent de surveiller les faits et gestes des jeunes délinquants récidivistes. Les balises portées par ces derniers seront reliées à un système de reconnaissance vocale informatisé. Celui-ci contacte les concernés par téléphone plusieurs fois par jour, pour s'assurer qu'ils se trouvent bien là où ils sont censés être. Des caméras de vidéosurveillance installées dans le centre-ville, seront aussi réglées de manière à reconnaître les visages des jeunes porteurs de ces balises. Le premier ministre britannique s'est rendu au centre de contrôle situé à Newham, dans la banlieue Est de Londres, afin d'inspecter le système informatique qui coûte 600 000 livres par an (environ 6,5 millions de francs) à la municipalité. Il est prévu que ce système soit étendu à 41 autres localités en Grande-Bretagne et au Pays de Galles d'ici fin 2001. (source : ZDNet)


Carnivore entre les griffes du Congrès américain

Un projet de loi a été voté à l'unanimité lundi 23 juillet par la chambre des représentants des États-Unis. S'il est approuvé par le Sénat, la loi qui en résultera obligera le ministre de la Justice (l'Attorney General) et le directeur du FBI (le bureau fédéral de la police) à rendre un rapport détaillé sur l'usage fait par leurs services de systèmes de surveillance "légaux", tels que le désormais célèbre Carnivore, qui a été rebaptisé DCS1000. Les officiers fédéraux seront tenus d'indiquer explicitement le nombre de fois où ils ont utilisé le DCS1000 (un logiciel installé comme une "boîte noire" chez les fournisseurs d'accès), comment l'autorisation de l'utiliser est obtenue (les mandats d'écoute), ainsi que les informations confidentielles que le système a recueilli. « Avec ce projet de loi, le Congrès veut faire comprendre clairement qu'il surveille de près la question, et que quiconque utilisera ce système devra rendre des comptes», a indiqué Richard Diamond, porte-parole de Dick Armey, leader de la majorité républicaine à la Chambre des représentants. (source : ZDNet)


Une carte très perso

NTT Data compte inclure, aux côtés de la traditionnelle puce, une "empreinte" génétique du propriétaire sur sa carte. Malgré les avantages de la technique, il semble que NTT Data ne soit pas encore tout à fait prêt à commercialiser le programme "DNA-ID". Non pas pour des raisons techniques, mais pour une question juridique. En effet, les textes de loi japonais concernant la protection des données de l´individu ne sont pas encore adaptés à cette technologie ! (source : Transfert)


Le logiciel qui trace les PC volés débarque en Australie

Il a été baptisé "PC Phonehome", en hommage à E.T, par la compagnie new yorkaise Codex Data Systems. Son rôle est de commander à un ordinateur volé (portable ou de bureau), de contacter une base de surveillance dès qu'il est reconnecté à l'internet par son "nouvel" utilisateur. Lorsque l'ordinateur est mis sous tension, le logiciel est activé. Et ce, d'après son éditeur, même si le système d'exploitation a été reformaté. Une fois la machine volée, son propriétaire doit bien sûr contacter Codex pour que le logiciel sache qu'à la prochaine connexion internet, il faut donner l'alerte. L'ordinateur va alors se connecter à la base de données australienne Web Internet Network Security (WINS). La base transmet l'alerte à la police qui effectuera ensuite le traçage de l'appel d'origine, de quoi déterminer l'endroit où se trouve l'ordinateur volé. Selon Les Ralph, le responsable national de la base WINS, « la police rend alors visite à la personne abonnée à ce numéro, à savoir le voleur ou son client, et récupère la machine. » (source : ZDNet)


La Chine filtre les cybercafés

Pendant trois mois, plus de 56 800 cybercafés chinois ont été passés au peigne fin par les autorités chinoises. Pour repérer les "indésirables", ceux qui ne se sont pas pliés aux nouvelles règles imposées, en avril, par le gouvernement. Deux mille d´entre eux ont dû fermer leurs portes et six mille autres sont dans l´expectative : leurs activités sont suspendues, jusqu´à ce qu´ils réalisent les changements nécessaires. (sources : Transfert, Libération)


