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6e Journée Internationale Contre la Brutalité Policière
Dixit : COPB, A-Infos.

Le 15 mars 2002 souligne la 6ième année de cette journée internationale de protestation et de solidarité contre la brutalité policière. Elle a débuté en 1997 sur l’initiative du collectif Drapeau Noir de Suisse, aidé du COBP (Collectif Opposé à la Brutalité Policière) de Montréal. Dès la première année, la Journée Internationale Contre la Brutalité Policière (JICBP) a été un succès. La date a été retenue parce que le 15 mars deux enfants âgés de 11 et 12 ans se sont fait battre par la police suisse.

Cette journée, dénonçant la brutalité policière, est l’occasion de créer et de renforcer des liens entre les groupes, qui militent directement ou indirectement contre cette brutalité étatique dans le monde entier. Elle permet de mettre sur pied une solidarité internationale indispensable face à une police mondialement collaboratrice et extrêmement bien organisée. Cette solidarité, concrétisée par la JICBP, est un élément incontournable du nécessaire développement de la dénonciation de la brutalité policière.

C’est à la seule discrétion du policier de punir ou non tel "crime", de faire respecter telle "loi", à tel lieu, à tel moment et surtout contre qui. En effet, la police, bras droit de l’État, abuse continuellement de ses pouvoirs et exerce sa violence dans la plus grande impunité. Elle viole partout et constamment les lois qu’elle serait censée faire respecter. La police surveille, contrôle, espionne, magouille, réprime, colle des amendes, méprise, poursuit, arrête, harcèle, tabasse, torture, emprisonne, déporte, déshonore et assassine. Elle vise principalement les "indésirables de la société" (les classes dangereuses) : les pauvres, les sans-abri, les gens de couleur, les immigrants et personnes au statut non-régulier (sans-papiers, travailleurs-euses au noir) les travailleuses et travailleurs du sexe, les militantEs, les marginaliséEs, les étudiantEs engagéEs, les travailleurs-euses organiséEs, les militantEs homosexuelEs, transexuelEs ou féministes et ceux qui remettent en question la légitimité des autorités.

Également, depuis quelques années les mouvements de lutte contre la mondialisation capitaliste à la grandeur de la planète a engendré une répression policière de plus en plus violente. La police ne se contente plus d’utiliser des armes ’non mortelles’ (’less-than-lethal’ weaponry) contre les manifestants. Elle ne se contente plus de perpétrer ses abominables bavures, arrestations "préventives" (kidnapping), détentions illégales, conditions de détention inhumaines, et de tortures. La police, n’hésite maintenant plus à tirer sur les manifestants, à les tuer, que ce soit à Goetteborg, à Genes, en Argentine, se sont les blessés par balles et les morts que l’on compte. En réponse à l’ardeur et l’ampleur des manifestations anti-mondialisation qui s’opposent à la forteresse du capitalisme, à l’élargissement du fossé entre les riches et les pauvres, à la recrudescence de cette pauvreté, à la misère et à la détérioration généralisée des conditions de vie, les gouvernements investissent dans les corps policiers, afin de maintenir, coûte que coûte, l’ordre et la paix sociale.

Les évènements survenus le 11 septembre aux USA ont engendre une véritable folie de sécurité au niveau de la planète. Les projets de loi anti-terroristes ouvertement fascistes puisqu’ils remettent en question les droits les plus fondamentaux sont en cour de pourparlers au sein des gouvernements du monde entier. La surveillance accrue et systématique de tous les moyens de communications, le resserrement des frontières (pour ne pas dire leur fermeture), les lois racistes et anti-immigration loin de toucher des terroristes potentiels frappent de plein fouet par exemple des étudiants, demandeurs d’asile, les réfugies, des personnes en attente de régularisation, des familles voulant rejoindre leur proches, etc. Ces incidents ont aussi provoque l’augmentation immédiate des budgets et des pouvoirs des différents corps de police au niveau international, ce qui laisse clairement présager des répercutions totalitaires contre tous les indésirables, ’les classes dangereuses’.

Face à l’État fascisant, au son des bruits de bottes, nous avons la responsabilité d’agir et d’appuyer toutEs les victimes des forces de l’État. Nous vous invitons vivement à participer à la journée internationale contre la brutalité policière (JICBP).

Jusqu’à présent cet événement s’est déroulé sous plusieurs formes : théâtre de rue, murales, publications, manifestations, conférences, affichage, ateliers, expositions, émissions radio et télévisées, fêtes culturelles. Certains groupes ont organisé plus d’une activité, d’autres ont formé des coalitions. Tout collectif ou individu décide de son moyen d’action, selon la situation politique du pays, les énergies et la volonté d’organiser un événement, les ressources, etc. La clef est l’imagination et la créativité de chacun.

Pour les questions, les commentaires ou pour en savoir plus sur COBP, n’hésitez pas à nous écrire par courrier ou email et à visiter notre site web au http://www.tao.ca/ cobp/.

Voir aussi le calendrier des manifestations sur A-Infos.