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	<title>bUg &lt;BR&gt;Oth3r</title>
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		<title>bUg &lt;BR&gt;Oth3r</title>
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	<item>
		<title>Une loi dont l'Etat se fiche pas mal</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve38.html</link>
		<date>2004-07-09 17:02:32</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;paru en 4e de couv' du Canard Enchaîné du 07/07/04&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le Parlement va adopter, le 15 juillet, une nouvelle refonte de la loi Informatique et libertés particulièrement originale : s'il ne la respecte pas, l'Etat ne risque pratiquement rien.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Par exemple, s'il veut créer de nouveaux fichiers policiers, le gouvernement devra certes demander son avis à la Commission nationale informatique et libertés (Cnil). Mais il ne sera nullement obligé d'en tenir compte. Cette même Cnil sera désormais autorisée à infliger des amendes aux contrevenants. Sauf à l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre cadeau offert à la puissance publique : elle obtient un délai de six ans pour mettre en règle ses fichiers de police et de gendarmerie. Ce n'est qu'à partir de 2010 qu'ils devront s'avérer &quot;adéquats, pertinents, exacts, complets et, si nécessaire, mis à jour&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Or, comme la Cnil le relève chaque année, ces recueils de données sont truffés d'erreur. C'est le cas du Système des traitement des infractions constatées (Stic), dans lequel figurent près de 5 millions de noms de personnes victimes, coupables ou simplements suspectes, aux yeux de la police, de crimes et délits.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2001, la Cnil a vérifié une (petite) partie de ses données. Résultat : 25% de rectifications. Même contrôle en 2002 : le chiffre passe à 37%. Idem l'an dernier : 22% de corrections... Ce qui n'empêchera pas ce répertoire fantaisiste de se voir transmis, grâce à la nouvelle loi, à des polices étrangères. Bon voyage et bon passage de frontières à tous les fichés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Patron, depuis février dernier, de la Cnil, le sénateur (divers droite) du Nord Alex Türk n'a rien trouvé à redire à cette refonte de la loi. Spécialiste des fichiers de sécurité, il a naguère assuré la présidence des autorités de contrôle de l'espace Schengen et des relevés d'empreintes digitales des demandeurs d'asile. Et il a chaudement soutenu le fait que l'Etat s'assoie sur les avis de la Cnil pour informatiser et regrouper les données policières.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En voilà un qui ne sera pas fiché comme subversif...
&lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;+ paru en p.3 du Canard Enchaîné daté du 14/04/04 :&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Des masos à l'Assemblée&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les nouveaux textes sur l'informatique et Internet se retournent contre les
parlementaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les députés qui vont examiner, le 14 avril, en seconde lecture, la refonte de
la loi Informatique et libertés ont l'intention de sévir. Dans sa première
mouture, leur texte prévoit des peines de 5 ans d'emprisonnement et de 300 000 euros d'amende (contre 3 ans et 45 000 euros d'amende jusqu'à présent) pour toute mise en oeuvre d'un fichier sans déclaration préalable à la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). Et ce même par simple &quot;négligence&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Cela va saigner : des internautes facétieux ont contrôlé les sites Internet
personnels de nombreux parlementaires qui proposent aux électeurs et amis de s'inscrire pour recevoir des informations par e-mail, ou de remplir en ligne un formulaire pour prendre contact ou donner un avis. Ce qui implique un
traitement automatisé, et donc une déclaration. Or, vérification faite, plus de la moitié des sites des parlementaires sont en infraction, faute de
déclaration. Parmi les délinquants, outre des dizaines de députés et de
sénateurs, deux ministres : Devedjian (Industrie) et Donnedieu de Vabres
(Communication), dont les sites sont inconnus à la Cnil...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Autre péril qui menace ces étourdis : la fermeture pure et simple de leur site, sans même une décision de justice. Les sénateurs, en votant la semaine passée le projet de loi sur l'économie numérique, ont en effet adopté une disposition qui impose aux hébergeurs de censurer ou de fermer immédiatement tout site signalé comme &quot;illicite&quot;. Il risque d'y avoir des dégâts et quelques corbeaux se mettent à croasser sur le Net.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Heureusement, la Cnil n'est pas dirigée par un sauvage. Son nouveau président, Alex Türk, sénateur divers-droite, ex-RPR, est un spécialiste des fichiers de police. Il les adore, surtout interconnectés. Il a assuré la présidence des autorités de contrôle du fichier de l'espace Schengen, et des relevés
d'empreintes digitales des demandeurs d'asile. Il a plaidé avec fougue pour le
regroupement, demandé par Sarkozy, des fichiers de police et de gendarmerie. Et, à présent, devant le Sénat, il propose que l'Etat puisse se passer de l'autorisation de la Cnil pour créer des fichiers de sécurité.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;On pourrait même se passer de la Cnil. Mais ce serait dommage pour son
président...&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-07-09T15:02:32Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Quand la loi est injuste, la désobéissance est un droit !</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve37.html</link>
		<date>2004-06-01 13:40:43</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Le lobby des Majors et des marchands de biens culturels a gagné ! La loi de confiance pour l'économie numérique (LEN) a été définitivement adoptée à la mi-mai - ceci dans une quasi indifférence généralisée. Fin avril, elle avait tout juste été débarassée - en première lecture par le Sénat - d'une de ses dispositions les plus visiblement scandaleuse.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Un &#171; recul &#187;, certes, dont nous ne pouvions que prendre acte avec une certaine satisfaction, mais qui par ailleurs était loin de nous satisfaire. En effet, si la LEN écarte désormais toute obligation de &#171; contrôle préalable &#187; des contenus pour les fournisseurs de services et d'hébergement (c'est en fait contraire aux directives européennes), la version définitive de la loi n'en maintient pas moins des dispositions qui (re)mettent en cause les libertés individuelles et collectives en matière de liberté d'expression et de communication, et de confidentialité des donnés personnnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En particulier :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Le courrier électronique n'est plus considéré comme une correspondance et, de ce fait, ne peut plus bénéficier de la relative protection du &#171; secret &#187; normalement concédé à toute correspondance privée. Concrètement cela signifie que nos courriers électroniques pourront être interceptés sans autres formes de procédure tout autant par les services de police que par des officines de sécurité privées. On imagine sans problème ce que cela peu signifier concrètement pour toute activité militante, syndicale ou associative.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Un régime aménagé de &#171; responsabilité civile et pénale &#187; des intermédiaires techniques d'hébergement sur l'Internet... à condition que ceux-ci prennent parti sur le caractère licite ou non d'un contenu stocké par leurs abonnés et, en conséquence, de sa censure éventuelle, sans intervention de l'autorité judiciaire.