| bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web | | | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net |
|
![]() |
SOMMAIRE
|
![]() |
I - LE TRAITE "CIEL OUVERT"
[ I - Concept ] [ II
- Historique ] [ III - Le Traité "Ciel Ouvert"
] [ IV - La certification ]
I. Concept
Le Traité
«Ciel ouvert» vise à accroître la transparence et la
confiance entre les États signataires par linstauration dun
régime de libre survol au-dessus des territoires des différents
États considérés. Ce moyen permet daméliorer
la stabilité, de favoriser la coopération et constitue un véritable
outil de vérification dans le domaine de la maîtrise des armements.
Le Traité est fondé sur :
Le concept «Ciel ouvert»
donne à tous les États signataires un accès égal
à lensemble des données recueillies et la possibilité
de se constituer en groupe dÉtats Parties avec partage des quotas
actifs et/ou passifs de chaque pays du groupe. Cest ainsi que se sont
constitués trois groupes dÉtats Parties : Fédération
de Russie et République de Biélorussie, Benelux et Union de lEurope
Occidentale.
Enfin, le Traité prévoit une entrée en vigueur progressive
par étapes, avant lutilisation complète de lensemble
des quotas et des types de capteurs.
[ Retour
]
II. Historique
Le concept du Traité «Ciel ouvert» est évoqué
pour la première fois par le Président Eisenhower en 1955, lorsquil
propose que les États-Unis et lUnion soviétique procèdent,
sous réserve de réciprocité, à une série
de survols destinés à lobservation des arsenaux et des activités
militaires. Mais, en pleine «Guerre froide», le concept est rejeté
par le Kremlin. En 1989, les États-Unis reprennent lidée
et proposent de létendre de « Vancouver à Vladivostok
», cest-à-dire en y impliquant les membres de lAlliance
et du Pacte de Varsovie. La France jouera avec le Canada et la Hongrie futurs
États dépositaires du Traité, un rôle très
actif au cours de nombreuses négociations. Outre lorganisation
des Conférences dOttawa en février 1990 et de Budapest en
avril de la même année, un premier survol dessai mené
conjointement par ces deux États permettra de mieux cerner les procédures
administratives et opérationnelles nécessaires à lexécution
du Traité. Sous limpulsion de la France, pays hôte de la
Conférence sur la sécurité et la coopération en
Europe (CSCE) fin 1990, les différents États participants acceptent
sans ambiguïté le lien entre le concept «Ciel ouvert»
et la CSCE.
Dès lors, les négociations seront facilitées et le 24 mars
1992, le Traité est signé à Helsinki (Finlande) par 25
États qui agiront en leur nom propre, sans référence à
la notion de «bloc à bloc». Toutefois, lentrée
en vigueur du Traité nécessitait le dépôt des instruments
de ratification dau moins 20 pays, incluant dune part la Hongrie
et le Canada, en tant quÉtats dépositaires et dautre
part tous les pays disposant dun quota annuel passif supérieur
ou égal à huit (dont en particulier lUkraine et la Russie
/ Biélorussie, derniers pays à avoir ratifié le Traité).
En déposant ses instruments de ratification le 1er novembre 2001, le
Groupe dÉtats Parties de la Fédération de Russie
et de la République de Biélorussie concluait à la procédure
de mise en uvre et le Traité a pu entrer en vigueur le 1er janvier
2002.
[ Retour
]
3.1. Les quotas :
Le traité fonctionne
sur la base dune série de quotas annuels actifs et passifs. Ces
quotas limitent et allouent le nombre de survols entre les membres en fonction
des dimensions géographiques, de limportance militaire et stratégique
et dautres critères politiques de chaque État. Le quota
passif correspond au nombre maximum de vols dobservation quun État
Partie est obligé daccepter des autres pays.
Le quota actif correspond au nombre de vols dobservation que chaque pays
a le droit deffectuer au-dessus du territoire des autres États
Parties. Cest ainsi que, par exemple, les États-Unis et la Russie
/ Biélorussie disposent chacun dun quota annuel de 42 vols dobservation,
lAllemagne, le Canada, la France, lItalie, le Royaume-Uni, la Turquie
et lUkraine, dun quota de 12 vols chacun.
.3.2. Les capteurs :
Les capteurs autorisés à bord des avions dobservation sont limités aux quatre catégories suivante :
Ces deux premiers capteurs ne peuvent observer que de jour et par beau temps.
