bUg <BR>Oth3r
do you really think Big Brothers are sexier ?)
Bb)
You Watch, We Watch
 

 

Les Oiseaux II [ Vie Privee ]
Auteur: futurex [ yaoho ] Friday 26 January 01

Nos barbouzes sont-ils toujours aussi incompétents? Quoi qu'il en soit, le gouvernement vient de leur allouer un beau labo à Salon-de-Provence, pour faire de la recherche sur les drones. Le but avoué: mettre au point, à l'horizon 2010, des drones de 40 cm capable de surveiller sans etre repéré. Les applications? surveillance des frontières, de la circulation... naturellement, on ne peut pas se contenter de caméras fixes, ca serait beaucoup trop compliqué. Rassurez-vous, ces zolis noiseaux ne serviront certainement pas à surveiller les personnes qui pensent pas comme il faut ou les dangeureux intellectuels capable de ne pas etre d'accord avec la défense des interets francais (je m'égare, je m'égare...).

Il semblerait même qu'ils cherchent à faire des mouchards de la taille... d'une mouche (naturel, non?) en copiant, entre autres, le mécanisme du battement d'aile de ces chers diptères. L'armée francaise vient d'ailleurs de s'allier avec un partenaire connu pour son respect des droits de l'homme : le Maroc... ca en promet de belles. Je sens que je vais ressortir ma 22 et tirer sur tout piaf qui aurait tendance à rester trop pres de moi :)

article du monde.
[-Commentaire?-]


Foire au pognon (Noir Désir / Un jour en France) [ Libertes ]
Auteur: eberkut [ .KoM ] Thursday 25 January 01

Le Forum économique mondial de Davos, qui réunit une trentaine de chefs d'Etat et de gouvernement, 80 ministres et l'élite internationale des affaires et de l'économie, s'est ouvert jeudi matin, sous la surveillance étroite des forces de police et des militaires suisses.

Le Forum, qui dure six jours jusqu'à mardi, a commencé ses travaux avec un débat sur la situation économique aux Etats-Unis, dont le ralentissement de la croissance inquiète le reste de la planète. Les personnalités vont également plancher sur la façon de "soutenir la croissance et combler les écarts", entre riches et pauvres, ou encore "stabiliser le rythme de la mondialisation".

Parmi les 2.000 personnalités invitées, figurent les dirigeants de quelques organisations non gouvernementales (ONG) telles Greenpeace, Amnesty International, ou encore des artistes célèbres comme les chanteurs Peter Gabriel et Bono (U2), qui s'est fait le champion de l'annulation de la dette des pays pauvres.

Les forces de sécurité suisses --plusieurs centaines de policiers et militaires-- ont été largement déployées et le centre-ville de la station de sports d'hiver a été interdit à la circulation. Une manifestation, prévue samedi à Davos par les militants de la Coordination pour un Contrôle Citoyen de l'OMC, a été interdite par les autorités locales, mais l'appel à manifester a été maintenu.
IMC France.
[-Commentaire?-]

>eberkut> Suite de l'article avec un copié/collé du site cccomc.org.
Le Forum Economic Mondial de Davos se tient du 27 janvier au 1er février sur le thème "un nouveau départ, faire la différence". Avec un ticket d'entrée à 18 000 $, le Global leaders autoproclamés se réunissent en privé, avec ceux qu'ils ont choisi d'inviter (30 chefs d'Etats, 300 chercheurs autant de leaders politiques, 650 journalistes et quelques ONG). Les 1200 plus grands chefs d'entreprise du monde qui représentent plus du tiers de l'activité mondiale, deux tiers du commerce planétaire font le déplacement avec toutes leurs équipes commerciales.

Rien ne se décide dans ce forum privé, "club méditerrannée" (comme l'appelle Didier Adès) pour dirigeants, pour lequel tant d'argent public est dépensé. Faux, Davos est un bouillon de culture pour lobbyistes, l'occasion privilégiée de faire avancer les grands dossiers et d'orienter les choix politiques de façon décisive. Ainsi, Bill Gates interviendra dans une conférence sur "mettre en place la santé au niveau mondial" alors que l'on sait bien que le démantèlement des systèmes de santé (comme d'éducation) passera par l'Internet.

