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do U think Big Brothers are sexier ?)


BlahBlahBlah = revue de web & copiés/collés :]
News from Big Brothers. Trucs de vie privée !)

base target_blank : & archives

27.10.00

transfert-Moi, Stéphane C., 26 ans, condamné pour délit d’hypertexte
L’essence même de la Toile, le lien hypertexte, est en péril. Attaqué de toute part par les défenseurs des droits d’auteur. Mardi 24 octobre, au tribunal correctionnel d’Épinal, un jeune homme de 26 ans, Stéphane C., a écopé de quatre mois de prison avec sursis et de 20 000 F d'amende. Motif : son site perso, hébergé chez Tripod, proposait des liens pour télécharger gratuitement du MP3. "Nous avons envoyé à l’auteur du site des mails à caractère préventif en rappelant la législation en matière de propriété intellectuelle", souligne Laurence Marcos, responsable du bureau anti-piraterie à la SCPP. Face aux menaces, le jeune homme ferme son site avant de le réouvrir chez un hébergeur différent basé à l’étranger. L’enquête menée par la police judiciaire, avec perquisition et saisie du matériel informatique à la clef, a démontré qu’aucun fichier MP3 mis en cause n’était stocké sur le site de l’internaute. Qu'importe, le juge Christian Chazel estime que dans cette affaire "l’auteur d’un lien permettant de télécharger un contenu illégal est condamnable au même titre que celui qui stocke le contenu". La démarche de la SCPP est limpide : "Il s’agit de clarifier les choses : les sites de liens MP3 constituent une activité illicite. Dans certains cas, rappelez la loi ne suffit pas, il faut aussi l’appliquer", explique Laurence Marcos. Stéphane C. a également été condamné à une publication du jugement dans la presse régionale et sur la Toile. Histoire que le message passe. En attendant, Stéphane C. gagne 5 800 F par mois et devra verser à la SCPP 20 000 F de dommages et intérêts. Le salaire du jeune homme est ridicule comparé aux gains des artistes et que ce jeune homme puisse "ruiner" des chanteurs comme Pascal Obispo ou Madonna semble bien improbable – même s’il n’est pas seul à réaliser ce genre de sites. Quant à la "piraterie" sur le Web, elle est encore loin de représenter les gains générés par les CD pirates vendus en Asie…

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transfert-La vraie fausse cyber-guerre israélo-palestinienne
Guerre du Web, Cyber-guerre, guerre électronique... Depuis quelques jours, les agences de presse, reprenant sans grand esprit critique les déclarations officielles israéliennes, ont unanimement décrété que le conflit israélo-palestinien se poursuivait sur Internet. Les actions présentées par les autorités israéliennes concerneraient des individus qui se seraient, grosso modo, mis d’accord (comment ?) pour demander simultanément la page d’accueil des sites en question. En plus d’être archaïque, il y a peu de chances que cette méthode fonctionne, vu la stature des sites visés. Consulté par Transfert, un hacker étouffe un rire jaune : " Les Israéliens sont très forts dans le domaine de la guerre électronique. Ils ont mis les moyens depuis longtemps pour développer des capacités d’attaque, de protection et de recherche des auteurs de piratage. Ce qui est décrit ici n’a rien à voir avec une cyber-guerre. "

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VNUnet- Une caméra pour protéger votre PC
Sony annonce une nouvelle webcam, la CMR-P1 USB, qui non seulement est utile pour la visioconférence, mais permet également de protéger l'accès de son PC. Elle est en effet livrée avec un logiciel de protection biométrique développé par Keyware. Pour reprendre le contrôle de son PC après le déclenchement de l'économiseur d'écran, l'utilisateur doit montrer son visage à la caméra et prononcer un mot de passe à haute voix. Il ne s'agit donc pas d'une solution de haute sécurité puisqu'il suffit de redémarrer la machine pour y avoir accès...

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NewsBytes- Le Laos régule le net
La République Démocratique du Peuple du Laos vient d'avertir ses citoyens qu'il ne tolèrerait pas certaines pratiques et types de publication sur l'internet. L'arsenal répressif mis en place pour ceux qui violeraient ces règles va de l'avertissement à l'expulsion en passant par des amendes ou l'"éducation". Ainsi, la pornographie est interdite, ainsi que la publication d'informations "incorrectes ou inacceptables, destinées à nuire à l'honneur et aux droits des individus, groupes et organisations. De plus, il ne faut pas mentir, contester le Parti Révolutionnaire du Peuple du Laos et le gouvernement du pays, "détruire la paix, l'indépendance, la démocratie, l'unité et la prospérité" de la RDP ou soutenir les activités qui perturbent la paix et le bonheur de la communauté...

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ITWeb- Afriques du Sud : les FAI complices de pédophiles
Les fournisseurs d'accès à internet doivent dénoncer ceux qui se servent de leur bande passante pour consulter des images pédophiles, et peuvent être considérés les comme "complices après coup" s'ils ne coopèrent pas, ou pas assez. La nouvelle loi interdit également de posséder des images truquées où l'on verrait une tête d'enfant sur un corps d'adulte...

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VaKooler- Arnaud, maître du web, coupe la pub
Suite à un article relatant ses divers revers de fortune, notamment avec Europ@web, le fond d'investissement de Bernard Arnault, paru dans le Nouvel Obs, le groupe LVMH a décidé d'interrompre le budget publicitaire pour toutes les marques de son groupe dans le Nouvel Obs. Forcément, la décision est assortie de l'excuse bidon et passe-partout : il s'agirait de "restrictions budgétaires". Notons également que l'article en question qui était en ligne sur le serveur web du Nouvel Obs a mystérieusement disparu... Que disait-il ? sur la déroute financière d'Europ@webOn y apprend notamment que : la dissolution pure et simple d'Europ@web est à l'étude, la banque en ligne Ze Bank est en retard à cause d'une dispute entre Sema Group (le prestataire technique) et Europ@web sur des questions de propriétés intellectuelles, ce qui risque de couter 250 MF à Europ@web faute d'avoir bien lu le contrat, 700 MF ont été investis dans MP3.com qui vient d'être condamné a payer une amende record de 2 milliards de francs (conséquence directe: chute du cours de l'action d'MP3.com de 28 à 4 dollars), Aucland.fr est la principale catastrophe du groupe : iBazar.fr détient 80% du marché...
[ Source : Canard Enchainé du 25/10 ]

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Associated Press- Ford fout plein de caméras dans sa future voiture
Le service de recherche en sécurité de Ford vient de révéler les futures améliorations qui pourraient équiper leurs voitures, en vue de connaître la réaction des consommateurs, et d'entamer une "processus d'éducation" du public. Au menu : une caméra qui prend des images par intermittence, et se déclenche automatiquement en cas de choc grâce à un capteur sensoriel, transmettant par téléphone portable aux autorités les images avant/après l'accident afin d'aider les secours à estimer le nombre et l'état des blessés, 10 caméras (dont une équipée pour la vision nocturne) tout autour de la voiture afin d'éliminer les angles morts, une autre, liée à des lumières infrarouges, qui vise les yeux du conducteur afin d'ajuster les instruments de bord et son siège à sa position, et des capteurs sur les côtés de la voiture liés à des airbags pour les piétons...