Les équipements dobservation
ont un degré de précision suffisant pour détecter des pièces
majeures déquipement militaire comme les chars, les véhicules
de transport de troupes et lartillerie. La capacité de distinguer
des objets au sol (dite «résolution sol») ne doit pas permettre
de distinguer des objets dun diamètre inférieur à
30 cm pour le domaine optique, 50 cm pour le domaine infrarouge et 3 m pour
le domaine radar. Par ailleurs, les deux derniers types de capteurs ne seront
autorisés quen phase dapplication intégrale du Traité
qui débutera le 1er janvier 2006.
3.3. Le survol :
La Partie observatrice doit notifier à la Partie observée son intention de survol, au moins 72 heures avant lheure estimée darrivée sur un aéroport désigné «Point dentrée / sortie». La Partie observée doit alors accuser réception de la notification dans les 24 heures. Dès larrivée, léquipe dinspection doit déclarer son plan de mission qui décrit précisément le profil du survol (itinéraire, distance et temps de vol, altitude).
.
3.4. Les Etats Parties :
A ce jour 27 pays ont signé
le Traité «Ciel ouvert» :
Allemagne, Biélorussie, Belgique, Bulgarie, Canada, Danemark, Espagne,
États-Unis, Fédération de Russie, France, Géorgie,
Grèce, Hongrie, Islande, Italie, Kirghizistan, Luxembourg, Norvège,
Pays-Bas, Pologne, Portugal, République slovaque, République tchèque,
Roumanie, Royaume-Uni, Turquie, Ukraine.
Dès lentrée en vigueur du Traité, la Finlande et
la Suède ont déposé leurs demandes dadhésion
avec succès.
Les demandes de Chypre et de la Lituanie viennent dêtre déposées
et font lobjet dune étude par la Commission Consultative
Ciel Ouvert à Vienne.
Dix pays partagent lutilisation dune unique nacelle dobservation
«SAMSON (Special Avionics Mission Strap On Now) » adaptée
sur lavion de transport C130 Hercules.
Ces pays constituent le «groupe nacelle» qui est composé
de la Belgique, le Canada, lEspagne, la France, la Grèce, lItalie,
le Luxembourg, la Norvège, les Pays-Bas et le Portugal.
[ Retour ]
Avant le début
des missions réelles, prévu le 1er août 2002, tous les
pays disposant de systèmes dobservation doivent les certifier.
Cette certification consiste à valider les performances du vecteur et
des capteurs par tous les autres États. Elle doit démontrer que
les critères du Traité sont bien respectés, en particulier
ceux de meilleure résolution sol.
En avril, lAllemagne a organisé les certifications Russe/Biélorusse,
Hongroise et Ukrainienne. Les États-Unis ont certifié leur système
en mai. Sur la base aérienne 123 dOrléans, la France
organise du 19 au 26 juin la certification de la nacelle dobservation
« SAMSON» sur un C130 H Hercules de larmée de lair
et cette certification vaudra pour tous les pays du « groupe nacelle ».
La nacelle dobservation SAMSON est équipée de cinq capteurs. A lavant, sont installées trois caméras : une Sekai RSC-100 haute définition à visée verticale, une KS-116A à visée panoramique et une KS-87B à visée verticale. Par ailleurs, une caméra vidéo supplémentaire est installée sur la partie frontale de la nacelle. Cette dernière nest pas un capteur dobservation, mais une aide à la navigation pour les opérateurs et les observateurs.
[ Retour
]
II - LES CAPTEURS DE LA NACELLE SAMSON
La
nacelle dobservation SAMSON est équipée de cinq capteurs.
A lavant, sont installées trois caméras : une Sekai RSC-100
haute définition à visée verticale, une KS-116A à
visée panoramique et une KS-87B à visée verticale. Par
ailleurs, une caméra vidéo supplémentaire est installée
sur la partie frontale de la nacelle. Cette dernière nest pas un
capteur dobservation, mais une aide à la navigation pour les opérateurs
et les observateurs.
Caméra panoramique
KS-116A
La caméra
panoramique est montée près de la cloison qui sépare la
partie centrale de lavant de la nacelle. Il nest pas nécessaire
de démonter le capteur pour remplacer le film ou accéder aux connecteurs.
Les supports et la structure porteuse de la caméra sont conçus
pour minimiser les vibrations et les phénomènes de résonance.
Caméra optique
à visée verticale KS-87B
La caméra
optique à visée verticale est montée dans laxe de
la nacelle, devant la caméra panoramique Il nest pas nécessaire
de démonter le capteur pour remplacer le film ou accéder aux connecteurs.
Les supports et la structure porteuse de la caméra sont conçus
pour minimiser les vibrations et les phénomènes de résonance,
et pour recevoir un objectif dune longueur focale de 3 pouces.