Les représentants des principales organisations de l'ONU viendront y promouvoir le contrat mondial (global compact), partenariat dans lequel l'ONU s'engage à promouvoir le libre échange contre des promesses des transnationales sans engagements ni contrôle. Avec la Koordination anti-WTO et la Confédération paysanne, la CCCOMC manifestera de façon non violente et festive dans les rues de Davos le 29 Janvier à 15 heures. Nous demanderons :
- la transparence de ces forums et leur ouverture à la société civile.
- le retrait du contrat mondial et la fin de la collusion transnationales/ONU.

Des liens sur Davos :
le site officiel du WEF
Suivre l'actualité sur Indymedia
le dossier d'actualité de Yahoo
le dossier du Monde.
l'expression des ONG à Davos (Public eye on Davos).
Articles du Minirezo
Coordination pour un Contrôle Citoyen de l'OMC .


Savez vous cracker les sounds? [ Crypto ]
Auteur: futurex [ ] Wednesday 24 January 01

Allez, une bonne nouvelle de temps en temps, ca fait pas de mal: deux etudiants ont réussi à faire sauter le watermark du SDMI. Kezako? Ben je vous rapelle qu'en septembre dernier, le consortium SDMI a "provoqué" les bidouilleurs en leur demandant de faire sauter le watermark d'un morceau de musique protégé. Fallait pas leur demander ca... Julien Stern et Julien Boeuf (respectivement en thèse de crypto à Orsay et en 3° année à l'ENST Paris, quand même...c'est pas des cons) ont réussi, et ont publiés leurs résultats ici. Voila, bonne lecture, chers cryptographes... honteusement pompé de Slashdot, qui l'avait non moins honteusement pompé sur linuxfr...

le site des génies.
[-Commentaire?-]

>eberkut> A noter l'intégrité des 2 pirates qui ont refusé de signer la clause de non-divulgation accompagné des $10000 de récompense. .


Les cookies de DoubleClick ? Même pas peur ! [ Vie Privee ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Wednesday 24 January 01

Reuters, le 24/01/2001 : "En réponse à la tempête que cela avait soulevé, la commission fédérale du commerce américaine (FTC) a conclu que la régie publicitaire sur Internet DoubleClick Inc. n'avait pas utilisé ou divulgué des informations permettant d'identifier personnellement les consommateurs pour des motifs autres que ceux affichés dans la charte de l'entreprise". DoubleClick Inc. devra juste mettre à jour sa charte de protection des données personnelles pour y parler des web bugs, de l'opt-out et de la façon qu'elle a de commercialiser les données de son Internet Address Finder, un équivalent des pages blanches, e-mail compris...

Et que dit donc la charte de l'entreprise ? Comme la majeure partie des chartes de protection des données personnelles, c'est un (très) long texte que personne n'a vraiment envie de lire. Ce genre de "contrat de confiance" n'est vraiment pas fait pour l'internaute, mais pour les avocats, les juristes, et caetera. Elle doit probablement dire que les cookies, ben c'est pas bien méchant, parce que ceci, et puis cela. On peut aussi faire "opt-out" et se prendre un bon gros cookie en plein ordi, mais attention : c'est un cookie pas comme les autres, il sert de chien de garde et barre la route à tous les autres, en tout cas ceux de DoubleClick Inc. Pas très subtil, l'"opt-out", alors que c'est tellement plus simple de les désactiver, de demander à son navigateur de les effacer à intervalle régulier, d'apprendre à les contrôler, de télécharger un logiciel gratuit qui le fera à votre place...

Dans la foulée de cette annonce, qui a fait gagner 11% en bourse à DoubleClick, Jules Polonetsky, directeur en charge du respect de la vie privée ("chief privacy officer") de Doubleclick Inc, accorde une interview à 01net. Tout est dans le titre : « Le respect de la vie privée est bon pour les affaires »... 01net rappelle que le scandale était né l'an dernier du projet de fusion de l'immense base de données d'identifiants que les cookies, web bugs et autres informations collectées par DoubleClick ont constitué, avec celle d'Abacus, "la plus importante base de donnée propriétaire de marketing direct de la nation"... truffée de noms, prénoms, adresses, âge, sexe, goûts musicaux, relevés d'achats, et caetera. DoubleClick Inc n'a même pas attendu les conclusions de la FTC pour croiser ces deux bases de données.

