|
Manuels
:
Vie privée
12 conseils
de l'EFF
Sécurit&eacu
te;
Crypto, PGP,
stégano...

La LSI veut interdire la crypto libre !
|
|
Le Projet de Loi sur la Société de l'Information créée des limitations à la
liberté d'expression fondées sur un hypothétique danger que feraient peser sur
la société les programmes de cryptographie. Légiférer sur la "cryptographie",
c'est chercher à capturer le vent ; c'est stupide : à la fois inutile et
dangereux. (plus d'infos sur LSIjolie.net)
|
|
|
Le président de la République promulgue la LSQ
|
|
Le président de la République a promulgué le 15novembre la loi sur la sécurité
quotidienne (LSQ), que l'Assemblée avait adoptée le 31octobre. Il a donc refusé
de saisir le Conseil constitutionnel pour que celui-ci se prononce sur les
amendements ajoutés après les attentats du 11septembre, et sur la procédure
d'urgence mise en place pour précipiter leur adoption. C'était pourtant ce que
lui avait demandé la Ligue des droits de l'Homme dans une lettre envoyée le
26octobre. Dans la réponse qu'il lui a retournée, Jacques Chirac motive son
refus de la façon suivante: «Les dispositions destinées à renforcer l'efficacité
de la lutte contre le terrorisme que cette loi comporte me paraissent
proportionnées à la gravité des risques vitaux dont les crimes de masse
perpétrés aux États-Unis le 11septembre dernier ont révélé l'ampleur.» Un
argumentaire qu'est loin de partager la Ligue des droits de l'Homme, qui
regrette par ailleurs que Jacques Chirac ait gardé le silence quant à la
régularité de la procédure parlementaire qui a conduit à adopter ces
dispositions. Elle constate que «l'ensemble des responsables politiques de ce
pays se sont entendus pour faire échec au contrôle du Conseil constitutionnel.»
Et promet d'exercer un contrôle vigilant de l'application de ces dispositions,
veillant notamment qu'elles ne soient pas reconduites au delà du 31décembre
2003, comme le prévoit le texte. (source : ZDNet)
|
|
L'e-administration au défi de la sécurité
|
|
Les Français pourront effectuer en ligne en 2005 l'ensemble de leurs démarches
administratives. Tel est l'objectif fixé jeudi par le gouvernement dans le
cadre d'un comité interministériel pour la réforme de l'Etat, réuni à Matignon
sous la présidence de Lionel Jospin. A cette date, chaque usager des services
publics disposera d'un point d'entrée personnalisé sur les sites de
l'administration qui lui permettra de gérer l'ensemble de ses démarches en
cours ou à venir, a annoncé le ministre de la Fonction publique et de la
Réforme de l'Etat Michel Sapin à l'issue de la réunion. Le projet nouveau,
l'e-administration phase 2, s?appelle " Mon service public.fr ". Un
cyber-guichet personnel, à partir duquel il sera possible de communiquer avec
toutes les administrations en ligne. Et qui disposera d?un " coffre-fort
électronique " permettant de " stocker en toute sécurité les résultats de ses
recherches ", a précisé Michel Sapin. C?est sur cette promesse de sécurité que,
bien sûr, le bât blesse. D'abord parce que les utilisateurs des services en
ligne s'avèrent, particulièrement en France, peu confiants lorsqu'il s'agit de
faire circuler des informations personnelles sur le Web. Ensuite par ce que les
administrations seront amenées, à terme, à échanger elles-mêmes ces données
entre elles, pour coordonner les réponses à apporter aux usagers. S'assurer, par
exemple, qu'en cas de déménagement, l'inscription des enfants à l'école, le
changement de centre de sécurité sociale, l'enregistrement de la nouvelle
adresse par les impôts, ont bien été pris en compte. La CNIL (Commission
nationale de l'informatique et des libertés) a toujours été très opposée aux
échanges de fichiers inter-administrations. Elle s'est, raconte un observateur,
" crispée l'été dernier, quand Michel Sapin a lancé l'idée du coffre-fort
électronique ". D'où l'idée d'une commission indépendante, chargée de réfléchir
au sujet, sans se retrouver pieds et poings liés avec le gendarme des fichiers.
Le programme de remise de la copie sur cet aspect épineux de la réforme de
l'administration est resserré. Première réunion de la commission ce lundi 19
novembre. Rapport en février 2002. Consultation publique jusqu'en septembre de
la même année...sauf vents électoraux contraires. Flou artistique, en revanche,
sur qui sera consulté et comment. Les internautes habitués de l'outil ? La
sollicitation du Forum des droits sur l?Internet ? La création de sites de
débats ad hoc ? La consultation des associations ? Mystère et boules de gomme. "
Les réflexions seront communiquées à la mission ", a dit Michel Sapin. Pierre
Truche, lui, a confessé être d'ores et déjà troublé par "l 'ampleur des débats
posés par la protection des libertés confrontées à la mise en oeuvre des
nouvelles technologies".Ce débat, auquel la commission nationale
informatique et libertés (CNIL) sera associée, sera préparé par Pierre Truche,
magistrat, Jean-Paul Faugère, préfet, et Patrice Flichy, chercheur en
sociologie. La première étape de la mise en place de l'administration
électronique avait été lancée en janvier 1998, dans le cadre du "Programme
d'action gouvernemental pour la société de l'information" (PAGSI). Pour financer
la deuxième étape, le gouvernement a décidé de porter en 2002 le Fonds de
réforme de l'Etat à 21,3 millions d'euros (140 millions FF), soit une hausse de
40% par rapport à 2001. (sources : AP, Reuters,
Transfert)
|
|
Directive sur la vie privée : les eurodéputés protègent l'essentiel
|
|
Le 13 novembre, les députés européens ont adopté en première lecture le rapport
Cappato sur
la directive 385 , relative au «traitement des données personnelles et à la
protection de
la vie privée dans le secteur des communications électroniques.» Cette directive
modifie
celle de 1997(n°97/66/EC) et aborde de nombreux thèmes plus ou moins sensibles,
comme le
droit de regard du citoyen sur les fichiers qui le concernent (publicités non
sollicitées,
géolocalisation), l'usage des spyware ou des cookies, et la conservation des
données de
connexion à des fins de surveillance policière. En matière de messages
commerciaux non
sollicités, les parlementaires ont préféré ne pas trancher entre l'opt-in (une
société est
tenue d'obtenir l'accord de la personne avant de lui envoyer le moindre message)
et
l'opt-out (la personne doit pouvoir être retirée du fichier sur simple demande).
Les États
membres sont ainsi libres de déterminer le principe qu'ils souhaitent inscrire
dans leur
législation. En revanche, en ce qui concerne les SMS (messages textes échangés
sur réseaux
GSM, GPRS ou demain 3G), c'est le régime de l'opt-in qui a été retenu. Avec un
aménagement
cependant: les sociétés peuvent envoyer des SMS aux personnes qui sont déjà
leurs clients
sans recueillir leur accord, à condition que ce soit uniquement pour promouvoir
leurs
propres services, et que les clients aient la possibilité d'arrêter ces envois à
tout
moment. Les parlementaires sont également restés sourds aux demandes pressantes
émanant de
George Bush, farouchement opposé, au nom de la lutte contre le terrorisme, au
principe de
l'effacement automatique des données de connexion inscrit dans la directive. Les
députés
ont ainsi validé le principe suivant: «toute forme de surveillance électronique
générale
ou exploratoire pratiquée à grande échelle est interdite», et ils se sont
prononcés en
faveur d'un encadrement strict du droit des forces de l'ordre à accéder aux
données des
compagnies de téléphone et des fournisseurs d'accès internet. «Les interceptions
et la
conservation des données de trafic ne sont permises que si elles sont fondées
sur une base
légale claire et sur une mesure judiciaire ad hoc, conformément à la Convention
européenne
sur les droits de l'Homme et à la jurisprudence», peut-on lire dans un
communiqué publié
par Marco Cappato, l'auteur du rapport (sources : ZDNet, 01Net)
|
|
Le Web anglais navigue vers 1984
|
|
L'étau se resserre autour du Web britannique. A l'instar de ses homologues
occidentaux, le
ministère de l'Intérieur anglais (Home Office) prépare, lui aussi, tout un train
de
mesures de lutte contre le terrorisme. Pour y parvenir, il entend s'appuyer sur
le
Regulation of Investigatory Powers Act (RIPA). Ce texte, voté l'an passé par le
Parlement,
devrait prochainement entrer en vigueur. On y retrouve, bien avant les attentats
du 11
septembre, une vision particulièrement extensive de la cyber-surveillance sur
Internet.