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Manufacturing Monsters - Index on Censorship
Dans le dernier numéro de “Index on Censorship” (no 5, 2000) intitulé “Manufacturing Monsters” [La Fabrication des monstres], plusieurs auteurs abordent la façon dont les médias occidentaux pensent, fomentent ou en fait font souvent la promotion des intentions des gouvernements et/ou des croisades d’opinion publique. Stanley Cohen, qui présente les discussions sur ce thème, traite de la façon dont la culture de consommation, fondée sur l’image, caractéristique des démocraties modernes, permet l’existence de l’“amnésie culturelle”. Dans un tel contexte, écrit Cohen, “le passé n’est pas délibérément oblitéré et réécrit”, comme ce fut le cas de nombreuses sociétés communistes, où on a littéralement effacé des photos certains individus. Dans un régime où les médias entretiennent des profils personnels, pratiquent la diffamation instantanée, la quasi-information et font des documentaires sur le mode du roman feuilleton à prétention véridique, Cohen fait valoir que l’on efface le passé sans qu’il soit nécessaire de recourir ni à la censure, ni à la propagande ni à un ministère de la Vérité, ni même à une méta-théorie sur ce qui est bien et ce qui est mal.
(Source : Echange International de la Liberté d'Expression)

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ZDNet - Actualité / Société / 15 “crimes” internet à la sauce pékinoise
Un mois après l'adoption de règles strictes sur le contenu des sites internet en Chine, le gouvernement s'apprête à mettre à jour son son code pénal pour y inclure les « crimes internet ». Ce texte est appelé en anglais Decision on Safeguarding Internet Safety and Information Security (Protection de la sécurité de l'internet et de l'information) et comprendrait 15 crimes et délits, dont le colportage de « rumeurs » contre le gouvernement, le dénigrement du « régime socialiste » ou le fait de « détruire l'unité de la nation » via l'internet, les fausses informations liées aux transactions boursières, la création de sites pornographiques (ou de liens vers ces sites), qu'il s'agisse de textes, de vidéos, d'images, etc., les insultes et la calomnie via le net, L'atteinte à la propriété intellectuelle d'autrui, l'atteinte à la réputation ou au commerce d'autrui.

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26.10.00

Madchat.org-News des World Compagnies
L'acces a HushMAIL depuis la W.C. AOL a CESSE de fonctionner recemment. HushMail fournit des eMails Web a consultation anonyme et un systeme d'encryption puissant a clef-paire entre les users@hushmail.com.
Les utilisateurs "premium" d'Anonymizer.Com n'ont plus d'acces a Hotmail.com. Meme raison, Microsoft a pris des mesures pour reduire les libertes individuelles au point de leur inexistance, sous couvert "d'eMail Web Anonyme" ou de "Surf Reelement Prive" dont Aol fait aux US la pub teleprogrammee.
Voir AOL cenSure HushMail de la toile & Why doesn't Hotmail work?.

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transfert-Criminalité informatique : le G8 patauge dans les poncifs
Lapalissades et incompréhension des enjeux semblent être la spécialité des "experts" du G8 lorsqu'ils abordent l’épineux problème de la sécurité du Réseau. Enfermés dans une démarche purement défensive, les représentants des huit pays les plus industrialisés, réunis à Berlin du 24 au 26 octobre, ont pris toute la mesure du terrible danger qui menace le monde. Et que dire du blanchiment d’argent via les paradis fiscaux ? Petit exercice de style... Si l’on prend le rapport parlementaire sur le blanchiment en Europe, on trouve cette phrase en introduction de l’une des parties : le "Liechtenstein n'est guère connu du grand public mais est très réputé auprès des hommes d'affaires et de tous ceux qui souhaitent, dans l'anonymat et l'impunité la plus totale, y placer des fonds d'origine douteuse. La mission s'est attachée à démontrer comment le Liechtenstein a délibérément choisi de construire sa prospérité sur le développement des services financiers et a, de ce fait, accepté de devenir un des hauts lieux du blanchiment de l'argent sale." Remplaçons "Liechtenstein" par "Internet" et on retrouvera aisément les angoisses paranoïaques de nombreux dirigeants politiques dont la compréhension des fondements techniques du Réseau reste finalement proche de zéro. Bref, le cybercrime en est encore au stade de la petite arnaque à trois sous, mais les "experts" y voient une menace qu'"il faut circonscrire au plus vite, quitte à empiéter sur les libertés individuelles".

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InternetActu- Washington lutte contre le "tracking"...
L'administration américaine redouble ses efforts pour protéger la vie privée des internautes depuis qu'un rapport du Congrès a révélé que les agences fédérales les espionnaient en ligne. Malgré l'interdiction de la Maison-Blanche, 13 sites d'agences gouvernementales utilisent secrètement une technologie de "tracking" qui communique des informations à des sociétés privées.
Parmi ces agences qui utilisent des "cookies" pour enregistrer des informations sur les habitudes de surf des internautes, le Bureau de Comptabilité générale a ainsi répertorié les services des statistiques de l'emploi, du contrôle de l'utilisation des stupéfiants, de la gestion du personnel, du développement du commerce, et bien d'autres. En juin dernier, le service de gestion du budget de la Maison-Blanche avait déclaré que les sites gouvernementaux qui utilisaient des "cookies" devaient le signaler clairement aux visiteurs. Interrogé, le site des programmes fédéraux forestiers, par exemple, a déclaré qu'il n'avait pas conscience de ces surveillances.

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Droit et Nouvelles Technologies - Vie privée au bureau : première décision belge
Dans un jugement en date du 2 mai 2000 le Tribunal du travail de Bruxelles rejette la justification du licenciement pour motif grave d’un employé qui entretenait des relations épistolaires intimes par courrier électronique à partir de son lieu de travail. Il condamne néanmoins le salarié à des dommages et intérêts pour avoir abusé de la messagerie interne dans un but personnel. L’employeur observait depuis plusieurs mois un retard très anormal dans l’accomplissement des tâches de son responsable du système informatique. Ayant décidé de contrôler l’activité professionnelle de cet employé prétendument surchargé, il a découvert que ce dernier entretenait une relation épistolaire électronique très dense avec une autre employée pendant ses heures de travail. Ces messages « chauds » démontraient en outre que l’employé était bien peu concentré sur son travail. S’appuyant sur l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’Homme, le tribunal estime que l'échange de courriers électroniques entre les deux employés relève de leur vie privée. Cependant, la grande fréquence des échanges justifie un licenciement pour faute légère et le paiement de dommages et intérêts au profit de l’employeur. La vie privée des deux employés a ainsi été préservée. Mais ceux qui pratiquent l’échange intensif de courriers électroniques ou la navigation sur Internet à des fins personnelles sur leurs lieux de travail ne peuvent guère plus prétendre à l’impunité.
(Source : Juriscom.net