Tout repose les nombreux partenariats et rachats que la société a effectués, et continue d'effectuer. Et sur l'opt-in, le fait que nombreux sont ceux qui cliquent là où on leur dit de cliquer. CQFD. Et comme elles sont nombreuses, les sociétés qui veulent se placer sur le marché des publicités ciblées, des fichiers clients, du marketing direct des identifiants, et qu'ils sont nombreux ceux qui vont sur le www pour jouer à des jeux, acheter en ligne, et puis remplir des questionnaires, s'identifier, cliquer là pour en savoir plus... D'ailleurs, la "fusion" de ces deux bases de données, qui avait tant été décriée l'an dernier, n'est jamais que l'une des très nombreuses suites de services, produits et technologies proposés par la société, leader en son marché. Yé.

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A propos des "droits de l'homme" et de l'internet [ Libertes ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Wednesday 24 January 01

Alors que Philippe Val, Big Boss de Charlie Hebdo, comparait ce matin sur France Culture le minirézo avec la... Gestapo, réitérant ses accusations selon quoi seuls des «tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs» pouvaient se targuer de publier sur le www, Libération publiait hier un article intitulé Les associations antiracistes prises à leur propre piège, qui ferait presque état d'un revirement d'opinion, pour ne pas dire un mea culpa, de certaines associations de défense des droits de l'homme. Arno, du minirezo, avait déjà rappelé comment la LDH tirait contre son propre camp, en matière de libertés sur l'internet. Pour ne s'être illustrés que dans la répression de l'internet, mais jamais dans la défense de la liberté d'expression, ces associattions s'étaient aussi paradoxalement retrouvés dans les nominés OFF des Big Brother Awards.

«En attaquant en justice, on s'est engagé sur un terrain compliqué. Je ne suis pas sûr, personnellement, de savoir comment agir face à l'Internet» reconnaît Marc Knobel, porte-parole de la Licra qui avoue en prendre «plein la tronche» et recevoir plusieurs e-mails d'insultes par jour : «On me traite de censeur, de délateur». Marc Knobel avait déjà écrit, dans les pages Rebonds de Libération, un papier intitulé Non à l'internet de la haine, qui comparait déjà les libertaires (terme généralement utilisé par ceux qui veulent discréditer ceux qui défendent la liberté d'expression et les droits de l'homme sur l'internet) à des soutiers du nazisme. Arno, toujours lui, avait alors rétorqué par un cinglant Non à la haine de l'internet, pointant du doigt l'absurdité, et la violence, des propos. Selon Libération, le cas de conscience de Knobel prend aujourd'hui des «proportions cauchemardesques» avec l'affaire Costes. «C'est mon dilemme. On n'avait évidemment pas prévu que le FN pourrait se servir de cette décision. C'est affreux». Et de comparer des défenseurs des droits de l'homme et de la liberté d'expression à des nazis, c'est pas «affreux», peut-être ?

Costes, artiste trash, est poursuivi depuis 4 ans par l'UEJF, la LICRA, la LDH et le MRAP pour avoir publié les paroles de certaines de ses chansons, parodie des discours racistes, sur son site web. Les assoc' les ont prises au premier degré, le traînèrent en justice, Costes demanda donc de l'aide à la Ligue des Droits de l'Homme... qui se retourna contre lui. Au final, le juge a tranché : la prescription abrégée, qui garantit depuis 1881 la liberté de la presse, ne peut être retenue en matière d'internet. Cette jurisprudence n'a depuis servi que les intérêts de l'extrême-droite, qui s'est attaquée au Réseau Voltaire, ou plus récemment à l'ADN, en butte contre le maire de Nice. La LDH s'est par ailleurs illustrée en attaquant ldh.org, un site d'informaticiens proches de la rédaction d'ACBM, éditeur du Virus Informatique ou encore de Pirates Mag', les seuls canards informatiques véritablement indépendants.

