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do U think Big Brothers are sexier ?)


BlahBlahBlah = revue de web & copiés/collés :]
News from Big Brothers. Trucs de vie privée !)

base target_blank : & archives

11.11.00

Flicage parental du surf scolaire

Une cour américaine autorise des parents d’élèves à obtenir la liste des sites web visités par les étudiants sur les ordinateurs de l’école...

Transfert : http://www.transfert.net/fr/revue_web/article.cfm?idx_rub=94

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10.11.00

Le Japon traque le crime par téléphones mobiles

La police cherche à solliciter la coopération de millions d'internautes et notamment de tous les Japonais qui utilisent l'i-mode, standard de l'internet mobile au Japon. Objectif : permettre l'identification des criminels par le public, où qu'il se promène. Sur le web, un site bilingue, en japonais et en anglais, présente le peu ragoûtant minois des sélectionnés du jour, face et profils tirés lors de missions de surveillances secrètes ou d'une précédente peine de prison.

Les critiques pourront trouver à cette initiative un air de déjà-vu, et comparer cette “i-mode surveillance du territoire” avec la “police de la pensée”, qui avant-guerre, s'imposait dans les moindres recoins de la vie des insulaires et de leurs colonies chinoises et coréennes.

ZDNet : http://www.zdnet.fr/actu/soci/a0016745.html

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Lire dans les pensées

Big Brother en aurait rêvé, la médecine va peut-être le faire : un appareil permettant de visualiser les pensées d’autrui sans que ce dernier les ait communiquées à qui que ce soit.

transfert : http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=2510

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Un russe sachant réprimer fait honneur au KGB

Le quotidien Izvestia rapporte que la production de films pornographiques et pédophiles a fortement augmenter depuis la chute de l'URSS, représentant aujourd'hui 20% du marché alors qu'il y a 10 ans il n'y en avait pas, rien, nada. On notera déjà le parti-pris de la chose : d'après vous, à quoi, ou qui, ça sert d'associer pornographie et pédophilie dans le même sac (même à patates) ?

Au FSB, le successeur du KGB. On apprend en effet que "son programme de surveillance internet Sorm-2 a réussi à mettre au jour plusieurs dizaines de sites pédophiles ou pornographiques et, dans certains cas, à remonter la filière jusqu'aux auteurs de ces sites." Génial, la surveillance électronique de tout le trafic internet du pays (les FAI russes se doivent d'installer un commutateur renvoyant tout le trafic internet au FSB...) !

Eh bien non, c'est ce qu'on appelle vulgairement un "cache-sexe". Le vrai problème, c'est que "les peines dérisoires qui attendent les pédophiles russes n'ont rien pour décourager leurs activités : les actes sexuels avec mineur de moins de seize ans sont passibles tout au plus de quatre ans de camp de travail et les "actes de débauche avec mineur sans emploi de violence" sont punis de quelques dizaines de dollars d'amendes. La peine la plus sévère, six ans de camp, peut être appliquée pour prostitution ou implication dans des activités pornographiques"...

Le FSB se sert donc du fait que les pédophiles ne risquent pas gros pour faire la promo de leur système de surveillance et d'interception généralisée. Ce serait donc ça, le fameux "vide juridique" de l'internet, cette "zone de non-droit" ? Au lieu de sanctionner plus sévèrement les pédophiles, surveillons gaiement les internautes, et qu'ça saute ! On pourrait aussi ouvrir tout le courrier postal, vu qu'on n'a pas encore trouvé d'autre moyen pour faire transiter les K7 vidéos incriminées... non ?

On notera enfin le parti-pris du titre de la dépêche de l'AFP : "La Russie, un important centre de production de films pédophiles". Pas un mot sur l'amalgame pornographie-pédophilie, sur la clémence des sanctions, pas un chiffre non plus sur le nombre de films pédophiles ou le nombre de condamnations, pas un commentaire non plus sur le fait que le FSB aurait, "dans certains cas", pu remonter la filière, alors même que SORM-2 est censé tout surveiller : le FSB chercherait-il à faire la promo de son système tout en laissant entendre qu'il n'est fiable que "dans certains cas" ?

Gageons en tout cas qu'ils ne s'en servent certainement pas pour surveiller les opposants à Poutine en général ou à la guerre en Tchétchénie en particulier. Au fait, combien ça prend un déserteur russe, devant un tribunal militaire, en pleine "guerre" ?