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New York Times- Quand la corbeille menace la liberté d’expression
Dans son essai intitulé “In Defense of the Delete Key”, le juge Rosenbaum suggère une limite de six mois pour utiliser les déchets numériques comme moyen de preuve. Au-delà de cette période, les fichiers supprimés sont considérés comme légalement périmés. Lorsque nous vidons la corbeille de notre ordinateur ou que nous utilisons la touche de suppression, l'information ne disparaît pas, elle est simplement mise hors de notre portée, cachée dans un coin obscur de notre disque dur. Mais le juge James M. Rosenbaum estime qu'une telle information doit bel et bien être considérée comme supprimée. Il remarque que les données “ressuscitées” peuvent causer du tort à un intimé si elles sont utilisées et interprétées hors de leur contexte. Selon le juge de la Cour du district du Minnesota, la mémoire éternelle de l'ordinateur provoquerait l'autocensure chez les utilisateurs. Une situation que les principes de liberté d'expression garantis par le 1er amendement de la Constitution américaine ne sauraient tolérer.
(Source : Juriscom.net)

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transfert-Regarde la télé ou tu iras en prison !
Georges Orwell en avait rêvé, c'est désormais chose faite : il est possible d’envoyer des gens en prison s’ils refusent de regarder la télévision. C'est en tout cas ce que viennent de vivre deux adolescents de l'Ohio. Leur obédience religieuse [dont l’une des branches est classée comme secte dans le rapport de l’Assemblée nationale française], ne les autorise qu'à écouter les bulletins météos et les infos à la radio, limite leur utilisation du téléphone et leur interdit les jeux vidéos, le cinéma et la télévision. Problème : leur collège est l'un des 12 000 établissements scolaires américains sous contrat avec Channel One, une société qui diffuse quotidiennement, à plus de 8 millions d'écoliers, 10 minutes de "reportages", et 2 de publicité, en échange du prêt des postes de télévision. Le règlement intérieur de leur école est formel : leur refus de regarder la télé en classe s'apparente clairement à une "absence injustifiée", punie… d'un passage en prison. C'est comme ça…

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Wired- l'Allemagne pourrait passer une loi protégeant la vie privée au travail
"L'Union Européenne a récemment fait une déclaration qualifiant la vie privée au travail de droit de l'homme", a déclaré Ari Schwartz, du Center of Democracy and Technology de Washington. Le porte-parole du ministre du travail allemand a confirmé la semaine dernière qu'un loi protégeant la vie privée au travail, et interdisant la surveillance des e-mails des employés, était en discussion et pourrait être votée d'ici la fin de l'année. Bien qu'il ne s'agisse encore que de discussions, Gerhard Schroeder et Joschka Fischer ont déjà pris parti pour le droit à la vie privée électronique. Une telle mesure, à même de créer, ou maintenir, un climat de confiance entre l'employé et l'employeur, pourrait de plus lutter tontre la "fracture numérique". Le double effet "mail-cool"...

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Le Monde Interactif- www.gilc.org
« IL N'Y A PAS de frontière dans le cyberespace. L'action d'un seul gouvernement ou d'une organisation multinationale peut avoir un grand impact sur les droits des citoyens dans le monde entier. » Pour défendre la liberté d'expression et protéger la vie privée des internautes à l'échelle internationale, une soixantaine d'associations américaines et européennes coordonnent leurs actions au sein d'une structure baptisée GILC (Global Internet Liberty Campaign). Il s'agit d'un club assez ouvert puisqu'on y trouve aussi bien la vénérable American Civil Liberties Union, fondée en 1920 et forte de 275 000 membres, qu'un groupe de hackers autrichiens...
Depuis plusieurs mois, la GILC s'est lancée dans une bataille difficile contre un adversaire de taille : le Conseil de l'Europe, qui prépare un projet de traité sur la cybercriminalité (conventions. coe. int/treaty/EN/projets/projets. htm). L'association estime que le texte est exagérément répressif, et l'a fait savoir en adressant au conseil une lettre ouverte : « Le projet est contraire aux normes en vigueur en matière de protection de l'individu, il étend abusivement les pouvoirs de police des gouvernements, il compromet le développement de la sécurisation des réseaux et réduit la responsabilité des gouvernements dans leurs futures opérations de maintien de l'ordre. » Suit une analyse juridique minutieuse reprenant les principaux articles du texte.

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Iris - Appel a signatures contre le projet de traité sur la cybercriminalité
Dans le cadre du suivi du projet de convention du Conseil de l'Europe sur la cybercriminalité (cf. communiqué d'IRIS et diffusion de la lettre des membres de GILC du 18 octobre dernier), IRIS vient de mettre en ligne un dossier complet sur ce projet, et appelle les organisations basées en France à signer à leur tour la lettre de GILC dénonçant le texte du projet. Seule une mobilisation importante pourrait ralentir le processus, alors que la finalisation du projet est prévue pour fin décembre 2000. Il est nécessaire que le texte du projet de traité soit révisé en profondeur. Ce projet, dans son état actuel, est extrêmement dangereux pour les libertés individuelles et les libertés publiques. Adopté par les 41 pays du Conseil de l'Europe, avec appel à ratification par les pays tiers, il deviendrait un instrument répressif international inédit, au service des pires dictatures comme des toujours fragiles démocraties.

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AFP- Internet et données privées: plus des deux-tiers des Américains inquiets
Les deux-tiers des internautes américains et les trois-quarts des non-internautes estiment que l'internet constitue une menace pour les libertés individiduelles, selon une étude de l'université de Los Angeles (UCLA) publiée mercredi. Au total, 64% des internautes et 76% des non-internautes ont plutôt ou "fortement" acquiescé à la question : "Naviguer sur l'internet constitue-t-il un risque pour la protection des données ?". Seuls 12% des internautes et 13% des non-internautes pensent le contraire, poursuit l'étude, réalisée par le Centre sur la politique de communication à l'université de Californie, à Los Angeles. "Ces inquiétudes demeurent un obstacle à la croissance du commerce sur internet", en particulier chez ceux qui n'achètent pas régulièrement en ligne, poursuit l'enquête. Au total, neuf internautes sur dix sont inquiets, voire très inquiets, quant à la sécurité de leur carte de crédit sur l'internet. "Cette inquiétude recule toutefois substantiellement lorsque les achats en ligne augmentent", note l'étude. Celle-ci, intitulée "Enquête sur le futur numérique", a été réalisée au cours des neuf derniers mois auprès de 2.096 foyers américains dans le but de mesurer l'impact politique, social, culturel et économique de l'internet sur les comportements individuels. "La protection des données privées ressort comme le sujet qui suscite le plus d'inquiétude parmi ceux évoqués dans l'enquête", écrivent ses auteurs.

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Reuters- Proche-Orient: la logique de guerre s'installe aussi sur le web
"Plusieurs milliers d'internautes pro-palestiniens ont lancé une attaque concertée contre le site officiel du ministère israélien des Affaires étrangères et sont parvenus à bloquer totalement le service. "Le site en lui-même n'a pas subi de dégâts, mais, pour le moment, personne ne peut y accéder", a déclaré à la radio de l'armée israélienne le responsable de l'information au ministère. "Il s'agit d'une tentative visant à nous bannir du web menée par des milliers de visiteurs qui se sont connectés simultanément (...). On peut comparer cela à une foule s'efforçant de passer à travers une porte étroite dans un même mouvement; en fin de compte personne ne peut passer", a expliqué Uri Noy. Selon lui, l'initiative de cette attaque serait à chercher du côté d'un site "pro-palestinien et pro-chiite" hébergé aux Etats-Unis dont les auteurs auraient appelé les internautes à se joindre en masse à leur action."