Selon nos informations, le fait que la Ligue des Droits de l'Homme se soit retrouvée dans la liste des BBA OFF ne leur fait strictement rien, «un truc de djeun'z» selon ses représentants, dont la violence à l'encontre de l'internet fut récemment pointée par Transfert dans un article intitulé Les libertés en question, où l'on apprenait qu'Henri Leclerc, président d'honneur de la Ligue des Droits de l'Homme, prônait la tolérance zéro en matière d'internet, argument typique des partisans de la répression, du contrôle et de la surveillance des citoyens, et qui est généralement combattu par les associations de défense des droits de l'homme comme étant justement liberticide... L'article de Libération conclue d'ailleurs sur les tensions internes à la LDH, entre une direction rigide et sourde aux libertés de l'internet, et LDH Rezo, la liste de discussion et d'information de l'association, dont les prises de position sont à rebours total de l'attitude répressive et liberticide de sa direction. Le MRAP, quant à lui, viendrait d'engager une personne à plein temps pour assurer une «réflexion transversale» à propos de l'internet, bien que son site web n'en fasse pas encore état. Pendant ce temps-là, le forum de discussion de l'UEJF est, comme c'est le cas depuis des mois, l'occasion de vifs débats à propos, notamment, de la question des libertés sur l'internet.

Libération - Les associations antiracistes prises à leur propre piège.
Le OFF des BBA : UEJF, LDH, LICRA et MRAP.
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L'internet tue ! [ Libertes ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Monday 22 January 01

L'internet tue. C'est pas moi qui le dit, c'est la maman d'un Israëlien de 16 ans, citée dans une dépêche de l'AFP : "Comme de nombreux jeunes de son âge, ce lycéen avait une passion dévorante pour internet, au point d'avoir créé son propre site, qui comportait des jeux et des poèmes"... Un vrai petit nerd, en somme. Un ado du web qui s'était trouvé une belle Américaine grâce à l'internet, sauf qu'elle était palestinienne, et qu'elle est accusée aujourd'hui de lui avoir tendu un traquenard : on a retrouvé son corps criblé de balles et "atrocement mutilé" après qu'il soit parti pour une virée en voiture avec la "belle".

Sans vouloir faire de cynisme, ni paraître déplacé, on n'a encore jamais vu de journaliste raconter que le téléphone ou le courrier postal tuent... Il y a bien eu quelques histoires de petites annonces, de rendez-vous pris par minitel, de films ou de bouquins qui, de près ou de loin, contribuèrent à un crime, mais jusqu'à preuve du contraire, l'internet ne tue pas. Il faut que les gens se voient pour ça, c'est basique, mais ça semble encore échapper à certains.

Encore récemment, on nous a bassiné avec le fait que Napster servirait aux pédophiles et aux nazis à s'échanger des fichiers interdits. La Poste et France Télécom aussi servent aux délinquants, aux pervers et aux criminels à s'échanger des infos. Et alors ? Vous avez déjà vu une plainte contre ce genre de prestataires de services, quelqu'un qui les accuserait de "complicité" ? Non. Bon. Ce n'est pas là que l'internet tue. Là où ça tue, c'est de voir la réaction de certains, et notamment des politiques.

Un journaliste ukrainien est ainsi au coeur d'une grosse polémique dans cet état de l'ex-URSS gangrené par la corruption. Gueorgui Gongadzé, 31 ans, journaliste indépendant, et fort en gueule, avait créé un site internet pour continuer à faire son métier. On a retrouvé son corps décapité et brûlé à l'acide, et ce serait le président ukrainien lui-même qui aurait commandité le meurtre.

La Chine n'est pas en reste d'ailleurs. On savait déjà que tout dissident chinois était considéré comme "criminel" dès lors qu'il publiait sur l'internet, qu'il était interdit aux particuliers d'y publier des informations, que seuls étaient habilités à le faire les sites web dûment autorisé par une commission ad hoc, que seuls les journalistes ayant précédemment travaillé pour des médias d'état pouvaient publier des news sur le www, des choses comme ça.

