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<BR>Oth3r do you really think Big Brothers are sexier ?) |
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You Watch, We Watch |
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Après la Russie, le Royaume-Uni, le Japon, la Nouvelle-Zélande et, bien évidemment, les Etats-Unis, c'est au tour de la Pologne de dévoiler son projet de flicage des internautes. Révélé par Cryptome, la surveillance prendrait la forme d'une boîte noire, à la Carnivore, que devraient installer tous les fournisseurs d'accès aux télécommunications (car il ne s'agit pas que du "seul" internet, mais aussi du téléphone,tant qu'à faire...), à leurs frais, bien évidemment. Ainsi, s'il existe aujourd'hui plusieurs centaines de FAI polonais, le "marché" devrait se "rationnaliser" d'ici peu, sur le modèle de ce qui se trame à l'heure actuelle en Hollande : plus t'es gros, plus tu fliques, plus tu collabores avec les flics et les services secrets.
Dans la foulée, il faudrait aussi que les FAI puissent être à même de décrypter ce qui, chiffré, transite par leurs serveurs, autrement dit installer des sniffers aux endroits même où les données apparaissent en clair. Ce qui, matériellement, est impossible à moins de mettre des backdoors dans tous les ordis, youpi ! Encore des politiques qui ont compris l'informatique ! Pour ne rien arranger, il semble qu'aucune forme de contrôle des interceptions effectuées ne soit envisagé.
ZDNet, qui cite un article de Telepolis, avance qu'il s'agit de permettre "aux agents des services secrets ou à tout autre organe d'État habilité de surveiller vingt-quatre heures sur vingt-quatre n'importe quel échange téléphonique ou électronique". Au moins, c'est clair. Et de rappeler que "la Bulgarie avait également tenté d'imposer ce type de contraintes en 1999, avant de reculer devant la pression de l'opinion publique" et que l'Ukraine aurait aussi passé des directives similaires, mais dont l'application resterait incertaine.
Le débat, en Pologne, serait essentiellement technique et économique, les droits de l'homme n'étant quasiment pas évoqués. Ironie de l'histoire, "ce projet de décret émane d'anciens membres du syndicat Solidarnosc qui participent à la coalition actuellement au pouvoir en Pologne. Solidarnosc qui, vingt ans auparavant, se battait contre la surveillance des citoyens par le régime communiste", et a depuis criminalisé l'avortement, aussi.
ZDNet - Les internautes polonais bientôt sur écoute.
Il y a un an, l'Internet Engineering Task Force avait refusé de conformer le prochain protocole IP aux exigences du FBI, qui voulait fliquer tout le monde. L'IETF vient de révéler son nouveau projet, ENUM, qui vise rien moins qu'à créer une immense base de données indexant chaque individu à partir de son numéro de téléphone. Selon Transfert, "la fiche de chaque individu contiendrait ce numéro d’appel principal, mais aussi une adresse e-mail et, s’il le désire, d’autres numéros de téléphone (à la maison, sur le portable), un numéro de fax, une adresse Web (URL) ou une adresse IP...
En phase de test, cette réduction de tout internaute à un seul et même numéro intéresse grandement Verisign, propriétaire de Network Solutions (l'ex-monopole d'enregistrement des noms de domaine), mais aussi Twathe, qui sert de certification électronique (pour les cartes d'identité numérique, ou encore les signatures cryptographiques) et autres compagnies et services bigbrotherisables à l'envi : identifiants numériques, autorité de certification de clés publiques, sécurisation des communications électroniques... sachant que Verisign est bien évidemment proche, très proche de la National Security Agency. Alors, qui c'est qui veut devenir un ENUM'héros ?
Transfert - Voulez-vous être un numéro ?.
En 1991, Michel Charasse était ministre du budget. Célèbre pour son port des bretelles et son soutien sans faille et de toute mauvaiose foi à Mitterrand, il s'était fait mouché par Canal+, qui avait refusé de lui communiquer la liste de ses abonnés. Il entendait alors le croiser avec le fichier de ceux qui s'acquittent de la redevance télé, et ainsi débusquer les fraudeurs.
Aujourd'hui, Michel Charasse a décidé de se venger. Il vient de se plaindre auprès de la CNIL du fait que Canal+, depuis son "intégration" dans la galaxie Vivendi-Universal, utilisera son fichier d'abonnés pour d'autres fins que celles prévues initialement dans le contrat : "Ils m’ont reproché d’avoir voulu attenter à la liberté. Et eux que font-ils aujourd’hui ?". Réponse de Canal : "Nous louons en toute légalité des fichiers depuis longtemps, où est le problème ?" Si c'est Vivendi qui l'dit...