AFP : http://fr.news.yahoo.com/001110/1/qcl7.html

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Le dortoir des voyeurs est expulsable

Libération rapportait jeudi 9 que voyeurdorm.com venait de perdre le procès que lui intentait la municipalité de Tampa, où se trouve la maison, truffée de webcams et remplie d'"étudiantes", que les internautes peuvent observer à loisirs (strip tease, douches et tout tout tout compris, jour et nuit) pour 260 F/mois. La ville exigeait le déménagement du "dortoir des voyeurs" en vertu d'une loi qui proscrit la présence de commerces de X dans les zones résidentielles.

La société, qui s'était aussi fait connaître en portant plainte pour plagiat contre les créateurs de l'émission TV Big Brother, ou encore en lançant askoj.com (posez vos questions à O.J. Simpsons, vedette de football et vrai-faux tueur de sa femme), avançait pour sa défense que voyeurdorm ne nuisait en rien au voisinage, les voyeurs voyant via l'web. Elle vient de faire appel. Elle vient aussi, du coup, de se refaire un bon coup de pub.

Associated Press : http://abcnews.go.com/sections/tech/DailyNews/voyeurdorm001107.html

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Le Maroc imposerait un cyber-couvre-feu

Les députés islamistes du Parti de la justice et du développement (PJD) ne sont pas contents. La pornographie, strictement interdite d'entrée sur le territoire marocain, fait florès sur le marché parallèle, mais aussi sur l'internet. S'il est encore difficile de censurer l'accès aux 200 000 internautes recensés dans la pays, le gouvernement envisage par contre sérieusement de réglementer les horaires d'ouverture des cybercafés et de fixer un âge minimum pour les internautes qui les fréquentent.

Autrement dit, pour lutter contre la pornographie, le meilleur moyen est de n'ouvrir les cybercafés que lorsque le soleil brille, brille, brille, et d'interdire aux mineurs d'y entrer. Et puis tant pis pour ses lycéens interdits de recherches sur le net, tant pis pour ces employés qui ne pourront plus surfer le soir après l'bureau, tant pis pour les dommages collatéraux que cela provoquerra. Tant pis.

Le PJD et l'Istiqlal (un autre parti conservateur) ont par ailleurs lancé une campagne visant à censurer le ''courrier du coeur'' du quotidien populaire ''Al Adath al Maghribya'', qui connaît un grand succès, notamment auprès des adolescents, mais qu'ils jugent pornographique. A quand la censure des journaux du coeur sur les pages perso, et puis les pages persos tout court, et les forums de discussion, et puis l'internet pour les femmes, vous y avez pensez, faudrait peut-être aussi les en éloigner, non ?

AFP : http://fr.news.yahoo.com/001109/5/qb5q.html

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Un pro-filtre vire sa cutie

Victime de sa propre campagne en faveur des filtres censé protéger les petits enfants des contenus offensants, un candidat républicain, conservateur et chrétien, vient de virer sa cutie. Il s'oppose en effet aujourd'hui à la mise en place de filtres dans les écoles et bibliothèques après s'être aperçus que ceux qui bloquaient l'accès à la nudité (partielle ou totale) ainsi qu'aux actes et textes à caractère sexuels bloquaient également... son propre site. Probablement à cause de ses prises de position en matière d'avortement, de viol et d'inceste, mots interdits dans l'internet filtré. Une étude de Netelection.org et de Peacefire.org, spécialiste de la lutte anti-filtre, révèle par ailleurs que les sites web de quatre autres républicains, un libertarien et cinq démocrates sont eux aussi bloqués par le célèbre et décrié Cyber Patrol.

The Register : http://www.theregister.co.uk/content/6/14599.html

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9.11.00

La surveillance du web au travail

Chez Noos, la charte d'usage des nouvelles technologies plagie d'ailleurs bizarrement les Tables de la Loi, multipliant les «toujours mettras», «n'utiliseras pas», etc. Certains vont jusqu'à préciser l'usage des nouvelles technologies dans les contrats de travail, soulignant par exemple que tous les messages sont la propriété de l'entreprise. D'autres interdisent tout bonnement l'accès au web, comme chez France Telecom. D'autres enfin restreignent l'accès de 13 à 14h, ou pas plus de 3h par mois, ou restreignent le nombre, et le type, de sites visitables, tout ça grâce à Websense, SurfControl et autres Little Brother, autant de logiciels de la famille des «Employee Internet Management Software» (EIM, gestion de l'Internet) dont le marché est en pleine explosion: 59 millions de dollars en 1999, selon le cabinet IDC, avec une croissance prévue de près de 900 % jusqu'en 2004.

