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Vie privée
12 conseils
de l'EFF
Sécurité
Crypto, PGP,
stégano...
La LSI criminalise la cryptographie !
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Le ministère de l'Intérieur veut contrôler l'accès à internet
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Le ministère russe de l'Intérieur prépare des propositions pour soumettre à contrôle et autorisation l'accès à
l'internet dans le cadre d'amendements à la loi sur la sécurité nationale qui doivent être présentés à la
Douma au printemps, a affirmé vendredi la presse. Selon le quotidien d'opposition Novye Izvestia, citant des
sources au ministère, tout utilisateur de l'internet devrait au préalable être enregistré auprès des autorités
policières. Avant de pouvoir acheter un modem ou de faire installer une ligne à haut débit, un utilisateur
potentiel de l'internet devrait selon ces sources recevoir une autorisation policière, délivrée après enquête
de voisinage détaillée. Une taxe serait prélevée par la même occasion. Le ministère de l'Intérieur prévoit de
même un amendement élargissant les disposition de l'article 272 du Code pénal sur "l'accès illégal à
l'information informatisée", selon Novye Izvestia. Les sources du quotidien au ministère ont affirmé qu'il
s'agissait de limiter "l'utilisation criminelle" de l'internet et de restreindre la diffusion de la
pornographie. Interrogé par l'AFP, un porte-parole du ministère de l'Intérieur a indiqué "n'avoir rien à
déclarer sur ce sujet". Les agences russes ont de leur côté diffusé un démenti catégorique du ministère,
qualifiant ces informations "d'absurdes". Novye Izvestia, un quotidien contrôlé par le milliardaire en exil
Boris Berezovski, souligne que l'initiative a été lancée par une Commission sur la sécurité de l'information
créée avec l'appui du directeur du FSB (service de sécurité fédérale, ex-KGB) Nikolaï Patrouchev. Selon le
quotidien, ces propositions entrent dans le cadre d'une campagne de mise au pas des médias indépendants, qui a
vu notamment la fermeture en janvier de la chaîne de télévision TV-6 contrôlée par Boris Berezovski. En 1998,
le FSB avait émis une directive forçant les fournisseurs d'accès à l'internet à prendre des dispositions
techniques permettant la connexion de leurs ordinateurs à ceux des services secrets, soit le contrôle des
informations transmises y compris des e-mail. (source : AFP)
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Projet de réforme de la loi "informatique et libertés"
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La ministre de la Justice, Marylise Lebranchu, a présenté aux députés un projet de loi qui modifie
la loi "informatique et libertés" de 1978 sur le traitement des données à caractère personnel. Ce projet de
loi ne pourra cependant pas être adopté définitivement avant le 22 février, date à laquelle le Parlement
suspendra ses travaux. Le texte réaffirme l'interdiction de collecter des données personnelles à caractère
sensible comme les opinions politiques, philosophiques ou religieuses, raciales ou ethniques, appartenance
syndicale, informations sur la santé ou bien encore orientation sexuelle, et définit les exceptions à cette
interdiction. Désormais, les fichiers privés ''qui peuvent présenter des risques au regard du droit des
personnes'' seront soumis à une autorisation de la CNIL (Commission nationale informatique et libertés), comme
pour les fichiers publics, et non plus à une simple déclaration préalable. Toute personne pourra également
modifier plus facilement les données la concernant sur les fichiers destinés à la prospection commerciale,
alors qu'il faut invoquer actuellement des ''raisons légitimes''. Et ce droit de correction ne portera plus
seulement sur le nom, l'adresse ou l'âge, mais englobera toutes les données ''à caractère personnel'' telles
que la voix, le visage ou les empreintes génétiques. Enfin, la CNIL sera dotée de pouvoirs ''substantiellement
renforcés'' et pourra infliger des amendes allant jusqu'à 150.000 euros (984.000ff). Le texte comporte
également des dispositions relatives aux traitements ayant pour finalité le journalisme et l'expression
littéraire et artistique. Il prévoit d'élargir les dérogations dont bénéficient ces traitements comme, par
exemple, en les dispensant du principe de la limitation de la durée de conservation des données et du droit
d'accès et de rectification de la personne concernée. En contrepartie, le texte prévoit plusieurs garanties
comme la désignation, au sein de l'organe de presse, d'un "correspondant à la protection des données" qui sera
chargé d'établir un registre de traitement et d'assurer l'application de la loi. La commission des Lois a
adopté un amendement du rapporteur, Gérard Gouzes (PS), qui concerne les "cookies", fichiers envoyés à l'insu
de l'internaute dans son propre terminal et qui contiennent des données personnelles. L'amendement propose
d'exiger que le recours aux "cookies" soit soumis à l'information préalable de la personne concernée. La
non-observation de ces dispositions est passible de sanctions pénales, cinq ans d'emprisonnement et 300.000
euros d'amende. Toutefois, l'amendement prévoit, à titre dérogatoire, que les "cookies" sont autorisés "s'ils
ont pour seul objet de permettre ou de faciliter la transmission d'une communication". (sources : AP, Reuters)
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Les Prix Orwell des Big Brother Awards France 2001 ont été remis à :
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l'Administration pénitentiaire / ministère de la Justice (Partant du principe que, dans la stricte limite de
l'exécution de la peine, un détenu ne doit pas être privé des garanties offertes par la Convention européenne
des droits de l'homme (CEDH), le jury n'a pu que constater que l'entier exercice de ces droits n'étaient pas
garantis, dans leur vie privée et familiale, leurs correspondances, en matière de promiscuité sociale et
sanitaire qui brise l'anonymat et la dignité de l'individu. De plus, le jury a été sensible à la dérive vers
un mode de prisons privées dotées des dernières technologies de surveillance, éliminant le rapport humain
et laissant la machine faire le tri.),
la société Cegedim (qui se targue d'être leader de l'exploitation commerciale de nos traces informatiques les
plus intimes. Sans oublier de citer comme instigateur le GIE Sesam Vitale (nominé en catégorie Administration)
et d'autres prestataires privés dont les traitements ne garantissent pas, comme prévu, un anonymat total de
ces données. Le caractère obligatoire de Sesam-Vitale a été décisif face au dossier La Poste, qui se sert de
son image de service public pour inciter les citoyens et les écoliers à doter d'adresses e-mails @laposte.net
afin d'enrichir ses fichiers de marketing direct.),
les projets Navigo et Prismatica (parrainés par la RATP. La régie de transports parisiens est mis à l'index
pour son futur "mouchard" Navigo, carte de transport sans contact nominative qui sera bientôt obligatoire,
pour stigmatiser le recours accru aux traces numériques pouvant suivre l'usager à la trace. Quant à
Prismatica, qui réunit 5 villes dont Paris (Bruxelles, Lisbonne, Londres et Prague), son cahier des charges
n'aurait rien à envier des idées de George Orwell. Au programme: détection informatique, grâce aux caméras de
surveillance, de "comportements suspects" ou "déviants". Le jury a été sensible sur le cas des logiciels
"sniffers", qui espionnent tout type de télécommunications, pour le compte d'entreprises privées ou de pays
totalitaires.),
la Municipalité de Mantes la Jolie (Yvelines), avec une mention spéciale à la DASES de la
Ville de Paris (C'est le choix le plus délicat qu'a eu à trancher le jury. Les deux villes nominées pour leur
ardent recours à la vidéosurveillance, Mantes la Jolie et Lyon, étaient au coude à coude. Mantes le Jolie a
finalement remporté la palme pour son caractère symbolique, la mise sous vidéosurveillance des commerces de la
seule place publique du quartier tristement célèbre du Val Fourré. De plus, le jury a été sensible au fait que
cette installation ait été financée sur fonds publics (programmes européenns URBAN) destinés à la
"réhabilitation sociale" de quartiers en difficulté. Enfin, l'initiative de la Direction de l'action sociale
de la ville de Paris (DASES), qui exige d'être à nouveau fiché pour obtenir des bons de tranports gratuits
pour les détenteurs du RMI, a été mise à l'index par une "mention spéciale".),
ainsi qu'au gouvernement et à l'ensemble des Parlementaires (Le jury a unanimement tenu à "récompenser" les
initiatives gouvernementales et parlementaires inscrites dans la loi sur la sécurité quotidienne (LSQ)
promulguée le 15 novembre 2001. Le gouvernement et ses services de sécurité pour avoir commandité des mesures
ouvertement anticonstitutionnelles, condamnées par les principales ONG. "Pour l'ensemble de son oeuvre" aussi
pour l'affaire du fichier STIC et pour sortir les fichiers de "souveraineté" de la loi informatique et
libertés. Le Parlement a obtenu une mention spéciale pour avoir, dans son énorme majorité, avalisé ou être
resté silencieux à ces "mesures d'urgence", et sans recourir à l'arbitrage du Conseil constitutionnel.).
Les prix Voltaire ont quant à eux été remis au Syndicat de la Magistrature, ex-aequo avec Alima Boumediene
Thiéry (Par ce vote, le jury a égalemnent décidé de mettre l'accent sur les mesures liberticides de
l'antiterrorisme en nommant deux voix qui s'y sont opposées D'abord une association de magistrats, le Syndicat
de la Magistrature, pour la vive réaction contre la LSQ et aussi pour son ouvrage d'utilité publique, "Vos
papiers", attaqués par le ministère de l'intérieur. Ensuite, pour encourager la résistance de parlementaires,
c'est l'action de la députée européenne Alima Boumediene Thiéry qui a été saluée, rare voix à avoir motivé
devant le Parlement européen les dérives récentes contre nos droits fondamentaux.). (source : Big Brother Awards France)
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LIBERTÉ ET CONFIDENTIALITÉ : PRENONS LE MAQUIS !
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Dans une indifférence quasi généralisée, les institutions françaises en parfaite concordance avec ce qui se
passe au niveau européen et international viennent d'adopter plusieurs textes instaurant des limitations dans
l'utilisation du cryptage (seul moyen réel de garantir un minimum de confidentialité des échanges sur
l'Internet) et la légalisation du contrôle policier de nos échanges sur les réseaux. Dans cette situation d'«
état d'urgence » permanent, au nom duquel on veut nous faire accepter la permanence du contrôle social, nous
ne pouvons qu'affirmer :
1) Qu'au nom du droit imprescriptible de chaque individu à la confidentialité de sa correspondance nous
continuerons à utiliser la cryptographie bien au-delà des limites imposées par la loi.
2) Que nous utiliserons tous les moyens techniques existants (cryptographie, firewalls, proxies,
anonymizers) à notre disposition pour nous soustraire à l'obligation d'un contrôle sur les échanges et les
relations via les réseaux de tout un chacun.
3) Que nous appelons l'ensemble des usagers des réseaux et des utilisateurs de micro- ordinateurs à s'insurger
contres ces lois immondes en pratiquant la désobéissance sociale, en utilisant massivement les instruments de
cryptographie et d'anonymat disponibles, pour montrer aux prélats de l'Empire que leur pouvoir arbitraire ne
saurait s'appliquer aux territoires de la communication. (source : Samizdat)
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Galileo entre le marteau et l'enclume
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On le savait, Galileo, le projet de système européen de géolocalisation par satellite a le don de rendre les
Américains susceptibles. Après avoir dû accepter l'ouverture des fréquences lors de la Conférence mondiale des
radiocommunications (CMR) d'Istambul en mai 2000, ils tentent maintenant d'entraver le projet en faisant
pression sur leurs alliés de l'Otan. Ainsi, un courrier confidentiel émanant de Paul Wolfowitz, le secrétaire
à la Défense américain, a enjoint les ministres de la Défense des pays de l'alliance de notifier leur
opposition au projet. Galileo serait suspecté de brouiller le signal militaire du GPS (GPS-M), et de pouvoir
servir aux armées européennes, sous couvert d'une responsabilité purement civile -cette dernière déduction
prouvant le génie intellectuel du responsable des armées américaines. Alain Richard avait admis ouvertement
cette utilisation dès la fin de l'année dernière, qui ne faisait aucun doute. Chez Alcatel Espace, un des
maîtres d'oeuvre du projet, on se montre assez serein, voire placide: "Nous connaissons les pressions
américaines. Tous les moyens sont bons, mauvaise foi, intox, pour faire capoter le projet. Exemple: les
Américains avaient suspendu le brouillage du signal civil avant la CMR 2000 en espérant prouver aux délégués
que le GPS suffirait à leurs besoins. Manque de chance, cela s'est retourné contre eux: quelle meilleure
preuve que les Etats-Unis pouvaient, du jour au lendemain, suspendre les émissions sans autre forme de procès?