Comme en France, la durée de conservation des données de connexion des
internautes devrait
être étendue. L'annonce de cette mesure a provoqué une vive réaction dans les
rangs des
fournisseurs d'accès à Internet, certains allant même jusqu'à menacer de
déménager leurs
serveurs à l'étranger pour préserver la confidentialité de leurs abonnés. Par
ailleurs,
les organisations de défense des libertés publiques s'inquiètent d'un possible
croisement
des informations recueillies entre les différentes administrations, pour des
motifs «
officiellement inavouables ». Les e-mails des sujets britanniques pourront en
effet
bientôt être contrôlés, pour aider à lutter contre le terrorisme, mais aussi à
titre
préventif dans de simples affaires de fraudes fiscales. Sous le feu de la
critique, le
gouvernement anglais se défend en affirmant qu'à aucun moment, le RIPA ne devait
se
cantonner à la seule lutte contre le terrorisme. (source : 01Net)
|
|
Microsoft contraint de révéler une faille de sécurité
|
|
Le 8 novembre dernier, Microsoft reconnaissait l'existence d'une faille de
sécurité dans
Internet Explorer versions 5.5 et 6, ainsi que dans Outlook Express. Cette
faille permet
d'accéder aux cookies présents sur l'ordinateur d'un internaute et de les
modifier. Une
annonce surprenante, car il n'est pas dans les habitudes de l'éditeur de
signaler une
telle défaillance alors qu'aucun correctif n'est disponible. C'est la société
finlandaise
Oy Online Solutions Ltd, spécialiste de la sécurité, qui découvre le problème,
par hasard,
le 1er novembre, en effectuant des tests sur son propre serveur. Cette dernière
prévient
donc immédiatement Microsoft. Cinq jours plus tard, elle fait part à l'éditeur
de Redmond
de sa volonté de rendre le problème public. En effet, selon elle, même si le
correctif
n'est pas prêt, les utilisateurs peuvent quand même se protéger simplement en
changeant
les paramètres de leur navigateur. La navigation sur le Web sera moins agréable
mais, au
moins, les internautes seront prémunis contre d'éventuels problèmes. Mais
Microsoft
demande à Oy Online Solutions Ltd de ne pas publier l'information avant la
sortie du
correctif, sous peine de ne pas la créditer de la découverte. Finalement, le 8
novembre,
la société finlandaise préfère alerter la presse et les forums spécialisés. Elle
estime
qu'une semaine aurait dû suffire pour que les « 50 000 développeurs travaillant
chez
Microsoft » viennent à bout du problème. Elle choisit donc de privilégier la
sécurité des
internautes à sa notoriété. (source : 01Net)
|
|
Le Parlement européen s'intéresse aux "cookies"
|
|
Le Parlement européen a adopté un amendement à la nouvelle législation
communautaire sur
la sécurité des communications électroniques, réduisant l'usage de petits
logiciels
espions utilisés sur internet et surnommés "cookies". Le Parlement de Strasbourg
demande
aux Etats-membres d'interdire l'usage des cookies faute d'avoir recueilli au
préalable le
consentement explicite de l'internaute. "L'usage de tels produits doit (...)
être interdit
si le consentement explicite, informé et libre de l'utilisateur n'a pas été obtenu", écrit
obtenu", écrit
obtenu", écrit
le texte adopté mardi par le Parlement. Les cookies sont de petits fichiers
texte,
utilisés par les administrateurs de sites web pour surveiller l'activité et les
habitudes
de navigation des internautes, enregistrant parfois les noms, les mots de passe,
la langue
d'utilisation, à l'insu des utilisateurs le plus souvent. Le Parlement européen,
soutenu
par la Commission de Bruxelles, a décidé que ces pratiques constituaient une
intrusion
dans la vie privée. (source : Reuters)
|
|
Le traité cybercrime entre dans la dernière ligne droite
|
|
Perquisition à distance, interception des communications, rétention des données
de
connexion, intrusion informatique... voilà qui ressemble fort aux lois
d'exception votées
en urgence (ou sur le point de l'être) au sein des grandes nations
industrialisées.
Pourtant, il s'agit là des thèmes retenus par la Convention sur la
cybercriminalité,
présentée comme «le premier traité international sur les infractions pénales
commises via
l'internet et d'autres réseaux informatiques». Le traité délimite son
application en
citant les quatre infractions concernées: «accès illégal», «interception
illégale»,
«atteinte à l'intégrité des données» et «atteinte à l'intégrité du système». Le
traité
demande aussi à chaque État de légaliser les «interception de données relatives
au contenu
[et cela] en temps réel» (article21) sur la base des lois existantes sur les
écoutes
téléphoniques. Il élève pour la première fois en «crime» et non plus en simple
délit
(article10) l'atteinte à la propriété intellectuelle (piratage de logiciels ou
d'oeuvres
protégées). Et il institue (article19) le droit de «perquisitionner ou
[d']accéder d'une
façon similaire à un système informatique». Autre sujet chaud du moment: la
surveillance
du trafic des utilisateurs de réseaux de communication (article16). Un thème
déjà
largement abordé au niveau national et européen (notamment au sein du projet de
directive
européenne380 traitant de la vie privée, du spam et des cookies), sur lequel le
Conseil de
l'Europe est plutôt timide. Si les 15 sont sur le point d'imposer, dans leur
législation,
une durée de conservation d'un an (ou plus), le traité ne parle que de 90jours
«maximum».
De son côté, l'article18 donne plus de détails sur les données susceptibles
d'être
conservées. Elles concernent le trafic («l'origine, la destination,
l'itinéraire, l'heure,
la date, la taille et la durée de la communication»); le contenu (relevant du
secret des
correspondances); et enfin l'abonné, afin d'établir «le type de service de
communication
utilisé (...), l'identité, l'adresse postale ou géographique et le numéro de
téléphone de
l'abonné, et tout autre numéro, d'accès, les données concernant la facturation
et le
paiement (...)». Autant d'éléments qui aideront le Conseil d'État à compléter la
LSQ lors
de la rédaction des décrets d'application. (source : ZDNet)
|
|
Investisseur de choc pour une start-up californienne : la CIA !
|
|
In-Q-Tel, société de financement de l'innovation ("venture capital" pour les
Franglais) de la CIA, vient d'investir plusieurs millions de $US dans une
start-up de la Silicon Valley, Stratify. On comprend mieux lorsque l'on sait que
la spécialité de Stratify est la gestion de données non structurées.
Autrement dit, elle explore le Web à la recherche d'informations de toutes
sortes, répondant aux questions que lui posent ses clients. La CIA est
particulièrement intéressée par la capacité de Stratify à explorer les pages
rédigées dans les langues du Moyen-Orient. Le montant de l'investissement
d'In-Q-Tel : 1 à 5 millions de $US (1,13 à 5,65 millions d'EUR). La fourchette
est large mais la CIA ne veut pas préciser davantage. En tout cas, il paraît que
l'accord était déjà en cours de discussion avant les attentats du 11 septembre.
Ca tombe bien. (source : InternecActu)
|
|
Internet d'Etat en Iran ?
|
|
Le Conseil suprême de la révolution iranien aurait ordonné la disparition des
FAI privés sous six mois. Le vente de services sur Internet est un monopole
d'Etat, a rappelé le Conseil à ceux qui l'auraient oublié. L'alternative pour
eux consiste à transférer leur activité à l'Etat. Il semblerait néanmoins que
cet ordre puisse être contesté la semaine prochaine par le Parlement de la
République islamique, dominé par les réformistes. Ce qui est certain, c'est que
le régime ne mollit pas dans sa désapprobation des moyens d'information et
médias high tech : plus de 5.000 antennes paraboliques ont été retirées des
toits par la police depuis la fin du mois d'octobre, et une centaine de
commerçants de Téhéran ont été arrêtés le 10 novembre pour avoir vendu des
antennes satellitaires, des CD ou des équipements informatiques. (source : InternetActu)
|
|
Saint-Omer expose la cryptographie
|
|
A La Coupole de Saint-Omer, ancien site nazi de lancement de V2, dans le nord
de la France, se tient une exposition temporaire, ouverte jusqu'au 31 mars 2002,
appelée Enigma, du nom de la machine codeuse utilisée par les Allemands pendant
la Seconde Guerre mondiale. Cette exposition couvre l'histoire de la
cryptographie des origines à l'AES (Advanced Encryption Standard), primé l'an
dernier. L'AES pourrait bien devenir le standard de protection des données sur
Internet dans les années à venir. En effet, il offre un nombre de combinaisons
égales à 1,2 fois 10 à la puissance 77. Un nombre suffisamment énorme pour tenir
à distance les pirates informatiques pendant un certain temps. Les ordinateurs
actuels sont incapables de déterminer un nombre de plus de 155 chiffres, ce qui
correspond à un cryptage à 512 bits. Selon les inventeurs de l'AES, les deux
chercheurs belges Vincent Rijmen et Johan Daemen, l'AES devrait rester un moyen
de cryptage sûr "pour plusieurs décennies", sauf révolution inattendue. (source
: InternetActu)
|
|
Téléphonie mobile : fichage à l'irlandaise
|
|
Les Irlandais abonnés au téléphone mobile (70% de la population) ont bien de la
chance :
s'ils ne se rappellent plus où ils étaient, à n'importe quel moment de n'importe
quel jour,
depuis le début de leur abonnement, leur opérateur peut le leur dire. On vient
de découvrir que les deux principaux opérateurs, Eircell et Digifone, serviables
en diable, ont conservé absolument toutes les données sur l'ensemble des
déplacements
de l'ensemble de leurs clients depuis l'ouverture de leurs services, il y a plus
de 6 ans.