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Le refus d'accorder le principe du &#171; délai de prescription &#187; de trois mois - qui est, rappelons-le, un garde-fou de la liberté de la presse depuis 1886 - aux publications sur l'Internet, qui se trouvent ainsi particulièrement exposées à une multiplication des pressions pour faire &#171; retirer &#187; du contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ La mise à disposition de certains outils et programmes informatiques, nécessaires à la sécurisation des machines, des données et des échanges, peut désormais d'emblée être assimilées à l'intention d'en user à des fins délictueuses.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces dispositions viennent ainsi dangereusement compléter celles d'autres textes législatifs sécuritaires, comme la Loi de sécurité quotidienne (LSQ) conçue par le gouvernement Jospin, et mise en place par Nicolas Sarkozy alors fraichement nommé ministre de l'Intérieur ; ou encore la Loi informatique et libertés (LIL), elle aussi adoptée en seconde lecture début mai, et qui autorise des &#171; entités privées &#187; (les sociétés de droits d'auteur) à procéder au &#171; fichage d'infractions &#187;, ce qui revient à une légalisation de milices privées pouvant ficher les internautes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Quoiqu'il arrive nous entendons rester libres de nous informer, d'exprimer nos critiques, nos sentiments, nos passions, nos colères, nos opinions et nos mécontentements. Il est temps de dire que nous entendons conserver le libre choix des machines et des logiciels que nous utilisons, des données que nous échangeons, de la musique que nous écoutons, de ce que nous consommons et partageons.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il nous appartient donc désormais à tous et à toutes, activistes des réseaux et militant(e)s usagers des réseaux, de nous organiser pour défendre la confidentialité de nos échanges et de nos activités sur l'Internet, envers et contre les lois sécuritaires qui se mettent en place au fil des ans et des gouvernements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour cela nous disposons de nombreuses ressources logicielles libres et d'un réseau transnational de services alternatifs sur lesquels nous pouvons et devons construire un Internet libre fondé sur la multitude des zones autonomes temporaires que nous saurons soustraire à la surveillance globale des communications qui se déploie bien au-delà des frontières de l'héxagone.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En tant qu'acteurs de l'Internet alternatif nous prendrons nos responsabilités et assumerons nos choix politiques. Ceci étant dit, une chose doit tout de même être claire pour toutes et tous : il appartient à chacun et chacune d'entre nous de s'occuper de la confidentialité de ses propres données et de ses échanges via les réseaux.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ L'utilisation accrue de la cryptographie et de services en ligne sécurisés, c'est-à-dire des moyens logiciels pour protéger ses échanges - et le contenu de ceux-ci - via les réseaux. Chacun doit désormais comprendre que ce n'est pas là un gadget technique pour geek paranoïaque, mais la seule possibilité concrète de soustraire nos échanges électroniques aux &#171; grandes oreilles &#187; de l'Etat.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Le recours uniquement à des services prenant des engagements clairs quant à la protection des données personnelles... ce qui devrait exclure à priori la quasi totalité des prestataires commerciaux de l'hexagone qui - sous prétexte de &#171; respect de la loi &#187; - refusent de fait de garantir quoi que ce soit à ce niveau.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ L'utilisation systématique de ressources logicielles et système garantissant un minimum de protection de nos données. Par exemple la distribution GNU/Linux sur CD-Rom bootable Knoppix-MiB (pour PC et bientôt pour Mac), qui permet de travailler sur un ordinateur en ne laissant aucun élément qui ne soit pas crypté sur le disque dur, la clef USB ou la disquette utilisée.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des principes de précaution que nous entendons en ce qui nous concerne aussi appliquer, dans la mesure du possible, au niveau des services proposés à nos &#171; utilisateurs. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En particulier :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Mise en place d'un service de webmail (accès à un compte de courrier électronique hébergé sur samizdat.net par une interface web) offrant des possibilités de cryptage et de signature des correspondances avec GPG, en plus de la liaison sécurisée par SSL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si ce dispositif reste certes moins fiable qu'une véritable installation &#171; en local &#187;, sur son propre ordinateur, d'outils de cryptographie avancée, il permet cependant à tout un chacun de protéger sa correspondance électronique avec un minimum de compétences &#171; techniques. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ Possibilité désormais de proposer des contributions (informations, communiqués, articles, etc.) à n'importe lequel des dispositifs de communication de samizdat.net via formulaire sécurisé (connexion cryptée entre l'utilisateur et le serveur) pour garantir une certaine forme d'anonymat à nos contributeurs. Ce dispositif est complété par la possibilité de crypter avec GPG le contenu même des messages.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;+ La mise à disposition de ressources accessibles (logiciels, documentation, etc.) en matière de cryptographie et de sécurisation des échanges via les réseaux. C'est en particulier la raison pour laquelle nous offrons un service de sites mirroirs de la Knoppix-MiB et des packages GNU/Linux PLF sur notre serveur.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En tout état de cause, nous ne pouvons qu'engager les militant(e)s et activistes des mouvements sociaux à se préoccuper sérieusement désormais des questions de liberté dans l'espace de la communication. L'heure n'est plus ni à l'indignation, ni aux protestations solenelles : c'est l'insubordination et la désobéissance qu'il faut organiser.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Croatan, le 28 mai 2004
samizdat.net&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Références :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;OpenPGP en français
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://openpgp.vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://openpgp.vie-privee.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Knoppix-MiB
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.bouissou.net&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.bouissou.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Fédération Informatique et Libertés
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.vie-privee.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ressources libres sur samizdat.net
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://matrix.samizdat.net&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://matrix.samizdat.net&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;ftp://ftp.samizdat.net&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;ftp://ftp.samizdat.net&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-06-01T11:40:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Libertés sur l'internet : manifestons le 29 mai 2004 !</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve36.html</link>
		<date>2004-05-23 10:36:11</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Un Mur du Son contre Le Mur des lois liberticides.
&lt;br /&gt;Le 29 mai 2004, venez vous faire entendre !!!
&lt;br /&gt;Manifestation/concert de la Place du Colonel Fabien à Bastille.