Ils se sont trouvés isolés à la conférence, et, depuis, ils cherchent à torpiller Galileo par d'autres
moyens." (source : Silicon)
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Le FBI ferme un site anarchiste de la côte ouest américaine
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Fortement armés avec des mitraillettes, des fusils et pistolets, le FBI, les service secret, et la police de
Los Angeles ont encerclé le fondateur du site raisethefist.com dans sa maison. Encore endormi, il a été
réveillé par un parent qui lui a annoncé qui le fbi, la police et des agents en civil étaient dans toutes les
rues avoisinantes, avec leurs yeux concentrés sur sa maison. Le fondateur de Raisethefist.com s'est approché
de sa porte où 2 agents du FBI ont exigé qu'il sorte. En quelques secondes un essaim d'agents du FBI a investi
la maison avec des armes automatiques et des pistolets. Des forces supplémentaires de police et du fbi sont
également restés sur la pelouse autour de la maison avec un bélier et des armes supplémentaires. FBI et
services secrets sont entrés dans la maison, saisissant tous les serveurs et la liturature politique. Le site
Raisethefist.com fonctionnait sur des serveurs situés dans une des pièces de la maison. La pièce a été
littérallement pillée, tout le matériel, disquettes, cd's, etc. ont été mis dans des boîtes, chargés dans un
camion et saisis jusqu'à nouvel ordre. Depuis 1999, raisethefist.com était largement surveillé par le
gouvernement. Raisethefist.com été visité jusqu'à 100 fois par jour par le département américain de la
défense. Le FBI, les services de police, le NSA (et qui d'autre) ont surveillé le site quotidiennement. Même
le gouvernement du Royaume Uni, du Canada, de Létonie, de Belgique, d'Egypte, de Finlande, et d'Australie
surveillaient le site. Le FBI également avait précédemment intercepté toutes les communications allant au vers
le réseau hébergeant le site. (source : Hacktivist News Service)
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Nouvelle salve contre le système Passport de Microsoft
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L'Electronic Privacy Information Center (Epic), organisme américain de lutte contre les atteintes à la vie
privée sur les réseaux informatiques, a demandé à la justice de chaque Etat américain de se pencher sur le
service Passport de Microsoft. L'Epic estime que ce système d'authentification unique peut exposer ses
utilisateurs à des fraudes, des envois de courrier électronique non sollicité et des utilisations illégales de
leurs coordonnées bancaires. "Les Etats sont à la pointe de la protection de la vie privée en particulier et
de la protection des consommateurs en général", a expliqué Chris Hoofnagle, conseiller juridique de l'Epic.
Dans sa lettre, l'Epic explique s'adresser aux Etats fédéraux parce que la Federal Trade Commission qu'elle a
sollicitée sur le sujet Passport cet été n'a rien fait. (source : Reuters)
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Des renseignements trop généraux
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Cet été, alors que le passé trotskiste de Lionel Jospin faisait la une, avait " fuité " bien opportunément un
rapport de la direction centrale des Renseignements généraux, " Extrême gauche 2000 ". Une centaine de pages
fourre-tout, plus de 250 organisations citées et décrites succinctement, de courtes fiches biographiques de
près de 150 personnes, allant de Florence Rey à Bertrand Tavernier en passant par Mgr Gaillot ou Alain
Lipietz, avec une conclusion opportune sur l'antimondialisation. D'aucuns avaient comparé ce rapport aux
pratiques qui avaient cours durant le maccarthysme... Le premier ministre avait saisi la Commission nationale
de déontologie de la sécurité à propos de ce rapport qui, depuis, se trouve ça et là dans des versions
expurgées sur le net. En effet, depuis 1967, sur injonction de Michel Poniatowski qui avait ordonné la
destruction des fichiers MR (mouvements révolutionnaires), les RG n'ont plus droit de surveiller les partis
politiques. Une injonction renouvelée en 1994 par Charles Pasqua après les écoutes du conseil national du PS.
La commission, qui a fait quatre séries de propositions au premier ministre, en a donc profité pour critiquer
vertement le dit rapport. En ligne de mire : la " tonalité " du document, " souvent polémique ", le manque de
distinction entre les différents groupes cités - ce document ne faisant " pas la différence entre les groupes
prêts à utiliser la violence et les autres " - et surtout l'index des personnalités cités, qui contrevient au
" respect absolu des personnes ". La CNDS propose au premier ministre que ces rapports ne soient rédigés que "
s'ils ont une réelle utilité pour la recherche et la prévention des menaces à l'ordre public ", que le ton
employé soit " factuel et non polémique " et que les rédacteurs s'abstiennent " d'ajouter à ses rapports des
listes de personnes dont l'intérêt opérationnel n'est pas établi ". Alors que certains réclament la
disparition des RG, deux de leurs agents critiquent les objectifs et les moyens mis en oeuvre lors de ce type
de recherche, et plaident plutôt pour une réforme : " Notre travail est utile quand il concerne les
organisations sectaires, la lutte antiterroriste. Et il est légitime que le politique ait les moyens d'être au
courant des mouvements qui se produisent dans la société. Mais ce travail ne doit pas être fait par des
policiers. Il faudrait, pour se faire, recruter des universitaires, jouer la pluridisciplinarité. Et en aucun
cas ne laisser les RG sans contrôle..." (source : L'Humanité)
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Des avocats et des journalistes placés sur écoutes
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A la demande de Jean-Louis Bruguière, premier vice-président du tribunal de Paris et juge d'instruction
antiterroriste, au moins trois avocats et six journalistes ont été placés sur écoutes, en 2000 et 2001, dans
le cadre d'une enquête pour association de malfaiteursvisant le nationaliste François Santoni. Les écoutes
judiciaires ne sont autorisées que "lorsque les nécessités de l'information l'exigent". Dans le dossier corse,
ces écoutes n'ont pas véritablement fait avancer l'enquête et posent le problème du secret de la
correspondance des professions "sensibles". Légales, ces écoutes passent outre l'usage établi qui veut que la
justice s'interdise de violer le secret de la correspondance des professions "sensibles", comme les avocats et
les journalistes, sans de solides raisons. En ce qui concerne les avocats, leur bâtonnier doit être «informé».
Il n'est pas censé prévenir son confrère. Quant aux journalistes, ils sont considérés dans ce domaine comme de
simples quidams. Avec cependant un bémol officieux assez curieux mais apparemment récurrent: la plupart
savaient. «J'avais été prévenu par la bande», reconnaissent plusieurs d'entre eux. «Le problème, c'est que je
crois savoir qu'aux écoutes judiciaires, ont succédé d'autres écoutes, administratives et même sauvages», nous
a affirmé Michèle Fines. Interrogé par fax lundi 28 janvier, Jean-Louis Bruguière, l'un des quatre juges
d'instruction antiterroristes, a transmis les questions du Monde au juge Gilbert Thiel, qui a déclaré parler
au nom de ses collègues : "Si ces mesures, dont vous convenez vous-même qu'elles sont légales, ne sont pas
conformes aux textes européens, dites-nous lesquels, a vivement répondu le magistrat. Quant à savoir si ces
écoutes sont justifiées, nous n'allons pas commencer à commenter nos enquêtes dans la presse. Enfin, s'il
s'agit de savoir si cette pratique est appelée à se développer, qui vivra verra !" Des pratiques
autorisées selon "les nécessités" Les écoutes judiciaires . 6 497 écoutes judiciaires ont
été effectuées en 1999, contre 11 300 en 1995, soit une baisse de 43 %. Elles ne peuvent être décidées que par
un juge d'instruction et ne sont autorisées que "lorsque les nécessités de l'information l'exigent" et quand
la peine encourue est égale ou supérieure à deux ans d'emprisonnement. Leur durée est de quatre mois maximum,
renouvelable dans les mêmes conditions. Dans le cas des avocats, aucune écoute ne peut être effectuée "sans
que le bâtonnier en soit informé par le juge d'instruction". Aucun régime spécifique n'est prévu pour les
journalistes. Les écoutes administratives. Les "interceptions de sécurité" réalisées par le
gouvernement sont encadrées depuis 1991 par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité
(CNCIS). Autorisées par le premier ministre, elles sont centralisées par le Groupement interministériel de
contrôle (GIC), un organisme situé sous les Invalides, à Paris. Les services de sécurité ont effectué 4 289
demandes d'interception en 2000, soit une baisse de 8,49 % par rapport à 1999 : 45 % concernaient des affaires
de criminalité organisée, 36 % des cas d'activités terroristes. et 16 % des menaces pour la sécurité
nationale. (sources : Le Monde et
Libération)
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Notification du contrat d'acquisition du MINREM
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La Délégation générale pour l'armement a notifié le contrat de réalisation
et de maintien en condition opérationnelle du navire MINREM (moyen interarmées
naval de recherche électromagnétique) à la société Thales Naval France, groupée avec la Compagnie Nationale
de Navigation. Le MINREM permettra de moderniser
dès 2005 les moyens de la Direction du renseignement militaire.
La notification de ce contrat,
d'un montant voisin de 120 ME, a été anticipée
par rapport au calendrier prévu initialement pour le programme MINREM,
afin de prendre en compte l'importance accrue accordée aux moyens
de renseignement stratégique depuis les événements du 11
septembre 2001.
Le contrat, forfaitaire et global, couvre la réalisation et le maintien en condition opérationnelle
(MCO) du navire. La méthode d'acquisition retenue permet de réduire
très significativement les coûts et les délais d'acquisition.
L'adoption des meilleures méthodes de conception et de MCO du secteur
naval garantit en outre une disponibilité de 350 jours par an. (source : defense.gouv.fr via DGSE.org)
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Un système miniaturisé de vision électronique aussi performant que le cerveau
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Un système miniaturisé de vision électronique et de traitement de l'image, inspiré de la biologie du cerveau,
et qui pourrait trouver des applications dans l'automobile, la sécurité, ou la robotique, vient d'être
présenté à Paris. Il s'agissait de "mettre les propriétés du système nerveux, c'est-à-dire les capacités de
compréhension et d'anticipation, dans une puce silicium", a résumé Yves Burnod, directeur de recherche en
neurosciences (CNRS/INSERM), au cours d'une conférence de presse, en présentant la version industrielle de
cette technologie développée par la société française BEV (Bureau Etudes Vision). Le GVPP, un procédé qui a
l'avantage d'être intégré dans un seul circuit électronique pour reproduire les propriétés des circuits
neuronaux, réalise en temps réel l'analyse des images videos produites par une caméra standard. "Le module
processeur de perception visuelle permet de détecter et reconnaître un objet ou de comprendre une scène. Il
détermine une présence, une absence et peut être programmé ou re-programmé selon les contraintes de
l'application" , a expliqué Patrick Pirim, directeur de la recherche chez BEV. Parmi les applications
potentielles, figure la lutte contre l'insécurité dans les lieux publics: le GVPP peut par exemple détecter
des "stationnarités" anormales dans les couloirs du métro qui peuvent signaler la présence d'un vendeur à la
sauvette, d'une personne prise d'un malaise ou d'un objet abandonné. Le système est particulèrement adapté à
la reconnaissance des visages, dans des sites où la sécurité est en jeu, tels qu'aéroports, postes- frontières
... (source : AFP)
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«Projet de recommandation:
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1. Le détournement de quatre avions de ligne américains le
11 septembre 2001, qui a fait
pratiquement 3 500 morts à New York et à Washington,
souligne la nécessité de mesures de sûreté renforcées dans le transport
aérien. (...) 6.
L'Assemblée invite en outre à ce que soient rapidement développés des
moyens supplémentaires d'identification des passagers, par exemple par la
reconnaissance informatique de caractéristiques faciales et oculaires (iris)
et par les empreintes de main.
7.
Enfin, reconnaissant que les attentats terroristes en vol touchent le monde
entier, l'Assemblée invite le Comité des Ministres, la CEAC, Eurocontrol et
l'Union européenne à ?uvrer pour que les mesures ci-dessus soit le
plus rapidement possible mises en place dans le monde entier, par le biais de
l'Organisation internationale de l'aviation civile.»