Pas seulement les lieux d'où ont été effectués des appels, non, toutes ces
localisations réalisées en permanence par le réseau, dès lors que votre
téléphone est allumé. A vrai dire, les abonnés britanniques à Virgin Mobile,
filiale de Vodafone
lancée en 1999, ont eu droit au même privilège. Il paraît que les opérateurs
pensaient que la loi
les y contraignait. Rappelons que la loi, en Irlande, comme partout dans l'Union
européenne,
impose au contraire de ne conserver ces données que le temps de facturer son
client. (source : InternetActu)
|
|
Vers une disparition des outils de chiffrements sûrs sous Windows ?
|
|
Mi-octobre, les sites webs de Scramdisk et E4M, les deux seuls logiciels de
chiffrement fort sûrs existants pour Windows, ont simultanément interrompu le
téléchargement libre de leur programme pour rediriger les internautes vers le
site de DriveCrypt , un logiciel commun qu'ils présentent comme le successeur
de Scramdisk et E4M, mais dont le code-source est gardé secret. Tout en
affirmant continuer à distribuer librement les anciennes versions freeware de
Scramdisk pour Windows 95/98/Me et E4M pour Windows NT/2000/XP, Shaun
Hollingworth (aussi connu sous le nom de "Aman", ex-Scramdisk) et Paul Le Roux
(ex-E4M) demandent aux internautes de fournir leur adresse e-mail, adresse à
laquelle leur est ensuite envoyée l'URL de téléchargement des anciennes
versions freeware. (La version Linux de Scramdisk n'est pas concernée et son
développement continue sur http://www.scramdisklinux.org sous licence GNU GPL).
Sam Simpson, qui avait participé au lancement de Scramdisk en 1999 et en gérait
le site web original, s'est publiquement démarqué de la décision de Shaun
Hollingworth. Bien que tous ces événements ne soient pas reliés entre eux,
cette tentative de faire disparaître les deux seuls logiciels de chiffrement
fort sous Windows intervient au moment où les gouvernements tentent de
restreindre la libre utilisation de chiffrement, et où des entreprises comme
NAI ou Zero-Knowledge System arrêtent le développement de leurs programmes PGP
et Freedom, et aussi alors que Microsoft sort Windows XP qui intègre un
chiffrement du disque (EFS) dont le code-source est gardé secret. A noter que
l'utilisation de DriveCrypt est fortement déconseillée pour des raisons
évidentes de sécurité (code-source gardé secret). (source : OpenPGP en Français)
|
|
Examen opérationnel du Service canadien du renseignement de sécurité
|
|
Le solliciteur général du Canada, l'honorable Lawrence MacAulay, C.P., député, a
présenté aujourd'hui à la Chambre des communes le rapport du Comité de
surveillance des activités de renseignement de sécurité pour 2000-2001,
intitulé "Un examen opérationnel du Service canadien du renseignement de
sécurité". Le Comité de surveillance des activités de renseignement de sécurité
a été créé en 1984 à titre d'organisme indépendant pour exercer une
surveillance sur les activités du Service canadien de renseignement de
sécurité. Pour protéger les droits et libertés des Canadiens, le CSARS est
habilité à enquêter sur les activités du SCRS afin de s'assurer que celui-ci
exerce ses pouvoirs de façon irréprochable et dans la légalité. Le Comité
procède à des études régulières et, au besoin, à des études spéciales sur ces
activités. De plus, il a le droit absolu d'examiner tous les documents relatifs
aux activités du SCRS, même ceux dont la cote de sécurité est élevée. Le CSARS
a aussi pour rôle d'enquêter sur les plaintes du public au sujet du SCRS. Toute
personne ayant connaissance d'activités inopportunes de la part du Service peut
se plaindre à nous. Peut aussi porter plainte auprès du CSARS quiconque se voit
ou bien refuser une habilitation de sécurité par le gouvernemen fédéral en
postulant un emploi ou bien priver d'un contrat pour des raisons de sécurité.
Dans certains cas, nous pouvons aussi examiner les constatations défavorables
qui, en matière de sécurité, ont une incidence sur les demandes d'immigration
au Canada ou sur celles visant à obtenir la citoyenneté canadienne. Le Comité a
ainsi appris récemment que le Service et CIC avaient instauré le programme «
Filtrage dès le début du processus » pour les demandeurs du statut de réfugié
au Canada. L'objet du programme est d'éviter que l'on puisse entrer au Canada
et y demeurer pendant une période indéfinie sans subir d'évaluation de filtrage
de sécurité ? ce qui posait un risque important selon la procédure en place
lors d'un précédent examen par le CSARS. (source : Comité de
surveillance des activités de renseignement de sécurité canadien)
|
|
La Convention sur la cybercriminalité est adoptée
|
|
Les 43 Etats membres du Conseil de l'Europe ont officiellement adopté à
Strasbourg la convention sur la cybercriminalité, qui deviendra le premier
document international contraignant dans le domaine d'internet. Le texte sera
ouvert à la signature des Etats membres le 23 novembre à Budapest et entrera en
vigueur après que cinq Etats, dont au moins trois du Conseil de l'Europe,
l'auront ratifié. Les Etats-Unis, le Japon et le Canada, qui ne sont pas
membres du Conseil de l'Europe mais bénéficient du statut d'observateur auprès
de l'organisation, sont invités à ratifier cette convention à la rédaction de
laquelle ils ont été associés. Ce traité, qui a suscité pas moins de vingt-sept
versions en quatre années d'élaboration, vise à renforcer la coopération
internationale dans la lutte contre la cybercriminalité par l'adoption d'une
législation commune. Il enjoint les Etats de poursuivre pénalement un certain
nombre d'infractions relatives à l'usage des réseaux, telles que les accès
illégaux, la falsification de données, la diffusion de virus ou les atteintes à
la propriété intellectuelle, mais également aux contenus lorsqu'il s'agit de
pornographie enfantine. Il fixe également aux fournisseurs d'accès des règles
pour la conservation et le stockage des données afin de permettre un contrôle
éventuel, par les autorités compétentes, des opérations et des messages
informatiques susceptibles de constituer des délits.La rédaction de cette
convention a suscité les critiques de certains fournisseurs d'accès internet
qui demandaient notamment un assouplissement de la disposition selon laquelle
ils peuvent être tenus de conserver pendant 90 jours les données susceptibles
de servir à une enquête judiciaire. (source : Reuters)
|
|
L'administration pénitentiaire à MILIPOL
|
|
Durant le salon MILIPOL-PARIS du 20 au 23 novembre 2001 au Parc des expositions
du Bourget, l'administration pénitentiaire française présentera les équipements
dont elle dispose pour garantir la sécurité publique dans le domaine qui est le
sien, qu'il s'agisse de la sécurité de ses agents, du contrôle des personnes
qui lui sont confiées par la justice ou de la politique immobilière.Au
programme :
. Un parcours de détention permettra aux visiteurs de passer sous un système de
détection et de visiter une cellule type du nouveau programme de construction
de prisons. Les principaux équipements d'intervention et de sécurité
(armements, tenue d'intervention, moyens de détection périmétrique, serrures,
etc?). Le nouveau dispositif de placement sous surveillance électronique (ou "
bracelet électronique "). Une démonstration du logiciel de gestion informatisée
des détenus en établissement (GIDE) pour " plonger " au coeur de l'organisation
des prisons françaises. Les formations qui sont dispensées en matière de
sécurité aux surveillants, aux conseillers d'insertion et de probation ainsi
qu'aux directeurs présentées par des personnels de l'école nationale de
l'administration pénitentiaire. Stand situé dans l'allée M, numéro 118. Des
personnels accueilleront les visiteurs et les orienteront dans ce parcours.
Contact presse : Martine LEGUEDEY, service de la communication et des relations
internationales ( tel : 01 49 96 28 16 fax : 01 49 96 28 10) (source : Ministère de la
Justice)
|
|
Accord de sécurité concernant l'échange d'informations classifiées
|
|
Décret no 2001-996 du 26 octobre 2001 portant publication de l'accord de
sécurité entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement
de la République d'Afrique du Sud concernant l'échange d'informations
classifiées dans le domaine de la défense, signé à Pretoria le 31 juillet 2001;
Le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République
d'Afrique du Sud,
Ci-après dénommés « les Parties »,
Désireux d'assurer la protection des informations classifiées et désignées
échangées entre les autorités compétentes des deux ministères de la défense ou
fournies aux organismes et établissements privés ou publics français et
sud-africains, en vertu d'accords ou de contrats de coopération dans le domaine
de la défense,
Article 1er
Aux fins du présent Accord :
1. L'expression « informations et matériels classifiés » désigne les
informations et les matériels de toute nature qui requièrent, dans l'intérêt de
la sécurité nationale du Gouvernement qui les transmet, conformément à ses lois
et règlements applicables, une protection contre l'un des faits suivants :
a) La destruction, le détournement, la soustraction, la reproduction ou la
communication d'une information ou d'un matériel classifié ;
b) L'accès d'une personne non habilitée à une telle information ou à un tel
matériel.
2. L'expression « informations classifiées » désigne toute information dont le
contenu est classifié, quels qu'en soient l'expression et le mode de
transmission.
3. L'expression « matériels classifiés » désigne tout support d'information quel
qu'il soit et notamment tout document, produit ou matière sur lequel ou dans
lequel des informations peuvent être enregistrées ou intégrées, sans préjudice
du caractère physique de ces informations.