Rassemblement à 14H&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;à l'initiative de &lt;a href=&quot;http://www.actupparis.org/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Act Up Paris&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.april.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;April&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://eucd.info&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;EUCD Info&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://www.vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Fédération
Informatique et libertés&lt;/a&gt; (FIL), la &lt;a href=&quot;http://www.fsffrance.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Free Software
Foundation France&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.globenet.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Globenet&lt;/a&gt;, la &lt;a href=&quot;http://www.odebi.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Ligue ODEBI&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://mediactivism.net&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Mediactivisme.net&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://oduis.free.fr&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;l'Observatoire des droits des
Usagers&lt;/a&gt; (ODU),
&lt;a href=&quot;http://www.propagande.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;propagande.org&lt;/a&gt;,
&lt;a href=&quot;http://www.samizdat.net&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;samizdat.net&lt;/a&gt;, le &lt;a href=&quot;http://www.cnt-f.org/sii/CNTsii/&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;SIIRP
CNT&lt;/a&gt; et avec le soutien de l'Association
Electronique Libre, Auteur-Citoyen.org, CNT, Copyleft Attitude, Free Archive
project, Les Verts, ... .&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec un objectif, de plus en plus flagrant : soumettre les internautes, les
intermédiaires techniques, les auteurs et les médias indépendants aux seuls
interêts économiques des industries culturelles et des grands groupes de
communication.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Peu importe que le prix à payer soit le renoncement à la vie privée, à une
justice indépendante et impartiale, à la liberté d'expression, d'information,
d'opinion, de création et de gestion de ses productions ou de ses outils. La
défense de la propriété et de la tranquillité des puissants, vaut, paraît-il,
ce petit sacrifice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Industries et politiques utilisent l'alibi de la guerre aux &quot;pirates&quot;, aux
pédo-nazis, aux terroristes et à tous les fauteurs de troubles qui hantent le
réseau, pour masquer l'essentiel : les intérêts financiers des intermédiaires
de la culture de masse, et de Microsoft sont supèrieurs aux libertés et aux
droits fondamentaux des internautes, des auteurs, des producteurs de savoirs,
des consommateurs et des individus.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Et quand les industriels demandent , le gouvernement concède :
obligation de stockage et de flicage, censure à la demande, perquisition des
boites aux lettres, requalification de la correspondance privée, obligation
d'identification, censure expéditive de l'information indépendante et
militante, délation, filature électronique et fichage des &quot;suspects&quot; par des
officines privées, CD et DVD verrouillés, colonisation des biens communs et des
briques de base du savoir, prolifération des fichages policiers, délit de
détention d'outils informatique, délit d'intention, inversion de la charge de
la preuve...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les premiers intéressés - auteurs, créateurs, consommateurs, internautes, gens
d'en bas ... sont eux à peine consultés, rarement entendus, jamais écoutés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il est temps de dire que nous entendons conserver le libre choix des machines
et des logiciels que nous utilisons, des données que nous échangeons, de la
musique que nous écoutons, de ce que nous consommons et partageons.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Que quoiqu'il arrive nous entendons rester libres de nous informer, d'exprimer
nos critiques, nos opinions et nos mécontentements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les lobbies se servent d'un gouvernement complaisant pour nous museler ? Mais
il sera peut-être plus difficile qu'ils ne pensent de faire taire tous ceux
qui, au jour le jour, sont les vrais acteurs de la production et de l'échange
de contenus et de savoirs. Sur le Réseau comme ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Le 29 mai, contre le mur des lois liberticides
&lt;br /&gt;Faisons le mur du son, sans contrefaçon !!!&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Venez nombreux et amenez de quoi faire du bruit le 29 mai 2004 Place du Colonel
Fabien à Bastille Rassemblement à 14 H Place du Colonel Fabien&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La manifestation sera accompagnèe de deux camions équipés de sonos, sur
lesquels joueront tout au long du trajet Miss Helium (Techno-Punk) et Antidote
(Sound System techno). Toute oeuvre de l'esprit librement partagée par son
créateur est la bienvenue sous quelque forme que ce soit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Une conférence de presse aura lieu le vendredi 28 mai à la maison des
métallos, 94 rue Jean-Pierre Timbaud, 75011 Paris à 11H&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Contact : &lt;a href=&quot;http://www.vie-privee.org/contact.php?ca:lafil.org&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;ca AT lafil.org&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;Communiqué, tract (en .html, .txt ; .rtf, .doc, .sxw), bannières, bandeaux et
iconos : &lt;a href=&quot;http://www.vie-privee.org/len2/&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.vie-privee.org/len2/&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;TRACT&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;SOUS LES PAVES LA FIBRE NOIRE !
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;CONTRE LE MUR DES LOIS &lt;br /&gt;CONTRE LE MEPRIS DES LIBERTES &lt;br /&gt;FAISONS LE MUR DU SON&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt; Quatre projets de loi et deux directives européennes nous promettent :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; la fin de la confidentialité de nos échanges et courriers électroniques
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; des prestataires internet juges et flics des contenus qu'ils hébergent
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; légalisation de milices privées, dénonciation, pistage en ligne, fichage
privé et poursuite des &quot;suspects&quot;
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; censure pour la presse en ligne et les sites d'information indépendants et
militants &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; non-droit au partage et à l'appropriation de la culture
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; verrouillage des droits de propriété et colonisation des biens communs
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; atteinte à la libre création et diffusion des oeuvres &lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; relégation de l'Internet au rang de jouet au service des industries
&lt;br /&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; stigmatisation des luttes sociales et syndicales&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;... et aucun moyen pour défendre nos libertés face aux pouvoirs coercitifs toujours plus grands laissés au secteur privé pour investir et diriger nos
existences.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;ILS NE VEULENT PAS NOUS ECOUTER
&lt;br /&gt;FAISONS NOUS ENTENDRE !!!!