(source : Conseil de l'Europe)
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Le web alternatif espagnol crie à l´intox
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Dénigrés dans sept quotidiens régionaux et victimes d´une attaque sur un de leurs serveurs, des sites de
contre-information espagnols se disent la cible du ministère de l´Intérieur. Nodo 50, le principal portail
associatif à vocation politique, dans le courant antimondialisation ultralibérale, a été l´objet, pendant 24
heures, d´une attaque de type DDOS (distributed denial of service). Bien que Nodo 50 n´ait pas clairement
identifié l´origine de cette attaque, l´hébergeur l´attribue à une tentative de déstabilisation émanant du
ministère de l´Intérieur. Ulcérées, les différentes organisations qui participent à Nodo 50 dénoncent une
volonté de faire passer leur mouvement pour ultraviolent. Leur indignation vient d´une dépêche, publiée mi
janvier dans une demi-douzaine de quotidiens régionaux. Celle-ci indique que " depuis quelques semaines, la
police espagnole suit à la trace sur Internet les mouvements activistes les plus violents (...) qui prétendent
saboter les principales réunions organisées par la présidence espagnole de l´Union Européenne (...) et mettent
à disposition, dans certains cas, des techniques de guérilla ". S´ensuit une liste d´organisations, supposées
préparer " des actions pacifiques et violentes ", parmi lesquelles la branche barcelonaise d´Indymedia, Nodo
50, le collectif Sin Dominio, les sites Rebelion.org et LaHaine. (source : Transfert)
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Aménagé aux Etats-Unis, le Boeing du président chinois était truffé de micros
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A QUELQUES semaines d'un sommet sino-américain à Pékin, trente ans après celui entre Mao Zedong et Richard
Nixon, le contre-espionnage chinois a découvert plus d'une vingtaine de micros indiscrets dans le Boeing 767
que les Etats-Unis ont livré, à l'été 2001, au président Jiang Zemin pour ses déplacements officiels.
Construit par Boeing dans ses usines de Seattle, l'appareil a reçu des aménagements intérieurs, ameublement,
accessoires et tissus, dans une autre société aux Etats-Unis. Il a fait escale à Honolulu, une base américaine
dans l'archipel des Hawaï, avant de gagner la Chine. Lors de vols d'essai, l'équipage chinois a été alerté,
écrit le Financial Times, par des sifflements aigus à bord de l'avion. C'est un indice connu des spécialistes
quand des équipements radio mal ou maladroitement posés émettent des bruits parasites. Des micros, capables
probablement de transmettre leurs enregistrements par satellite, étaient dissimulés dans la cabine. Ainsi, un
de ces micros, précise le correspondant à Pékin du quotidien, James Kynge, avait été placé à la tête du lit
destiné au président Jiang et un autre a été trouvé dans les toilettes. Au total, une vingtaine d'engins très
sophistiqués. Les Américains se seraient-ils, en la circonstance, inspirés, mais à leur façon, de méthodes
dans l'art desquelles ils accusent les Français d'être passés maîtres ? Combien de fois n'ont- ils pas dénoncé
les agents français pour la pose de micros dans des sièges pour passagers sur des avions de ligne ? Histoire,
paraît-il, de surprendre le bavardage de VIP américains, indiscrets ou trop naïfs sous l'effet d'un bon repas
à bord. Des matériels modestes face aux "grandes oreilles" du réseau Echelon que Washington, avec ses alliés
anglo-saxons, a déployées sur la planète. (source : Le Monde)
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Chine: la répression des cyberdissidents se poursuit
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La Chine poursuit sa politique de répression de la libre opinion sur l'internet. Le 30 décembre dernier, un
tribunal chinois a condamné à quatre ans de prison Lu Xinhua, pour avoir rédigé et publié sur le réseau un
article critiquant le président Jiang Zemin. Le tribunal de Wuhan, capitale de la province du Hubei, au centre
du pays, l'a accusé d' «incitation à la subversion du pouvoir étatique», d'après les informations transmises
le 14 janvier à l'AFP par le Centre d'information sur les droits de l'homme et la démocratie. Ce collectif,
basé à Hong-Kong, recense les différentes atteintes aux libertés individuelles sur l'internet commises par le
régime de Pékin. Lu Xinhua, 29 ans, est un membre du parti démocratique de Chine (CPD) interdit par les
autorités en 1998; il a été arrêté le 11 mars dernier. Il affirmait dans un de ses articles qu'une
«supervision mutuelle» et un «système législatif plus stable» permettraient de réduire la corruption en Chine.
Selon la même source, il était également l'un des dissidents chinois les plus actifs sur l'internet, postant
de nombreux essais sur la démocratie dans son pays et les violations des droits de l'homme sur des sites
étrangers. Le nombre de cyberdissidents en attente de leur procès ou déjà condamnés ne cesse d'augmenter en
Chine. L'organisation internationale Digital Freedom Network en dénombre à présent vingt-cinq. Elle dénonce
également une quinzaine de fermetures de sites par les autorités chinoises depuis janvier 2000. (source : ZDNet)
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Somalie : le seul fournisseur d'accès à Internet contraint de fermer
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Le seul fournisseur somalien d'accès à Internet ainsi que l'une des principales compagnies téléphoniques ont
du cesser toutes leurs activités parce que les deux entreprises sont suspectées par les Etats-Unis d'être
liées à Al-Qaida. Les deux compagnies, Internet Company et al-Barakaat, figurent sur une liste américaine de
mouvements et d'entreprises qui soupçonnés de financer l'organisation d'Oussama ben Laden. Ces cessations
d'activités forcées ont des répercussions sur la population et l'activité économique. Les internautes
somaliens sont privés d'accès à la Toile, tandis que les entreprises peuvent difficilement passer des appels
internationaux. (sources : service international de la
BBC via Libertés Immuables)
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DROITS DE L'HOMME EN MOTS CLÉS
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Rendre accessibles à tous, chercheurs ou simples citoyens, les longs (et souvent indigestes) rapports sur les
violations des droits de l'homme, simplifier la consultation des textes en les rendant interrogeables par mots
clés: c'est la vocation de plusieurs bases de données disponibles depuis peu sur le Web. Ainsi le Comité de
prévention de la torture (CPT), qui dépend du Conseil de l'Europe, a-t-il ouvert en mai 2001 sur son site
(hudoc.cpt.coe.int) une base de données qui semble répondre aux besoins des experts et militants. Cette banque
d'informations a été construite sur le modèle de la base de données de la Cour européenne des droits de
l'homme: «Nous avons globalement suivi leur concept et leur logiciel mais affiné les outils.» Modèle également
suivi par la Charte sociale européenne. Les trois sites forment désormais le système Hudoc (Human Rights
Documentation) au sein du Conseil de l'Europe (hudoc.echr.coe.int, hudoc.esc.coe.int). De son côté, le Comité
international pour la Croix- Rouge (www.icrc.org) propose une banque de données sur le droit international
humanitaire. Une «très belle base de données», apprécie Stéphanie Maupas, du journal en ligne Diplomatie
judiciaire (consacré, entre autres, aux atteintes aux droits de l'homme (www.diplomatiejudiciaire.org).Les
bases de données «ne peuvent réellement se développer que sur des sites institutionnels ou universitaires »,
souligne Patrick Despretz, universitaire en droit international et responsable d'un site-annuaire
d'organisations internationales (www.toile.org/psi/ong.html). (source : Libération)
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Le ministère de la Défense britannique victime de 'hackers'
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Mieux: ce même ministère s'est fait voler. Et ce, durant la même période: 600 ordinateurs portables.
Inutile d'accabler ce seul ministère. C'est apparemment la sécurité de tous les ministères et du gouvernement
qui est visée. Qu'on en juge: 1.400 ordinateurs portables au total ont été barbotés -dont 594 exactement au
sein du MoD, 419 au sein du département Work and Pensions (ministère du travail et des retraites)- et 115 au
sein du ministère du développement. (source : Silicon)
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Un scientifique sous surveillance
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Pierre Meneton n'a rien d'un terroriste. En février 2001, ce chercheur de l'Institut national de la santé et
de la recherche médicale (Inserm) expliquait dans nos colonnes (Le Point no 1483) que le sel ajouté en excès
dans les aliments par l'industrie agroalimentaire provoque chaque année en France 75 000 accidents
cardio-vasculaires, dont 25 000 décès. Tout commence en février 2000. Le chercheur transmet à l'Afssa un
dossier scientifique accablant sur les conséquences de la surconsommation de sel en France. Un document qui
heurte de plein fouet les intérêts de l'industrie agroalimentaire. Grâce à son pouvoir assoiffant, le sel fait
en effet grimper en flèche la consommation d'eaux minérales et de sodas. Pierre Meneton a fait le calcul :
réduire de 30 % la consommation de sel entraînerait en France un manque à gagner de 6 milliards d'euros par an
pour l'industrie agroalimentaire. Peu de temps après la remise du rapport à l'Afssa, les Renseignements
généraux reçoivent l'ordre de mettre le chercheur sur écoutes. La notice qui accompagne la demande est classée
« niveau 2 », un degré d'attention habituellement réservé aux espions et aux terroristes. Motif officiel : «
Atteinte à la sûreté de l'Etat ». Puis, le dossier Meneton a été transmis à la DST, le contre-espionnage
français. Tous les téléphones de l'unité 367 de l'Inserm où travaille le chercheur sont placés sur écoutes.
Son téléphone portable fait l'objet d'une attention particulière, avec un système qui permet d'écouter les
conversations téléphoniques en temps réel. Des filatures complètent la panoplie. Les colloques ou congrès
scientifiques auxquels il participe font ainsi l'objet d'un compte rendu détaillé. Ses parents, amis,
collègues de bureau écopent d'une fiche, voire d'une écoute téléphonique. Les moyens déployés sont en fait à
la hauteur de la mission, puisque, à la rubrique « Résultats escomptés », il est écrit : « Identifier les
contacts de l'objectif en relation avec son activité professionnelle et évaluer son environnement personnel. »
A quel niveau de l'Etat a-t-on pris la décision de mettre Pierre Meneton sur écoutes ? Une chose est sûre : le
chercheur a fait l'objet de ce que l'on appelle une « interception de sécurité », ou « écoute administrative
», que seuls les ministères de la Défense, de l'Intérieur ou des Finances sont habilités à demander. Une
demande que Matignon n'a pu ignorer, puisque toutes les interceptions de sécurité sont visées par le cabinet
du Premier ministre. (source : Le Point)
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L'Affaire du sel est en réalité une grosse supercherie
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Dans un communiqué, la préfecture précise avoir porté plainte contre X auprès du procureur de la République de
Paris, sans préciser le motif de cette plainte. Cette démarche vise notamment l'hebdomadaire Le Point, selon
lequel le chercheur Pierre Méneton a été placé sur écoutes pour atteinte à la sûreté de l'Etat. Sur son site
internet, l'hebdomadaire affirme que le document publié à l'appui de sa thèse - une "notice de renseignements"
- émane de la direction des Renseignements généraux de la préfecture de police de Paris. Or, on assure de
sources gouvernementales que ce document est un "faux". On relève de mêmes sources plusieurs différences
flagrantes entre le document publié par Le Point et les notices de renseignements effectivement utilisées par
les enquêteurs pour demander au préfet de police de saisir le ministre de l'Intérieur. Ces notices sont en
fait des "blancs", c'est-à-dire sans aucun en-tête, alors que celui publié par l'hebdomadaire a un double
en-tête : "Ministère de l'Intérieur - Préfecture de police - Direction des renseignements généraux" à gauche,
"République française" à droite. Le document du Point présente la mention d'une notice de "niveau 2". Or,
indique-t-on de source gouvernementale, "le concept de niveau 2 n'existe nulle part". Sous la rubrique "motifs
détaillés de la demande", le document du Point cite la loi du 10 juillet 1991 et la prévention de "l'atteinte
à la sûreté de l'Etat". Or, souligne-t-on de source gouvernementale, "l'atteinte à la sûreté de l'Etat est un
motif qui n'existe pas dans la loi de 1991". Dans une notice de renseignements type, le motif invoqué c'est la
prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées. Enfin, le document du Point porte
la signature "source secrète", qui "n'existe pas pour ce type de document", indique-t-on encore de source
gouvernementale. "Le document publié sur internet ne correspond à aucun de ceux que la préfecture de police,
conformément à la loi, utilise pour ce type de demande", précise pour sa part la préfecture, dans son
communiqué. "Tout indique en réalité qu'il s'agit d'un faux, résultat d'un montage grossier. M. Pierre Méneton
n'a jamais fait l'objet d'une quelconque enquête des RG-PP". Dans la journée, le ministère de l'Intérieur et
la direction de la police nationale avaient déjà démenti l'information publiée par Le Point. Une source
gouvernementale a diffusé auprès de journalistes des documents types de demande de renseignements ou d'écoutes
téléphoniques pour démontrer que le document de l'hebdomadaire ne correspondait pas aux formulaires officiels.