4. L'expression « informations produites antérieurement » désigne les
informations qui, produites avant le début ou en dehors d'un contrat ou d'un
contrat de sous-traitance, sont nécessaires ou utiles pour ce contrat de
sous-traitance.
5. L'expression « informations produites ultérieurement » désigne les
informations produites au cours ou à l'occasion dudit contrat de
sous-traitance.
Article 5
Les autorités de sécurité compétentes désignées pour l'exécution du présent
Accord sont :
- pour la République française : le ministre de la défense ;
- pour la République d'Afrique du Sud : le chef du service de renseignement de
la défense des forces de défense nationales sud-africaines.
Article 7
1. L'accès aux informations et matériels classifiés et aux locaux où sont menés
des projets classifiés est accordé par une Partie à tout ressortissant de
l'autre Partie, sous réserve qu'une autorisation préalable ait été donnée par
les autorités de sécurité compétentes de l'autre Partie.
2. Suite à la réception d'une demande de visite, l'autorisation est accordée aux
seuls ressortissants ayant besoin d'en connaître et qui sont habilités au
niveau de classification requis par le sujet à traiter (ci-après dénommés les «
visiteurs »).
3. L'autorité compétente de la Partie d'origine fait connaître à l'autorité
compétente de la Partie d'accueil les noms des visiteurs attendus, au moins
trente jours avant la date prévue pour la visite. En cas de nécessité
particulière, cette autorisation de visite est donnée dès que possible après
entente entre les Parties.
4. Les demandes de visites sont formulées conformément aux procédures de la
Partie d'accueil et renferment au minimum les renseignements suivants :
a) Nom du visiteur, prénoms, date et lieu de naissance, nationalité et numéro de
passeport ;
b) Profession, fonction du visiteur et nom de l'établissement, entreprise ou
organisme employeur ;
c) Niveau d'habilitation du visiteur, authentifié par une attestation
d'habilitation qui sera fournie par la Partie d'origine ;
d) Date prévue pour la visite ;
e) Objet de la visite et toutes indications utiles sur les sujets à traiter et
les niveaux de classification des informations et matériels ;
f) Nom et adresse des entreprises, installations et locaux qui font l'objet de
la visite ;
g) Nom des personnes qui reçoivent le visiteur pour chacun des sites visités.
5. Les demandes de visites sont transmises par l'intermédiaire de l'attaché de
défense en poste auprès de la Partie d'accueil.
6. Les Parties peuvent convenir d'établir des listes de visiteurs périodiques
valables pour une durée maximale de 12 (douze) mois et mises à jour
annuellement. Lorqu'une liste a été approuvée, les visites peuvent être
organisées directement par l'établissement ou les entreprises concernés pour
les personnes dont les noms figurent sur la liste.
7. Toute information susceptible d'être portée à l'attention des visiteurs ou
pouvant parvenir à leur connaissance doit être traitée par eux comme si elle
était fournie en vertu des dispositions du présent Accord.
Article 8
1. La transmission des informations et matériels classifiés s'effectue de
Gouvernement à Gouvernement par la voie diplomatique ou par tout autre moyen
décidé d'un commun accord entre les Parties.
2. La transmission par voie électrique d'informations classifiées entre les
Parties se fait uniquement par des voies protégées de télécommunication,
arrêtées d'un commun accord entre les Parties.
(1) Le présent accord est entré en vigueur le 31 juillet 2001.(source : Jou
rnal Officiel)
|
|
Pub toujours, tu m'intéresses!
|
|
On assiste depuis quelques mois à une véritable danse du ventre des différents
acteurs du milieu de la pub en ligne. Engagés dans une fuite en avant, ils
développent de nouveaux formats, plus grands, comme le gratte-ciels positionnés
à droite. Ou plus intrusifs comme les pop-under ou les intersticiels. Et
s'efforcent de démontrer que malgré les piètres performances des campagnes, il
est toujours nécessaire d'investir en ligne. A grand coup de statistiques et de
chiffres, plus farfelus les uns que les autres.
Que penser de cette déclaration de David Bernard, DG de la régie Hi-Media, cité
par 01 Net: "La publicité intersticielle, qui se situe entre un clic et la page
désirée, permet d'obtenir un taux de mémorisation de 194 % supérieur à celui de
la bannière" ? Taux de mémorisation de 194% supérieur à celui de la bannière
me laisse rêveur. Chirurgical, comme taux. Je m'attendais presque à trouver
deux ou trois décimales après la virgule. Et ça continue comme ça, pépère, sans
rougir: " par rapport à une
bannière classique, les grands formats augmentent de 40% le taux de mémorisation
de la marque, les pop-up de 55%, les larges rectangles de 86% et le flash
transparent de 117%". Notez la précision des chiffres. Respect. Et on en remet
une couche sur la notoriété de la marque, dans Le Nouvel Hebdo: " les grands
formats améliorent l'impact des messages publicitaires de 40%, et l'utilisation
du format Flash accroît la notoriété de la marque de 71%", balance Guillaume
Buffet, président de l'IAB. Un admirateur de la méthode Coué Renforcée, sans
doute. Définitif adepte de la Stratégie du Rouleau-Compresseur Sans Pilote, il
ajoute quelques phrases d'anthologie, comme celle-ci (de loin ma préférée): "
couplé avec la radio, la télévision ou la presse, l'apport du net sur l'image
et la prédisposition à l'achat est démontré dans plus de 70 % des cas".
Prédisposition d'achat. Comme c'est bô. On en achèterait bien un peu, juste
pour voir. Et si tout ça ne marche pas ? Et si tout ça ne marche pas ?
Z'inquiétez pas, z'ont tout prévu. Si ça marche pas, c'est passke ces salauds
de zinternautes ils font rien qu'à tous installer des filtres antipub. Et c'est
scientifiquement prouvé, mon bon monsieur. D'où ce sublime papier de CNET News,
" Adkey veut casser les filtres antipub", relayé par Yahoo News. "Selon
(Mediabeam), l'internaute qui rejette la publicité des sites tarit leur
principale source de revenus et les condamne à la faillite, s'interdisant ainsi
d'avoir plus longtemps accès à leurs offres". On commence par un petit
chantage, ça fait toujours bien dans le décor. Et d'apporter derechef une
solution radicale: si le méchant zinternaute ne retire pas le filtre antipub,
il ne pourra pas avoir accès au site. Na ! Pire: si
il ne veut toujours pas , il sera redirigé sur une page où il devra payer pour
accéder au site. Trop fort ! (source : Kitetoa
)
|
|
Georges Tron réclame un contrôle du Parlement
|
|
D'ici à la fin de la semaine, le député RPR Georges Tron (Essonne) doit publier
un rapport sur les fonds spéciaux. "sur le fond, je suis acquis à l'idée de
limiter les fonds spéciaux aux services secrets" , développe-t-il. Pour autant,
le député souhaiterait que l'intégralité des fonds spéciaux soit consacrée à la
DGSE. Et surtout que les parlementaires soient associés au contrôle de ces
crédits. Aujourd'hui, c'est une commission présidée par un magistrat de la Cour
des comptes qui s'en charge et qui remet un rapport chaque année au
gouvernement. "J'ai toutes les raisons de penser que le contrôle n'est pas
fait", estime M. Tron. Il va donc déposer un amendement au texte gouvernemental
pour que les présidents des commissions des finances, des lois et de la défense
des deux Assemblées reçoivent ce fameux rapport. M. Tron a également
l'intention de demander à M. Jospin ce qu'il compte faire des 110 millions de
francs de fonds spéciaux qui n'auront pas été utilisés entre 1997 et la fin de
la législature. (source : Le Monde)
|
|
Un internaute chinois est jugé pour subversion
|
|
L'Amérique envisage de créer une "Cyber-Guard" nationale pour protéger Internet
|
|
Après les attentats terroristes du 11 septembre - et alors que d'autres menaces
sont régulièrement évoquées par le gouvernement américain - le projet est tout
à fait sérieux, et défendu par le sénateur Démocrate Ron Wyden, président de la
Commission sur les Sciences et les Technologies au Sénat. Celui-ci a déjà
organisé, à Washington, des auditions auxquelles participaient quelques-unes
des grandes figures de la high tech de la Silicon Valley, comme Steve Jobs
(patron d'Apple) ou Andy Grove (fondateur d'Intel). La mission principale de
cette Cyber Guard serait de répondre en urgence aux attaques - d'où qu'elles
viennent - désorganisant Internet ou les communications en général, aux
Etats-Unis. Elle serait composée d'experts en informatique et en
télécommunications susceptibles d'être mobilisés à tout instant pour travailler
en urgence sur un cas grave. De fait, c'est l'initiative privée de plusieurs
entreprises high tech, notamment originaires de la Silicon Valley comme Intel,
Cisco ou Hewlett-Packard, qui a donné au sénateur l'idée de créer cette
cyber-guard. Ainsi, les techniciens de ces firmes ont, de leur propre
initiative et sur le budget de leur entreprise, installé en quelques heures des
réseaux de fortune permettant de rétablir les communications Internet, avec et
sans fil. Bien entendu, cette cyber-guard interviendrait également - et même
principalement - dans le cas de cyber-attaques lancées spécifiquement contre
Internet aux Etats-Unis. Dans la pratique, pourtant, l'existence d'une telle
unité poserait quelques problèmes. Le gouvernement fédéral souhaitant disposer
des meilleurs spécialistes Internet du pays ne peut les débaucher tous des
entreprises où ils travaillent aujourd'hui et les payer à ne rien faire, en
attendant les cas d'urgence. Ces professionnels ne peuvent donc pas être des
fonctionnaires. En revanche, ils pourraient fort bien devenir des
"réservistes". Déjà, plusieurs grandes firmes de high tech - dont celles déjà
citées - ont non seulement exprimé leur intérêt pour cette solution, mais aussi
promis d'apporter un soutien logistique à cette action, sous la forme de
matériel par exemple. A court terme, les auditions du sénateur Wyden vont se
poursuivre et si elles aboutissent à un véritable consensus, une proposition de
loi devrait être rédigée prochainement. Que le président George Bush a toutes
les chances de signer avec enthousiasme. (source : Les
Echos)
|
|
Un milliard de dollars pour financer la recherche high tech aux Etats-Unis
|
|
Le sénateur Joseph Liberman, ex-partenaire d'Al Gore dans la course à la
présidence l'année dernière, vient de déposer une proposition de loi visant à
réserver un milliard de dollars d'argent public pour financer le développement
de technologies nouvelles par l'industrie privée. Il s'agirait de financer
principalement des projets susceptibles d'aider directement le gouvernement
dans la lutte contre le terrorisme. Mais l'étendue des domaines de recherche
couverts par cette proposition (sécurité informatique, logiciels d'intelligence
économique, etc...) permettra presque certainement aux firmes bénéficiaires de
cette aide de mettre au point des produits commerciaux plus performants. Les
Démocrates étant majoritaires au Sénat, cette proposition a toutes les chances
de se concrétiser, d'autant qu'elle fait partie d'un plan d'aides plus global
de 20 milliards de dollars, destiné à aider d'autres secteurs économiques et
que l'administration Bush est prête à accepter. (source : Les
Echos, 5 cm en dessous de l'annonce, cise dessus, de la création d'un
quarterons de réservistes, "guerriers de l'info" et employés du complexe
militaro-informationnel...)