&lt;br /&gt;
&lt;br /&gt;REVENDIQUONS LE RESPECT DE LA VIE PRIVEE, &lt;br /&gt;LA LIBERTE D'AGIR, DE CREER ET DE S'EXPRIMER&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Si les lobbies veulent annexer les &quot;autoroutes de l'information&quot;, nous c'est
le pavé des avenues que nous nous approprierons. Et c'est au son de musiques
libres que nous troublerons la sieste de ces Messieurs de la finance
culturelle.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Manifestation Nationale le 29 mai 2004 de la Place du Colonel Fabien à Bastille
Rassemblement à 14 H Place du Colonel Fabien&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-05-23T08:36:11Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Fichage policier : faites valoir vos droits</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve35.html</link>
		<date>2004-04-27 17:09:21</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&quot;Parmi les missions dont l'autorité francaise de protection des données est investie, il en est une aussi délicate qu'importante : le controle des fichiers de sécurité publique. Cette mission est en effet la &quot;pierre de touche&quot; de l'indépendance de l'autorité et la mesure de la soumission de l'Etat au droit commun.&quot;
Michel Gentot, ancien président de la CNIL, avril 2003, in &quot;La CNIL et les fichiers de sécurité publique&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avril 2004 : le nouveau président de la CNIL est un fervent partisan du fichage policier (cf le Canard Enchaîné et les Big Brother Awards). Le gouvernement, quant à lui, veut soustraire les fichiers de sécurité du pouvoir de contrôle de la CNIL.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;RenseignementsGeneraux.net fait donc peau neuve et vous invite de nouveau à faire valoir vos droits en matière de fichiers policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Des fichiers policiers &quot;suspects&quot;, &quot;hors la loi&quot;...&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Les ministères français de l'Intérieur et de la Défense ont fiché des millions de &quot;suspects&quot; en violation de la loi dite &quot;informatique et libertés&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ces fichiers, STIC (police) &amp; JUDEX (gendarmerie) ont fonctionné pendant des années, illégalement, avant d'être récemment -et discrètement- légalisés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;... et truffés d'erreurs&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Suite au lancement de renseignementsgeneraux.net, en 2002, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a été confrontée à une &quot;véritable explosion&quot; des demandes d'accès aux fichiers policiers.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En 2003, la CNIL révélait ainsi avoir demandé la mise à jour, voire la suppression, de 25% des fichiers STIC qu'elle a été amenée à contrôler, parce qu'&quot;erronés ou manifestement non justifiés&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Aucune statistique n'existe quant à JUDEX -il n'avait pas encore été légalisé-, mais la CNIL a également reconnu que 42% des fichiers Schengen -accessibles aux différentes forces de l'ordre européennes- qu'elle avait vérifié avaient eux aussi du être &quot;supprimés&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Mais que fait la Cnil ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Alors que ces fichiers ont été créés, et alimentés, en violation de la loi &quot;informatique et libertés&quot;, et qu'ils semblent truffés d'erreurs -et sont donc a priori inexploitables, au risque d'erreurs judiciaires-, le gouvernement et la CNIL veulent aujourd'hui libéraliser, et privatiser, le fichage policier.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Leur nouveau projet de loi &quot;informatique et libertés&quot; vise en effet, pour &quot;réconcilier les entreprises avec la CNIL&quot;, à légaliser la création, par des sociétés privées, de fichiers d'&quot;auteurs présumés d'infraction&quot;, et retire à la CNIL ses pouvoirs de sanction et de véto en matière de fichiers policiers (voir le communiqué de presse de la Fédération Informatique et Libertés).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Faites valoir vos droits !&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;RenseignementsGeneraux.net vise quant à lui à expliquer aux gens pourquoi et comment il convient de vérifier ses fichiers policiers (français et européens), et n'est pas l'émanation des Renseignements Généraux, du gouvernement ou de la CNIL : ce devrait pourtant être le cas, mais les autorités suscitées ne se vantent guère des &quot;droits&quot; accordés aux citoyens en la matière.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il convenait de les faire respecter. La Loi Informatique et Libertés prévoit des droits d'accès, de rectification, d'opposition et d'oubli. Seuls les fichés -et, si vous êtes jugé(e), le juge et le procureur-, peuvent demander à vérifier, voire corriger, ces fichiers ; encore faut-il qu'ils en fassent la demande...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Qui est concerné ?&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Toute personne ayant fait l'objet d'un &quot;signalement&quot; auprès des forces de l'ordre (police, gendarmerie, RG, DST), qu'elle en ait été informé ou non, entre dans ces fichiers, que l'on soit &quot;suspect&quot; (ou victime). Plusieurs millions de gens ont ainsi été fichés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Loi Sécurité Quotidienne -votée par le gouvernement socialiste suite aux attentats du 11 septembre- et la Loi Sécurité Intérieure de Nicolas Sarkozy, ont par ailleurs conditionné les emplois dans les secteurs &quot;sensibles&quot; (aéroports, sécurité, certaines administrations, etc.) à la consultation de ces fichiers dans le cadre d'enquêtes dites &quot;administratives&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Sont également concernés les demandeurs d'asile et de papiers, mais aussi les militants politiques, notamment &quot;altermondialistes&quot;, de sorte qu'ils puissent être refoulés aux frontières de l'espace Schengen.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La demande d'accès à ces fichiers se fait par simple lettre à la CNIL. N'hésitez pas à faire valoir vos droits, suivez le mode d'emploi.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-04-27T15:09:21Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Loi informatique et libertés : plus de fichiers, moins de vie privée</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve34.html</link>
		<date>2004-04-27 17:06:58</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Loi informatique et libertés : plus de fichiers, moins de vie privée&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le projet de refonte de la loi &quot;informatique et libertés&quot; de 1978 vise officiellement à renforcer les
pouvoirs de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL). La Fédération
Informatique et Libertés (FIL) estime au contraire qu'elle :
&lt;br /&gt;. conduit à un recul fondamental dans la protection de la vie privée des citoyens,
&lt;br /&gt;. ne respecte pas l'esprit, ni la lettre, de la directive européenne qu'elle est censée transposer,
&lt;br /&gt;. libéralise la création de fichiers policiers, alors même que la CNIL reconnaît qu'ils ont longtemps
fonctionné en violation de la loi de 1978, et qu'ils sont truffés d'erreurs,
&lt;br /&gt;. libéralise la création par l'Etat de fichiers portant sur des données &quot;sensibles&quot; (biométriques,
génétiques, sociales, psychiques),
&lt;br /&gt;ce qui ne peut que jeter le discrédit sur l'indépendance et les pouvoirs réels de la Commission
Nationale de l'Informatique et des Libertés.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Alors que son président et l'un de ses commissaires ont été nominés, cette année, aux Big Brother
Awards [&lt;a href=&quot;#nb1&quot; name=&quot;nh1&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[1] Les BBA récompensent ceux qui font la promotion de la surveillance des (...)&quot;&gt;1&lt;/a&gt;] et que plus de
la moitié des sites internet de nos parlementaires violent la loi &quot;Informatique et Libertés&quot; [&lt;a href=&quot;#nb2&quot; name=&quot;nh2&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[2] Opération &amp;quot;Coodgle&amp;quot; : pourquoi tant de LEN ? http://len.vie-privee.org&quot;&gt;2&lt;/a&gt;] qu'ils sont censés adopter cette