Pour Serge Gauthronet, sociologue, "le fait est qu'un employé qui ne travaille pas, cela se voit: il ne tient pas ses objectifs, sa tâche n'avance pas. Il n'y a pas besoin d'aller chercher les traces de son utilisation des moyens informatiques. Les traces sur le réseau, c'est la même chose: une ligne de chiffres et de codes ne peut pas refléter une journée de travail. Prenons un exemple: un salarié de la Fnac s'est fait licencier au motif qu'il avait volé un téléviseur, le film de la caméra de surveillance le montrant la télé dans les bras. Donc arrestation au petit matin, menottes, garde à vue, etc. Or en fait, il s'agissait de son propre téléviseur qu'il avait mis en réparation et venait rechercher."

Libération : http://www.liberation.com/multi/actu/20001030/20001103a.html

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ZDNet - L'Inde adopte des lois contre le cybercrime
L'opérateur dominant en Inde a prévenu la semaine dernière les abonnés de ses services internet qu'ils étaient surveillés. VSNL dit ne faire qu'appliquer la loi, puisque le 17 octobre a été promulgué par l'État fédéral un train de lois sur la société de l'information, qui mettent en œuvre des mesures préconisées par le projet de traité sur le cybercrime du Conseil de l'Europe.

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LinuxFr- Attention voilà les Pirates-Busters !
Le BSA (Business Software Alliance), organisme pour la lutte contre le piratage financé par de grands éditeurs de logiciels avec Microsoft en tête, connu pour ses méthodes intimidatrices vient de présenter sa nouvelle arme secrête : un Van Ford Transit équipé d'un radar et d'une antenne satellite sur le toit dont plusieurs exemplaires sillonent en ce moment l'Ecosse. Selon les consultants de cette organisation, avec cet equipement ils sont capable de détecter l'usage de logiciels piratés à distance ! Selon The Register, le BSA aurait menacé celui qui, ayant découvert la chose, exprimait quelque incrédulité. Le système TEMPEST permet effectivement de capter le rayonnement d'un écran, et donc de lire ce qui y est inscrit, de là à ce que les chasseurs de logiciels pirates s'en servent... Mettons qu'il s'agisse plutôt de désinformation, intimidation, intoxication, piège à cons.

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NoSpoon- Quand le physionomiste est supplanté par la biométrie
Wired News indique que suite aux nombreux incidents plus ou moins violents dans les nightclubs néerlandais, 15 établissements ont décidé de s'équiper de systèmes biométriques (scanners de visage, d'empreinte digitale et des système de cartes à puce) pour filtrer l'accès. Les nouveaux venus se voient ainsi demander leur nom, prénom, adresse et age, puis terminent par une séance de scanner du visage ou des empreintes. A leur retour, leur identifiant est immédiatement comparé avec la blacklist et s'il y a une correspondance, la personne est directement refoulée. Selon certains "spécialistes", de telles pratiques sont uniquement un prétexte pour établir une base de données ciblées pouvant être exploitée commercialement une fois les informations agrégés.

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transfert- La Chine lave plus net
La Chine est l'un des premiers pays à mettre en place une véritable régulation de l'Internet, avec déclarations préalables, restrictions a priori et responsabilités mal placées.
Les forums de discussion doivent dorénavant effectuer une identification préalable de tous leurs contributeurs. Ils sont également tenus de censurer d'office tout message "illégal" avant d'en rapporter la teneur, et l'identification, aux autorités. Les sites de presse sont l'autre cible de cette nouvelle vague de régulation. Ils devront en effet obtenir toute une série d'autorisations administratives (nationales, régionales et locales) avant de pouvoir exercer. Toute information se doit par ailleurs d'émaner d'une agence de presse officielle, et les e-journalistes d'avoir acquis une "expérience notable" au sein d'un média d'État. Il est bien évidemment interdit aux pages persos de diffuser quelques informations que ce soit.