|
|
Télé Bruxelles censure une émission sur l'accès aux transports
|
|
Ce samedi 03/11, la diffusion en boucle sur la chaîne régionale Télé Bruxelles
de l'émission Coup de pouce consacrée aux déplacements à Bruxelles a été
brutalement interrompue à mi-parcours. En effet, après trois passages (à 12h,
13h et 14h), cette émission de 26 minutes a été retirée de l'antenne et
remplacée précipitamment par une programmation culturelle, au lieu de repasser
comme prévu à 15h, 16h et 17h. Les 6 diffusions prévues ce mercredi 07/11
après-midi risquent fort elles aussi de passer à la trappe. Aucun problème
technique n'est en cause. La déprogrammation de Coup de pouce vise le contenu
de l'émission, réalisée pour partie en coopération avec le Collectif sans
ticket de Bruxelles (CST) et enregistrée depuis le 20 octobre, c'est à dire
quinze jours avant le passage sur antenne. (source : Indymedia.be)
|
|
Putsch juridique à l'Office Européen des Brevets
|
|
Sans même attendre le vote par l'Union Européenne d'une directive sur le
brevetabilité du logiciel, l'Office Européen des Brevets vient de publier une
nouvelle directive d'examen qui aboutit à étendre de façon extrême le champ de
la brevetabilité aux logiciels, aux méthodes intellectuelles informatisables
et aux mathématiques. Cet acte constitue une atteinte à la démocratie
européenne et une provocation alors que les gouvernements européens avaient
publiquement souhaité lors de la conférence diplomatique de Novembre 2000 à la
fois renforcer leur contrôle politique sur l'OEB et maintenir l'exception sur
les
programmes d'ordinateur. Cet acte inadmissible est également en contradiction
avec l'article 22 de la Convention du Brevet Européen qui stipule que seule la
grande chambre de recours peut statuer sur des questions de droit. Or, toutes
les décisions d'extension larvée de la brevetabilité des logiciels prises
depuis 15 ans par l'OEB sont le fait de chambres techniques afin de ne pas
avoir à consulter l'avis des gouvernements européens. L'OEB a donc sciemment
tenté de se soustraire au contrôle des gouvernements européens par des
manoeuvres administratives juridiquement aventureuses L'OEB se moque de ses
autorités de tutelle. [4] L'OEB se moque des 80% d'entreprises du logiciel
défavorables au brevet logiciel. uroLinux recommande à toutes les entreprises,
à tous les utilisateurs de logiciels et à tous les citoyens désireux de
protéger l'innovation et la concurrence dans la société de l'information de
rejoindre les 90.000 individus et les 300 entreprises signataires de la
pétition EuroLinux pour une Europe sans brevets logiciels. (source : EuroLinux)
|
|
La traque informatique, vedette des enquêtes criminelles
|
|
"Ce qui sera intéressant à observer sera la prochaine génération," a déclaré un
enquêteur d'un centre londonien d'information sur la criminalité (National
Crime Information Center). Selon lui, l'intérêt des enquêteurs pour ces délits
liés à internet sera nettement renforcé quand les auteurs risqueront des peines
de prison, ce qui permettra aussi de mieux cerner le phénomène. Il n'y a pour
le moment pas de statistiques fiables sur les crimes informatiques car de
nombreux incidents ne sont pas rapportés, ajoutent les gouvernements. Le
travail des policiers consiste de plus en plus en un va-et-vient entre le
travail de terrain traditionnel et les forums de discussion internet, afin de
suivre à la trace les criminels qui utilisent le réseau mondial pour planifier
tous les types de délits, de la fraude à la carte bancaire au meurtre,
expliquent des enquêteurs. L'année dernière, le futur secrétaire général
d'Interpol, Ronald Noble, avait déclaré que la criminalité utilisant les hautes
technologies était "une des nouvelles menaces pour la sécurité." Une de ses
premières décisions à la tête d'Interpol a été de tripler la taille de la
division de lutte contre le cybercrime et d'accroître son budget, a déclaré
Michael Holstein, des services d'information d'Interpol. Michael Holstein a
précisé qu'une des principales fonctions de la division était d'établir pour
les 179 états membres de l'organisation une procédure standardisée pour la
collecte de preuves informatiques, des peuves que les magistrats reçoivent
souvent avec réticence. Les gouvernements tentent d'accroître leurs pouvoirs en
matière de surveillance en ligne. Le Conseil de l'Europe a approuvé en
septembre la convention sur le cybercrime, un traité qui met en place les
principes d'une future législation conduisant à un renforcement du partage
d'informations entre les pays pour lutter contre le développement de la
cybercriminalité. Le traité n'a pas force de loi et devrait, pour être
contraignant, être adopté par 43 pays européens et cinq autres pays, dont les
Etats-Unis, le Canada et le Japon. Cela pourrait prendre des années avant que
la plupart des pays transforment les recommandations du Conseil de l'Europe en
lois. Mais des observateurs soulignent que les effets sont déjà visibles et
que, depuis le 11 septembre, les enquêteurs partagent leurs informations plus
régulièrement. (source : Reuters)
|
|
Londres prend l'alibi antiterroriste pour jouer à Big Brother
|
|
Le ministère de l'Intérieur britannique (Home Office ) vient de confirmer que
les autorités, qui ont désormais les pleins pouvoirs pour rassembler des
données de communications électroniques utilisables dans le cas d'enquêtes
antiterroristes, risquent de les exploiter à d'autres fins. A l'image de ce qui
s'est passé en France avec les amendements introduits en urgence dans la loi
sur la sécurité quotidienne (LSQ), le Royaume-Uni se devait aussi d'adapter son
droit pour rassurer l'opinion publique. Il est question d'amender le RIPA
(Regulation of Investigatory Powers Act), la grande loi "sécurité" qui étend
les pouvoirs de la police comme de recourir à des interceptions de messages
électroniques. Il est question d'y introduire une clause "volontaire", sorte de
code de déontologie (Code of practice). Ce code permettrait aux fournisseurs
d'accès à l'internet (FAI) de collecter, s'ils l'acceptent et en toute
légalité, des informations sur leurs utilisateurs lorsque la sécurité nationale
est en jeu. Bien que le ministre de l'intérieur David Blunkett ait voulu se
montrer rassurant sur ce point, en précisant que ces "données de connexion" (ou
fichiers de logs) ne seront utilisées que pour les enquêtes antiterroristes,
son ministère vient bel et bien de confirmer l'inverse. « Le code volontaire
pourra permettre à la police d'avoir accès à ces informations dans le cadre de
leurs enquêtes criminelles. Il sera intégré au RIPA », indique un porte-parole
du ministère. Les forces de police pourront ainsi obtenir des informations sur
d'autres présumés criminels comme lors d'enquêtes relevant de la fraude
fiscale, sans avoir besoin pour cela du mandat d'un juge. A titre de
comparaison, la LSQ française n'est pas vraiment plus précise, puisque son
nouvel article 29 (qui aborde la question des logs), ne restreint pas son
champs d'application à un type limité d'infractions. La rétention des données
(pendant 1 an) est obligatoire, afin de les mettre « à disposition des
autorités judiciaires » (sans aucune autre précision de procédure pénale...).