Selon l'AFP, la Cour suprême chinoise vient d'annoncer que toute personne "impliquée dans des activités d'espionnage" comme "voler, découvrir, acheter ou divulguer des secrets d'Etat" grâce à l'internet ou d'autres moyens, sera condamné à mort, ou bien à une peine de prison allant de dix ans à la perpétuité, ses biens pouvant également être confisqués.

Pour info (lue dans le Libé du 22 janvier), Song Yongyi, un universitaire basé aux USA, avait été condamné en 1999 pour "divulgation de secrets d'état" : il avait publié sur le net des documents sur la Révolution Culturelle disponibles... chez les bouquinistes chinois. S'il a été libéré en 2000, son affaire rappelle étrangement l'effet Larsen, du nom de cet hacker français qui risque 5 ans de prison, et 500 000 francs d'amendes, pour "atteintes au secret de la défense nationale" (française) : il avait compilé, sur le web, des infos disponibles dans des livres américains et allemands... disponibles dans les librairies parisiennes.

AFP - Internet, piège mortel pour un adolescent israélien.
AFP - L'espionnage sur l'internet sera passible de la peine de mort en Chine.
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La presse libre du www en procès [ Libertes ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Thursday 18 January 01

L'Association pour la Démocratie à Nice n'apprécie guère la politique du maire, Jacques Peyrat, un ancien FN passé depuis au RPR. Elle le fait savoir via son bulletin, l'Adrenaline. Manque de bol, elle met aussi ses infos sur l'internet. Et si môssieur le maire n'avait pas porté plainte au moment où certains propos avaient été publiés sur le papier, par contre, il vient de porter plainte parce qu'ils sont aussi sur le www. Encore une fois, c'est l'extrême droite qui profite de l'absence de prescription sur l'internet.

Ce sont des "associations de défense des droits de l'homme" qui ont réussi à bouter hors du web la prescription abrégée. Cette mesure, qui date de 1881, ne donne que 3 mois au quidam pour porter plainte s'il se sent diffamé par un article de presse. Suite à la jurisprudence Costes, l'artiste trash qui était poursuivi par les assoc' de gôche en question (et qui passe en concert ce week-end à Montreuil, dans le cadre d 'une tournée européenne, zyva !), toute publication sur l'internet est considérée comme "continue". Depuis, les seuls à avoir cherché à en tirer parti sont des personnalités d'extrême-droite, comme on l'a vu récemment avec le Réseau Voltaire, qui vient de soulever l'affaire, relayé par ZDNet.

Au passage, on rappelera aussi que les "assoc' de défense des droits de l'homme" en question furent justement pré-nominés par les Big Brother Awards "pour leur constante application à vouloir créer un statut d'exception pour l'internet allant dans le sens d'un contrôle et d'une surveillance accrus des internautes"... Et que leur paranoïa du www vient de se trouver un allié en la personne de Philippe Val, grand manitou de Charlie Hebdo qui vient rien moins que d'publier un édito intitulé « Internet, la kommandantur libérale » clamant haut et fort : « Qui est prêt à dépenser de l'argent à fonds perdus pour avoir son petit site personnel ? Des tarés, des maniaques, des fanatiques, des mégalomanes, des paranoïaques, des nazis, des délateurs qui trouvent là un moyen de diffuser mondialement leurs délires, ou leur haine, ou leurs obsessions. » Voir la réaction du Minirézo : "Val tragique à Charlie : un mort".