Caméras optiques
à visée oblique KS-87B
La caméra
optique à visée oblique gauche est montée derrière
la cloison qui sépare la partie centrale de larrière de
la nacelle, selon un angle dinclinaison de 58 degrés par rapport
à lhorizontale. La caméra optique à visée
oblique droite est montée derrière la caméra oblique gauche,
selon un même angle dinclinaison de 58 degrés par rapport
à lhorizontale. Les supports et la structure porteuse de ces caméras
sont conçus pour minimiser les vibrations et les phénomènes
de résonance.
Caméra vidéo
à visée verticale RSC-100
Une caméra
vidéo verticale renforcée, munie dun objectif fixe à
grand angle, permet dobserver et denregistrer la zone photographiée.
La caméra est montée sur un plateau rotatif entraîné
électriquement, laxe de rotation étant parallèle
à celui de lavion. La caméra génère un signal
couleur compatible avec la vidéo PAL/S et ayant une définition
horizontale de 470 lignes de télévision. Le signal image de la
caméra vidéo à visée verticale est annoté
conformément aux exigences du traité, retransmis sur un écran
vidéo et enregistré sur deux magnétoscopes. Le plateau
rotatif permet à lopérateur de faire varier en continu langle
de pointage de la caméra de 45 degrés à gauche à
45 degrés à droite, en passant par le nadir et ce, perpendiculairement
à laxe de lavion. Une indication de langle de pointage
de la caméra est simultanément affichée sur le moniteur
vidéo et enregistrée sur la bande vidéo.
[ Retour ]
III - PROCESSUS DE CERTIFICATION DE LA NACELLE SAMSON
Selon les termes du Traité,
la phase de certification est prévue sur une période de sept jours
avec prolongation de sept jours supplémentaires en cas de "force
majeure" (mauvaise météo
). La certification de la nacelle
est donc programmée du 19 au 25 juin inclus (sur la base aérienne
123 d'Orléans) avec un report possible jusqu'au 4 juillet. Plusieurs
réunions conduites au sein du "groupe nacelle" ont permis de
fixer les grandes lignes du programme et la répartition des responsabilités
entre les différentes nations. La coordination générale
de la certification a été confiée au représentant
norvégien.
Le 19 juin, les représentant
des 14 pays {1} chargés de la certification
de la nacelle se sont rassemblés sur la base aérienne 123 d'Orléans
pour un briefing général. Ils ont ensuite nommé un porte-parole
et se sont séparés en trois groupes, chacun ayant les responsabilités
suivantes :
Cette dernière vérification est la plus importante. Elle permet
de valider les hauteurs de vol minimum "H min calculée" proposées
par le "groupe nacelle" pour être certifiées. Toutes
ces données, incluant les informations techniques de l'aéronef
C 130 H Hercules et de la nacelle SAMSON, ont été collationnées
sur un CD ROM (celui-ci a été distribué aux 19 autres États
signataires du Traité via la délégation française
à Vienne afin d'être préalablement étudié
par les participants). L'objectif est de faire en sorte que lors du passage
de l'aéronef à la "H min calculée" (avec une
marge de plus ou moins 20 % correspondant aux écarts pouvant être
dus aux conditions météorologiques ou d'environnement) on obtienne
une résolution sol de 30 cm. La "H min calculée" devient
alors la "H min certifiée" et sera valable pour toutes les
missions réelles futures.
Le "groupe de la nacelle" a choisi de certifier individuellement chacun
des capteurs optiques de la nacelle {2}
associé à trois types de film. L'utilisation de filtres de dégradation
de l'image permet d'abaisser la hauteur de vol et donc de limiter les contraintes
météo (par exemple plafond nuageux bas). Il s'agit de valider
au total seize configurations différentes.
Le programme tient essentiellement compte des conditions météorologiques.
Les configurations choisies requièrent des hauteurs de vol s'échelonnant
de 120 m à 5.300 m. À l'issue des validations, les chefs de délégation
procèderont à la signature du "Format 25", document
officiel qui confirme la certification des différentes configurations
détaillées.
(1)
Allemagne, Bulgarie, Danemark, États-Unis, Hongrie, Russie, Royaume-Uni,
Pologne, République slovaque, République tchèque, Turquie,
Ukraine,auxquels s'ajoutent la Finlande et la Suède, nouveaux pays signataires
du Traité, mais ne l'ayant pas encore ratifié.
(2) Les capteurs infrarouges et radar de la nacelle SAMSON seront certifiés
ultérieurement et avant leur mise en service pour l'application intégrale
duTraité le 1er janvier 2006.
[ Retour ]