L'organisation indépendante FIPR (Foundation for Information Policy Research)
rappelle que les données de trafic concernées disent tout sur la vie privée
d'une personne. « Les données indiquent quels sont ses interlocuteurs, où elle
se rend et ce qu'elle lit », indique Caspar Bowden, directeur de la FIPR. Il
sera possible de localiser quelqu'un grâce à son téléphone portable, de
connaître les expéditeurs et destinataires d'emails, et d'obtenir la liste des
sessions internet d'une personne, ainsi que son adresse IP et les adresses des
sites web qu'elle a visités. (source : ZDNet)
|
|
Le père du web donne une sévère correction à Microsoft
|
|
Dans un entretien avec notre rédaction de San Francisco, Tim Berners-Lee se
déclare "révolté" par l'attitude de Microsoft, suite aux problèmes de
compatibilité survenus fin octobre sur le portail MSN.com. Le jour de la sortie
mondiale de Windows XP le 25 octobre, c'est le portail MSN.com qui a fait
parler de lui. Pendant deux jours, les internautes équipés de navigateurs
concurrents de celui de Microsoft, Internet Explorer (comme Netscape, Opera,
Mozilla et Amaya), ont eu toutes les peines du monde à s'y connecter. Le site
leur envoyait opportunément un conseil d'ami, "Téléchargez Internet
Explorer"... Tim Berners-Lee, l'ingénieur du Cern à l'origine des premiers
préceptes de "l'hypertexte" et du World Wide Web au début des années 1990, n'a
pas du tout apprécié.
Je mène un combat depuis les débuts du web afin qu'il soit "ouvert", pour que
quiconque puisse afficher des pages web avec n'importe quel navigateur et ce,
quel que soit le système d'exploitation utilisé. C'est l'essence même du web,
dans lequel beaucoup de personnes ont investi énergie et créativité. Je suis
écoeuré de voir que certains sites web indiquent n'être accessibles qu'avec des
systèmes ou logiciels spécifiques, car cela nous fait revenir en arrière, à
l'époque où des applications particulières étaient requises pour certains types
de données. "Recommander" un logiciel pour un site web spécifique est néfaste,
mais il y a pire encore. On trouve des sites qui, en plus de recommander des
applications proposées et gérées par leurs soins, surveillent la navigation de
l'internaute, même lorsque ce dernier se rend sur d'autres sites que le leur.
Lorsque l'internaute lance une recherche, le logiciel le ramène sur le site de
son éditeur, qui est alimenté à l'insu de l'internaute en stockant des
informations le concernant, comme ses centres d'intérêt par exemple. Il lui
envoie en retour des publicités, fournit des adresses de lieux d'achat, ou
suggère des lectures d'articles d'actualité ou de politique. Une situation de
domination se repère facilement : s'il y a une seule marque d'ordinateur, un
seul système d'exploitation, ou bien encore un seul portail web proposé. Mais
les choses se compliquent lorsque l'ordinateur est livré avec un navigateur par
défaut, lui-même accompagné d'un moteur de recherche recommandé. Ce dernier
assiste l'internaute dans ses achats en renvoyant, suite à ses requêtes des
réponses gérées par l'entreprise qui a la mainmise sur son ordinateur. (source
: ZDNet)
|
|
L'industrie publicitaire ne veut pas qu'on touche à ses cookies
|
|
Au centre des débats : l'amendement 26 apporté au projet de directive
européenne n°385, qui fait beaucoup parler d'elle en ce moment ("Traitement des
données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur
des communications électroniques"). Proposé par le député hollandais W.G van
Velzen, membre du PPE-DE (droite), et adopté en session plénière le 6
septembre, l'amendement préconise que « Les États membres interdisent
l'utilisation des réseaux de communications électroniques pour stocker des
informations ou pour obtenir un accès à des informations stockées dans
l'équipement terminal d'un abonné ou d'un utilisateur sans [son] consentement
préalable explicite ». « Les cookies, spyware , web-bugs, identifiants cachés
et autres outils similaires qui pénètrent dans le système des utilisateurs à
leur insu (...) peuvent gravement nuire à leur vie privée », peut-on lire dans
la justification qui accompagne cet amendement. Un argumentaire qui fait bondir
l'IAB, à juste titre sur ce point, pour qui les cookies, petits bouts de code
qu'un site web place sur le disque dur des utilisateurs afin de collecter des
données personnelles telles que des mots de passe, ne peuvent en aucun cas être
assimilés aux spywares, ces modules logiciels quasiment invisibles qui
s'installent sur un disque dur en même temps qu'une autre application et
recueillent des informations sur le profil de navigation des utilisateurs, à
leur insu. « Des députés européens mal informés ont désigné les cookies comme
des "outils d'espionnage" », s'insurge l'association professionnelle dans un
communiqué . Devoir obtenir le consentement « préalable et explicite » des
utilisateurs à chaque fois qu'un cookie est sur le point d'être installé sur
leur machine aurait des conséquences désastreuses, poursuit-elle. L'IAB, c'est
de bonne guerre, a préféré stigmatiser cette possible interdiction en
brandissant quelques chiffres, parfaitement invérifiables, selon lesquels
l'industrie publicitaire britannique privée de ses cookies pourrait perdre
jusqu'à 187 millions de livres (304 millions d'euros). Le projet de directive
devant être soumis au vote du Parlement européen le 13 novembre, une rapide
mobilisation s'imposait. L'IAB lance ainsi une campagne « Sauvez nos cookies »,
avec le soutien de tous ses membres et d'autres associations professionnelles.
Elle profite de l'occasion pour exhorter toutes les sociétés internet
impliquées dans le commerce en ligne à faire pression sur les députés européens
pour que cet amendement soit modifié. (source : ZDNet)
|
|
Conservation des logs : Bush demande à l'UE de revoir sa copie
|
|
Le président Bush a demandé qu'un projet de directive européenne soit modifié
pour tenir compte de l'urgence antiterroriste. Il s'agit du principe de la
"rétention préventive" des données de connexion, un point déjà réglé en France
dans la LSQ. Selon The European Voice, un journal en langue anglaise édité à
Bruxelles, Bush a écrit une lettre au premier ministre belge Guy Verhofstadt,
actuel président de l'UE, il y a une quinzaine de jours. Il y explique que les
États-Unis s'opposent au principe de l'effacement automatique des données de
connexion, un principe pourtant inscrit dans le projet de directive "Vie privée
et protection des données personnelles dans les communications électroniques",
en cours d'examen au Parlement de Strasbourg. Pourtant, l'insistance américaine
n'est pas vraiment justifiée, puisque la directive autorise chaque État membre
à légiférer de son côté pour autoriser la conservation de ces données à des
fins policières. Comme l'indique le rapport Cappato (d'après la nouvelle
version adoptée par la commission des libertés le 24 octobre), pour qu'une
telle exception soit acceptable, « Les États membres sont tenus d'agir en vertu
d'une loi précise qui soit compréhensible du grand public et les mesures qu'ils
prennent doivent être tout à fait exceptionnelles, autorisées par les autorités
judiciaires ou compétentes dans des cas particuliers et pour une durée limitée,
appropriées, proportionnées et présenter un caractère de nécessité lié à la
société démocratique ». Tout ceci est en adéquation avec les droits
fondamentaux de l'UE, rappelle le rapport, selon lesquels « toute forme de
surveillance électronique générale ou exploratoire pratiquée à grande échelle
est interdite ». Les députés européens, favorables à une limitation des droits
de surveillance policiers, ont été confortés dans leur opinion par un rapport
du Service juridique du Conseil des 15, rendu le 12 octobre et évoqué par
Statewatch. Ce rapport explique que les gouvernements de l'UE ont déjà les
pouvoirs nécessaires pour intercepter les télécommunications en vue de
combattre le terrorisme. Toutefois, il indique que ces pouvoirs ne doivent pas
être étendus aux enquêtes criminelles "classiques". Statewatch a effectué
l'analyse des nouvelles mesures antiterroristes européennes susceptibles de
porter atteinte aux libertés fondamentales. Il observe que, parmi les onze
propositions de loi qui sont actuellement présentées dans l'UE, six était déjà
examinées avant le 11 septembre tandis que quatre autres étaient en
préparation. En fait, une seule nouvelle proposition a été ajoutée. Elle
projette de modifier les lois sur le droit d'asile et l'immigration pour les
conformer aux nouvelles exigences antiterroristes. (source : ZDNet)
|
|
Le chef des flics antiterroristes espionné hier, limogé bientôt ?
|
|
Voilà deux mois, « Le Canard Enchaîné » racontait les mésaventures de
Jean-Michel Mimran, patron de la Division nationale antiterroriste, où il avait
succédé au fameux Roger Marion.