ADN - Vigipeyrat.
Minirézo - Val tragique à Charlie : un mort !.
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Ben Ali veut tuer les Publinet et censure Internet [ Big Brother ]
Auteur: Mondher Sfar [ ] Wednesday 17 January 01

Le 10 janvier est à marquer d'une pierre " noire " dans l'histoire d'internet en Tunisie. Fria, le ministre des télécom convoque les gérants des cybercafés tunisiens connus sous le nom de " Publinet ". On pensait qu'il allait porter une réponse aux graves difficultés que rencontrent ces professionnels de la Toile. Et ce fut la grande surprise : Ben Ali a tout simplement décidé de casser ces publinet, parce qu'il y a trop de jeunes qui les fréquentent, et surtout l'outil internet commence a échapper sérieusement au contrôle du ministère de l'Intérieur.
Voici les mesures annoncées au cours de la réunion :

1) L'ouverture de boutiques publinet reste soumise à autorisation du ministère de l'Intérieur, et l'ATI demeure son annexe pour la censure.
2) Sur la question du débit de connexions trop faible, le ministère refuse catégoriquement d'y remédier, alors qu'il relève directement de ses compétences.
3) Il est désormais interdit de chater à partir des publinets. C'est là le second coup de grâce aux publinets, car leur recette provient à 80% du chat.
4) Désormais, la téléphonie est interdite : on ne peut plus téléphoner au moyen d'internet.
5) Une baisse des tarifs de l'heure de connexion (de 2 DT à 1,5 DT/heure), constitue un autre coup dur contre les publinets : en grevant leur marge, qui est déjà trop faible, surtout pour ceux qui doivent rembourser les frais d'installation.
6) Il est désormais interdit aux utilisateurs de télécharger quoi que se soit d'internet sans autorisation du gérant publinet rendu responsable du contenu des éléments téléchargés.
7) Même la simple impression d'un document doit être soumise au contrôle du gérant du publinet.
8) Et pour couronner le tout, tout ordinateur connecté à internet devra contenir un logiciel barrant l'accès aux sites indésirables pour le ministère de l'Intérieur.
9) Le tarif d'infraction à ces mesures de censure s'élève à 2000 DT (environ 10000 FF) et la fermeture de la boutique.

Si les jeunes Tunisiens ne se mobilisent pas pour dénoncer ces nouvelles mesures scélérates et liberticides, il n'y aura plus de publinet en Tunisie d'ici peu de temps. Le seul espace de liberté d'statement et de contact avec le monde extérieur pour tous ceux qui ne peuvent s'offrir un ordinateur ou un abonnement à internet sera irrémédiablement clos. Jeunes Tunisiens, mobilisons-nous pour le droit à Internet et pour sauver les Publinet !

Voir aussi le site, toujours censuré, des Tunisiens de Takriz ("ras les couilles" :), dont les visites auraient triplé depuis qu'il est censuré, selon un article du Soir belge repris par Zeitouna TV, ainsi que l'article de Transfert : "Courriers électroniques surveillés, fichage des internautes, sites censurés, utilisation du cryptage soumise à autorisation : la Tunisie concentre les dérives d?un État policier souhaitant contrôler à tout prix le Réseau. Objectif : museler la prise de parole des Tunisiens sur la Toile et contrôler l?accès via l?Internet à des informations sensibles, notamment sur les questions inhérentes aux droits de l?homme".

>Free_Man> C'est à cause des gens comme ca que le Maghreb reste toujours aussi mal, et n'avance pas dans son developpement... Faudrait dir à ce put*** de Ben Ali que l'internet touche tout le monde, par inclusion ou par exclusion... .

[ Commentaire? ]

>pLaT|nUm> Ben Ali est un fasciste, ca c'est connu, qu'il interdise les cybercafés n'etonne pas les jeunes tunisiens deja soumis aux pires repressions morales. Cet acte est dans la tradition des dirigeants du monde arabe. Au Maroc une loi va etre votée pour interdire les cyber au moins de 18 ans. C'est ca le Maghreb. fuck You Ben Ali! .

>Analyser> Ben ali n'est qu'un exemple malheureusement tres petit par rapport au grande dictature ! internet est un phenomene de societe qui touche tout le monde je ne vois pas pourquoi on l'interdit au public ! a mon avis la scene tunisienne doit imperativement bouger pour dire qu'elle existe ! Ben Ali Sucks ! Analyser@analyser.co.il.