Autrement dit, Reuters résume le communiqué de presse du ministère des affaires étrangères. Déclaration officielle dont Reuters a pris connaissance sur la radio de l'armée israëlienne. Ca, c'est d'l'info ! Y'a qu'à voir le titre : "la logique de guerre s'installe sur le web"... En fait de "logique de guerre", il s'agit de ce qu'on appelle une manifestation virtuelle : des gens décident de cliquer tout plein de fois, ensemble, pour charger une page, un site. Ils peuvent aussi être aidés en cela par un petit programme, somme toute inoffensif, qui charge les pages à leur place. Au final, la charge de cette brigade somme toute légère (face au pouvoir d'un ministère des affaires étrangères et d'une radio militaire, en temps de guerre) peut bloquer un site web, exactement comme quand des grèvistes, ou des manifestants, ou des forces de l'ordre, ou bien l'armée, peuvent bloquer tel ou tel site physique. Sans pour autant que cela soit de l'ordre de la "guerre", en tout cas pas pour les manifestants. Au pire, c'est de la résistance, mais il n'y a ni violence ni dégât physiques. Tout au plus faudra-t'il investir quelque argent par la suite pour améliorer le système informatique, ou encore engager un responsable sécurité... Quant à l'idée de "bannir du web" qui que ce soit, c'est proprement impossible... Contrairement à l'espace physique, l'internet ne connaît pas de frontières, elles sont en tout cas toutes franchissables à l'envi, et la censure ne peut y exister.

Reste qu'il aurait été intéressant que Reuters en dise plus sur ces "milliers de visiteurs" : quelles sont leurs motivations, techniques, modes d'organisation... A tout le moins, quand on donne une information qui émane d'un responsable officiel qui s'exprime sur une radio militaire, ce qu'on appelle aussi de la propagande, on prend la peine d'interroger le parti pris d'un tel point de vue, voire d'aller interroger le parti d'en face. Surtout en cas de guerre. En l'occurence, il nous a été possible d'en savoir plus. En allant consulter la dépêche originale de Reuters... sur le site américain de Yahoo. En occurence, on y lit que "les officiels palestiniens n'ont pas commenté immédiatement les remarques de Noy, qui s'inscrivent dans la féroce guerre de propagande que se sont lancées les deux parties depuis les premiers conflits israelo-palestiniens d'il y a presque 4 semaines. Au moins 131 personnes ont été tués dans ces violences, presque tous arabes." Le correspondant de Reuters à Jerusalem donne aussi l'URL du site bloqué, qui était inaccessible à l'heure où il a lancé la dépêhe, et l'est encore : www.mfa.gov.il. Ce correspondant semble en tout cas mieux faire son boulot que le service de traduction de Reuters.

Sur le site israelien d'IndyMedia, aucune info concernant cette manif' virtuelle, bien qu'IndyMedia soit, en pareil cas, réputé pour apporter des informations moins idéologiquement sécuritaires, émanant qui plus est du terrain même où se trame ce dont il est question, et non de telle ou telle personne recopiant bêtement un communiqué de presse dans sa salle de rédaction climatisée. On y apprend néanmoins, entre autres (beaucoup de textes sont en hébreu), la tenue d'une manifestation conjointe d'arabes et de Palestiniens, les 28 jours de prison d'un jeune Israelien qui a refusé d'aller se battre, on peut aussi prendre connaissance des rapports établis par les associations de défense des droits de l'homme, etc. Il y est question, effectivement, d'une logique de guerre. Qui s'installe sur le web. Mais pas forcément là où on l'attend. En tout cas, si elle émane aussi de manifestants, en butte à des militaires armés, ceux qui protestent virtuellement ne risquent ni de tuer, ni de se faire tuer. En l'espèce, les rapports attestent surtout de violences faites aux manifestants, les militaires ne pâtissant guère de cette guerre.

Pour finir, on rappelera cette autre dépêche (toujours de Reuters...), datant d'il y a 6 jours : "Le Hezbollah affirme que des pro-israëliens ont endommagés son site web. Le site du groupe de guérilla aurait crashé après avoir été pris pour cible par des millions de requêtes et d'e-mails hostiles (certains contenant des virus) venant d'Israel et des Etats-Unis. L'attaque aurait eu lieu suite à l'enlèvement des trois soldats israëliens au Liban. "Nous avons les noms de 8521 serveurs qui ont saboté notre serveur" a déclaré à Reuters le webmaster de www.hizbollah.org/, qui parle d'"e-mail bombing". Le site recueille normalement entre 100 et 300 000 requêtes quotidiennes, et aurait enregistré jusqu'à 9 millions de hits au moment fort de l'attaque. Il est, à ce jour, toujours indisponible. Israël est par ailleurs connu pour être l'un des pays les plus en pointe en matière de nouvelles technologies et d'internet. C'est aussi l'un des rares pays où les forces de l'ordre, et les services de renseignement, n'hésitent pas à engager des hackers pour mener à bien leurs missions.

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25.10.00

transfert- Les Anglais légalisent le flicage des e-mails au travail
Si cette réglementation est soumise à certaines conditions, elle revient en réalité à officialiser la surveillance des communications (téléphoniques et électroniques) au travail. En effet, les six cas de figure pour lesquels les patrons sont autorisés à "veiller" sur leurs équipes leur laissent une importante marge d’action. Autant dire, une liberté totale de surveillance.
Les entreprises peuvent contrôler les messageries de leurs employés, sans leur consentement, si elles "soupçonnent" des "irrégularités". Or, comment une entreprise peut-elle "soupçonner" un de ses employés sans avoir préalablement scruter ses échanges d’e-mails ? En cas de recours en justice d’un salarié, qui dit que l’entreprise ne se retranchera pas, pour sa défense, derrière de prétendus "soupçons d’irrégularité" ?