Géolocalisation : Orange maillot jaune

Orange, la branche téléphonie mobile de France Télécom (FT), a lancé, il y a près d´un mois, et un peu en catimini, les premiers services Wap tirant pari de la géolocalisation, cette technique qui permet de repérer la position géographique de chaque téléphone portable. C´est le premier opérateur français à proposer de tels services. Techniquement, Orange a fait appel au Mobil Positioning System (MPS) d´Ericsson, qui permet de situer un téléphone à 500 mètres près. Pour jouer, l'abonné doit donner son accord formel (en appuyant sur une touche). Une façon d'accepter d'être localisé, ce qui le protège des sollicitations non formulées de sa part. Par ailleurs, seul le numéro d'identifiant, et non le numéro de téléphone, est communiqué au fournisseur de service. La confidentialité de l'identité est ainsi assurée, selon France Télécom, conformément aux dispositions de la Cnil. L´arrivée prochaine du GPRS pourrait accélérer les choses, et améliorer la convivialité de l´interface. La précision de la localisation devrait également être fortement améliorée grâce aux prochaines générations de téléphone, et atteindre 50 mètres d´ici à quatre ans. La voie est ouverte. (sources : Transfert, VNUNet)


Préparez vos mouchards !

« Depuis des mois, je suis le débat sur la protection de la vie privée sur Internet. Et je suis frappé par le nombre de fois où notre intimité est bafouée. Le spyware fait partie des exemples les plus alarmants. » John Edwards est sénateur américain. Il y a six mois, il a proposé une loi contre les logiciels espions, les fameux spywares, exigeant que les éditeurs de logiciels préviennent les utilisateurs que leurs programmes intègrent un spyware et, surtout, qu'ils révèlent quelles informations privées sont collectées. Mais qui sont ces fameux spyware et où les trouve-t-on ? Ce sont de petits logiciels, crées par des régies publicitaires comme Radiate, Conducent ou Web 3000, chargés de recueillir les données personnelles que l'utilisateur tape dans les formulaires affichés lors de l'installation d'un freeware ou d'un shareware. Il s'agit le plus souvent des prénom, nom, adresse électronique, ville, pays ou encore âge. Ensuite, le spyware communique ces informations par Internet à la régie publicitaire. (source : 01Net)


Coca-Cola accusé d'assassinat syndical

Ces accusations ont été portées vendredi contre la multinationale par la Fondation internationale pour les droits du travail, basée à Washington, et le syndicat américain des métallurgistes, dans le cadre d'une plainte déposée devant un tribunal fédéral de Miami. Le document nomme directement Coca-Cola et son principal sous-traitant pour la mise en bouteille en Colombie, Panamerican Beverages, et évoque une «campagne de terreur contre les syndicalistes aux usines Coca-Cola menée par des groupes paramilitaires travaillant comme des agents des grandes compagnies, et notamment des deux accusés». Document. La plainte a été déposée pour le compte du syndicat colombien Sinaltrainal, qui représente la majorité des travailleurs opérant dans les usines Coca en Colombie. Cinq ouvriers affirment avoir été l'objet «de tortures physiques, de kidnappings, de détentions illégales et d'intimidations» de la part de leurs employeurs ou d'escadrons de la mort d'extrême droite «recrutés par [leurs] patrons» pour les forcer à cesser leurs activités syndicales. Accusation la plus grave: Sinaltrainal assure que le directeur (américain) de l'usine de Carepa a menacé de mort les syndicalistes de son entreprise, avant d'«ordonner l'assassinat» de l'un d'entre eux, Isidro Segundo Gil. Ce leader syndical a été retrouvé assassiné le 5 décembre 1996. Dans les années 80, le meurtre de trois syndicalistes travaillant chez Coca au Guatemala avait contraint le groupe à fermer une usine et à confier ses activités d'embouteillage à une autre filiale. (source : Libération)


Archives du 16/07 au 22/07 2001 (en .html, ou .txt) :

SOMMAIRE :

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SSII Secret Service Internet Intelligence
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>Les dessous de l'armée
>Communiqué de Lionel Jospin sur les fonds spéciaux
>Douze RG chez les «nazes»
>Agent de la paix... et du KGB
>Une nouvelle bévue du FBI fait scandale à Washington
>Le renseignement français à la loupe
>Ennemi d'état de la fiction a une réalité future....
>La corruption ? Une affaire d´Echelon
>Rapport parlementaire sur le renseignement par l'image
>Le système Echelon au service de Madrid contre l'ETA ?

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RIP                 Rest In(ternet) Peace
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>DefCon : salon de recrutement policier
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The Hacktivismo Declaration (en VF)

L'internationale des censeurs progresse. Enfin, presque. En tant qu'hackers et défenseurs de la liberté d'expression, nous avons décidé de développer des technologies permettant de passer outre la censure de l'Internet que financent et soutiennent certains états-nations avec la complicité des transnationales. (sources : cDc (en VO), Bb) (en VF))