>metalmaniac> contrairement à l'idée que véhicule certain médias étrangers sur l'Algérie, on est vraiment un pays démocratique. Chez nous chacun est libre de penser ce qu'il veut, de dire ce qu'il veut et d'adhérer au parti politique qu'il veut. Chez nous pas de censure pour les journaux (un grand salut à nos amis marocains de la presse libre). Chez nous internet n'est pas censuré (la preuve je suis en train de télécharger le RTCMAG n°5 tout en lisant les dernières nouvelles sur le génial, le formidable, l'extraordinaire site de MADCHAT,wow! quel pied!) donc je ne dirais qu'un mot à nos amis tunisiens: IF FREEDOM IS OUTLAWED, ONLY OUTLAWS WILL GIVE FREEDOM. .


Internet est bel et bien une "zone de non-droit"... [ Vie Privee ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Tuesday 16 January 01

« À quoi bon réglementer quand il n'y a pas de problème ? Il vaut mieux une déontologie puissante basée sur le dialogue avec le consommateur ». Qui c'est qui dit ça ? Bernard Siouffi, délégué de l'Union française du marketing direct, interrogé par ZDNet. Le lobbyiste en chef des spammeurs avance donc la "déontologie" pour qualifier la "zone de non-droit" dans laquelle il s'ébat. Non seulement il défend le business plan de ceux qui cherchent à nous spammer à tout va, mais en plus il veut se soustraire à une directive européenne de 1997 qui interdit les appels téléphoniques et les fax non sollicités.

C'est d'la BAL, Bb)
Le texte, qui n'a pas encore été inscrit dans le droit français et est à l'étude en ce moment du côté de la Commission européenne, vise à privilégier l'"opt-in", qui requiert l'autorisation préalable de l'internaute, à l'"opt-out", qui ne fait que proposer au fiché de demander à être radié du fichier. Ce genre de traitement des données personnelles fait désormais florès aux Etats-Unis, où les professionnels de la profession des fichiers clients rentrent dans le rang, et demandent généralement l'autorisation des gens avant que d'entrer dans leurs BAL. Selon Siouffi, cette mesure « serait gravement discriminante pour notre fonction. Ça friserait l'entrave ». Et nos BAL à nous, elles sont pas entrâvées par tes spams, peut-être ?

Tu veux ma photo ?
Au contraire de ceux qui n'ont pas (encore) de billes dans l'internet et qui se font fort de vouloir nous spammer à l'envi, comme La Poste le leur a si bien appris, selon un membre de la CNIL, interrogé par ZDNet, les start-upiens ont pigés, eux, que ça ne sert à rien de vouloir nous forcer la main, et spammer nos ordis. Ainsi, ces gens-là ont décidé de penser à nous, si si : la Fédération des Entreprises de Vente A Distance (336 entreprises représentant 51 milliards de francs TTC de chiffres d'affaire en 1999) a lancé e-robinson pour nous proposer d'être ôtés des fichiers clients de ses adhérents. Pour ça, il faut s'inscrire dans une liste noire, qui leur est remise (à jour) tous les mois. Un vrai fichier d'anti-consommateurs. Mais faut pas avoir peur : le formulaire à remplir, et où placer son e-mail histoire de ne plus être spammé, est crypté, et protégé par un mot de passe ! Sauf que dedans, il ne suffit pas de rentrer son e-mail, il faut aussi, et obligatoirement, donner son sexe, nom, prénom, adresse, code postal, ville et pays. Ben voyons...

Le spam est illégal... sauf par e-mail
Régulièrement, politiques, "experts" et journalistes nous bassinent copieusement en qualifiant l'internet de "zone de non-droit", histoire d'accroître les pouvoirs de certains de contrôle et de surveillance du réseau. Tout aussi régulièrement, les défenseurs des libertés et puis des droits de l'homme rappellent que le droit s'applique à l'internet comme ailleurs, et que les notions de "zone de non-droit" ou de "vide juridique" (voir l'article du minirezo) ont tout de l'intox', point barre ./ Nous nous étions trompés, les spammeurs nous avaient caché la vérité : la commission constituée d'experts des différentes CNIL européennes cherche à rendre l'opt-in obligatoire, ils vivent depuis longtemps avec cette épée de Damoclès au-dessus de leurs business plans, et sont en passe d'être dans l'illégalité. Alors que le projet de Traité sur la cybercriminalité tend vers une surveillance généralisée de l'internet, les spammeurs coalisés voudraient eux aussi avoir le droit de nous ficher. Légalement. Dans un cas comme dans l'autre, c'est pourtant illégal en matière de téléphonie et de courrier postal. Et contraire aux Droits de l'Homme en matière de vie privée.