"Cela semble avoir été fait par quelqu'un qui a des souvenirs ou des informations sur ce genre de document",
commente un familier de ce type de dossier. En tout état de cause, ni les RG, ni la DST ne sont impliqués dans
cette grotesque affaire de Sel qui feras encore rire longtemps dans les commissariats généraux. (source : DGSE.org)
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Il fallait y penser: la biopuce. Un système de marquage biologique. C´est ce que deux chercheurs de la Mount
Sinai School of Medicine viennent de breveter. Le principe: inséré dans un produit de l´ADN de snthèse dont on
connait la séquence nucléotidique. Il est ensuite aisé de savoir si nous avons là une copie ou un original.
D´après les chercheurs, un tel marquage, dans des vêtements, pourrait être lu par simple lumière fluorescente.
Et l´ADN pouvant être glissée partout, tous les produits pourraient être protégés de la sorte. Ce que l´on ne
sait pas: combien coûtera l´implantation d´une telle techno? Les industriels sont, en tout cas, déjà
intéressés. (source : Transfert)
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Christian Pierret a-t-il inventé la liste "poire"
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Sur proposition du secrétaire d'Etat à l'Industrie, Christian Pierret, Lionel Jospin vient de signer un décret
modifiant le code des postes et télécommunications (CPT). Objectif: renforcer la confidentialité des données
personnelles utilisées dans la réalisation d'annuaires. Ainsi, il est désormais fait obligation à tous les
opérateurs d'offrir gratuitement à leurs abonnés le droit de ne pas figurer sur les différents annuaires
qu'ils publient - y compris les versions papiers diffusées au public. Pourtant, ô paradoxe, cette obligation
de gratuité ne s'étend pas, semble-t-il, aux renseignements téléphoniques. Concrètement, cela revient à dire
que vous pouvez demander gratuitement à ne pas figurer dans l'annuaire, mais, à moins de continuer à payer
pour la liste rouge, les opératrices ou opérateurs de renseignements par téléphone pourront toujours
communiquer votre numéro à ceux qui le demanderont. Un autre point du dispositif vise à garantir la
possibilité, éventuellement permanente, de masquer gratuitement et facilement son numéro aux yeux de son
correspondant, y compris à partir des cabines publiques. (source : Silicon)
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Big Brother pour les enfants
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Le GPS Personal Locator For Children est une riche idée de la société américaine Wherify Wireless Location
Services. Présentée au dernier CES (Consummer electronics show) de Las Vegas, cette montre permet aux parents
anxieux (c´est le moins qu´on puisse dire) de localiser leur enfant à tout moment. Grâce à la technologie GPS,
il suffit aux parents d´accéder à Internet ou de téléphoner à un numéro spécial pour savoir où se trouve leur
tête blonde. Bien entendu, le bracelet peut être verrouillé (il serait impossible à couper !), histoire d´être
certain que le rejeton n´a pas eu quelque envie de recouvrer sa liberté... Commercialisée, uniquement aux
Etats-Unis, dès la fin du premier trimestre 2002, GPS Personal Locator For Children coûtera 445 euros.Non
compris un abonnement mensuel d´environ 40 euros. (source : Transfert)
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Feu vert aux espions de clavier
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L'affaire des espions de claviers, ces dispositifs qui permettent d'épier à distance toutes les touches
activées sur un clavier d'ordinateur, connaît un dénouement. Le juge Nicholas Politan d'un tribunal fédéral de
Newark (New Jersey) a statué qu'il était légitime sur le plan constitutionnel que le FBI ait installé dans
l'ordinateur ce dispositif de surveillance pour intercepter le code d'accès aux documents électroniques d'un
prévenu. Dans sa décision, le juge Politan a de plus débouté les procureurs de Nicodemo Scarfo, la cible de
surveillance du FBI, qui cherchait à savoir exactement, outre le mot de passe, le contenu de l'information
interceptée. Le juge a déclaré que le gouvernement avait prouvé que ces informations relevaient de la
«sécurité nationale» et n'était pas tenu de les divulguer. Scarfo, qui protégeait tous ses fichiers et son
courrier électronique à l'aide du logiciel de chiffrement Pretty Good Privacy (PGP), est accusé d'activités de
prêt usuraire et de paris illégaux. Sécurité nationale? Quoi qu'il en soit, cette décision sur le fond dans
l'affaire Scarfo ouvre la voie à l'utilisation du système de surveillance «Lanterne magique» par la police
fédérale des États-Unis. (source : Chroniques de
Cybérie)
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L'euro sera-t-il mouchard ?
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C'est la perspective que laisse entrevoir le service d'information EE Times citant des sources confidentielles
à la Banque centrale européenne (BCE). Les autorités monétaires européennes envisageraient de doter, d'ici
2005, chaque billet de 200 euros et plus d'un identifiant électronique par radiofréquence (radio frequency
identification). Un porte-parole de la BCE à Francfort aurait, sous le couvert de l'anonymat, confirmé cette
information sans révéler de détails sur la technologie qui serait utilisée. Au moins deux fabricants de
semi-conducteurs (Philips, Infineon) ont confié être au courant des projets de la BCE, mais se sont dit
astreints au silence en vertu de règles de non divulgation. Il suffirait d'incorporer aux billets un semi
conducteur flexible émettant un signal en radio fréquence, du type de ceux utilisés dans les magasins pour
éviter le vol à l'étalage (livres, disques compacts, DVD et bandes vidéo). Le semi-conducteur contiendrait
un numéro de série et d'autres informations captées par divers dispositifs «récepteurs», mais on évoque la
possibilité qu'il soit réinscriptible, sans que l'on sache quelles autres informations ou données il pourrait
contenir. Produit en masse, un tel dispositif ajouterait environ 0,25 ? au coût de fabrication des billets,
raison pour laquelle on en réserverait l'utilisation aux coupures de 200 euros et plus. Il deviendrait
impossible à des ravisseurs d'exiger une rançon en billets aux numéros de série non consécutifs et non marqués
sans que les billets qu'ils reçoivent ne puissent être rapidement retracés. On pourrait également suivre à
la trace le produit de transactions illégales, et ce à l'échelle internationale. Mais, car il y a un grand
mais en cette ère de surveillance tous azimuts, il serait également possible de contrôler abusivement les
dépenses et échanges de comptant, de savoir que le billet de323b3f51147e91c0b56f42b15 que je retire
aujourd'hui d'un guichet automatique à Paris se retrouve le lendemain à Amsterdam dans une transaction
douteuse, et qu'on vienne me demander si, par hasard... (source : Chroniques de Cybérie)
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"Souriez, vous êtes filmés"
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Pourquoi avez-vous choisi cette injonction "souriez", comme nom pour votre collectif ?
Parce qu'à la différence des sociétés policières d'hier où la surveillance était le fait de l'omniprésence des
forces de l'ordre, aujourd'hui, le contrôle est beaucoup plus diffus et notre système marche sur le consensus
et notre participation. Ce qu'a dit Orwell dans 1984 se vérifie ainsi que ce qu'avait écrit Michel Foucault
dans Surveiller et punir. Les pouvoirs actuels nous demandent notre participation active, notre acquiescement
et notre enthousiasme. La vidéosurveillance participe de cette plaisante société des loisirs et de
consommation qui prône la fête à tous les étages, alors "Souriez, vous êtes filmés !"
Comment réagissez-vous à l'installation du plan renforcé Vigipirate ?
Toute société sécrète une violence à son image. Depuis six ans que nous existons, nous avons vu dans une
société de plus en plus videosurveillée la "violence" augmenter et se transformer. Plus nous serons comme des
souris en cage, plus les actes de violence se feront sauvages et irrationnels. Plus le progrès technique
avance, plus la société est prise en charge, plus la notion de confort prend de l'importance, moins bien on
accepte les accidents de la vie et plus on accepte des restrictions quant à notre liberté au nom du besoin de
sécurité. (source : L'oeil
électrique)
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« Certains considèrent que les préoccupations actuelles sur la protection de la vie privée sont juste une
lubie passagère. C'est le même type de raisonnement qui aurait conduit à considérer, en 1981, l?ordinateur
individuel comme une mode sans lendemain ou à prévoir, en 1991, que le web ne se développerait jamais ». Pour
Mike Cobb, dirigeant de la société de conseil ePrivacy Group, la question de la protection de la vie privée
dans la société de l'information n'est pas un phénomène sans lendemain. Cette citation fait échos à celles,
nombreuses, qui établissent un parallèle entre la privacy et la question de l'environnement. Ainsi,
Jay Stanley, analyste chez Forrester, indique que toutes les personnes qui pensent que les préoccupations
autour de la privacy ont atteint désormais leur apogée se comportent comme « les entrepreneurs des années 1965
pour qui toute cette agitation autour de l?environnement n'était qu'une lubie passagère ». Pour d'autres,
dans un registre plus influencé par l'histoire politique des États-Unis, la bataille pour la protection de
la vie privée sera au XXIème siècle ce que la lutte pour les droits civiques à été au siècle précédent.
(source : Cecurity.com, qui avance aussi
que seuls 3% des internautes américains déclarent lire attentivement les politiques données personnelles)
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Double Click dit adieu au ciblage publicitaire
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Le "ciblage intelligent" des bandeaux de pub selon le profil de l'internaute n'a pas tenu ses promesses
économiques, affirme le numéro un mondial des régies online... Ce qui pourrait remettre en cause le bien fondé
du fichage à tout-va des utilisateurs. Double Click, le numéro un mondial des régies publicitaires du monde
internet a abandonné depuis le 31 décembre son service de «ciblage intelligent» («intelligent targeting») des
publicités. Lancé en 2000, celui-ci permettait aux spécialistes du marketing de récolter des informations
anonymes sur les habitudes de navigation de plusieurs millions d'internautes et de leur afficher des
publicités ciblées, selon leurs centres d'intérêts. En 2000, Double Click s'est attiré les foudres des
associations de défense des libertés en annonçant vouloir croiser ces données anonymes avec les fiches
nominatives de dizaines de millions de consommateurs américains, fiches acquises en rachetant Abacus Direct,
une société de marketing direct. À l'époque, Double Click avait dû faire marche arrière, avant d'être
"blanchie" par la Federal Trade Commission (FTC), l'agence américaine en charge de la surveillance des
pratiques commerciales. Bémol, tout de même: la FTC avait validé cette pratique en jugeant que cette dernière
était en conformité avec la politique interne de la société (sa "privacy policy"), et ne pouvait donc être
considérée comme illégale, puisqu'aucune loi fédérale sur la vie privée n'encadre pour l'instant ce type de
pratique aux États-Unis. La nouvelle de l'arrêt de ce service n'est cependant pas vraiment une surprise. Au
cours des derniers mois, Double Click a été fortement affecté par l'effondrement du marché publicitaire. La
société a affiché une perte nette de 103,5 millions de dollars au cours du troisième trimestre 2001, contre
seulement 10,7 millions à la même période l'année précédente. (source : ZDNet)
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Internet Explorer, l'ami des pirates informatiques
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En ne respectant pas une règle de sécurité basique, Microsoft donne aux pirates de merveilleux outils pour
voler les cookies des internautes, lire les fichiers de leurs disques durs ou encore les tromper avec des
sites Web piégés. Les versions Internet Explorer 5.5 et 6 sont victimes d'un très sérieux trou de sécurité dû
à une mauvaise implémentation du langage de script JavaScript. Découverte le 19 décembre dernier par The Pull,
un expert indépendant en sécurité informatique, la faille n'a pas encore été corrigée par Microsoft. Le trou
de sécurité provient d'une mauvaise implémentation du langage JavaScript dans les navigateurs Internet
Explorer. Le langage JavaScript, inventé par la société Netscape Communications, permet d'enrichir
l'interactivité des pages Web et est très fréquemment utilisé par les développeurs. Pour ses navigateurs
Internet Explorer, Microsoft a créé sa propre version du langage JavaScript, baptisée Jscript. Mais les
développeurs de Microsoft n'ont pas respecté une règle de sécurité de base qui précise qu'un code de script
exploité par un premier site Web ne doit pas pouvoir modifier les propriétés d'un second site Web. Pour
l'heure, le seul moyen de se protéger contre ce trou de sécurité est d'utiliser Netscape Navigator ou de
désactiver le langage de script d'Internet Explorer, en attendant un correctif de sécurité de Microsoft.