semaine, la FIL entend alerter l'opinion sur les inquiétantes dérives de la &quot;protection de la vie privée&quot;
telle que l'entend le gouvernement.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Loi informatique et libertés : plus de fichiers, moins de vie privée&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;PARIS, le 27 avril 2004. &amp;mdash; La Fédération informatique et libertés déplore la tournure que prend
le texte fondateur de la protection du citoyen face à l'informatisation de la société, la loi
&quot;informatique et libertés&quot; (LIL) de 1978 qui a été à l'origine de la CNIL, et soutient l'appel lancé par
l'Intercollectif DELIS (Droits et Libertés face à l'Informatisation de la Société) [&lt;a href=&quot;#nb3&quot; name=&quot;nh3&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[3] Menaces sur la loi informatique et libertés : http://www.iris.sgdg.org/info-de&quot;&gt;3&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'examen du projet de loi de réforme de la LIL reprendra cette semaine à l'Assemblée (le 29 avril). Il transpose, avec 9 ans de retard, la directive européenne de 1995 sur la protection des données
personnelles.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;1) Préambule : une loi moins-disante en contradiction avec la directive européenne de 1995&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La Fédération dénonce la rédaction générale de la nouvelle LIL qui tranforme radicalement un texte
fondateur accessible à tous, en une loi très complexe de l'avis même des spécialistes. De plus, la
lenteur du travail de transposition s'est accompagné, lors de chaque navette, d'une précipitation
dans son examen - laissant très peu de place au débat public et au dépôt d'amendements.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La FIL constate avec regret que le processus de transposition conduit pour l'instant à un recul
fondamental dans la protection des citoyens par rapport à la LIL de 1978. La transposition, qui
aurait du avoir lieu depuis 1978, a d'ailleurs valu à la France, qui est le seul pays de l'Union à ne
pas l'avoir encore fait, plusieurs menaces de sanction de la part des autorités européennes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le recul est à signaler autant face aux fichiers du secteur privé qu'à ceux de l'administration. Le
texte créé l'illusion d'un renforcement des pouvoirs de sanctions de la CNIL (en contrepartie de
l'abandon du processus de &quot;déclaration préalable&quot; de tout fichier nominatif) alors que le personnel
chargé d'effectuer ces contrôles reste ridiculement faible (à peu près 70 agents pour toute la France) sans envisager la moindre &quot;déconcentration&quot; de la CNIL en Régions.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Les Parlementaires - et le premier d'entre eux en la matière, à savoir le président de la CNIL,
le sénateur Alex TURK - sont les premiers à piocher dans les textes européens une justification à
légiférer ; ils n'ont pourtant pas pris autant de zèle à s'inspirer du considérant n&#176;10 de la
directive de 1995, qui stipulait clairement [&lt;a href=&quot;#nb4&quot; name=&quot;nh4&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[4] Lire le texte à partir du dossier spécial de la Commission : (...)&quot;&gt;4&lt;/a&gt;] :
&quot;le rapprochement de ces législations [loi nationale et directive] ne doit pas conduire à
affaiblir la protection qu'elles assurent mais doit, au contraire, avoir pour objectif de garantir un
niveau élevé de protection dans la Communauté&quot;.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;2) Fichiers administratifs&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'argument des &quot;pouvoirs renforcés&quot; de la CNIL devient fallacieux dans le cas des traitements mis
en oeuvre par l'Etat : ladite Commission ne sera plus qu'une chambre d'enregistrement, qui pourra
toutefois publier ses avis mais qui n'aura pas le pouvoir de contrecarrer les plans gouvernementaux alors que les données de santé, le recours à la biométrie et aux identifiants ADN prennent une
importance majeure dans les moyens dont se dote l'Etat pour mettre la société sous surveillance.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'ex-président de la CNIL, Michel Gentot, était pourtant il y a un an sur la même longueur d'ondes,
en ouvrant un discours en avril 2003 par ces mots : &quot;Parmi les missions dont l'autorité française de
protection des données est investie, il en est une aussi délicate qu'importante : le contrôle des
fichiers de sécurité publique. Cette mission est en effet la &#171; pierre de touche &#187; de l'indépendance de
l'autorité et la mesure de la soumission de l'Etat au droit commun&quot; [&lt;a href=&quot;#nb5&quot; name=&quot;nh5&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[5] Discours du 3 avril 2003 dont une copie est archivée ici (format PDF) : (...)&quot;&gt;5&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Regrettons que le nouveau président Turk ne se soit pas associé à cette prise de conscience
depuis sa prise de fonction en février 2004. La FIL note également à ce titre que ses prises de
position en faveur d'un accroissement du fichage policier lui ont valu d'être nominé, cette année,
aux Big Brother Awards France, un comble pour un commissaire de la CNIL [&lt;a href=&quot;#nb6&quot; name=&quot;nh6&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[6] Nomination de M Türk aux BBA 2004 : http://nomines.bigbrotherawards.eu....&quot;&gt;6&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Des amendements récents de la Commission des Lois de l'AN, inspirés par le rapport Turk de 2003,
tend à prouver que l'Etat se verrait accorder tous les régimes dérogatoires :&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;. Amendement n&#176; 18 (Art 27, 1&#176;) : Les traitements mis en oeuvres par l'état comportants des données
biométriques ne sont plus soumis à autorisation de la CNIL, mais à un simple décrêt en conseil d'Etat.
&lt;br /&gt;. Amendement n&#176; 27 (Art 45, I, 1&#176;) : supression des sanctions pécunières infligées par la CNIL pour
les traitements mis en oeuvre par l'Etat.
&lt;br /&gt;. Amendement n&#176; 28 (Art 45, II, 1&#176;) : supression du principe de &quot;l'interruption de traitement&quot; pour
les fichiers administratifs soumis à décret en Conseil d'Etat.
&lt;br /&gt;. Amendement n&#176; 34 (Art 16, III) : les traitements de souveraineté (sûreté, défense, sécurité)
auront jusqu'au 24 octobre 2010 pour se conformer à la loi de 1978.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La FIL rejoint les préoccupations du collectif DELIS, de l'association IRIS et de la LDH, qui rappellent
l'encadrement trop modéré des &quot;mégafichiers sensibles&quot; : &quot;le système Sesam-Vitale et l'informatique hospitalière
(PMSI) comportent le risque de constituer des fichiers exhaustifs des données de santé des personnes
durant toute leur vie, au moment même où ces informations sont très convoitées par les assureurs, les
banquiers, les employeurs&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De plus, il est choquant et dangereux de constater que le texte ne considère pas comme &quot;sensible&quot;
les identifiants génétiques, les données sociales et psychiques touchant à l'intimité de la vie
privée des personnes [&lt;a href=&quot;#nb7&quot; name=&quot;nh7&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[7] &amp;quot;Big Brother se rapproche&amp;quot;, tribune publiée dans Le Monde, 14 avril 2004. (...)&quot;&gt;7&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La FIL encourage tous les citoyens à résister au fichage policier en faisant jouer leur droit d'accès.
Rappelons que les deux plus larges bases de données policières - le STIC pour la PJ, et JUDEX pour la
gendarmerie - ont été &quot;interconnectés&quot; de force suite à la loi Sarkozy de mars 2003 (LSI). La LSI a
toutefois modifié la LIL pour que le &quot;droit d'accès&quot; puisse s'exercer même dans le cas de fichiers de
police.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'exercice de ce droit d'accès est d'autant plus important que la CNIL révélait elle-même l'an passé
que 25% des fichiers STIC qu'elle avait été amené à contrôler étaient &quot;erronés ou manifestement non
justifiés&quot; [&lt;a href=&quot;#nb8&quot; name=&quot;nh8&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[8] Fichage policier : 25% d'erreurs, mais que fait la police ? (...)&quot;&gt;8&lt;/a&gt;].