Transfert - Charasse surveille les fichiers de Canal Plus.
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Selon Reuters, le big boss d'IBM, premier constructeur mondial d'ordinateur, évoquant la "responsabilité du marché", aurait déclaré que "la protection de vie privée passe avant toute autre considération, spécialement à court terme. Les politiques et les pratiques de notre industrie doivent envoyer un message sans ambiguïté aux consommateurs. Vous pouvez nous faire confiance. Vous avez des choix. Nous les respecterons. Et vous connaîtrez à l'avance l'utilisation des données que vous nous confiez". Hé bé !
Reconnaissons pour une fois quelque mérite à Reuters, qui nous avait habitué à beaucoup plus de langue de bois. Lisez ainsi ce qui suit : "International Business Machines et Oracle se disputent la première place mondiale des entreprises éditrices de logiciel de bases de données, et IBM est de loin le premier constructeur de gros systèmes servant à stocker les informations concernant les consommateurs du monde entier." On comprend mieux pourquoi il dit ça, le pacha.
Même ce PDG d'International Business Machines lui-même se met à parler franchement, et de citer tout à trac "l'industrie automobile qui souhaite gérer par l'internet un parc de plusieurs millions de véhicules, ce qui implique que les moindres déplacements d'un automobiliste seront consignés, des modèles de stimulateurs cardiaques qui permettront sous peu de suivre les patients à la trace... et puis qui a accès en temps réel à votre cardiogramme, votre pression sanguine et votre taux de cholestérol ? Votre médecin ? Votre compagnie d'assurance ?" Hein ? Je vous le demande !
Ben j'espère que ce ne sera pas International Business Machines. Selon Transfert, "jusqu’il y a peu, tous les internautes pouvaient accéder aux lettres de motivation et CV de ceux qui postulaient en ligne chez IBM France. Un problème de mise en place du serveur web (Lotus Domino, développé par…IBM)". Et de nous en proposer la preuve, en vidéo... Genre.
Reuters - Protéger la vie privée, priorité du web, selon IBM.
Qui dit que les personnes âgées ne s'intéressaient pas au Net ? Pas Libération en tout cas, qui nous gartifie d'un article sur une expérience pilote lancée au Japon. "Bienvenue à Yamada, premier e-village de l'archipel nippon, où un internaute sur trois a plus de 65 ans. En 1996, le gouvernement japonais réalise qu'il a raté le virage de l'Internet, l'apprentissage multimédia s'impose, le Japon vieillit, ses retraités ont un fort pouvoir d'achat, elles s'ennuient, surtout l'hiver, alors pourquoi ne pas les occuper à utiliser le dernier cri de la technologie?"
Et ça marche, les grands-parents se fendent à 40% d'e-mails à destination de leurs petits-enfants, le visiophone fait qu'ils n'ont plus besoin de traverser tout le village pour se parler, etc. En plus, un système expérimental de transmission des données médicales permet de faire des check up à distance, y'a même un projet de "'WC intelligent' (sic) permettant d'effectuer des analyses d'urines ou de selles" grâcieusement offert par Matsushita ! C'est-y pas beau, tout ça !
Sauf que des journalistes ont découvert que "les conversations passées sur les visiophones étaient enregistrées et que chaque voix pouvait être identifiée". Il s'agirait, selon un édile local, de "donner l'alerte si un retraité n'est plus entendu pendant plusieurs jours"... Même le concepteur de c't'e-village reconnaît là une "formidable mine de renseignements sur les personnes âgées et leur comportement"...
L'an prochain, les vieux, là-bas, auront droit à des robots persos, "grâcieusement" offerts par les industriels. Ceux-là même qui ont offert les ordis, et les visiophones, qui sont sensées sécuriser les données, et qui investissent à fond dans la surveillance électronique, comme on l'apprenait récemment, dans le cadre du Kari-no-mail, le Carnivore japonais négocié secrètement, à l'insu des parlementaires nippons, avec les services de renseignements du Soleil Levant. Ahlala, ces nouvelles technologies, franchement...
Ah oui, j'oubliais, y'avait aussi un enca, dans l'article de Libé : le gouvernement japonais a décidé d'équiper d'ici 5 ans 40 millions de foyers (contre quelques dizaines de milliers aujourd'hui) de lignes à haut débit. NTT Docomo a le quasi-monopole de la transmission de ces données. Voilà, tenons-nous le pour dit.