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8.11.00

Multimédium- Des campus qui deviennent de mini-monopoles Microsoft
Plus d'une centaine d'institutions d'enseignement aux États-Unis et une demi-douzaine au Canada bénéficient d'un programme de licences baptisé «Microsoft Campus Agreement» qui permet d'acheter des licences d'utilisation des produits Microsoft au prix du gros. En vertu de ce programme, Microsoft exige une redevance fixe pour chaque employé et/ou étudiant de l'université, plutôt que pour chaque ordinateur. Tous les individus sont comptabilisés, qu'ils aient ou non l'intention d'utiliser les logiciels de Microsoft.
Selon OS Opinion, l'Université du Maryland songe à exiger, chaque semestre, une contribution de l'ordre d'environ 20$ US de la part de tous ses étudiants, sans exception, à la manière d'une assurance scolaire obligatoire. Plus grave encore que ces quelques 120$ US dépensés inutilement (s'il utilise Linux, par ex.) par un étudiant après trois années passées à l'Université, certains étudiants craignent qu'en raison de ce forfait, certaines fonctionnalités des logiciels de Microsoft fassent partie intégrante de l'enseignement...

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Multimédium - Un Espion s'infiltre dans votre cellulaire
Depuis quelques jours, impossible de prendre le bus ou le métro à Montréal sans tomber sur une affiche vantant le nouveau service téléphonique sponsorisé d'Espion, qui offre 300 minutes de communications, valables 60 jours, pour 100$ CA et des pubs de 7 secondes à écouter avant que de pouvoir passer quelque coup de fil que ce soit.

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NosPoon- Internet par le petit bout d'AOL
Selon 01net, Walt Disney a alerté la Federal Trade Commission sur une particularité de la nouvelle version de l'interface propriétaire d'AOL. Cette dernière impose aux 25 millions d'abonnés du partenaire win-win de Time Warner d'utiliser impérativement comme page d'accueil la home d'AOL. D'après le fournisseur d'accès, qui a qualifié l'initiative de Disney de "non constructive", cette nouveauté a été introduite à la demande des utilisateurs qui trouvaient le raccourci vers la page d'accueil AOL trop complexe à utiliser...
Un comble quand on sait que les AOLeurs naïfs ou peu au fait des subtilités de l'internet ne voient le Net que par le bout de la lorgnette : surf, e-mail, chat... tout passe par des petits boutons AOL ! L'an dernier, une plainte avait déjà été déposée contre AOL au motif que son système, une fois installé, interdisait aux internautes de se connecter par un autre FAI, tout en altérant certains fichiers systèmes et ressources logicielles...

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Juriscom- OneTel pris à son propre piège
OneTel, connu pour être un fournisseur d'accès on ne peut plus douteux, attaquait Multimania parce qu'il hébergeait des sites qui, tel OneTelFuck, dénonçaient l'arnaque. OneTel réclamait à Multimania les logs et l'identité des auteurs de ces sites. Multimania avait répondu à l'injonction en fournissant les IP incriminées... qui étaient (on s'en doute !) des adresses OneTel. Multimania avait donc logiquement répondu : "identifiez les vous-mêmes puisqu'ils sont chez vous !". Le juge a suivi et OneTel doit verser 8000 F à Multimania ! Le plus drôle c'est que l'ordonnance de référé est publiée sur le net et comporte 6 fois l'expression ONETELFUCK ! Prémice d'un procès contre Juriscom et le TGI de Paris ?
(sources : ZipiZ et LinuxFr).

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7.11.00

VNUnet- La BSA incite à la délation en Grande-Bretagne
110 000 francs ! (10 000 livres). C'est la somme que le bureau anglais de la Business Software Alliance (BSA, association internationale de lutte contre le piratage très liée à Microsoft et autres éditeurs de logiciels "propriétaires") propose de verser à toute personne susceptible de dénoncer une entreprise qui exploite illégalement des logiciels. Une récompense dérisoire en regard des 290 millions de livres qu'ont perdues les éditeurs en 1998 à cause du piratage, selon la BSA, mais assez motivante pour franchir le pas de la délation. Les employés licenciés pour de bonnes ou mauvaises raisons vont pouvoir s'en donner à cœur joie.
En attendant, sur le site de la BSA, ben on trouve ça :
Warning: MySQL Connection Failed: Can't connect to local MySQL server through socket '/tmp/mysql.sock' (61) in /usr/home/bsa2/usr/local/etc/httpd/php3lib/loadrow.php3 on line 18.