Alors que la CNIL aurait donc du voir ses préragotives renforcées en matière de fichiers policiers, la
LIL retire à la CNIL ses pouvoirs de contrôle préalable et de sanction. C'est pourquoi la FIL soutient
activement l'initiative Renseignementsgeneraux.net, qui donne au citoyen des moyens simples pour
exercer ce droit [&lt;a href=&quot;#nb9&quot; name=&quot;nh9&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[9] Formulaires et lettre-types pour faire jouer votre droit d'accès : (...)&quot;&gt;9&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;3) Secteur privé&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;En matière de fichiers privés et commerciaux, la nouvelle LIL entend se &quot;réconcilier avec les
entreprises&quot;. La FIL met en doute l'efficacité de ses nouveaux pouvoirs de sanction lorsque l'on sait
que son seul moyen de pression jusqu'ici, à savoir la transmission d'une infraction au Parquet, n'a
été utilisée qu'une vingtaine de fois en 25 ans d'existence, alors même que la CNIL a reçu plus de
30 000 plaintes depuis 1978.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensuite la FIL remarque que les sociétés d'auteurs et d'ayant droits culturels poursuivent leur
travail de sape auprès des parlementaires après avoir utilisé la LEN à leur profit. Ainsi,
l'amendement n&#176;8 qui sera proposé au vote à l'AN jeudi, comme le réclamait le sénateur Turk dans son
rapport en 2003, ajoute un article autorisant les &quot;personnes morales mentionnées aux articles L. 321-1 et L. 331-1 du code de la propriété intellectuelle&quot; à créer des fichiers concernant les infractions
dont elles s'estiment victimes.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le député Delattre, dernier rapporteur du texte à l'AN (rapport du 13 avril 2004) - et par ailleurs,
lui-aussi, membre de la CNIL - a même créé une distinction parmi les entreprises privées : de manière
générale elles pourront ficher les clients &quot;fraudeurs&quot; mais dans le cadre &quot;d'une loi ultérieure&quot; ;
alors que &quot;les sociétés de perception et de gestion des droits d'auteur&quot; qui pourront &quot;faire de même
(...) dès l'entrée en vigueur de la présente loi&quot; [&lt;a href=&quot;#nb10&quot; name=&quot;nh10&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[10] Rapport de la Commission des lois de l'Assemblée nationale, 13 (...)&quot;&gt;10&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;4) CONCLUSION&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La FIL appelle les parlementaires à modifier le texte pour qu'il cherche plutôt à &quot;réconcilier&quot; le
simple citoyen avec la CNIL, tout en évitant que le mélange des genres et le risque de conflits
d'intérêts demeure au sein de la Commission.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; Il serait par exemple utile, comme le propose DELIS, de modifier la composition de la Commission
&quot;en y incluant plus de représentants d'usagers et d'organisations de défense des droits de l'homme,
et lui attribuer des moyens supplémentaires pour agir en créant des délégations régionales&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; II apparait surprenant que les quatre parlementaires membres de droit de la CNIL (deux sénateurs,
deux députés) puissent être également les rapporteurs du texte de réforme devant leurs pairs, comme
cela s'est produit avec MM. Turk et Delattre ;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; La FIL dénonce le faux-semblant de l'indépendance des Commissaires malgré l'article 8 de la loi de
1978 qui précise que &quot;la qualité de membre de la commission est incompatible avec l'exercice de
fonctions ou de détention de participation dans les entreprises concourant à la fourniture de services en informatique ou en télécommunications&quot;. La nomination en 1999 de Philippe Lemoine n'a posé aucun
problèmes : président de Cofinoga et du groupe de distribution Galeries Lafayette, il dirige pourtant son
pôle &quot;services informatiques&quot; (Laser) qui développe d'importants programmes de fidélisation mettant
en jeu des données personnelles. La FIL note d'ailleurs que cet article 8 a disparu purement et
simplement au cours de la transposition. Philippe Lemoine a été reconduit pour cinq ans en février
2004, et nominé aux Big Brother Awards France la même année [&lt;a href=&quot;#nb11&quot; name=&quot;nh11&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[11] Nomination de M Lemoine aux BBA 2004 : http://nomines.bigbrotherawards.eu..&quot;&gt;11&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;img class='spip_puce' src='puce.gif' alt='-'&gt; La FIL rappelle aux parlementaires, comme elle l'a fait en lançant le 30 mars son opération
&quot;Coodgle&quot; sur la LEN, que la moitié d'entre-eux sont en infraction avec la LIL , n'ayant pas déclaré
dans les régles leur site internet à la CNIL [&lt;a href=&quot;#nb12&quot; name=&quot;nh12&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[12] Opération &amp;quot;Coodgle&amp;quot; : pourquoi tant de LEN ? http://len.vie-privee.org&quot;&gt;12&lt;/a&gt;].&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-04-27T15:06:58Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Opération &quot;Coodgle&quot; : pourquoi tant de LEN ?</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve33.html</link>
		<date>2004-03-31 10:52:20</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Le projet de Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN, ou LEN) prévoit le filtrage, la censure et la surveillance de l'internet. Problème : dans tous les cas, ça fait inutilement peur aux gens, ça coûte beaucoup d'argent, et ça ne marche pas... sauf à censurer Google, et la quasi-totalité des moteurs de recherche. Si la LEN passe en l'état, elle permettra également de censurer derechef la moitié des sites internet de nos parlementaires (entre autres : ils risquent 3 ans de prison et 45 000 euros d'amende)...&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Coodgle&quot; : pourquoi tant de LEN ?&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Lundi 29 mars 2004 - A l'occasion de la fête de l'internet, la Fédération Informatique et Libertés lance un &quot;Coodgle&quot; (&lt;a href=&quot;http://len.vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://len.vie-privee.org&lt;/a&gt;) afin d'expliquer au grand public les dérives du projet de Loi pour la Confiance dans l'Economie Numérique (LCEN, ou LEN), qui sera débattu au Sénat le 7 avril prochain.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour respecter le projet de loi et filtrer efficacement les contenus illicites, il faudrait en effet interdire aux Français d'accéder à Google, entre autres moteurs de recherche... au motif qu'ils indexent, voire archivent, tout ou partie des sites litigieux, rendant par là-même inefficace toute mesure de filtrage.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pour respecter la loi et censurer efficacement les sites illicites qui leur seront signalés, les hébergeurs devront par ailleurs censurer plus de la moitié des sites web des parlementaires français, qui, parce qu'ils fichent les internautes mais n'ont pas été déclarés à la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés, violent la loi et font encourir à leurs responsables 3 ans d'emprisonnement et 45 000 euros d'amende.