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Le Temps- Quelle police (suisse) pour Internet?
Fournisseurs d'accès et autorités fédérales s'opposent. L'organisation Union Inside Telecom (UIT), qui réunit les grands fournisseurs privés de services de télécommunication suisse, prenait position en annonçant les résultats d'un rapport commandé à des juristes suisses. «La loi existante est trop vague, résume Marcel Niggli, professeur de droit pénal à l'Université de Fribourg et coauteur du rapport. Avec le système actuel, les responsabilités des fournisseurs d'accès et des hébergeurs sont trop importantes.»
La police fédérale avait rendu un avis au printemps dernier à ce sujet. Selon elle, l'hébergeur est censé contrôler, au moins par sondage, le contenu stocké sur ses serveurs. Il n'a toutefois aucune obligation de dénoncer à la police des contenus punissables. Quant aux fournisseurs d'accès, ils ne sont pas forcés de suivre les recommandations de la police fédérale concernant l'accès à des sites illégaux, mais ont avantage à le faire s'ils ne veulent pas risquer des poursuites.
«Selon la loi actuelle, on prend le risque de voir des hébergeurs qui ont la gâchette trop facile, explique le professeur Niggli. Si un internaute les informe d'une dérive dans un forum de discussion – par exemple un texte plus ou moins raciste –, ils seront tentés de supprimer avant d'enquêter, pour se simplifier la vie. Cela menace la liberté d'expression sur Internet: en cas de doute, le fournisseur effacera par exemple l'ensemble du contenu d'un newsgroup ou d'un site, y compris le contenu légal. Ce n'est pas aux fournisseurs d'accès de juger de la légalité du contenu, mais aux autorités. La police doit prendre ses responsabilités.» L'UIT plaide pour l'élaboration d'une nouvelle loi. Une initiative parlementaire devrait être déposée en ce sens lors de la session d'hiver au Conseil des Etats.

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powow.net - Gare au Big Echelon, entretien avec Philippe Quéau
Je crois que la vie privée est un bien précieux. Peu de gens, malheureusement, se sentent concernés par ce problème. A mon avis, le sujet n'est pas bien mis en valeur, même si on en parle dans les journaux. En ce moment, c'est un peu la jungle bien que l'on commence à édicter des lois, comme pour les directives européennes ou les recommandations de l'OCDE qui n'ont aucun pouvoir normatif. Cela reste effectivement très mou et le restera longtemps - tant que l'opinion publique ne prendra pas conscience du danger qui guette la vie privée, sur Internet et ailleurs.
Contrairement à certains groupes de pression, je ne crois pas qu'il faille déclarer « off limit » le cyber-espace. Je crois que cela est totalement irresponsable et irréalisable : pour combattre les comportements délictueux sur le Net, il faut des régulations, il faut un droit international qui fasse respecter les droits de tous. Si les Etats sont d'accord pour fabriquer du droit, un droit mondial comme le GATT, il est tout à fait possible de réguler concrètement Internet. De la même façon, il serait possible d'éradiquer les paradis fiscaux ! Le cyber-espace n'est pas quelque chose de volatile, on peut parfaitement en contrôler les acteurs. S'il y a avait une volonté mondiale de créer un droit mondial pour les sujets aujourd'hui hors du droit, cela serait possible. Je crois qu'avec Internet émerge une communauté intégrée qui relève de ce droit. C'est peut-être l'amorce d'une gouvernance mondiale qui intègrerait les cinq continents.
. Comment voyez-vous Internet dans les 20 prochaines années ?
Il y aura des applications de en plus performantes qui pourront quadriller notre vie jusqu'à mettre de l' Internet dans chacun de nos objets quotidiens ; chacun de nos organes pourra recevoir une adresse Internet et être surveillé médicalement. Le quadrillage par Internet de notre vie, de notre espace, sera de plus en plus fin.

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24.10.00

ZDNet - SafeWeb, un site pour surfer incognito
Le site SafeWeb fait office d'intermédiaire entre le web et l'utilisateur. Il protège l'anonymat de l'internaute grâce une technologie baptisée “PrivacyMatrix”. Ce procédé s'appuie sur le dispositif de protection de la vie privée mis en place aux États-Unis par des banques et des instituts financiers pour protéger leurs transactions. Il rejoint ainsi des outils tels qu'Anonymizer ou iPrivacy, en passe de devenir de véritables phénomènes de l'internet. SafeWeb permet également de bloquer l'enregistrement des cookies et de visualiser qui tente d'en envoyer sur le disque dur de l'utilisateur. SafeWeb peut également neutraliser l'ouverture intempestive de pop-up (fenêtres) et vérifier les contenus actifs de sites web tels que les JavaScript ou VBScript. Selon SafeWeb, « deux des fondateurs sont de descendance chinoise et iranienne : ils sont sérieusement préoccupés par la politique de réglementation de l'internet dans leur pays ». La “mission” que s'est fixée SafeWeb n'est rien d'autre que « d'éliminer les abus relatifs à la vie privée sur internet qui sont répandus aux États-Unis et dans le reste du monde, ainsi que de permettre à des personnes situées n'importe où dans le monde d'apprécier un internet sécurisé et respectant la vie privée ».
Selon Les Echos, leur modèle économique reposerait cela dit sur le fait que la barre de pub qui s'affiche lors des surfs via SafeWeb se calquerait aux types de sites visités, induisant donc une surveillance passive de l'internaute.

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transfert-Logiciels avec mouchards intégrés
Comment rentabiliser un "freeware", un logiciel gratuit ? En demandant à leurs utilisateurs de remplir des formulaires qui serviront à nourrir les fichiers clients. Et si les internautes y mettent n'importe quoi ? En rajoutant des bandeaux de pubs à même le logiciel. Mais encore ? En y installant un "spyware", ou "espiogiciel". Fonction : renvoyer, à l'insu des internautes, des informations sur leurs clics de pub, leur utilisation du logiciel et d’Internet à leur maison mère, lui permettant d'optimiser sa base de données, et de "profiler" les bandeaux de pubs. Le Québécois Gilles Lalonde s'est spécialisé dans la détection de ces espions furtifs au sein des logiciels grands publics. En mai 2000, son site recensait 281 programmes basés sur ce business plan ; il en répertorie aujourd'hui 711. Sans être exhaustif, citons seulement les plus connus des logiciels avec mouchards intégrés : Babylon Translator, CuteFTP, GetRight, Go!Zilla ou encore… Password Manager.

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transfert-Les hackers réunis
"Notre but est de mettre en route l’insurrection numérique." Roxu, pseudo de l’un des organisateurs, a ouvert par ces mots le premier Hackmeeting, qui s’est déroulé à Barcelone du 20 au 22 octobre. Les quelque 300 participants ont débattu de sujets divers et variés : les effets sociaux d’Internet, le phénomène Napster, les tarifs de connexion, le cryptage, Echelon, etc. Sans compter des ateliers comme "Initiation à la sécurité personnelle" ou "Hacking passif ". La réunion accueillait de nombreux représentants de mouvements alternatifs espagnols, italiens, allemands ou britanniques. Les journalistes n'étaient pas de la fête, caméras et appareils photos étant interdits (par peur de se faire identifier ?) dans l’enceinte du bâtiment Les Naus, un squatt (une maison "okupée" en espagnol) situé dans le quartier populaire de Grácia, en face du café KGB...

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Vionics- Fusion de deux Big Brothers high tech
Digital Biometrics se présente comme le leader de la biométrie (science des empreintes digitales), Visionics comme celui de la reconnaissance du visage. Ils viennent d'annoncer leur fusion, et garderont le nom de Visionics. L'objectif est de renforcer leur position commerciale en matière de sécurité informatique pour les banques, le contrôle d'accès, les forces de l'ordre, l'identification, la surveillance vidéo et autres... Cette fusion est aussi l'occasion de faire fructifier leur "avantage compétitif dans le marché de l'application de la loi" grâce à IBIS, le "premier système de télécommunication sans fil d'identification en temps réel. Nous allons désormais être capable de transférer nos connaissances dans les arènes du commerce et des consommateurs, segments de marché que nous n'avions pas encore exploité. Finalement, nous pensons que cette fusion de deux leaders de cette industrie se traduit par une amélioration de la valeur de nos actionnaires et une voie royale vers une expansion sans précédent", dixit le vice-président de DBI.