Libération - Au Japon, la cité des papys cobayes.
"Mon ombre numérique me suit comme mon ombre. Et ils suivent mon ombre
numérique. Pour l'instant elle ne dit pas grand chose. Mais demain, un jour, quand
ils le décideront, elle parlera."
Illustration de la traçabilité d'un quidam, de ce qu'il fait en une
journée, traduit en images (de vidéosurveillance), chiffres (IP, CB et
autres logs divers et variés) et lettres (il a vu ou acheté quoi, quand,
où ?), Omnivore est aussi une dérive "psycho-géographique"
contemporaine, comme disait nos papas les situs.
"Quelques dizaines d'octets sur un disque. Je dirai alors la tristesse d'une vie
moderne, tentant désespérément d'atteindre l'infini en multipliant
inlassablement, des zéros et des uns."
Les 41 pays du Conseil de l'Europe, aidés des USA, du Canada, du Japon et de l'Afrique du Sud, viennent d'accoucher de la version 24.2 de leur projet de traité sur la cybercriminalité...
La Global Internet Liberty Campaign (GILC), qui fédère tout plein d'ONG de défense des droits de l'homme, de la liberté et de la vie privée à l'ère numérique, sort quant à elle sa deuxième lettre ouverte pour rappeler à ces messieurs et dames que leur projet va très clairement à l'encontre des diverses conventions des droits de l'homme.
Commentaire d'OpenPGP en Français : ou bien les responsables politiques, policiers, administratifs et économiques, paniqués des libertés que permet le net, "choisissent de "ratisser large" pour donner aux forces de l'ordre la possibilité de conserver (c'est-à-dire, le numérique aidant, augmenter) leurs capacités d'action contre le crime. Dans ce cas, nous devons leur montrer par exemple que les faits perpétrés à l'aide de la haute technologie laissent toujours, par nature, plus de traces que ceux commis sans haute technologie.
La seconde hypothèse, beaucoup plus sombre, est celle de quelques technocrates coupés de la société civile et qui pensent que cette dernière, à l'aube du XXIe siècle, a besoin de davantage d'ordre, ou, dans un langage moins agressif, de "régulation". La démocratie est fragile et l'ère numérique pourrait lui être fatale si nous ne sommes pas extrêmement vigilants."
Projet de Convention sur la cyber-criminalité (Projet N° 24 REV. 2).
La lettre des membres de GILC
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>sealben>
Ca fait quand même peur, de voir qu'on met en place des projets de flicage sur internet qu'on n'oserait pas mettre dans la vie courante. On accuse souvent internet d'être le summum de l'incontrolé, de l'anarchie. Mais les flics le compensent : internet ce sera avant tout le summum du flicage, du contrôle. Ce qui était le dernier refuge de la liberté presqu'absolue à laquelle chacun aspire va devenir le premier bastion d'une nouvelle forme de fascisme. Personne n'oserait mettre en place un couvre-feu, interdire l'accès à certains lieus, l'accès à certains livres sous peine d'être violemment rappelé à l'ordre par l'opinion publique.
mardi 19 décembre 2000, 14h18, dépêche AFP : les services de renseignements allemands viennent de découvrir que les néo-nazis teutons utilisaient Napster pour écouter et s'échanger des chants nazis, racistes et antisémites interdits en Allemagne. Ils sont forts les services de renseignements allemands, d'avoir trouvé ça; ça prouve en tout cas qu'ils se sont mis à Napster, c'est déjà ça.
L'AFP, par contre, ne précise pas que, depuis toujours, les néo-nazis se servent aussi de la Poste pour s'échanger de tels chants, ou qu'ils le font encore de mano a mano, ce qui est encore plus simple. Transfert nous apprend par ailleurs que l'info émanerait d'une "chaîne régionale de télévision", qui aurait interrogé l'équivalent allemand des renseignements généraux. Ah, bon, on comprend mieux l'absence totale de pertinence de l'info.
mardi 19 décembre 2000, 21h41, dépêche Reuters : les services de renseignements allemands demandent au géant des médias Bertelsmann de trouver une solution pour que son tout nouveau partenaire Napster ne soit pas utilisé afin d'échanger des morceaux interprétés par des groupes d'extrême-droite. Réactifs, les SR teutons, et puis Reuters...