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Citons ainsi, entre autres, les sites web de Jean Dionis du Séjour et Pierre Hérisson (rapporteurs de la LEN à l'Assemblée et au Sénat), ou encore ceux de Pierre Nogrix (membre de la CNIL) et de Rudy Salles (vice-président de l'Assemblée Nationale) : seuls 4 des 58 sites web que nous avons recensés ont été déclarés à la CNIL...&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Toutes personnes élues pour défendre nos droits et libertés, notamment en termes de protection de la vie privée et de liberté d'expression, mais qui, avec la LEN et au nom de la défense du (petit) commerce électronique, sous la pression des lobbies de l'industrie des biens culturels, se tirent une balle dans le pied, tout en faisant peser de graves dangers sur l'internet.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Quand on cherche, on trouve...&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ce qui ressort, entre autres, de l'analyse de la LEN effectuée par la Fédération Informatique et Libertés (FIL) et la coopérative Ouvaton.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Adopté par l'Assemblée nationale en janvier 2004 sous l'impulsion du ministère de l'économie, des finances et de l'industrie, prévoit la surveillance, le filtrage et la censure de l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Il confie ainsi aux prestataires de services privés le soin de décider de ce qui est légal, ou pas, et des mesures de rétorsion afférentes ; toutes choses qui, dans un état de droit, sont normalement du ressort de la justice, et de la police.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Adopté par l'Assemblée Nationale en janvier 2004, le projet de loi a soulevé un tel tollé qu'en février, Nicole Fontaine, ministre déléguée à l'industrie, annonça que le gouvernement renonçait à imposer la surveillance des sites web. Mais pas au filtrage, ni à la censure, ni à la privatisation des opérations de police et de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Problème : dans tous les cas, ça fait inutilement peur aux gens, ça coûte beaucoup d'argent, et ça ne marche pas.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ce &quot;Coodgle&quot; a pour vocation d'exposer, de manière simple et accessible au plus grand nombre, les dommages collatéraux qu'entraînera la LEN, et pourquoi il sera de toute façon impossible de la faire respecter.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Opération &quot;Coodgle&quot; : &lt;a href=&quot;http://len.vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://len.vie-privee.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La FIL est une fédération d'associations, ONG et particuliers engagés dans la défense de la vie privée et de la liberté d'expression : &lt;a href=&quot;http://vie-privee.org&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://vie-privee.org&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-03-31T08:52:20Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>PERBEN II : ça peut vous arriver</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve32.html</link>
		<date>2004-02-20 00:16:52</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;strong class=&quot;spip&quot;&gt;Et, tout à coup, vous vous souvenez d'un entrefilet dans le journal, en plein hiver 2004, sur des avocats qui s'inquiétaient de l'entrée en vigueur de la loi Perben II. Vous n'aviez, à l'époque, pas compris pourquoi.&lt;/strong&gt;
&lt;br /&gt;Par la &lt;a href=&quot;http://www.laconference.org/billet.html&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Conférence du Stage du Barreau de Paris&lt;/a&gt;, via Libération, &lt;a href=&quot;http://www.davduf.net/article.php3?id_article=148&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;d|a|v|d|u|f|.|n|e|t&lt;/a&gt; et et &lt;a href=&quot;http://www.google.com/search?q=%22PERBEN+II+%3A+%E7a+peut+vous+arriver%22&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Vous aimez votre femme et votre femme vous aime. Vous avez eu ensemble trois enfants que vous adorez : Julie, Julien et Juliette. Julien vient d'avoir 16 ans. C'est un garçon rieur, heureux de vivre, un peu turbulent au lycée, mais que les professeurs trouvent sympathique. Parmi ses nombreux amis, deux sont pour lui comme des frères : Arnaud et Arthur. Ils forment à eux trois une inséparable bande de joyeux drilles, connue dans tout le lycée. Vous ignorez seulement que, le mois dernier, Julien a connu une grave déconvenue : le professeur de biologie, Monsieur Bubard, lui a attribué un 2/20 pour &quot; copie trop sale &quot;. Votre fils l'a ressenti comme une profonde injustice, ainsi qu'Arnaud et Arthur.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;La loi Perben II peut s'appliquer&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ensemble, après avoir longuement réfléchi, ils ont trouvé le moyen de venger Julien. Monsieur Bubard se rend chaque jour au lycée en bicyclette. Il range son vélo dans un local non fermé mais surveillé depuis la grille d'entrée par Paul, gardien depuis vingt ans, dont les siestes sont légendaires. Une semaine après la fameuse copie, notre trio passe à l'action : Arthur fait le guet pendant que J ulien et Arnaud s'emparent du vélo. Ils escaladent ensuite la grille pour le cacher dans le jardin de Roselyne Lajoue, retraitée. L'exploit fait grand bruit. Julien et ses acolytes, galvanisés, décident de ne pas en rester là, le local regorgeant d'objets de convoitise : deux jours plus tard, ils réitèrent avec la trottinette électrique du professeur de mathématique et la bicyclette rose de Madame le Proviseur. Celle-ci, furieuse, mène alors l'enquête, en toute discrétion. Ses soupçons se dirigent rapidement vers votre fils et ses amis. Plainte est déposée pour vol. Vol en bande organisée, précise la police : la loi Perben II peut s'appliquer.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Trois jours plus tard, un jeune homme souriant aborde votre fils à la sortie du lycée. Il lui montre une camionnette spécialement aménagée et lui propose, en cas de besoin, de transporter gratuitement tout engin à deux-roues. Julien est étonné. Le jeune homme le rassure, l'invite à prendre un café et lui offre finalement un téléphone portable : &quot; appelle-moi ! &quot;. Cet homme est un policier, habilité par Perben II [&lt;a href=&quot;#nb13&quot; name=&quot;nh13&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[13] (nouvel article 706-81 du Code de procédure pénale)&quot;&gt;13&lt;/a&gt;] à se faire passer pour complice ou receleur des infractions. Il n'a pas droit d'inciter au délit. Mais il peut mettre à la disposition des personnes suspectées tous les moyens dont elles rêvent [&lt;a href=&quot;#nb14&quot; name=&quot;nh14&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[14] (juridiques, financiers, transport, hébergement, télécommunication : (...)&quot;&gt;14&lt;/a&gt;]. Votre fils, très excité, appelle de son téléphone tout neuf ses camarades. Le lendemain, décision est prise de profiter de l'aubaine : on demande au jeune homme de déposer le butin près du stade de foot, histoire de prolonger le plaisir.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Micros et caméras&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le lundi suivant, à 18 heures, Julien n'est pas rentré à la maison. Votre femme s'inquiète, Julie et Juliette le cherchent. 