Commissaire divisionnaire, et pas né de la dernière pluie, Mimran venait de
découvrir quil était espionné par ses supérieurs. Furieux, il était allé
aussitôt décrire les surveillances dont il se disait lobjet au directeur
général de la police, Patrice Bergougnoux. Puis aux dirigeants du syndicat des
commissaires. A la fin de la semaine dernière, son sort semblait réglé. Les
quatre juges antiterroristes (Bruguière, Ricard, Le Vert et Thiel) ont demandé
sa tête, en accord avec Roger Marion, numéro deux de la PJ. Motif invoqué, à en
croire un haut fonctionnaire du ministère de lIntérieur : «Ils ne sentendent
plus du tout avec lui, et ils se renvoyaient la responsabilité des fuites dans
la presse.» En réalité, les juges antiterroristes avancent ces prétextes pour
se débarrasser dun gêneur, et continuer à travailler de façon autonome,
surtout en Corse. Ces quatre magistrats veulent toujours décider de qui aura
lhonneur et le plaisir dopérer avec eux. Quant à Roger Marion, il ne peut
plus souffrir son successeur à la division antiterroriste. Au ministère de
lIntérieur, le patron de la police, Patrice Bergougnoux, et celui de la PJ,
Patrick Riou, paraissaient prêts, au début de cette semaine, à mettre la tête
de Mimran sur le billot. Quant au ministre de lIntérieur, Daniel Vaillant, il
na toujours pas pipé mot. Tout comme le cabinet de Jospin, dhabitude plus
attentif dès quil sagit de police et dantiterrorisme, notamment en Corse.
Pourquoi une telle réserve à Matignon ? Il sagit, semble-t-il, dune question
qui relève de la cohabitation. Les juges antiterroristes ont la cote à
lElysée, et il ne faut pas trop les contrarier. Chirac les adore-t-il à ce
point ? (source : Le Canard Enchaîné, p.3, mercredi 7 novembre 2001)
|
|
Aux termes du décret du 20 avril 1989, le SGDN assure le secrétariat du Comité
interministériel du renseignement (CIR) qui, selon l'ordonnance du 7 janvier
1959 portant organisation générale de la défense, assure l'orientation et la
coordination des services de renseignement et élabore à cette fin un plan
national de renseignement, soumis à l'approbation du Président de la
République. Le décret n° 78-78 du 25 janvier 1978 fixant les attributions du
Secrétariat général de la défense nationale précise, en outre, qu'en exécution
des plans, orientations et décisions arrêtés en conseils de défense ou en
comité interministériel, le SGDN notifie les objectifs en matière de
renseignement. Il anime également la recherche du renseignement dans les
domaines intéressant la défense et en assure l'exploitation au profit du
Gouvernement et des organismes concernés. Le Comité interministériel du
renseignement se réunit, sous la présidence effective du Premier ministre, au
moins deux fois l'an, et répartit l'enveloppe financière allouée par le Premier
ministre pour l'exécution annuelle des objectifs du plan national de
renseignement. Ces crédits, destinés à financer des études ponctuelles ou les
activités des différents groupes de projets auxquels ont été attribués un petit
nombre d'objectifs concrets et bien définis, s'élèveront en 2002 comme en 2001
à 4,3 millions d'euros (28,21 millions de francs). Pour mémoire, le budget de
la Direction générale des services extérieurs (DGSE), financé par le ministère
de la Défense, s'élevait en 2001, à 247,27 millions d'euros (1.622 millions de
francs), auxquels il faut ajouter de l'ordre de 35,06 millions d'euros (230
millions de francs) de fonds spéciaux. (source : DGSE.org)
|
|
De l'Intranet Défense vers l'Intradef
|
|
Le ministère de la Défense se dote d'un Intranet baptisé Intradef. La
présentation de ce nouvel outil de communication a été faite à M. Alain
Richard, le 26 octobre 2001. Depuis 1997, les armées, directions et services
ont développé leur Intranet d'organisme et appris à utiliser le réseau
Internet. Avec l'Intradef, en vertu du principe fondateur du système, il s'agit
pour chaque organisme du ministère de s'efforcer à décloisonner et à mutualiser
le contenu de son Intranet. La plate-forme Intradef fédère aujourd'hui une
dizaine de sites Intranet d'organismes qui relieront, à terme près de 80 000
abonnés. Elle permet aussi de connecter des Intranet temporaires lors de
déploiement en opérations extérieures (OPEX) ou à I'occasion d'exercices et des
postes isolés disposant d'un modem et d'un téléphone identifié. La conduite
globale du projet est assurée conjointement par I'Etat-major des armées (EMA),
le Secrétariat général pour l'administration (SGA) et la Délégation générale
pour l'armement (DGA). L'harmonisation technique globale de l'Intradef est
assurée au niveau du comité de coordination Intranet/Internet (CC21),
coprésidée par l'EMA et le SGA. La cellule de gestion de I'Intradef (CGI) est
le coeur du système. Créée le 1er septembre 2001, elle est le point de concours
de toutes les demandes techniques et éditoriales. Depuis la rentrée 2001, tous
les organismes du ministère sont raccordés à I'Intradef, ce qui représente 61
740 postes de travail (chaque poste est dédié à une personne) pour atteindre
les 63 000, à la fin de l'année. Pour prendre la juste mesure de ces nombres,
il convient de rappeler qu'au sein du ministère, 165 000 personnes sont
concernées par 1'informatique au sens large. Parmi elles, 127 000 disposent
d'un poste de travail relié à un réseau, au moins local. Les 63 000
représenteront donc la moitié de la population concernée reliée à un réseau.
Ces statistiques montrent que I'outil Intradef est un vecteur d'informations et
d'échanges primordial pour le ministère. I1 doit devenir I'outil de travail des
agents du ministère. D'ailleurs, les indicateurs d'utilisation du portail
Intradef donnent pour le mois de mai 2001, 350 messages échangés par jour ;
passant à 500 en juin. En septembre, après la baisse normale de l'été, il est
proche de 700. Ce volume de messages ne représente que les échanges croisés
entre les organismes du ministère. Il ne prend pas en compte les échanges
internes à chaque Intranet. La prochaine étape sera la sécurisation des
transactions, qui permettra de gagner la confiance des utilisateurs et en
particulier d'atteindre le niveau suffisant de signature, d'intégrité, voire de
confidentialité dans les échanges électroniques. (source : defense.gouv.fr via DGSE.org)
|
|
Microsoft se fait tirer son passeport...
|
|
Depuis des mois, Microsoft annonce la sortie de Passport, sa solution miracle
pour que les internautes conservent toutes leurs données personnelles chez...
Microsoft. Y compris leur numéro de carte bancaire et leur adresse de
livraison, histoire de mieux acheter d´un seul clic de souris. Toutes les
associations liées à la protection de la vie privée s´émeuvent de voir le géant
du logiciel se positionner sur ce terrain. Certaines notent, par ailleurs,
qu´avec ce système d´identification auprès des sites web payant visités,
Microsoft pourrait ainsi bénéficier à bon compte de fichiers marketing fort
intéressants. La firme de Redmond nie bien sûr avoir de telles intentions. Et
promet une totale sécurité pour ceux qui opteront pour son système. Manque de
chance : un hacker a trouvé une faille dans Passport. Et ce alors que
l´entreprise de Bill Gates se prépare justement à aller parler de sécurité, la
semaine prochaine, avec les autres sociétés du secteur informatique au sein de
la Conférence "Trusted Computing Forum", en Californie. Que s´est-il passé
exactement ? Mark Slemko, un hacker américain, a trouvé le moyen d´accéder aux
données liées à la carte bancaire des utilisateurs de Passport, via un mail
envoyé à leur adresse Hotmail (un compte passport est associé à l´adresse
électronique chez Hotmail). Le barbotage se réalise via des cookies. Bilan :
Microsoft a coupé l´accès à ses serveurs Passport pendant deux jours ce
week-end, histoire de résoudre le problème. Microsoft est au centre de
nombreuses discussions actuellement à propos des failles béantes de sécurité
dans certains de ses logiciels. Le Gartner Group rendait, il y a peu, un
rapport dans lequel ses consultants mettaient en doute l´intérêt d´installer
IIS, le serveur web de Microsoft, en raison de sa porosité. (sources : Transfert, 01Net)
|
|
Il n´est en effet plus possible, dans le "chat" (salon de discussion en direct)
du leader mondial de l´information d´écrire le mot "Indymedia", pas plus qu´
"indy media", "1ndym3d14", etc. Officiellement, les
aficionados du réseau d´infos indépendant n´arrêteraient pas de critiquer la
couverture médiatique "biaisée", sinon "censurée", de CNN, mais, et surtout,
ils auraient osé "spammer" son chat. Or, les conditions d´utilisation de la
plate-forme de discussion sont formelles : il est interdit d´y faire de la
publicité, même à propos d´une organisation non gouvernementale. Il ne faut pas
croire, pour autant, que les "propriétaires" soient forcément moins crédibles
que les "libertaires". Ainsi, peu après les attentats, un message posté sur
IndyMedia avançait que les images d´enfants palestiniens piaffant de joie à
l´annonce du crash du WTC dataient de...1991. La rumeur avait enflé, mais
s´avéra finalement fausse. Pour autant,
toute guerre se passant aussi sur le terrain de l´information, on constate que
CNN a une forte propension à tendre la joue. Ainsi, le Washington
Post rapporte que le nouveau patron de la chaîne US vient de rappeler à
l´ordre ses employés : en leur signifiant de ne pas oublier que ce sont les
talibans, et pas les USA, qui sont responsables de la guerre en cours en
Afghanistan, et qu´il est donc préférable de rappeler la mort de 5000 personnes
lors des attentats que de s´étendre sur les victimes civiles et autres "dommages
collatéraux" des bombardements américains. CNN a par ailleurs le monopole
pour les USA des images d´Al Jezira, la chaîne du Qatar, et s´est engagée à
faire visionner et valider toute déclaration de Ben Laden aux responsables US,
avant que de les diffuser. Sans préjuger des affaires en cours, on se souvient
également que CNN, au moment de la guerre du Kosovo, accueillait en son sein
cinq officiers "psyops" (pour
"opérations psychologiques") américains, et que la couverture des opérations
militaires s´en trouvait pour le moins biaisée... La guerre de l´information
est en tout cas lancée : selon l´AFP, les gouvernements
américain et britannique viennent d´annoncer le "lancement d´une campagne
d´information agressive pour enrayer l´érosion du soutien international aux
bombardements" et "contrer la désinformation des talibans et du réseau
terroriste Al-Qaïda". (source : Transfert)
|
|
La reconnaissance faciale a bonne mine...