(source : 01Net)
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La mairie des Mureaux vend sa vidéo-surveillance
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Jusque-là réservé à la surveillance des des lieux publiques de la ville, le centre superviseur urbain vend ses
services aux commerçants et aux entreprises. Au prix coûtant. «Son personnel a maintenant acquis un
professionnalisme certain et son matériel est adapté pour pouvoir gérer une surcharge d'activités
qu'engendrerait l'extension de vente de prestations au profit d'établissements privés», a souligné Marianne
Cantau, la première adjointe chargée du «respect de la règle» et des problèmes de sécurité devant ses
collègues, à l'occasion du dernier conseil municipal. Créé à la suite d'un audit sur la sécurité, le centre
superviseur urbain et ses caméras disséminées dans la ville (il y en a officiellement cinq en fonction)
n'avaient pas fait l'unanimité. Dès le départ, l'enquête de faisabilité préconisait l'extension de la
télésurveillance à des fins commerciales, auprès des entreprises, des commerces, des villes voisines. Avant de
passer à cette nouvelle étape, la mairie s'est entourée de toutes les garanties juridiques nécessaires : «La
vente de prestations par une collectivité est autorisée par la loi orientation et programmation relative à la
sécurité dite LOPS. Les prestations ne peuvent être réalisées gratuitement car la mairie serait alors en
position de concurrence déloyale. Elles seront donc facturées au coût de revient puisqu'en tant que
collectivité, il est interdit de réaliser des bénéfices», a expliqué Marianne Cantau. Pour les petits
commerces, l'abonnement mensuel sera de 35 euros (229 F) et de 125 euros (820 F) pour les grandes surfaces.
(source : Le Courrier de Mantes
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La Cnil britannique va perdre son commissaire
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La commissaire britannique à la protection des données, Elizabeth France, a décidé de quitter définitivement
son poste en novembre 2002. A la tête de l'équivalent britannique de la Cnil depuis 1994 (organisme nommé
Information Commission), elle ne renouvellera pas son contrat lorsqu'il arrivera à échéance. Elle a annoncé
son intention par email à ses collaborateurs le 3 janvier. Officiellement, cette décision n'a rien à voir avec
la controverse qui a opposé la commissaire au ministre de l'intérieur David Blunkett au sujet du projet de loi
"Anti-Terrorism, Crime and Security". Elizabeth France s'est pourtant fortement opposée à l'introduction d'une
clause «volontaire» permettant aux prestataires de télécommunications de conserver les données de connexion de
leurs abonnés pendant 12 mois. La commissaire objectait que ce projet est contraire aux principes édictés dans
le Human Rights Act adopté en 1998 au Royaume-Uni. Il interférerait, selon elle, avec le droit qu'a chacun de
protéger sa vie privée. (source : ZDNet)
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L'efficacité de la reconnaissance faciale à nouveau questionnée
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L'association de défense de la vie privée American Civil Liberties Union (ACLU) a démontré l'inefficacité du système de vidéosurveillance
couplé à un logiciel de reconnaissance faciale, installé par la police dans Ybor City, l'un des quartiers les
plus populaires de Tampa (Floride). Depuis juillet dernier, trente-six caméras observent passants et
touristes. Elles sont reliées à un logiciel développé par la société Visionics, qui permet de numériser les
visages et de les comparer avec une base de données comprenant les photos de criminels sous mandat d'arrêt.
L'ACLU a eu accès au système dans les locaux de la police de Tampa. Elle a découvert que durant une période de
deux mois, le logiciel a été incapable d'identifier une seule personne enregistrée dans les bases de données
de la police. Et la police de Tampa a renoncé à utiliser le système dès le 11 août dernier.... parce qu´il "
n´a jamais correctement identifié un seul visage dans sa base de suspect ", révèlent les documents de la
police cités par l´ACLU. Plus fort : il a abouti à des erreurs grossières, comme celle de réussir à confondre
des images d´hommes avec des images de femmes... Quelques détails, fournis par la synthèse policière : au
cours de quatre journées de juillet 2001, le système a identifié 14 suspects pouvant correspondre à des photos
présentes dans la base de données. Zéro correspondance au final. Par deux fois, il s´agissait de personnes du
mauvais sexe. Par trois fois, les caractéristiques physiques des individus repérés dans la rue n´avaient rien
à voir en taille, en corpulence, en âge, etc..., avec celles auxquelles elles étaient censées se référer dans
la base... A cause du grand nombre d´erreurs, expose l´ACLU, le service de police a modifié le paramétrage de
l´outil, ...Qui, du coup, n´a plus repéré âme louche qui vive sur la 7ème avenue... Il semble bien aussi, par
ailleurs, que les policiers aient décidé de garder dans leur base les seuls vrais résultats positifs. Donc :
personne. Conclusion de l´ACLU ? En voici une, parmi d´autres : " La technologie ne procure aucun bénéfice
sécuritaire suffisant pour justifier les dangers orwelliens qu´elle représente " (sources : ZDNet, Transfert, Le Monde)
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Bientôt des détecteurs de mensonge aux guichets des aéroports
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Des chercheurs américains ont adapté le principe du détecteur de mensonge aux caméras de surveillance des
lieux publics, afin d'identifier d'éventuels malfaiteurs ou terroristes en filmant la chaleur qu'ils dégagent.
L'équipe du professeur James Levine, spécialiste en endocrinologie (étude des hormones) à la Mayo Clinic de
Rochester (Minnesota), a mis au point une nouvelle technique de détection de mensonges assistée par
ordinateur, rapporte la revue scientifique britannique Nature. Ces scientifiques ont basé leurs travaux sur
une réaction nerveuse incontrôlable qui trahit une tension inhabituelle. Elle peut donc être interprétée comme
un signe de mensonge. Cette réaction se manifeste par l'augmentation de la chaleur observée au niveau des
yeux, provoquée par l'arrivée massive de sang lors d'un stress soudain. Grâce à des caméras thermiques à haute
résolution, Levine se dit en mesure de détecter à distance si un individu ment. Pour tester son système,
Levine a demandé à huit volontaires de commettre un crime "virtuel" consistant à poignarder un mannequin et à
voler 20 dollars. Il aurait réussi à identifié six des huit "coupables" (75%) et onze des douze "innocents"
(90%). Cette technique s'avère plus rapide et plus efficace que les détecteurs de mensonge habituels qui
présentent un taux de réussite de 70%. (source : ZDNet)
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Nette dégradation de la liberté de la presse dans le monde en 2001
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A l'exception du nombre de journalistes tués qui reste stable, tous les indicateurs (journalistes interpellés,
agressés, menacés, médias censurés) sont en forte hausse par rapport à 2000. Le nombre de journalistes
interpellés (489 en 2001) a augmenté de près de 50 %, et celui des journalistes agressés ou menacés (716) de
plus de 40 %. De plus en plus de journalistes sont emprisonnés dans le monde. Ils sont actuellement 110
derrière des barreaux. Un an plus tôt, ils n'étaient "que" soixante-quatorze. Il faut remonter au 1er janvier
1995 pour trouver un chiffre plus important. En tout, 489 professionnels de la presse ont été, à un moment ou
à un autre, privés de leur liberté en 2001, souvent sans explication. Chaque jour, un nouveau média est
censuré dans le monde (378 cette année) et près du tiers de la population mondiale vit dans un pays où il
n'existe aucune liberté de la presse. Cette année encore, une trentaine de journalistes ont été tués dans le
monde pour leurs opinions ou dans l'exercice de leurs fonctions. Quinze d'entre eux ont été assassinés par des
groupes armés ou des milices. Dans au moins trois cas, les autorités ont une part de responsabilité. Neuf
professionnels de la presse sont morts lors de conflits armés (dont huit en Afghanistan). Par ailleurs, en
plus de ces trente et un journalistes, dix collaborateurs des médias (techniciens, personnel administratif,
etc.) ont également été tués dans l'année. La quasi-totalité des affaires de meurtres et d'assassinats de
journalistes n'ont jamais été résolues. Leurs commanditaires sont toujours en liberté et n'ont jamais été
inquiétés par la justice de leur pays. Les agressions contre des professionnels de la presse sont de plus en
plus nombreuses (plus de 700 cette année). Qu'elles soient le fait des forces de l'ordre, de militants de
partis politiques, de groupes armés ou de délinquants, elles ne font quasiment jamais l'objet d'enquêtes
sérieuses et poussées. Le sentiment d'impunité des auteurs en sort ainsi grandement renforcé. Dans de nombreux
pays, des responsables politiques sont à l'origine de ces actes de violence. Ils s'en prennent directement aux
journalistes qui les ont critiqués plutôt que d'engager des procédures judiciaires à leur encontre. En plus du
lourd tribut payé par les envoyés spéciaux morts sur le terrain, les attentats de New York et Washington du 11
septembre 2001, et l'opération militaire engagée en Afghanistan, ont eu des conséquences importantes pour la
liberté de la presse dans le monde. Plusieurs textes de loi adoptés pour lutter contre le terrorisme sont
particulièrement inquiétants et fragilisent le principe fondamental de la libre circulation de l'information.
Au Canada et aux Etats-Unis, certaines mesures remettent en cause le secret des sources et renforcent la
surveillance d'Internet. Les gouvernements américain et britannique ont rappelé à l'ordre les médias de leur
pays. (source : RSF)
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Des microprocesseurs sous-cutanés bientôt commercialisés
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La société américaine Applied Digital Solutions a annoncé cette semaine la commercialisation prochaine de
VeriChip, une puce de la taille d'un grain de riz, dissimulée sous la peau d'un humain et qui délivre des
informations par ondes radio. De telles puces radio-activées sont déjà utilisées pour suivre à la trace le
bétail, des animaux domestiques ou des saumons, mais ce serait la première fois que cette technologie
s'appliquerait aux êtres humains. VeriChip permettra ainsi de "scanner" les patients à risque dans les
services d'urgence des hôpitaux et de repérer des détenus en liberté conditionnelle ou évadés. Applied Digital
a annoncé cette semaine que la commercialisation de VeriChip débuterait par l'Amérique du Sud et l'Europe, où
elle servirait pour l'instant aux médecins dans la transmission d'informations sur les patients qui ont subi
des implantations chirurgicales (stimulateur cardiaque ou articulations artificielles). Les médecins
pourraient ainsi rapidement savoir où et comment ces patients ont été soignés. Mais les ambitions d'Applied
Digital ne s'arrêtent pas là. Les puces, dont la capacité de stockage d'informations reste limitée, pourraient
à l'avenir être utilisées pour émettre des signaux de repérage ou servir pour identifier des personnes, a
indiqué un responsable de la société. "Les bénéfices à en attendre sont plus importants que les inquiétudes
concernant la vie privée", a déclaré le P-DG d'Applied Digital Richard Sullivan. La société Applied Digital
prévoit d'obtenir en janvier l'autorisation de la Food and Drug Administration pour commercialiser la puce aux
Etats-Unis, processus qui pourrait prendre encore 18 mois à un an, a indiqué le P-DG de la société. La Federal
Communication Commission a d'ores et déjà autorisé l'usage de fréquences radio particulières pour repérer les
animaux domestiques en fuite, a ajouté Sullivan. La société a aussi remporté un contrat avec l'Etat de
Californie pour tester pendant trois ans une puce destinée à suivre les prisonniers en liberté conditionnelle
de Los Angeles et à avertir les autorités lorsqu'ils quittent la zone autorisée. En novembre, la société a
lancé le Digital Angel un bracelet comportant un transmetteur relié à un système de positionnement par
satellite (GPS). Cet appareil peut transmettre des informations sur la température du corps, le rythme
cardiaque et la localisation du patient. Digital Angel a été vendu comme un moyen de retrouver les personnes
atteintes de la maladie d'Alzheimer ou les enfants qui se seraient enfuis de chez eux. Les ventes des
nouvelles puces implantées sur les êtres humains pourraient atteindre entre 2,5 et 5 millions de dollars en
2002, a estimé le P-DG de la société, soit une infime fraction d'un marché évalué à 70 milliards de dollars au
moins, par Applied Digital Solutions. (source : Reuters)
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RMS surveille les salariés en déplacements
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La société vosgienne RMS Electronique vient de mettre au point « Vigitemps », un boîtier qui
enregistre les temps d'arrêt et les déplacements des véhicules à la minute et au kilomètre près. « Placé sous
le capot, l'outil contient des données qui peuvent être visualisées à tout moment depuis un ordinateur PC. Il
peut s'installer sur une voiture comme sur n'importe quel engin de chantier », explique Gérard Morel, PDG
fondateur et principal actionnaire de la société vosgienne. Le petit boîtier « Vigitemps » dont la raison
d'être officielle vise à « optimiser le temps de travail » est commercialisé depuis la fin de l'année 2001.