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transfert-Les activistes volent au secours de Vote-auction
Au nom de la liberté d’expression, le milieu activiste lance une campagne de soutien à Vote-auction. Pour contourner la suspension de son nom de domaine, RTMark cherche à faire héberger le site de vente aux enchères de votes et lance un appel au piratage des sites des candidats aux présidentielles américaines.

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AFP- Objets nazis sur Yahoo: les experts préconisent un filtrage pour les Français
Trois experts ont proposé lundi au Tribunal de grande instance de Paris de filtrer les internautes en fonction de leur nationalité et des mots-clés qu'ils utilisent, afin de leur interdire l'accès aux ventes aux enchères d'objets nazis, proposés par le site américain Yahoo.

Mais ce collège d'experts, dont le rapport avait été demandé le 11 août dernier par le Premier vice-président du tribunal, Jean-Jacques Gomez, doute lui-même de l'efficacité des mesures qu'il propose. Selon eux, les solutions consistent à ne pas traiter les demandes des internautes français, dont la nationalité serait automatiquement révélée par leur ordinateur (70% d'entre eux) et dont la recherche serait orientée vers des objets nazis. Pour ceux dont la nationalité n'est pas révélée (30%), ils proposent de mettre en place un système de déclaration volontaire de nationalité et de filtrage des recherches par mots-clés. Reste qu'il est possible de mentir sur sa nationalité, et de trouver d'autres mots-clés non bloqués. Me Christophe Pecnard, avocat de Yahoo, a fait observer lundi que le filtrage par mots-clés n'était pas parfait puisque le blocage du mot "nazi", par exemple, interdit l'accès aux sites anti-nazis. Vinton Cerf a enfin objecté que l'instauration de systèmes de blocage sur l'internet "qui compte 100 millions de sites aujourd'hui et en comptera un milliard dans cinq ans" pourrait aboutir à "bloquer tout le système".

ZDnet rapporte que Maître Marc Lévy, avocat de la Licra, a présenté au juge la constatation suivante : Yahoo filtre déjà les internautes de manière à cibler les bandeaux de publicité diffusés sur ses sites. Yahoo France a d'ailleurs repris ces arguments publicitaires dans une note publique intitulée « Affinité et ciblage ». On peut lire dans ce pensum publicitaire : « Internet permet de cibler précisément les utilisateurs auprès desquels l’annonceur souhaite communiquer (...) ; soit par rapport à un contexte éditorial [mots-clés], soit par rapport à la provenance des internautes (exemple : cibler les internautes belges -.be- sur Yahoo! France) (...) ». Yahoo France avait pris la peine de retirer cette note (trop voyante ?) de ses serveurs, pour la remettre en ligne récemment au milieu du mois d'octobre.

Selon Transfert, en attendant la délibération finale qui aura lieu le 20 novembre, le susbtitut Pierre Dillange a créé la surprise. Il s’est déclaré perplexe qu’on veuille imposer à Yahoo ! de filtrer l’accès à son site. " La justice française doit statuer à la mesure de ce qui est possible et réalisable ". En l’absence d’une fiabilité à 100 %, le procureur ne voit donc pas pourquoi Yahoo ! appliquerait la condamnation du juge. Pour lui, d’ailleurs, la solution d’une affaire comme celle -ci mériterait plus qu’un arbitrage de la justice : un recours aux autorités politiques.

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ZDNet - États-Unis : une loi antipiratage très sévère
Le Bureau du copyright américain n'a pas ménagé d'exceptions notables au controversé DMCA (Digital Millenium Copyright Act), la sévère loi anti-hacking qui ravit les lobbies du disque et du cinéma. Depuis le 28 octobre, il est devenu illégal de « modifier une mesure technologique qui contrôle l'accès » – reverse engineering – à une œuvre musicale ou vidéo numérique soumise au copyright. La peine encourrue peut aller jusqu'à 5 ans de prison. Seules exceptions : les travaux de recherche « légitimes » visant à améliorer la sécurité informatique, et notamment la recherche sur les algorithmes de chiffrement. Plutôt préoccupant pour les militants européens du logiciel libre, comme Eurolinux, qui peuvent craindre que cette rigidité américaine ne devienne contagieuse sur le Vieux Continent.