"Etant donné qu'il est difficile de retrouver l'origine de la musique échangée sur internet, les fournisseurs de services ont la responsabilité d'empêcher tout abus depuis leurs plate-formes", dixit le SR de service. Après s'être attaqué aux FAI, puis aux hébergeurs, voilà t'y pas qu'on s'attaque aux plateformes logicielles... Ben voyons ! Et quand est-ce qu'ils porteront plainte contre La Poste et France Télécom, responsables de tout plein d'échanges de fichiers nazis par lettre, colis postal et ligne téléphonique (donc internet) ?
Et puis d'abord, pourquoi est-il question des services de renseignements, et pas de la police, ou de la justice ? Parce qu'en identifiant, avec la collaboration de Napster, ceux qui téléchargeraient de tels chants, les services de renseignements seraient contents, dixit la brève de Reuters. Gageons que Bertelsmann se fera un devoir de collaborer avec eux, d'autant que ça leur permettra aussi, peut-être ou tant qu'à faire, de surveiller ce que s'échangent tous les autres. Une fois de plus, on se sert du spectre des nazis pour ficher les gens. CQFD.
AFP : Chants extrémistes: les néo-nazis allemands contournent la loi avec Napster.
Reuters : Berlin veut limiter l'échange de chants nazis sur Napster
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Wah, je surfais au grès des courants, et voilà sur quoi je tombe : Mediatel.fr
Quelques mots concernant la ZeligConf qui vient de se terminer.
Cette conférence à réuni énormément d'acteurs sur des sujets aussi divers que la propriété intellectuelle, le contrôle des contenu sur Internet ou encore la communication activiste. Tous les débats feront l'objet d'un compte rendu sur le site de la ZeligConf accompagné d'un forum pour poursuivre le débat et commenter.
Cette conférence m'a aussi fait prendre conscience du manque profond de projets d'envergure et de contenu analytique et pédagogique activiste d'actualité. Pour exemple, le seul site à peu près idéologique c'est le Trench Coat HandBook et les quelques coup de gueules de léonard sur madchat. Pour exemple, la propriété intellectuelle où les activistes d'Europe tentent de montrer un front unique que ce soit sur la santé (génome, OGM, SIDA) que pour l'informatique (GPL, format libre etc.) A part gueuler "vive la liberté d'expression, le hack etc..." c'est le vide totale dans le contenu des sites. Avec le président de BSDfr.org nous avons tenter de démontrer que le hacking n'etait pas là pour le plaisir de pirater un site et de le deface avec un beau pseudo histoire de devenir célèbre ! Le hacking n'est pas un but mais un outil ! Bien sur il y aura toujours des techniciens mais en général, même ceux là ont une idée, une simple utopie ! Actuellement nous sommes confrontés à une vague de lamerisation qui touche tout le monde. De nombreux sites ne présentent aucun contenu activiste et seulement quelques textes techniques ripés. Et quand ils se tentent à la philosophie et à l'activisme ca tombe dans le pitoyable sans analyses. Bref, réveillez vous, regardez le monde dans lequel vous vivez et agissez ! C'est pas tout de faire un site et un post sur madchat (hé ! arrêtez de me regarder :) mais derrière, faut s'informer, se cultiver et surtout participer !
& the winner is...
En attendant, la liste des nominés aux Big Brother Awards vient d'être rendue publique. Au menu : le STIC (Système de traitement des infractions constatées), une base de donnée (illégale) de la police française qui vous fiche même quand vous avez été... la victime, ou bien innocenté. SAGEM MORPHO, leader des bases de données policières (biométrie, portraits robots, empreintes digitales) qui gère plus de 100 millions de données d'identification de personnes dans le monde.
Et puis un collège niçois qui voulait contrôler l'accès à la cantine scolaire par empreintes digitales, la panoplie de videosurveillance de Thomson/CSF (qui se fait désormais appeler "Thalès"... comme si prendre le nom d'un sage grec pouvait faire oublier qu'ils bossent surtout pour l'armée), les travaux de l'INRIA en matière de "vidéosurveillance intelligente " et de "détection logicielle d'événements suspects", France télécom et même le Ministère de l'Intérieur... entre autres.
Suite aux manifestion contre le sommet européens à Nice, voici un communiqué de l'union émeutière.
Le jeudi 7 décembre 2000 à Nice, de nombreuses actions furent menées contre des
structures capitalistes. Les médias ont procédé avec talent à l'habituelle exploitation
des événements, résumant les multiples actes de révolte dont ils furent témoins à une
"casse" sans motif et désorganisée.