(source : La
Tribune)
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Cybersurveillance au travail: la jurisprudence se précise
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La jurisprudence en matière de surveillance des emails des salariés au sein d'une entreprise s'étoffe. La cour
d'appel de Paris a confirmé le 17 décembre dernier la condamnation de trois administrateurs de l'École
supérieure de physique chimie industrielle de Paris (ESPCI) pour avoir espionné la correspondance électronique
d'un étudiant-chercheur. Elle a néanmoins nuancé son arrêt en assortissant de sursis les amendes prononcées en
première instance à l'encontre des accusés. En octobre 2001, la Cour de cassation a également statué en ce
sens dans une affaire opposant la société Nikon à l'un de ses employés. Selon son arrêt, une entreprise viole
une des libertés fondamentales du salarié si elle prend connaissance de ses messages électroniques personnels.
Même si celle-ci a interdit une utilisation non professionnelle de l'ordinateur. «Un arrêt qui n'a rien de
révolutionnaire», rappelle Jean-Claude Patin, avocat spécialiste du droit de l'internet et responsable du site
Juritel.com, puisque ces dispositions existent déjà pour le téléphone notamment. «Cela ne signifie pas que
l'entreprise perd son droit de surveillance sur les salariés», poursuit-il, juste qu'elle ne peut pas
contrôler ce qui touche à la vie privée. Elle peut en revanche surveiller les emails professionnels ou
publics, ainsi que les flux de courrier, à condition d'avoir clairement défini les modalités d'un tel
contrôle, comme le recommande d'ailleurs la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL).
(source : ZDNet)
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Les Britanniques sont moins libres !
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"The Independent" n'accuse pas MM. Blair et Blunkett [le ministre de l'Intérieur] de vouloir créer un Etat
policier. Ce que nous leur reprochons, c'est d'introduire certains instruments du totalitarisme, tout en étant
naïvement convaincus de leurs bonnes intentions : il s'agit de protéger les libertés fondamentales, non pas
des instincts dictatoriaux de ce ministre de l'Intérieur ou de ce Premier ministre, mais de leurs successeurs
inconnus. Des compromis de dernière minute ont permis d'améliorer la loi antiterroriste, mais le texte n'en
demeure pas moins un ensemble de mesures profondément choquantes, liberticides et inutiles. Il reste néanmoins
deux mesures inacceptables. Le pouvoir de détenir des étrangers sans procès est pour l'essentiel mal compris.
La deuxième mesure contestable porte sur l'élargissement des pouvoirs de la police pour surveiller
l'utilisation d'Internet, du courrier électronique, du téléphone portable et d'autres moyens de communication.
Ces pouvoirs ont également été mal compris. C'est le Regulation of Investigatory Powers Act [loi sur la
réglementation des pouvoirs d'investigation], votée l'année dernière, qui les a en fait institués. Le plus
inquiétant est qu'en vertu de cette loi la police est trop souvent dispensée de demander l'autorisation d'un
juge. Il lui suffit d'obtenir le feu vert du ministre de l'Intérieur ou de l'un de ses "hauts fonctionnaires".
La nouveauté est l'affaiblissement des garde-fous prévus par le Data Protection Act [loi sur la protection des
informations], le ministre de l'Intérieur pouvant demander aux entreprises de télécommunication de conserver
des informations qu'elles ne gardaient jusqu'à présent que pour des raisons commerciales. Le Royaume-Uni est
devenu un pays moins libre, et une question reste posée : pourquoi le Royaume-Uni est-il le seul pays
signataire de la Convention européenne des droits de l'homme qui estime nécessaire de suspendre l'une de ces
dispositions au nom de la lutte antiterroriste ? (source : Courrier International, qui évoque également
l'accroissement des pouvoirs en matière de répression du terrorisme (défini comme "recourir ou menacer de
recourir à la violence dans le but de porter atteinte à certains lieux ou concepts"...) et l'extension du
contrôle de la presse : journalistes et écrivains risquent désormais la prison s'ils sont déclarés coupables
d'avoir écrit ou de s'être exprimé publiquement sur des sujets qui "pourraient porter atteinte à l'unité
nationale, pousser au crime, provoquer les rancoeurs et les divisions parmi la population, ou inciter à la
haine ethnique et raciale". Sur la liste figurent également des actes qui risquent de "nuire à l'image, à la
réputation ou à la dignité de l'Etat".)
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Les services secrets indiens redoublent leur surveillance des emails
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L'Inde, deuxième pays le plus peuplé du monde, renforce à son tour la surveillance de ses réseaux et
particulièrement les correspondances électroniques. Des mesures prises après l'attaque suicide survenue au
sein du Parlement fédéral, à New Dehli le 13 décembre, qui a fait 14 morts dont les cinq assaillants. La
police indienne aurait découvert que l'un d'entre eux entretenait d'étroites correspondances par email avec
des groupes fondamentalistes islamiques pakistanais, sympathisants des séparatistes cachemiris. Selon les
informations du quotidien The Times of India, l'Intelligence Bureau (IB), l'agence indienne de services
secrets, a en conséquence préparé une nouvelle liste de mots clés à utiliser pour intercepter les courriers
électroniques. Elle surveille déjà les adresses email suspectes, telles que "Lashkar@hotmail.com", en
référence à l'organisation fondamentaliste Lashkar-e-Taiba (l'Armée des Vertueux). Elle dispose également d'un
logiciel spécifique, semblable à celui qu'utilise la CIA selon ses dires, qui filtre automatiquement et à
l'insu des internautes les courriers électroniques contenant les mots "Kashmir", "Pakistan", "Musharraf" (le
général-président du Pakistan), ou le nom de toute organisation fondamentaliste. L'IB a donc étendu cette
liste à des mots anglais signifiant "attaque" ou "tuer" ainsi qu'à toute référence à des noms arabes ou à des
leaders politiques indiens. «La tâche de surveiller tous ces emails est énorme», reconnaît un officier indien,
interrogé par The Times of India . «C'est pourquoi nous ne retiendrons que les courriers qui contiennent
plusieurs fois les mots-clés que nous avons choisis.» Cependant tient-il à préciser, l'IB est la seule agence
indienne à disposer de ce pouvoir, les autres corps policiers ne sont pas concernés. (source : ZDNet)
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Le politiquement correct veut censurer
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Journaliste et cofondateur du Réseau Voltaire, Bernard Joubert a signé aux
Editions de la Musardine une Anthologie Erotique qui retrace l'histoire de la
censure en France au travers d'extraits de textes interdits accompagnés de
notices historiques ou biographiques. Il nous parle ici de son inquiétude
concernant une modification de la loi de 1881 sur la liberté de la presse
proposée par Mme Nicole Péry, secrétaire d'État aux droits des femmes.
Quels sont les termes de cette modification de la loi de 1881 sur la liberté de
la presse ? Pouvez-vous les décrypter pour les béotiens que nous sommes ?
Depuis cet été, Nicole Péry, la secrétaire d'État aux droits des femmes,
annonce son intention de faire modifier l'article 24 de la loi de 1881 sur la
liberté de la presse en ajoutant à la condamnation des messages racistes les
"discriminations en fonction du sexe". Plus simplement, disons les messages
sexistes, mais avec une conception extrêmement floue et étendue de ce qu'est le
sexisme. Le rapport sur lequel elle se base, et qu'on peut télécharger sur le
site du
gouvernement (format pdf), nous donne des exemples de ce qui peut être
considéré comme sexiste : une femme attachée, une femme dominatrice, une femme
dans une posture animale (à quatre pattes), la "dictature de la beauté" et son
contraire (une femme caricaturée), l'hyper-sexualité féminine, etc. Et comme une
loi sur le sexisme ne doit pas être sexiste, la même chose s'appliquerait aux
hommes : la représentation d'un homme dominé, discriminé en raison de son sexe,
etc. Je serais une femme, je me sentirais insultée par une telle loi. Pour faire
écho à ce que je disais précédemment, je répondrais à ma secrétaire d'État : "Je
me mets à quatre pattes si je veux. J'attache et je me fais attacher si je veux.
Ne me prenez ni pour une demeurée, ni comme prétexte." Ma première inquiétude
concerne la façon dont nous est présenté ce projet de modification législative.
On nous ment par omission, on détourne notre attention, et ce n'est pas bon
signe. Ce qui n'est pas précisé, et qui est pourtant essentiel, qui devrait être
le véritable objet du débat, c'est que la loi de 1881 n'est pas une loi sur la
publicité. C'est une loi qui s'applique à tout message public. On prétend
vouloir légiférer contre les messages publicitaires, ce qui n'inquiète pas grand
monde, mais en réalité cette loi s'appliquerait à tout le contenu de la presse,
des sites internet, à toutes les émissions de radio et de télé, aux livres,
essais ou romans, aux bandes dessinées, aux films, aux oeuvres d'art exposées
dans des galeries ou des musées, etc. (source : La
Spirale)
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Ecole de terroristes en Georgie (USA)
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Le 19 novembre, près de 10 000 personnes ont pris part à une manifestation pour
exiger la fermeture d'un camp d'entraînement de terroristes à la base militaire
américaine de Fort Benning, en Georgie. Ce camp s'appelle le Western Hemisphere
Institute for Security Cooperation, anciennement la School of the Americas qui a
formé plus de 60 000 soldats et policiers latino-américains en tactiques
contre-insurrectionnelles. Chaque année depuis 1990, des militants des droits
humains et des activistes pour la paix manifestent à la base militaire pour
marquer l'anniversaire du massacre de prêtres jésuites en 1989 par l'armée
salvadorienne dont bon nombre de soldats ont été formés à cette école de
Georgie. Le gouvernement américain administre cette école depuis 1946. Il est
bien connu que bon nombre de ses diplômés ont commis des crimes comme la
torture, des assassinats et exécutions sommaires, le terrorisme d'État et
d'autres crimes contre l'humanité dans plusieurs pays d'Amérique latine, surtout
durant les « sales guerres » des années 1970 et 1980. Dans l'édition du 30
octobre du quotidien britannique The Guardian, George Monbiot écrit : « En 1999,
le rapport sur les droits humains du département d'État américain nommait deux
diplômés de l'école comme assassins du commissaire pour la paix de Colombie Alex
Lopera. L'année dernière, Human Rights Watch révélait que sept anciens élèves de
l'école dirigent présentement des groupes paramilitaires qui sont responsables
d'enlèvements, de disparitions, d'assassinats et de massacres. En février cette
année, un diplômé de la SOA en Colombie a été trouvé coupable de complicité dans
la torture et l'enlèvement de 30 paysans par les paramilitaires. » Monbiot écrit
que « le FBI définit le terrorisme comme "des actes violents... visant à
intimider ou à exercer la coercition contre la population civile, influencer les
politiques gouvernementales ou influer sur la conduite de gouvernements", soit
une description exacte des activités auxquelles se livrent les diplômés de la
SOA. » Il en donne ensuite la preuve. Il écrit qu'« en 1996, le gouvernement
américain a été obligés de rendre publics sept des manuels de formation de la
SOA. Entre autres conseils qu'on y prodigue, les manuels recommandent aux
terroristes le chantage, la torture, l'exécution et l'arrestation de parents de
témoins. L'année dernière, en partie à cause de la campagne menée contre la SOA,
plusieurs congressistes américains ont tenté de fermé l'école. Il leur a manqué
10 votes. La Chambre des représentants a plutôt décidé de la fermer et de la
rouvrir immédiatement sous un autre nom. » (source : Oulala)
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LA NSA, DE L'ANTICOMMUNISME À L'ANTITERRORISME
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L'histoire de l'agence fait apparaître une grande
variabilité dans l'attitude des Etats-Unis. Un exemple
éloquent en est l'attaque par Israël du navire espion Liberty de la NSA lors de
la guerre de six jours. Le 8
juin 1967, après avoir surveillé étroitement, six heures
durant, le Liberty qui patrouillait au large, l'armée
israélienne lança des attaques par voie aérienne et par
torpilleur jusqu'à ce que la plupart des membres de
l'équipage soient morts (34 hommes) ou blessés (171) et que
le navire soit quasiment détruit. Les canots de sauvetage
furent coulés sitôt mis à la mer. Israël prétendit après
coup qu'il s'agissait d'une erreur. Alors que la NSA
disposait des preuves du contraire, le gouvernement
américain accepta cette explication et n'ouvrit jamais d'enquête. De façon
convaincante, Bamford démontre que les militaires
israéliens savaient pertinemment qu'ils attaquaient un
navire espion américain. Il suggère que le but de l'attaque
était d'empêcher la collecte d'informations sur les
atrocités militaires commises à 20 kilomètres de là
seulement, dans la ville égyptienne d'El Arish, où des
soldats israéliens étaient en train de fusiller des centaines de civils et de
prisonniers ligotés. Le Pentagone
décréta un black-out médiatique total, et les membres de
l'équipage furent menacés de prison s'ils parlaient de
l'attaque.