|
|
Le marché de la reconnaissance faciale ne s´est jamais aussi bien porté aux
États-Unis. La psychose engendrée par les attentats du 11 septembre profite
largement à la société Visionics, le leader américain des solutions de
surveillance par reconnaissance faciale, et inquiète de plus en plus les
défenseurs des libertés civiles. L´American Civil Liberties Union (ACLU) a
d´ailleurs exprimé son opposition à l´utilisation de ce système. Se référant à
un rapport du ministère américain de la Défense sur l´importante marge d´erreur
attribuée à cette technologie, l´ACLU assure que les bénéfices sécuritaires du
système sont "minimes voire inexistants, pour une simple et bonne raison :
cette technologie ne fonctionne pas". Pour appuyer ses propos, l´organisation
rappelle que plusieurs agences gouvernementales, comme le service de
l´immigration et de la naturalisation, ont abandonné leurs recours
expérimentaux à la reconnaissance faciale car le système manquait d´efficacité.
"Le logiciel est facilement trompé par un changement d´apparence (coiffure,
port de lunettes, poids, âge, déguisement, etc.). Les erreurs de comparaison
entre les photos contenues dans la base de données et les personnes filmées
sont nombreuses, sans compter les personnes arrêtées par erreur à la suite
d´une mauvaise reconnaissance par le système", explique le communiqué de
l´ACLU. La conclusion de l´organisation est simple : "Plus qu´une réelle
sécurité, cette technologie crée seulement un faux sentiment de sécurité."
(source : Transfert, voir aussi la cont
ribution de Meryem Marzouki à l'occasion du Mondial des données à propos de
la biométrie)
|
|
La protection des DVD butte sur la constitution américaine
|
|
Une cour d'appel de Californie inflige un sacré coup dur à l'industrie du cinéma
qui tentait de débarasser la toile mondiale d'un programme qui permet de lire
des DVD sur des ordinateurs Linux - tout en contournant la protection contre la
copie des DVD vidéo. Dans sa décision du 1er novembre, la cour annule un
précédent jugement rendu en première instance qui interdisait des centaines
d'internautes à publier le code d'un logiciel connu sous le nom de "DeCSS". Il
est conçu pour casser la protection contre la copie des DVD (protection appelée
Content Scrambling System ou CSS). Rendre public le code de DeCSS en ligne
relève du même type de droit que de publier des propos controversés, ce qui est
protégé par la Constitution, ont déclaré les juges d'appel. « Bien que la
valeur sociale de DeCSS soit discutable, il est néanoins considéré comme de la
pure expression », peut-on lire dans le jugement. Le fait que les plaignants
contestent ce programme comme étant contraire aux lois sur les secrets
industriels « ne peut pas déroger à notre devoir de protéger les droits
garantis par le 1er Amendement ». Le DeCSS a été créé par un programmeur
norvégien de 15 ans à l'époque, Jon Johansen. Il a été conçu pour que les DVD
vidéo puissent être lus sur des ordinateurs sous Linux. Mais il s'est avéré
être un outil privilégié pour ceux désirant copier des films à partir de DVD
pour ensuite les redistribuer en ligne. Même si cette décision ne juge pas sur
le fond le caractère légal ou pas de ce programme, c'est un camouflet pour les
studios d'Hollywood qui ont toujours prétendu qu'un outil passant outre leurs
techniques antipiratage ne pouvait en rien être considéré comme de la libre
expression. (source : ZDNet)
|
|
Spywares : ces logiciels à votre écoute
|
|
Rien ne les différencie en apparence des logiciels classiques, à part leur
propension à la gratuité. Les spywares sont pourtant les représentants d'un
nouveau business model, dans lequel les produits et services s'échangent contre
une parcelle de vie privée. Face aux dérives réelles ou potentielles de ce
système, les spécialistes américains ont tiré la sonnette d'alarme depuis
plusieurs années déjà. En France, la majorité des internautes n'a même pas
connaissance de leur existence... Depuis les scandales provoqués en 1999 par la
découverte de spywares dans SmartUpdate (Netscape) et RealJukeBox (Real
Networks), la pratique est devenue plus transparente et les éditeurs
communiquent davantage sur le sujet. Quelques règles simples peuvent être
observées :
. lire attentivement les conditions d'utilisation d'un logiciel avant de
l'installer. L'existence d'un spyware et de ses fonctionnalités annexes y sont
normalement signalées, même s'il faut bien souvent lire entre les lignes car le
spyware y est présenté en des termes déformés voire trompeurs, voire parce que
tout est fait pour que l'utilisateur évite de lire lesdites conditions
d'utilisation;
.ne pas accepter sans réfléchir les programmes supplémentaires éventuellement
proposés lors de l'installation d'un logiciel, mais décider en connaissance de
cause. New.net, SaveNow et Webhancer sont ainsi proposés par défaut lors de
l'installation de KaZaA, mais il suffit de décocher les cases correspondantes
pour qu'ils ne soient pas installés ;
. surveiller les demandes d'autorisation de connexion à internet provenant du
firewall, afin de détecter toute application suspecte ;
Dans le doute, il est également conseillé d'exécuter un antispyware (voir
ci-dessous) après l'installation d'un logiciel suspect, afin de s'assurer de ne
pas avoir installé un spyware sans le savoir. (source : Secuser.com
)
|
|
>Microsoft invente le bogue du rapport de bogues
>Les Hacktivistes détournent l´OMPI
>Les industries d'armement confrontées à la privatisation
>Un super-préfet à l'Elysée
>Vers un compromis très avantageux entre Microsoft et la justice US
>Souvenirs d'une manipulation médiatique
>Appel à témoins
>L'imprescriptibilité des délits sur le Net est morte
>«USA PATRIOT ACT» : un lourd tribut
>Web bugs et traçage par les certificateurs d'audience
>Les banques autorisées à ficher les étrangers
>Les putains de la DGSE
>Procès "J'accuse" : le filtrage n'est pas une obligation
>Mobiles Tétrapol : l'Armée américaine teste la PMR 'made in France'
>Les filtres au crible
>SSSCA ou la tentative de tuer le logiciel libre ?
>Deuxième édition des "Big Brother Awards Suisse"
>Un Oscar du flicage pour le ministre allemand de l'Intérieur
>UK : des cartes d'identité biométriques pour les sans-papiers
>La DGSE en savait beaucoup sur ben Laden
** Ils ont osé voter la LSQ... **
** Lettre ouverte aux parlementaires (pétition) **
** Socialistes, c'est fini ! **
** Un flicage coûteux, sinon abracadabrantesque **
** Les FAI et les tiers de confiance ne sont pas prêts **
** La LSQ crée de l'insécurité pour les utilisateurs de chiffrement **
** L'Allemagne ficelle son «paquet sécurité numéro 2» **
** L'Angleterre, du laxisme au rigorisme **
** La LSQ contre le chiffrement **
** Il faut reconnaître que l'on instaure un régime d'exception **
** Contrôle social **
** L'Autriche sous la pression du "plan antiterreur" de Jörg Haider **
** Extension internationale des lois sécuritaires **
** La CNCDH exprime son inquiétude **
** Le projet de loi anti-terroriste canadien pourrait être reconsidéré **
** LSQ : levée de boucliers contre l'extension du fichier ADN **
** LSQ: inapplicable et contraire aux droits de l'homme **
** LSQ : quand y'en a plus, y'en a encore ! **
** Allemagne : Deuxième train de mesures anti-terroristes **
** "Le PS rompt définitivement avec son angélisme contre l'insécurité" **
|
|
Copyleft
Attitude : informations copiées, collées & compilées avant d'être RE:diffusées
dans un but informatif, et sans aucun objectif commercial...: faites tourner,
citez vos sources, tout droit d'exploitation ©opyrightée réservé.
|
Archives
:
RE:vue d'b!gb@nd
fil d'actus
web
BlahBlahBlah
newsletter
.txt
Ressources
:
Renseignements
généraux
& vie privée
BBA-France
Big Brother
Awards Off
®TMark
Experts ès
subversion
Jam Frenchelon Day
Contrer
Echelon & ses frères

Big Brother Awards France
|
|
Peut être nominée toute personne ou institution s'étant distinguée par sa
négligence ou son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère
privée ou par sa promotion de la surveillance et du contrôle des individus.
Voir aussi le OFF des Big
Brother Awards, ainsi que le site fédérateur de tous les BBA, émanant de Privacy
International.
|
|