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CREIS-La vie privée à l'heure des médias
On a assisté ces dernières années, à une suite ininterrompue de violations du droit à la vie privée, pour des raisons totalement étrangères à la qualité du débat public et à un effort non moins continu, de colmatage des brèches et de création de nouvelles normes protectrices. Aujourd'hui avec Internet, triomphent en même temps, le règne de l'expression la plus libre et celui d'une totale indiscrétion. Comment penser ce passage du secret et de la pudeur à un monde où tout peut se dire et se montrer ? Comment expliquer le succès du voyeurisme télévisé ? Il a fallu attendre les années d'après-guerre pour que la vie privée soit reconnue comme un droit fondamental de l'individu. Longtemps, l'espace public et politique a été valorisé au détriment de l'espace privé. L'un semblait devoir accueillir tous les talents et toutes les vertus alors que l'autre était suspecté d'abriter les plus grands vices et de cacher toutes les turpitudes. Toujours est-il qu'aujourd'hui, la liberté d'information et d’expression doit s'arrêter aux frontières de la vie privée. Tels sont quelques-uns des thèmes qui seront débattus lors d'un colloque, les 23 et 24 novembre à Bordeaux.

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Le Monde Interactif- Freenet, pour un nouveau Web en liberté
Le Monde Interactif propose une vision étonnante de Freenet, loin des habituelles références aux principes "libertaires" de lutte contre la censure, et pour le droit à l'anonymat :
« Comment, alors qu'aucune route balisée, ni aucun jalon, n'était là pour fournir de point d'appui à l'exploration, les premiers hommes ont-ils découvert des contrées jusque-là inconnues ? » Pour Renaud Dalbera, un mathématicien passé à la nouvelle économie, les fondements du projet Freenet, l'une des solutions de partage de fichiers aux côtés de Napster et Gnutella, sont dans la réponse à cette sibylline question. Ian Clarke, 23 ans, le créateur de Freenet, y répond, dans son mémoire de fin d'études en informatique, en expliquant que ces théoriques premiers hommes « pouvaient parcourir de grandes distances sans carte, sans gouvernement central, en se basant simplement sur les conseils de ceux qu'ils rencontraient ».

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Multimédium - Freedom porte son nom mieux que jamais
Le code source de Freedom 2.0 client pour Linux, qui doit être officiellement lancé sous peu en version beta, est disponible dès maintenant au opensource.zeroknowledge.com. Les versions client Windows et serveur subiront le même traitement prochainement. Selon Mike Shaver, l'idée de libérer le code source de Freedom était dans l'air dès le début de la conception du logiciel. «Les utilisateurs de Freedom doivent savoir ce sur quoi ils se fient, raconte-t-il. Ils doivent voir qu'il n'y a pas de fuites.» Ce geste de ZKS permettra notamment de dissiper les craintes toujours présentes chez les plus paranoïaques à l'effet que le logiciel pourrait laisser la porte grande ouverte à des organisations comme la National Security Agency (NSA) américaine. On se souviendra que ZKS avait défié les pirates informatiques présents à la convention Defcon de 1999 en leur fournissant une version gratuite du logiciel pour qu'ils en testent la résistance. Selon ZKS, aucune faille majeure n'était ressortie de ce défi. Peut-être que les pirates pourront faire mieux maintenant qu'ils ont le code source entre les mains.

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CNIL - Un français à la tête de l'autorité de contrôle commune EUROPOL
Contrôle des fichiers d'Europol : Monsieur Alex TÜRK, membre de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), Sénateur du Nord, élu président de l'autorité de contrôle commune EUROPOL. Europol a pour mission de faciliter l'échange d'informations (voir les passages concernant la collecte, le traitement et l'utilisation des données à caractère personnel")entre les quinze Etats membres de l'Union européenne en procédant à des analyses en matière de lutte contre le terrorisme, de trafic illicite de stupéfiants et d'autres formes graves de criminalité internationale telles que la traite des êtres humains, l'immigration clandestine, le trafic de véhicules volés, le faux-monnayage et la falsification des moyens de paiement. L'autorité de contrôle commune Europol est une autorité indépendante des gouvernements des Etats membres, composée de représentants des autorités nationales de protection des données de chacun des pays concernés (les "CNIL" des quinze pays de l'Union européenne). Mise en place depuis novembre 1998, elle se réunit régulièrement à Bruxelles.

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23.10.00

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Total household income, yearly, in U.S. $$ (optional):

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transfert-Contre le nationalisme en matière de sécurité informatique
Le récent rapport Paecht (lire Les dessous d'un rapport) sur les systèmes de surveillance électronique relançait une rumeur concernant Pretty Good Privacy (PGP). Les messages cryptés avec PGP pourraient être décodés par les autorités américaines. Vieille comme PGP, cette rumeur tombe lorsqu'on sait que les codes sources sont disponibles... depuis 1992. Impossible donc d’y cacher quoi que ce soit. Nous avons demandé à PPLF, webmaster du site "PGP en français" et Michel Bouissou, co-auteur avec le premier d'une récente lettre ouverte à PGP ce qu'ils en pensaient.
PPLF : Disons juste que c’est comique de voir qu'à l'époque où les gouvernements voulaient interdire PGP, ils lui reprochaient d'être incassable par leurs services secrets. Et que depuis qu'il y a un certain consensus sur l'autorisation de PGP, ils disent qu'il est "peut-être" piégé…
Dans quelle mesure le développement d'une industrie "nationale" et européenne de la sécurité informatique permettrait-elle de mieux se protéger contre Echelon ?
MB : Le développement d'une "industrie nationale" ou européenne me semble de peu d'intérêt du point de vue de la sécurité des données pour les individus. Il s'agit là d'intérêts essentiellement économiques, qui ont peu à voir avec la défense des libertés individuelles. Là où il y a industrie, et surtout si elle est mise en place, favorisée ou chapeautée par des décisions politiques, il peut facilement y avoir contrôle. Avec pour seul "avantage" celui de remplacer d'éventuelles backdoors de la NSA par de très probables backdoors de services de renseignements français ou européens. Pour ce qui est de la défense des libertés individuelles, cela consiste à demander à quelqu'un s'il préfère être pendu ou fusillé…