L'espionnage d'après-guerre aurait pu être mis au service
des espoirs nourris par les fondateurs des Nations unies :
garantir l'égalité des droits des nations, et épargner au
monde le fléau de la guerre. Or, l'histoire montre surtout
le contraire. Ces opérations servent à accentuer les
inégalités de pouvoir. La NSA et ses alliés se complaisent
dans leur image de héros combattant les despotes et les
terroristes. Parfois, cette image est juste. La plupart de
leurs cibles, toutefois, ne représentent aucune menace.
Certaines opérations de renseignement sont de fait destinées
à soutenir des despotes, d'autres créent un climat propice
au développement du terrorisme. Les gouvernements ayant misé
massivement sur l'espionnage des signaux en retirent un
sentiment de sécurité trompeur. Il est peu probable que le
problème puisse être résolu en injectant des ressources
supplémentaires à la NSA. (source : Le Monde Diplo)
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Lettre ouverte sur le droit des étrangers dans les centres de rétention
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Monsieur le Premier Ministre,
Les organisations soussignées vous prient de faire usage de votre pouvoir
réglementaire pour apporter une solution aux problèmes graves qu'elles
rencontrent dans le cadre de leurs missions respectives auprès des étrangers
privés de liberté par les services de police. Que ce soit lors de leur arrivée
en France - s'ils demandent l'asile ou se voient opposer un refus d'admission
sur le territoire - ou à l'inverse pour les besoins de leur éloignement du
territoire français, les étrangers peuvent faire l'objet de mesures
administratives de privation de liberté. Ils se trouvent alors placés sous la
responsabilité des services de police qui les détiennent. La loi leur assure en
principe le respect d'un certain nombre de droits mais l'expérience acquise par
nos organisations démontre que ces garanties restent trop souvent purement
formelles. Des dérives graves ont été observées et sont régulièrement dénoncées,
s'agissant notamment des conditions matérielles de privation de liberté, par le
Comité de prévention de la torture du Conseil de l'Europe. Une part importante
de ces graves difficultés serait pourtant résolue par le recours à un certain
nombre de dispositions techniques simples, relevant du pouvoir
réglementaire. Liste des signataires : Amnesty International (section
française) Action des Chrétiens pour l'Abolition de la Torture Association de
Défense des Droits des Etrangers ANAFE (Association nationale d'assistance aux
frontières pour les étrangers) Cimade Comede Droits d'urgence Forum Réfugiés GAS
GISTI Ligue des droits de l'homme Médecins du Monde MRAP Ordre des avocats à la
Cour de Paris Syndicat des Avocats de France Syndicat de la Magistrature (source
: Samizdat)
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Greffes de microprocesseurs : il ne manque qu´un feu vert
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Le boulot habituel d´Applied Digital Solutions, une société de Palm Beach
(Floride), est de fabriquer des puces électroniques pour surveiller le bétail.
Elle s´est aussi fait connaître en produisant des bracelets permettant de
localiser des personnes souffrant de la maladie d´Alzheimer. Cette fois, elle
vient d´obtenir l´accord de l´autorité américaine régissant les fréquences radio
pour l´utilisation de puces dans le corps humain, en sous-cutané, et n´attend
plus que l´autorisation de la Food and Drugs Administration. Ces
microprocesseurs sont destinés notamment aux personnes équipées de prothèses :
en cas d´urgence, un simple code-barres invisible greffé, contenant un
descriptif médical, pourrait être scanné. Personne n´a demandé son avis à un
comité d´éthique. (source : Tr
ansfert< /a>)
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Les procédures suivies à l'encontre de militants politiques bretons ne sont pas
acceptables |
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Plusieurs militants bretons font actuellement l'objet de poursuites à
la suite d'attentats dont un a causé la mort d'une personne. La LDH a
déjà marqué sa condamnation sans réserves de ces attentats qui sont
injustifiables. Elle entend, aujourd'hui, dénoncer fermement les conditions dans
lesquelles les trois procédures qui visent divers attentats, dont
celui de Quévert et un vol d'explosif, sont conduites. On
observe ainsi que :
- Les délais d'achèvement normaux des procédures d'instruction sont
largement dépassés au bénéfice d'un usage systématique des
dérogations prévues en matière de terrorisme.
- Certains prévenus restent plusieurs mois sans être entendus.
- Il s'en suit une durée excessive de la détention provisoire.
- Le morcellement des procédures autorise les magistrats instructeurs
à maintenir en détention l'un des mis en examen lorsqu'il est mis en
liberté dans une autre procédure.
Le déroulement de ces procédures atteste d'une interprétation de la
loi peu soucieuse des libertés individuelles et s'éloigne des
prescriptions de la Convention européenne des droits de l'homme.
Ces faits s'inscrivent dans le prolongement des constatations faites
par la FIDH dans son rapport d'enquête sur la section antiterroriste
et dont les dérèglements sont illustrés, par exemple, par l'affaire
dite du "réseau Chalabi". Cette situation est d'autant plus grave que deux mis
en examen ont besoin de soins médicaux : particulièrement celui d'entre eux qui
est diabétique et dont le suivi médical n'est pas assuré pleinement. La LDH
demande que cessent ces dysfonctionnements qui sont rendus possibles par
l'existence même d'une procédure d'exception mise en oeuvre par la section
antiterroriste. (source : Ligue
des Droits de l'Homme)
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Pas de test ADN pour 250 détenus américains
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Le ministère de la justice américain a décidé de couper le robinet à dollars. Un
programme de recherche permettant de tester les marqueurs génétiques (l´ADN) de
250 détenus, pour vérifier la véracité de leur implication dans les faits
criminels qui leur sont reprochés, va être abandonné, a annoncé mercredi 26
décembre, le ministère. L´argent - 500.000 ou 750.000 dollars, selon les
sources-, a été utilisé pour établir l´identité des victimes mortes dans
l´attentat du World Trade Center le 11 septembre dernier. Mais selon le
quotidien USA Today, cette somme aurait "joué un rôle limité" dans
l´identification des victimes. Une enquête menée sous l´égide du ministère
américain de la Justice, rendue publique en 1996, avait établi la
non-implication de 28 personnes, après analyse génétique. Depuis le début des
années 80, la mise en ?uvre de tests ADN a semé le doute sur la culpabilité de
près d´une centaine de condamnés, dont certains à la peine capitale. (source :
Transfert)
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Rapport d'information sur les conséquences pour la France des attentats du 11
septembre 2001 |
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Le terrorisme informatique, s'il n'est pas directement meurtrier, n'en demeure
pas moins extrêmement dangereux lorsqu'il désorganise les systèmes
indispensables au bon fonctionnement et à la sécurité de l'activité économique
ou des moyens de défense du territoire. Certes, bon nombre de systèmes de
transmission et de communication vitaux sont protégés contre d'éventuelles
attaques informatiques de hackers. C'est le cas des moyens de télécommunication
gouvernementaux ainsi que ceux des unités sensibles des armées. De plus,
certains logiciels d'exploitation, en raison de la nature de leurs applications,
sont établis par des équipes spécialisées et ne sont pas vendus au public. On ne
peut néanmoins écarter la menace d'un revers de la main. Or, le plan Vigipirate,
de l'aveu même de M. Jean-Claude Mallet29, lors de son audition par la mission,
ne prend pas suffisamment en compte cette donnée. Il devra être modifié en
conséquence et il a été signalé à la mission qu'un plan spécifique de protection
contre le risque de terrorisme informatique sera prochainement adopté.
(...) Créée par l'ordonnance du 16 novembre 1944, la DST est un service de
renseignement et de sécurité disposant de pouvoirs de police criminelle
spécialisée. Aux termes du décret n° 82-1100 du 22 décembre 1982 qui fixe ses
attributions, elle est compétente pour rechercher et prévenir, sur le territoire
de la République française, les activités inspirées, engagées ou soutenues par
des puissances étrangères et de nature à menacer la sécurité du pays, et plus
généralement pour lutter contre ces activités. Concrètement, les missions de la
DST sont de trois types : contre-espionnage ; contre-terrorisme ; protection du
patrimoine économique et scientifique. Aux termes de l'article 3 du décret n°
95-44 en date du 16 janvier 1995, la DCRG est, quant à elle, chargée de la
recherche et de la centralisation des renseignements destinés à informer le
Gouvernement ; ses 3 850 personnels (dont près de 2 700 répartis sur l'ensemble
du territoire) participent à la défense des intérêts fondamentaux de l'Etat et
concourent à la mission de sécurité intérieure. La sous-direction de la
recherche est plus particulièrement concernée par la lutte contre le terrorisme,
puisque c'est elle qui centralise les renseignements en la matière tout en
surveillant les groupes à risques qui agissent dans le pays. La coordination de
l'action de ces services avec les investigations judiciaires est assurée par
l'Unité de Coordination de Lutte Antiterroriste (UCLAT), créée en octobre 1984
et regroupant sous l'autorité du directeur général de la police nationale les
chefs des services actifs de la police (DST, DCRG, DCPJ), de la Gendarmerie
nationale et du service de renseignement extérieur (DGSE). L'ensemble de ces
services travaillent avec les magistrats du service central de lutte
anti-terroriste (14ème section) du Parquet de Paris. Le cadre juridique actuel
apparaît le plus souvent adapté aux services concernés. La mission d'information
a pris bonne note du niveau satisfaisant de coopération entre les services de
police en charge de la lutte contre le terrorisme, qui a été exprimé par leurs
différents responsables. Elle observe néanmoins qu'une meilleure collaboration
est parfois souhaitée : la mise en place de l'UCLAT n'a pas empêché les
rétentions d'informations et les rivalités internes. En effet, comme l'a
expliqué l'un des témoins auditionnés par la mission, « les dysfonctionnements
dont font état la presse sont toujours à rapporter à de fortes personnalités.