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AFP- La Chine renforce son controle sur l'internet
La Chine a publié mardi une nouvelle série de réglementations destinées à controler le contenu de l'internet et visant plus particulièrement les forums de discussions et la diffusion d'informations.
Aux termes des deux réglementations, publiées intégralement par le Quotidien du peuple, les sites internet chinois seront tenus pour responsables de la diffusion de toute information sensible, y compris sur les forums de discussions et tous les espaces laissés aux internautes pour s'exprimer.
Les sites étrangers consacrés à la situation des droits de l'homme en Chine, au Tibet ou à la secte interdite Falungong sont pour leur part systématiquement bloqués par les autorités et inaccessibles pour les internautes chinois.
En ce qui concerne les sites chinois spécialisés dans l'information, ils ne pourront fonctionner qu'après avoir reçu diverses autorisations officielles, et pourront être tenus pour responsables de la diffusion de toute information jugée contestable par les autorités, selon la seconde réglementation publiée par le Quotidien du peuple.

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6.11.00

Libération - L'Italie piège ses pédophiles... et les autres avec
La semaine dernière, le procureur Alfredo Ormanni a demandé le renvoi devant les tribunaux de 831 internautes italiens et lancé des dizaines de commissions rogatoires à l'encontre de 660 étrangers. Pour démasquer les pédophiles, le magistrat n'a pas hésité à mettre sur pied, avec l'aide de Microsoft, un faux site destiné à servir d'appât. Le Conseil supérieur de la magistrature a, lui aussi, ouvert une enquête, mais à l'encontre du magistrat. On lui reproche d'avoir mis sur pied le site espion et d'avoir de facto «provoqué des délits».
Certains estiment la campagne antipédophiles sur le Net hors de proportion. «Bien sûr, la pédophilie via l'Internet existe, mais c'est un phénomène dérisoire par rapport aux moyens autoritaires et de censure mis en œuvre pour la combattre», réplique Alberto Abruzzese, professeur de sociologie à l'université de Rome. «Les personnes qui s'occupent de pédophilie savent que, sur l'Internet, la pédophilie criminelle est insignifiante. Le lieu le plus dangereux en termes de pédophilie reste la famille.»
En octobre, The Thing Roma et Avana Net ont été débranchés parce qu'ils diffusaient des extraits du livre "Laissez que les enfants"... Consacré à une contre-enquête sur une affaire judiciaire de pédophilie et de satanisme survenue en 1997, l'ouvrage dénonçait le climat d'«hystérie médiatique menaçant les libertés civiles» ayant entouré l'enquête. Légalement vendu en librairie, le livre n'a pas eu droit de cité sur le Net: les sites Thing Roma et Avana Net ont été coupés par leur hébergeur, dépendant de la mairie de Rome, sans même que la justice n'ait à se prononcer.

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RSF- Les journalistes ne doivent pas être des auxiliaires de police
La Cour supérieure de justice de Toronto a rejeté le recours présenté par huit médias pour obtenir l'annulation de la saisie, par la police de la même ville, de leur matériel. Entre le 11 et le 14 juillet 2000, des policiers munis de mandats avaient perquisitionné les locaux de quatorze médias pour saisir des images et photos que ces derniers avaient prises le 15 juin 2000, lors d'une manifestation. La police avait expliqué que ces saisies permettraient d'identifier les manifestants car les photographes de presse avaient pu s'approcher plus près des événements que les photographes de la police. C'est la troisième fois cette année qu'une telle saisie a lieu.

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cyber-rights.net surfe sur la vague de la surveillance électronique
Cyber-rights.org, une association anglaise de défense des libertés sur l'internet, vient de s'associer avec HushMail, une société américaine fournissant un service de webmail crypté. Leur partenariat est clairement dicté par le passage du RIP Act, qui connecte tout le trafic internet anglais aux services secrets de sa Majesté, ainsi qu'à la récente légalisation de la surveillance au travail, au projet de Traité de la Convention Européenne sur la Cybercriminalité, sans oublier Echelon. Par contre, on ne voit pas en quoi cyber-rights.net se distingue d'hushmail.com, sinon par la présentation. Coup de pub ? Reste que l'utilisation régulière de la crypto est, bien sûr,vivement encouragée. Quant à la "sécurité" d'Hushmail, la société avance avoir dévoilé son code source à la communauté crypto, ce qui constitue, a priori, un gage de fiabilité. Elle avance aussi qu'il est impossible, sauf pour l'auteur et le destinataire, de décrypter les messages. Le service est aussi disponible en français.