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transfert-Contre le nationalisme en matière de sécurité informatique
Le récent rapport Paecht sur les systèmes de surveillance électronique relançait une rumeur concernant Pretty Good Privacy (PGP), le plus populaire des logiciels de cryptographie. Les messages cryptés avec PGP pourraient être décodés par les autorités américaines. Vieille comme PGP, cette rumeur tombe lorsqu'on sait que les codes sources sont disponibles... depuis 1992. Impossible donc d’y cacher quoi que ce soit. Nous avons demandé à PPLF, co-traducteur de plusieurs des manuels de PGP et webmaster du site "PGP en français" et Michel Bouissou, co-auteur avec le premier d'une récente lettre ouverte à PGP, ce qu'ils en pensaient.
"Disons juste que c’est comique de voir qu'à l'époque où les gouvernements voulaient interdire PGP, ils lui reprochaient d'être incassable par leurs services secrets. Et que depuis qu'il y a un certain consensus sur l'autorisation de PGP, ils disent qu'il est "peut-être" piégé…
. M. Paecht propose aussi de légaliser la remise en clair des messsages chiffrés, mesure adoptée mais controversée, dans le RIP Act Anlais. Et prévue dans le traité contre la cyber criminalité du conseil de l'Europe.
MB : D'un point de vue constitutionnel, il me semble que c'est contraire aux droits de la défense : on ne peut pas demander à un accusé d'être témoin à sa propre charge et de fournir lui-même des preuves ou des indices de sa culpabilité, ou quelque élément que ce soit de nature à l'incriminer. Son incrimination appartient au parquet.
PPLF : La lettre ouverte publiée par la GILC à propos du projet de traité sur la cybercriminalité souligne également les limites de ce type de réglementation. Pour les mêmes raisons, elle pourrait bien être incompatible avec la Convention européenne des droits de l'homme et la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme.
. Dans quelle mesure le développement d'une industrie "nationale" et européenne de la sécurité informatique permettrait-elle de mieux se protéger contre Echelon ?
MB : Là où il y a industrie, et surtout si elle est mise en place, favorisée ou chapeautée par des décisions politiques, il peut facilement y avoir contrôle. Avec pour seul "avantage" celui de remplacer d'éventuelles backdoors de la NSA par de très probables backdoors de services de renseignements français ou européens. Pour ce qui est de la défense des libertés individuelles, cela consiste à demander à quelqu'un s'il préfère être pendu ou fusillé… La seule solution crédible en matière de libertés individuelles est le développement de logiciels cryptographiques open source, non liés à un État ou une organisation politique ou industrielle, quelle qu'elle soit.
PPLF :Les techniques existent et sont peu onéreuses, mais elles ne sont pas utilisées. Par exemple, 95 % des messages ne sont pas chiffrés. Tout simplement parce que chiffrer est mal vu, suspect, étrange. Une bonne habitude serait de toujours envoyer comme mail à une personne que l'on contacte pour la première fois sa clef publique PGP.

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22.10.00

Act Up- Ils construisent des prisons neuves
Imaginez un lieu clos, insalubre et surpeuplé, sans aucune possibilité d'intimité. Imaginez un état d'insécurité permanent : la peur des brimades arbitraires, du racket, du viol. Imaginez un lieu où la seule manière de se faire entendre, c'est de se trancher les veines ou d'avaler une fourchette. Imaginez l'étirement du temps, le rétrécissement de l'espace, l'attente interminable, les espoirs sans cesse déçus de libération anticipée ou conditionnelle. Imaginez la colère et le désespoir, l'envie d'émeute et la tentation du suicide. Ce lieu, c'est la prison. Cette expérience pourrait être la vôtre demain, et elle l'est déjà un peu, par fragments. Demandez-vous ce que vous ressentez lorsqu'on entrave votre liberté de mouvement, vos désirs, vos amours ; lorsqu'on vous manque de respect, qu'on tient pour nul ce que vous réclamez, qu'on vous prive de droits, de soins ou de revenu. Voilà pourquoi, ensemble, nous descendrons dans la rue le samedi 4 novembre à 16h, métro Sèvres-Babylone : pour dire au gouvernement que nous ne voulons ni de ses surveillants supplémentaires, ni de ses prisons neuves : on n'humanise pas une épreuve inhumaine, on la supprime.

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Samizdat- OGM : le débat public considéré comme un crime, & du fichage génétique
L’enchaînement des événements qui se déroulent dans le Maine-et-Loire depuis quelques semaines a de quoi susciter de l’inquiétude chez tous ceux pour qui la démocratie et la liberté d’expression représentent des valeurs fondamentales de notre société. Tout commence au mois de juillet 2000, avec la découverte d'une culture d'essai de maïs OGM, implantée en «plein champ» sur la commune de Longué (Maine-et-Loire). Devant les réactions de la population, le député-maire et ancien ministre Edmond Alphandéry organise le 26 août, un débat public sur cette expérimentation. Comme d'habitude, la discussion ne peut pas véritablement s'engager sur les questions de fond : en quoi de telles recherches, qui visent à introduire dans le milieu naturel un gêne de stérilité mâle dominant, présentent-elles un intérêt pour la société ? Mais la culture d'essai est détruite dans des conditions bien mystérieuses le samedi 9 septembre, par un groupe non identifié, et sans qu'aucune revendication de l'action ne soit exprimée. Dès lors, la machine judiciaire se met en marche... en ciblant délibérément les participants du débat public de Longué ! Photographiées par les policiers des Renseignements généraux, et les numéros d'immatriculation de leurs véhicules ayant été relevés, les personnes présentes (plus de 200) à cette réunion se retrouvent désormais convoquées par la gendarmerie pour y être interrogées à titre de témoin. Et voilà que l'on glisse bien vite de la position de témoin à celle de suspect, puisque la gendarmerie, dans sa volonté d'identifier des coupables, a entrepris de procéder à des prélèvements d'ADN sur les femmes interrogées. Le fichage génétique est en marche ; jusqu'à présent réservé aux crimes les plus graves, crimes de sang et crimes sexuels, il semble être appelé à devenir un outil banal d'investigation. A ce stade de l'enquête, trois femmes au moins ont dû se soumettre à un prélèvement salivaire, dont une au moins sous menace voilée... Que l'une ou l'autre d'entre elles n'ait pas participé à la réunion de Longué ne change rien à l'affaire ; il suffit d'être la compagne de quelqu'un qui était présent, ou d'un militant syndical ou associatif, pour se voir convoqué par la gendarmerie.

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[uZine 2] Internet comme machine de guerre
« En attendant les flics, la cybernétique », pouvait-on lire sur les affiches de Nanterre, en 1968. Or l'internet, fils de ladite cybernétique, pourrait bien représenter au contraire une mutation sans précédent dans l'expression de l'esprit humain en général et dans la lutte contre ses policiers, douaniers et usuriers en particulier. (...) Si Debord n'a pas entièrement tort, si le pouvoir traverse désormais notre corps comme notre esprit, l'internet pourrait bien représenter la plus gigantesque machine de guerre jamais levée contre le spectaculaire intégré. Son autotransformation en plurivers de pensées et de désirs dressés contre la normalisation tiède du globe dépend de toi et de moi.
Un texte néo-situ signé CATHEXIE, "Penseur en série".