Sous l'Empire, j'imagine qu'il devait y avoir des maréchaux dont la personnalité
était très forte. Même chose en matière de lutte contre le terrorisme. Le
système en place est donc bon, mais il faut savoir commander les fortes
personnalités. » Il faut donc accroître les échanges de renseignements au niveau
national, en donnant au besoin un rôle décisionnel et organique à l'UCLAT, tout
en conservant le maillage des services. Face au défi du terrorisme islamiste,
davantage de moyens financiers et humains doivent être dégagés en faveur des
services de renseignement intérieurs. De même, la coopération de ces services
doit également être institutionnalisée au niveau européen (via un comité
européen de renseignement déjà suggéré précédemment), car c'est à cet échelon
que la coopération policière contre le terrorisme qui nous menace est désormais
le plus pertinent. (source : Assemblée
Nationale)
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Le Syndicat de la Magistrature a pris connaissance du rapport au Premier
ministre rendu par Julien Dray le 19 décembre 2001. Ce rapport, simple caisse de
résonance des revendications policières, qui assimile des garanties
fondamentales de procédure à des paperasseries sans intérêt, n'a manifestement
pas été élaboré avec le sérieux qu'on est en droit d'attendre d'un
parlementaire chargé de légiférer. Les propositions de Julien Dray nécessitent
que l'on modifie la loi pour revenir sur des garanties fondamentales pourtant
prévues par la convention européenne des droits de l'homme comme l'obligation de
faire comparaître aussitôt toute personne arrêtée devant un magistrat. En
différant l'avis au parquet de trois heures, on compromettrait non seulement la
possibilité pour l'autorité judiciaire de diriger les enquêtes mais également de
jouer son rôle constitutionnel de garant des libertés individuelles. Le rapport
rendu par Christine Lazerges sur la loi sur la présomption d'innocence démontre
que la position de Julien Dray est heureusement loin de recueillir l'adhésion
des parlementaires de la majorité mais également de la garde des sceaux qui
s'est prononcé publiquement et vigoureusement contre le rétablissement de la
garde à vue des témoins. (source : Syndicat de la
Magistrature)
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Les données dérobées par le virus BadTrans intéressent le FBI
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On savait déjà que le virus Windoze BadTrans installait sur les systèmes de
ses victimes un keylogger qui lui permettait de dérober ce que l'utilisateur
tapait au clavier, ainsi que divers documents etc présents sur la machine, et
envoyait le tout par e-mail à des adresses bidon. On découvre aujourd'hui que
ces données dérobées sur les ordinateurs des victimes intéressent bigrement le
F.B.I. qui a tenté de les saisir auprès d'un fournisseur correspondant à l'une
des adresses bidon. Chez celui-ci, il n'y est apparemment pas parvenu. Mais ces
données étaient envoyées vers plusieurs fournisseurs différents. Quid des autres
? Les données ainsi dérobées ne donnent aucune information sur l'auteur du virus
et ne permettent pas de remonter jusqu'à lui. Par contre, elles peuvent donner
beaucoup d'informations sur les victimes du virus. Mots de passe, fichiers
confidentiels, etc... Certains remarquent que le virus BadTrans a beaucoup été
propagé à travers des mailing-lists d'activistes politiques, d'organisations
anti-mondialisation, gauchistes, anarchistes, etc, et que de nombreuses
personnes ayant des activités "politiques" diverses ont reçu ce virus
directement et de provenance lointaine et inconnue. (source : 01net)
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Les informaticiens tenus au secret
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Est-ce le début de la reconnaissance du secret professionnel pour les
informaticiens? Deux d'entre eux, chargés de la maintenance du réseau
informatique de l'école supérieure de physique et de chimie industrielle
(Espci), ont été condamnés lundi avec le patron de leur labo par la cour d'appel
de Paris pour avoir lu les e-mails d'un étudiant à son insu «afin de le
confondre». Si l'arrêt confirme bien le jugement de première instance
(Libération du 21 novembre) en condamnant les prévenus pour cette «violation de
correspondance privée», il reconnaît aussi la spécificité du métier des
«administrateurs-système», les informaticiens chargés de veiller à la bonne
marche des réseaux: «Il est dans [leur] fonction [...] qu'ils aient accès aux
messageries et à leur contenu» notamment pour des raisons de «sécurité». Bref,
les administrateurs des réseaux peuvent par nécessité ou par hasard lire les
e-mails, mais certainement pas les communiquer à autrui, même si leur hiérarchie
l'exige. «C'est l'ébauche d'une sorte de secret professionnel», remarque
Paul-Albert Iweins, l'avocat de l'un des deux informaticiens. (source : Libé
ration
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«On est tétanisés devant les attaques»
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Malaise des magistrats, alors que les détentions provisoires se multiplient :
"Il est tout de même invraisemblable que les décisions de justice doivent se
prendre dans un tel climat de pression, celle de l'opinion publique et celle des
syndicats de policiers. Nous sommes tétanisés, et ce qui est dommage c'est qu'il
n'y ait aucune grande voix dans la magistrature pour dire: "Ça suffit devant ces
dérapages"», commente un membre du parquet d'un tribunal d'Ile-de-France. Ce
sentiment navré, cette amertume, voire cette exaspération sont très largement
partagés dans la magistrature. La montée du discours sécuritaire, la
revendication par les policiers de plus fréquentes mises en détention et la
complaisance des autorités politiques ont installé dans les rangs des juges un
malaise plus discret mais néanmoins profond, que Jospin aura aussi à traiter.
Depuis la mise en oeuvre, en janvier 2001, de la loi sur la présomption
d'innocence bête noire des policiers , le nombre de détenus provisoires n'avait
cessé de baisser et la ministre de la Justice s'était publiquement félicitée
devant une décrue de 23 %. Trois mois de polémique sur la sécurité et le
retournement est spectaculaire: les chiffres regrimpent. «On ne sait pas où cela
va s'arrêter, c'est fou!», commente désabusée une juge. Le climat est à la
répression. A la maison d'arrêt des Hauts-de-Seine, un membre du personnel
raconte: «C'est effrayant, les policiers arrêtent à tour de bras et le tribunal
de Nanterre cogne très durement. On voit des gens très jeunes, plus de la moitié
sont des détenus provisoires, les autres sont condamnés à de courtes peines. La
population carcérale avait baissé en début d'année, mais depuis l'application du
plan Vigipirate, c'est la catastrophe!» Un président de tribunal de la région
parisienne souligne: «On est un peu tétanisés devant les attaques subies. Et
pendant ce temps-là, Fleury-Mérogis est en train de se remplir à toute vitesse.
On y remet des matelas par terre, actuellement et on constate un durcissement
des relations avec le personnel.» (source : Libé
ration
)
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Données personnelles : France Telecom épouse l´Alliance
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Mercredi 19 décembre 2001, France Telecom et six autres gros groupes d´envergure
internationale ont rejoint Liberty Alliance en tant que membres fondateurs et
membres du comité de direction. Cette plate-forme privée vise à définir des
normes mondiales pour la gestion des données personnelles et les procédures
d´authentification. Constituée le 26 septembre dernier, elle réunissait déjà 33
grandes entreprises dont Sun (le grand rival de Microsoft), Cisco, AOL Time
Warner, General Motors, Vodafone, United Airlines, Sony, Nokia, Bank of America
ou encore eBay. Cette initiative concurrence Passport , le système
d´identification numérique de Microsoft. Liberty Alliance adopte une approche
groupée qui bat en brèche le contrôle des données personnelles par un seul
acteur. Néanmoins, dans les pages du site Internet de Liberty Alliance, la
définition très large de l´identité d´une personne n´est pas très rassurante : "
l´identité se réfère à l´information, comme les numéros de téléphone, les
numéros de sécurité sociale, les adresses, l´historique de crédit et les
coordonnées bancaires ". Reste à espérer que les déclarations de Liberty
Alliance en faveur du respect de la vie privée ne soient pas que de pure forme.
(source : Transfert)
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À paraître : L'alibi Ben Laden
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Lors de la guerre contre les Soviétiques en Afghanistan, Oussama Ben Laden
devint l¹intendant des moujahideens, gérant les fonds de la CIA pour le
compte des services saoudiens et pakistanais. Aujourd¹hui, bien que présenté
comme l¹ennemi public n° 1, le même Ben Laden, toujours en service commandé,
est utilisé comme épouvantail par les faucons américains.
Contrairement à ses déclarations devant le Congrès, Bruce Hoffman, l¹expert
en terrorisme du lobby militaro-industriel, avait anticipé l¹attentat contre
le World Trade Center et l¹avait même décrit lors d¹une conférence aux
officiers de l¹US Air Force, en mars 2001.
En janvier, le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait appelé de ses
v¦ux un " Pearl Harbor spatial " pour susciter un sursaut militaire,
l¹abandon du traité ABM et la construction du bouclier anti-missiles. Le 11
septembre, il ne cachait pas sa satisfaction devant cette " divine surprise
".
Le vice-président Dick Cheney refuse de transmettre au Congrès les
comptes-rendus des réunions ultra secrètes du NEPD : certaines d¹entre elles
portaient sur les stratégies à mettre en ¦uvre pour construire un pipe-line
à travers l¹Afghanistan.
Toutes ces informations sont développées dans La Note d¹information du
Réseau Voltaire #240-241 à paraître le 14 décembre à 18h.
Cette Note est distribuée par mail à tous les abonnés. Si vous n¹avez pas
encore souscrit d¹abonnement, il est possible de régler en ligne sur
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seauvoltaire.net/presentations/abonnements.htm
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La sécurité informatique, toujours parent pauvre des budgets des entreprises
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Le FUD de la semaine :
Cybercrimes, piratage, attaques virales: malgré les
énormes enjeux, la protection de l'information stockée sur les ordinateurs ou
les serveurs internet est encore négligée par 70% des entreprises en Europe,
même si les directions informatiques en font de plus en plus leur priorité.
L'usage croissant d'internet impose "d'organiser la riposte au niveau
international, mais aussi d'associer plus souvent le public et le privé dans
les politiques de sécurité", souligne le commissaire divisionnaire Daniel
Martin, en présentant son livre "Cybercrimes, menaces, vulnérabilité et
ripostes".
L'opérateur internet PSINet indiquait récemment que "77% des responsables
informatiques interrogés en France prévoient de mettre en place des mesures de
protection des données".
Pour les entreprises, les failles de sécurité représentent désormais un
risque menaçant directement leur survie: "60% des petites et moyennes
entreprises qui ont eu un sinistre informatique disparaissent dans les cinq
ans", selon Andersen Consulting. Il est urgent d'organiser la riposte,
soulignent les experts. Alors que les
outils permettant le piratage par internet sont aujourd'hui disponibles sur le
web, "on estime à 19 millions le nombre de personnes dans le monde qui
seraient capables de lancer des attaques contre les entreprises", affirme M.
Martin.
Serge Kerbrat directeur France du groupe américain ISS, spécialisé dans la
sécurisation des réseaux, indique que "65% des directeurs informatiques ne
disposent dans leur budget que de 150.000 F pour la sécurité".
La perte moyenne liée à une intrusion dans un réseau d'entreprise, par
exemple pour "défacer" (le modifier en y ajoutant des textes ou des images
osées) un site web, est de 3,6 millions d'euros, selon une récente enquête de
PricewaterHouse. (source : AFP)
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« Pour en finir avec la prison »
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Dans son dernier livre,
Pour en finir avec la prison, Alain Brossat poursuit le
questionnement, initié dans ses précédents ouvrages, sur les formes
spécifiques de la violence contemporaine.
J'ai traité la prison comme un domaine dexception. Il ne faut pas
entendre par là un état dexception accidentel, une survivance du
passé, quelque chose de provisoire et donc de réformable.
Lexception que constitue la prison doit être reliée à la
souveraineté, au droit entendu comme droit du souverain, droit de
disposer en général de la vie de ses sujets (mort, bannissement,
exclusion, exposition à la mort). Lexception qui règne en
prison est une exception réglée, nécessaire, une exception
indissociable de la prison en tant que lieu de manifestation de la
souveraineté, de la puissance de lEtat. Lexhibition de la
souveraineté, du droit « exceptionnel » du souverain,
quil sagisse dun roi ou dun Etat démocratique, passe nécessairement
par une violence « fondatrice ». A lorigine
du droit, il y a une violence fondatrice que lEtat réactive à
chaque fois en exerçant sa souveraineté. Tout au long de mon
livre, jessaie de montrer quon peut aborder la question des
prisons dune autre manière que lapproche humanitaire qui reste
prisonnière de la croyance quon peut réformer les prisons en y
injectant du droit et en améliorant les conditions matérielles.
Lapproche humanitaire conduit à faire comme sil nexistait
quune seule notion, quune seule forme de droit, le droit des
individus, un droit immunitaire, un droit dêtre protégé,
garanti, assuré contre les agressions, violences et empiètements des
autres et des institutions. Comme si le droit de souveraineté, le
droit de lEtat proprement dit nexistait plus, seffaçait
complètement devant celui des individus, le droit humanitaire. Ce qui
est évidemment une vue de lesprit. Rien nest plus facile pour
lEtat que dobtenir des dérogations, sous prétexte de
terrorisme ou de lutte contre le trafic de drogue, pour enfreindre les
droits et libertés individuelles (protection du domicile, de la vie
familiale et privée, e mail).
(source : Interdits.net)
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Un cyber-dissident chinois condamné à 4 ans de prison
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Selon un juge contact par l'AFP, Wang Jinbo, 29 ans, a été reconnu coupable
de subversion jeudi par le tribunal intermédiaire de Linyi, situé dans la
province orientale du Shandong, et condamné à quatre ans de prison.
Le juge a ajouté que le dissident se préparait à faire appel.
Arrêté en mai dernier pour avoir notamment exigé la révision du verdict
officiel porté sur le mouvement de 1989 et réclamé la libération des
prisonniers politiques, Wang a effectué plusieurs grèves de la faim en prison,
selon le Centre d'information sur les droits de l'Homme et la démocratie en
Chine, basé à Hong Kong.
Son procès s'est déroulé le mois dernier, mais le verdict n'avait pas été
immédiatement annoncé. En septembre, un tribunal de la province centrale du
Hunan avait condamné
Zhu Ruixiang à trois ans de prison pour avoir relayé à des amis des
informations de presse et essais critiquant la politique du gouvernement
chinois.
Un mois plus tôt, le procès du "cyber-dissident" Huang Qi, accusé d'avoir
diffusé des informations politiques sensibles sur son site internet, s'était
achevé secrètement devant un tribunal du sud-ouest de la Chine, mais aucun
verdict n'avait été immédiatement annon |
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