ZDNet - L'Europe briderait bien la pub sauvage par mail.
FEVAD - La liste des 336 spammeurs-adhérents
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T'as pas 100 BAL ? [ Vie Privee ]
Auteur: Bb) [ Bug Brother ] Tuesday 16 January 01

"Il est clair que la demande pour des solutions de filtrage internet (...) augmente, la mise en place de politiques d'accès internet dans les entreprises étant désormais considérée comme normale", a déclaré le directeur général de SurfControl dans un communiqué repris par l'agence Reuters. SurfControl est aujourd'hui le leader des systèmes de filtrage et de contrôle de l'internet, offrant une variété sans précédent de censurer l'accès à tels ou tels sites, ou encore de surveiller l'utilisation de l'internet par tel ou tel internaute, enfant ou salarié. SurfControl a successivement agrégé, à coups de fusions-acquisitions, Little Brother, SurWatch, CyberPatrol, CSM Security Management AG, EmU Tech et Lanvision, et a pour client de prestigieuses firmes comme KPMG (12 milliards de bénéfices en 1999, plus de 100 000 employés via leurs filiales), la célèbre banque d'affaire Barclays, le Crédit Agricole, Petrofina (TOTAL), AOL ou encore... l'OTAN. Et Reuters de préciser que le DG de la société nie tout danger de dérive à la "Big Brother" : "En réalité, la plupart des entreprises n'ont pas le temps de (jouer les) Big Brother. Elles veulent juste savoir où va leur argent".

Car c'est bien de pognon dont il est question. Les bénéfices de SurfControl ont augmenté de 200 % en un an. Aux USA, les écoles, bibliothèques et lieux d'accès publics à l'internet doivent installer un logiciel de filtrage, en Australie (comme en France depuis l'amendement Bloche), c'est vivement conseillé par la loi, et la majeure partie des pays semblent vouloir légaliser le filtrage. Au nom de la protection des petits enfants, qui pourraient être choqués de voir, par exemple, du sexe à l'écran. On rappelera à bon escient que le business du X est le plus rentable de ladite "nouvelle économie", et qu'inventer des histoires de "pédonazis" pour empêcher les innocents de voir les businessman aux mains pleines, c'est pas très intelligent. Ni rassurant : c'est pas en faisant peur aux gens qu'on arrive à éduquer les enfants.

D'autant que lesdits systèmes de filtrage sont plutôt du genre bêtes et méchants. PeaceFire, qui s'est fait une spécialité de dénoncer les travers de ce genre de filtres-là, révélait récemment que CyberPatrol baignait dans l'idéologie catho-coincé à tendance intégriste, qu'il atteignait un taux d'erreur de... 80% en matière de classement de sites pornographiques, et qu'il interdit l'accès à des dizaines de sites consacrés... aux droits de l'homme. Puisqu'on vous dit que c'est une histoire d'argent, et de protection des petits enfants ! Par ailleurs, le logiciel créé par le gentil hacker de PeaceFire désactive la majeure partie des systèmes de filtrage. Qu'importe : le business est lancé, après les enfants, ce sont désormais les employés qui vont être fliqués : "Surfcontrol prévoit de lancer au quatrième trimestre des logiciels de filtrage des e-mails"... La cybersurveillance des salariés (les patrons préférant jouer aux matons que d'être matés, ils s'auto-surveillent rarement) n'est pas interdite aux Etats-Unis, est tolérée en France, légalisée en Angleterre et aux Pays-Bas. Pourquoi s'priver ?

SurfControl (en VO).
PeaceFire vs CyberPatrol.
[ Commentaire? ] [ Suite des Actus.corE... ]

   

 

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