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[uZine 2] Quand la LDH tire contre son camp
Depuis 1881, une notion juridique nommée la « prescription abrégée » constitue l'un des piliers de la liberté d'expression en France. Jamais abrogée, même par le régime pétainiste. Qui donc pourrait souhaiter la remettre en cause ? Inutile de s'interroger longtemps : sur l'internet, cette prescription abrégée est menacée par une jurisprudence prise en réponse au discours répressif qui entoure le réseau. Cela grâce à l'action irréfléchie d'une grande association de défense des Droits de l'Homme : la Ligue des Droits de l'Homme qui, après avoir été appelé à la rescousse par l'artiste Jean-Louis Costes, s'est finalement retourné contre lui, jusqu'à faire passer cette jurisprudence, qui constitue un des plus graves reculs en matière de liberté d'expression, et sert aujourd'hui d'arme à l'extrême-droite pour harceler une autre association humaniste, le Réseau Voltaire...

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Financial Times- Uncovering the Dark Side of the world wide web
"La stéganographie est considérée comme la troisième plus grosse menace par les services américains de sécurité, juste après les risques d'attaques chimiques et biologiques"... Cette assertion émane de l'un des consultants de Buchanan International, une société qui fournit des logiciels de sécurité et de traçabilité à la police, aux services de sécurité, banques, etc. Récemment, BI a permis l'arrestation de centaines de membres d'un réseau pédophile après avoir mis 35 jours pour cracker un mot de passe (elle se targue d'ailleurs de pouvoir cracker n'importe quel mot de passe).
Cette société a "mappé" la partie obscure du net, à savoir la pornographie, la fraude, l'anarchisme, le "freaking", les virus, la promotion de la violence, le cyber terrorisme et le hacking, aujourd'hui classés en quelque chose comme 40 catégories. Cette base de données, qui consommait 80 gigabutes par heure, serait, selon Oracle, la deuxième plus grosse en Europe (gouvernements compris), avec un accès total aux newsgroups, images et fichiers joints compris. Les officiels britanniques lui aurait donné accès à Janet, la backbone nationale qui permet aux anglaix de communiquer avec le territoire américain.
D'un point de vue commercial, cette classification lui sert pour son nouveau logiciel de contrôle et surveillance de l'utilisation de l'internet, qui contient une liste de sites de confiance, et puis les autres... De même, cette carte de la partie obscure de l'internet lui permettrait de pouvoir remonter à la source d'un document "offensant".
BI a néanmoins refusé les offres, émanant des gouvernements de Singapour et de Chine, de contrôle des contenus web émanant de ces pays.
(Source : Cryptome)

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State Surveillance in the Internet
Francisco Javier Bernal vient de rendre public son mémoire intitulé Big Brother Capabilities in an Online World - State Surveillance in the internet (en anglais). Ca fleure bon l'étudiant, il n'y a rien que de très nouveau, mais c'est une bonne introduction en la matière. Par ailleurs, la bibliographie est plutôt très fournie, ça peut toujours servir...

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Crypto Law Survey- mise à jour
La veille, effectuée par Bert-Jaap Koops, des lois en matière de cryptographie, pays par pays, vient d'être mise à jour.
EUROPE : European Union (new export regulation), Netherlands (Legal Access project), Russia (intends change), UK ("prohibition" of key escrow); AMERICAS : US (AES selected); ASIA / OCEANIA : Malaysia (decryption orders), Singapore (decryption order).

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Les 12 conseils de l'EFF pour protéger votre vie privée
La pionnière des organisations de défense des droits et libertés civiles de l'ère digitale délivre ses bons conseils (en français).

Ordinateur & Sécurité Internet
Vie privée, crypto, PGP, mots de passe, remailers, stégano, et cætera.
(Traduction de security.tao.ca)


Le business de l'information

Introduction & banques (brutes) de liens concernant les outils de protection de la vie privée, l'hacktivisme, etc.

+ in english + stats
+
Vie privée / Rens. généraux
+ Articles sur l'uZine du miniRézo :
A qui profite le crime ?
(A quoi ça sert de s'identifier ? Ben à rien, en fait)
JE est un autre (Etat des lieux de qui surveille quoi, et comment s'en protéger)
Liberté, Egalité, Fraternité : Réprimés ! (l'internet, c'était la liberté. Aujourd'hui, il s'agit de surveiller, réprimer, réguler...)


NewsLetter......:

Précédents n°
Recherche........: Google
sur BugBrother sur le WWW

Ils veulent tous nous ficher !
Présumés Coupables ?
Signez @ IRIS + Vos Papiers!

Plus d'infos sur Insurgence.org :
"Nous ne sommes pas des numéros" !
L'uZine est de retour !!! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le net, et + encore.
Portail des e-zines indépendants francophones, où l'info sans tabous ni (auto)-censure.

Webring de la Sécurité Informatique Francophone :
[Previous | Next | Random Site | List Sites]


Big Brotherisé?) Bug Brotherisable!)
REGULATION : processus par lequel les gouvernements veulent contrôler la liberté d'expression (cf article11.net)
SECURITE : façon de faire passer les hackers pour des voleurs, et que vive l'e-commerce ! (cf kitetoa.com)
SURVEILLANCE : réponse des forces de l'ordre à l'adage de l'internet : information=pouvoir (cf lambda.eu.org)

Politiciens, marchands et forces de l'ordre veulent réguler, sécuriser et surveiller l'internet alors même que ceux qui ont bâti, et bâtissent encore, l'internet, s'inquiètent de ces dérives totalitaires à la Big Brother (voir altern.org).

L'internaute, au mépris des droits de l'homme et du citoyen, est de plus en plus considéré comme un cybercriminel potentiel... mais qui va l'aider à protéger sa vie privée, sécuriser son ordinateur, et ses communications via l'internet?
Bienvenue au pays des Bug Brothers!)

Voir aussi, en français :
Web Sécurité : TOUT savoir ou presque des espiogiciels / PGP en français : la référence francophone en la matière / Panoranet : actus de la vie privée & méthodes de protection / Les cookies démystifiés : tout est dans le titre / Secuser : actus de la sécurité informatique / Sécurité.org : outils et liens axés sécurité et cryptographie / Freenet : en français
/ Cryptologie : très bonne introduction en la matière.


Internet & Privacy
The business of information
Introduction & rough banks of links on How To protect one's privacy, hacktivism, etc.
See also security.tao.ca's
Computer & Internet Security


Big Brotherised?) Bug Brotherisable!)

REGULATION : system designed by governments to control the freedom of speech (cf politechbot)
SECURITY : hackers' concern, but e-commerce threat, and propaganda (cf HNN)
MONITORING : polices & secret services' response to the internet definition : "information =power" (cf cryptome)

Politicians, merchants & policemen want to regulate, monitor & secure the internet even though those who built and manage the network worry about those totalitarian(Big Brother style) powers (cf GILC)

Netizens are more and more considered as potential cybercriminals, despite some basic & fundamental human rights... but who's helping those netizens in managing their privacy and improve their knowledge in IT & communications security?
Welcome to Bug Brothers' world!)


Copyleft attitude : BugBrother n'est pas responsable des liens, idées et propos exprimés dans la revue de web sise là : l'BB copie, colle & compile ces informations qui, bien que parfois copyrightées, sont ici RE:diffusées dans un but strictement informatif, et sans aucun objectif commercial : l'BB commente parfois, mais cite ses sources, alors faites tourner !
 



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