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Les 12 conseils de l'EFF pour protéger votre vie privée
La pionnière des organisations de défense des droits et libertés civiles de l'ère digitale délivre ses bons conseils (en français).

Ordinateur & Sécurité Internet
Vie privée, crypto, PGP, mots de passe, remailers, stégano, et cætera.
(Traduction de security.tao.ca)


Le business de l'information

Introduction & banques (brutes) de liens concernant les outils de protection de la vie privée, l'hacktivisme, etc.

+ in english + stats
+
Vie privée / Rens. généraux
+ Articles sur l'uZine du miniRézo :
A qui profite le crime ?
(A quoi ça sert de s'identifier ? Ben à rien, en fait)
JE est un autre (Etat des lieux de qui surveille quoi, et comment s'en protéger)
Liberté, Egalité, Fraternité : Réprimés ! (l'internet, c'était la liberté. Aujourd'hui, il s'agit de surveiller, réprimer, réguler...)


NewsLetter......:

Précédents n°
Recherche........: Google
sur BugBrother sur le WWW

Ils veulent tous nous ficher !
Présumés Coupables ?
Signez @ IRIS + Vos Papiers!

Plus d'infos sur Insurgence.org :
"Nous ne sommes pas des numéros" !
L'uZine est de retour !!! Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le net, et + encore.
Portail des e-zines indépendants francophones, où l'info sans tabous ni (auto)-censure.

Webring de la Sécurité Informatique Francophone :
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Big Brotherisé?) Bug Brotherisable!)
REGULATION : processus par lequel les gouvernements veulent contrôler la liberté d'expression (cf article11.net)
SECURITE : façon de faire passer les hackers pour des voleurs, et que vive l'e-commerce ! (cf kitetoa.com)
SURVEILLANCE : réponse des forces de l'ordre à l'adage de l'internet : information=pouvoir (cf lambda.eu.org)

Politiciens, marchands et forces de l'ordre veulent réguler, sécuriser et surveiller l'internet alors même que ceux qui ont bâti, et bâtissent encore, l'internet, s'inquiètent de ces dérives totalitaires à la Big Brother (voir altern.org).

L'internaute, au mépris des droits de l'homme et du citoyen, est de plus en plus considéré comme un cybercriminel potentiel... mais qui va l'aider à protéger sa vie privée, sécuriser son ordinateur, et ses communications via l'internet?
Bienvenue au pays des Bug Brothers!)

Voir aussi, en français :
Web Sécurité : TOUT savoir ou presque des espiogiciels / PGP en français : la référence francophone en la matière / Panoranet : actus de la vie privée & méthodes de protection / Les cookies démystifiés : tout est dans le titre / Secuser : actus de la sécurité informatique / Sécurité.org : outils et liens axés sécurité et cryptographie / Freenet : en français
/ Cryptologie : très bonne introduction en la matière.


Internet & Privacy
The business of information
Introduction & rough banks of links on How To protect one's privacy, hacktivism, etc.
See also security.tao.ca's
Computer & Internet Security


Big Brotherised?) Bug Brotherisable!)

REGULATION : system designed by governments to control the freedom of speech (cf politechbot)
SECURITY : hackers' concern, but e-commerce threat, and propaganda (cf HNN)
MONITORING : polices & secret services' response to the internet definition : "information =power" (cf cryptome)

Politicians, merchants & policemen want to regulate, monitor & secure the internet even though those who built and manage the network worry about those totalitarian(Big Brother style) powers (cf GILC)

Netizens are more and more considered as potential cybercriminals, despite some basic & fundamental human rights... but who's helping those netizens in managing their privacy and improve their knowledge in IT & communications security?
Welcome to Bug Brothers' world!)


Copyleft attitude : BugBrother n'est pas responsable des liens, idées et propos exprimés dans la revue de web sise là : l'BB copie, colle & compile ces informations qui, bien que parfois copyrightées, sont ici RE:diffusées dans un but strictement informatif, et sans aucun objectif commercial : l'BB commente parfois, mais cite ses sources, alors faites tourner !
 



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