Selon NewsFactor, le Cult of the Dead Cow annonce la sortie d'Hacktivismo, sa suite logicielle destinée à combattre la censure et la surveillance sur internet, pour mars prochain. Une association de défense des droits de l'homme, dont le nom n'a pas été divulgué, serait pressentie pour lancer l'outil, qui fonctionnerait à la Napster. Si le CdC serait à l'origine du terme "hacktivism", Oxblood Ruffin, qui s'ocupe des "affaires extérieures du CdC, en rajoute une couche en lançant la notion de "cracktivism", ou comment utiliser les armes et bagages des crackers pour militer sur le net (intrusion intempestive, virus, mail bombing, DDoS, etc.)
The Register nous annonce quant à lui la disponibilité du Handy Truster Emotion Reading (littéralement le "lecteur portable d’émotion"), un détecteur de mensonge intégrable à un téléphone mobile. Inventé par un Israëlien mais fabriqué en Corée, il analyse la voix, détecte les légères fluctuations émises inconsciemment lors d'un mensonge, et marcherait 8 fois sur 10, tout ça pour seulement 380 francs ! On attend déjà avec impatience le jour où il sera couplé avec un système de géolocalisation...
Pour ceux qui auraient raté le coche, il était une fois une constellation de satellites, nommée Iridium, qui, faillite oblige, devait tout bonnement être laissée en rade. Et bien non. Après des mois de tergiversations, le Pentagone vient d'investir 72 millions de dollars pour avoir le droit de faire ce qu'elle veut des 66 satellites de 600 kg chacun pendant deux ans, avec une option jusqu'en 2007. Pour reprendre l'expression employée par le Pentagone dans son communiqué de presse, il s'agit là d'une "alternative commerciale à leurs systèmes purement militaires" qui servira aussi à d'autres agences militaires US, mais aussi à certains gouvernements alliés. Il n'est bien évidemment nulle part fait mention d'Echelon...
Pas d'bol pour les FAI hollandais. Les forces de l'ordre leur imposent l'installation de lourds
équipements de surveillance des communications et ils ont jusqu'à mi-avril pour mettre en oeuvre à leur charge les infrastructures nécessaires pour analyser, filtrer et
traduire les données, en vertu d'une loi votée en 1998. Selon Reuters, ceci pourrait leur coûter entre 201.400 et 604.100 dollars, autrement dit, sur la centaine de FAI, quasiment tous déficitaires, les plus petits seront absorbés, les "gratuits" devront passer en payant et les fusions-acquisitions vont concourrir à concenter le marché entre quelques rares grosses sociétés qui, bien évidemment, marcheront main dans la main avec les services de renseignement.
De leur côté, les services secrets norvégiens ont secrètement passé
un accord avec 15 des principales compagnies et administrations du pays pour
mettre en place une structure de contrôle de l'internet. Toujours selon Reuters, ce projet, qui comprend la création d'un "système d'alerte pour
l'infrastructure numérique" (VDI), n'a pas reçu l'aval du parlement et a pour "objectif de cartographier l'étendue des intrusions ou des tentatives d'intrusion dans les systèmes informatiques", en fonction de la bonne volonté des entreprises à communiquer sur leurs failles et les attaques dont elles seraient victimes. Révélée par le journal électronique Digitoday.no et confirmée par le ministère norvégien de la Justice, l'expérience s'étendra jusqu'au 1er janvier 2002.
Et pour finir, la phrase du jour, tiré d'un papier de 01net qui nous apprend que "d'ici à deux ans, les sociétés de droits d'auteur auront fiché et répertorié toutes les oeuvres artistiques présentes sur Internet, un moteur de recherche devrait même pister les mauvais payeurs." La SACEM, qui gère les droits d'auteur en France, en fait même son cheval de bataille pour 2001 et c'est la Cisac, Confédération Internationale des sociétés d'auteurs et de compositeurs, qui mène la marche. Cela dit, le système, baptisé Verdi (Very Extensive Rights Data Information) et censé répertorier les milliers de sites professionnels ou personnels proposant des oeuvres artistiques sur Internet se révèle si complexe à mettre en place qu'il ne devrait pas voir le jour avant 2 ans. Non seulement ils veulent scanner tout le web, mais ils veulent aussi tatouer tous les fichiers... Reste qu'ils se focaliseront tout d'abord sur les "gros clients" : comme le souligne Benoît Solignac, responsable du contrôle à la SDRM (Société pour l'administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs) « tout sur Internet est illicite, les rares sites licites, on les connaît. » Ah, bon.
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