18h30 : le téléphone sonne. C'est la police. Julien est au commissariat en garde à vue. Comment ? Qu'a-t-il fait ? Vous ne dormez pas de la nuit, vous espérez à chaque heure que votre fils va être relâché, vous voulez comprendre. Le lendemain, un avocat de permanence vous apprend que Julien va bien, mais il ne peut vous en dire plus. Une première journée passe, puis une deuxième nuit. C'est un cauchemar. On se réveillera. Mais mercredi matin, l'avocat vous avoue que, depuis la loi Perben II, la garde à vue peut durer 96 heures, même pour les mineurs [&lt;a href=&quot;#nb15&quot; name=&quot;nh15&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[15] (nouvel article 706-88 du Code de procédure pénale)&quot;&gt;15&lt;/a&gt;]. Vous imaginez votre Julien au commissariat pendant quatre jours et quatre nuits, interrogé le jour et réveillé la nuit.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Mercredi, l'attente devient infernale. A 20 heures, quatre hommes sonnent à votre porte. Ce sont des agents EDF qui viennent relever les compteurs. En un clin d'oeil, les voilà dispersés dans tout l'appartement, l'un d'entre eux restant en votre compagnie pour vous occuper. Ils repartent cinq minutes plus tard, sans vous avoir fait signer le moindre bon. Vous êtes étonné, mais vous avez d'autres préoccupations en ce moment.&lt;/p&gt; &lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;Plaider-coupable&lt;/h3&gt; &lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Pourtant, ces hommes viennent d'installer chez vous suffisamment de micros et de caméras pour tout connaître de votre vie de couple et des discussions entre Julie et Juliette. Ils en ont le droit depuis Perben II [&lt;a href=&quot;#nb16&quot; name=&quot;nh16&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[16] (nouvel article 706-97 du Code de procédure pénal)&quot;&gt;16&lt;/a&gt;]. De toutes façons, vous étiez déjà sur écoute [&lt;a href=&quot;#nb17&quot; name=&quot;nh17&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[17] (nouvel article 706-96)&quot;&gt;17&lt;/a&gt;]. Les journées de jeudi et de vendredi sont les plus atroces de votre vie. Julie et Juliette ne sortent pas de leurs lits. L'école appelle, vous lui raccrochez au nez. Votre femme passe de l'hystérie à l'hébétement. Vendredi 17h15 : Julien sort enfin de garde à vue mais il est, dans la foulée, déféré devant le juge d'instruction qui met Julien en examen, les faits étant avérés. Il demande à son collègue le juge des libertés et de la détention de placer votre fils en détention provisoire. Le magistrat accepte : il entend, lui aussi, lutter efficacement contre l'insécurité en ville. Julien est en prison, pour plusieurs mois peut-être. Vos filles s'enferment dans un profond mutisme. Mardi, trois heures du matin. Voilà une semaine que vous ne vivez plus. Vous êtes endormi sur le canapé, une bouteille de blanc à la main. Une sonnerie stridente vous réveille soudain : vous vous traînez jusqu'à la porte d'entrée que vous ouvrez. Cinq policiers s'engouffrent chez vous. Pendant deux heures, ils retournent l'appartement, crèvent les coussins, vident les tiroirs. Cette perquisition en pleine nuit [&lt;a href=&quot;#nb18&quot; name=&quot;nh18&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[18] (nouvel article 706-91)&quot;&gt;18&lt;/a&gt;] a du bon : elle permet enfin à la famille de se retrouver, vos filles et votre femme s'étant blotties autour de vous dans le canapé.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;C'est ainsi entouré que vous finissez la bouteille de blanc. Le lendemain, décision est prise d'envoyer Julie et Juliette, pour les protéger, chez leur grand-mère maternelle. Ce sera mieux pour tout le monde. Votre belle-mère, ravie d'être utile, vient les chercher chez vous. Elle se permet une première remarque sur l'état de l'appartement. Vous réussissez à vous contenir. Elle jacasse ensuite un quart d'heure sur le problème de la délinquance. Vous sentez que vous allez sortir de vos gonds. Pour finir, elle vous lance une remarque acerbe sur l'éducation de Julien. C'en est trop : vous la giflez. Or vous étiez filmé. Lorsque votre beau-père vient porter plainte, les policiers sont déjà au courant. A votre tour, vous êtes convoqué au commissariat, placé en garde à vue, puis mis en examen pour violences sur personne vulnérable. Vous encourez trois ans d'emprisonnement. C'est le procureur qui vous convoque à la fin de la garde à vue. Il est indigné par ce que vous avez fait et ne s'étonne pas que votre fils ait mal tourné. Il vous demande si vous reconnaissez votre culpabilité, une cassette vidéo à la main. Vous répondez oui. Il vous propose alors de prononcer lui-même votre condamnation puisque vous ne contestez pas les faits. C'est nouveau [&lt;a href=&quot;#nb19&quot; name=&quot;nh19&quot; class=&quot;spip_note&quot; title=&quot;[19] (Perben II, article 61)&quot;&gt;19&lt;/a&gt;], mais c'est efficace. Si vous refusez, vous serez jugé par le tribunal, dans longtemps et avec les aléas qu'on connaît. Un avocat, penaud, vous conseille d'accepter. Le procureur vous condamne à 4 mois d'emprisonnement, non sans préciser que c'est une peine bien indulgente au vu des faits odieux que vous avez commis. Durant le trajet vers la prison, menotté dans la fourgonnette, vous vous interdisez de penser à votre femme, à Julie, à Juliette. Vous vous demandez simplement si vous apercevrez de votre cellule celle de Julien. Si vous pourrez lui faire coucou.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et, tout à coup, vous vous souvenez d'un entrefilet dans le journal, en plein hiver 2004, sur des avocats qui s'inquiétaient de l'entrée en vigueur de la loi Perben II. Vous n'aviez, à l'époque, pas compris pourquoi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Voir aussi : &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.syndicat-magistrature.org/article/264.html&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.syndicat-magistrature.or...&lt;/a&gt; &lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.politis.fr/article531.html&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.politis.fr/article531.html&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.zdnet.fr/actualites/technologie/0,39020809,39131693,00.htm&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.zdnet.fr/actualites/tech...&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ainfos.ca/fr/ainfos04355.html&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.ainfos.ca/fr/ainfos04355.html&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;et la propagation de cet article sur &lt;a href=&quot;http://www.google.com/search?q=%22PERBEN+II+%3A+%E7a+peut+vous+arriver%22&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;Google&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-02-19T23:16:52Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>LEN/LCEN : &quot;Ayez confiance&quot;...</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve31.html</link>
		<date>2004-01-21 02:18:16</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
La France s'apprête à interdire aux gens de s'exprimer sur l'internet. Jusqu'ici, aucun pays n'avait encore osé aller si loin dans la volonté de contrôler l'internet
, exception faite de la Chine, la Birmanie ou de l'Iran, entre autres pays totalitaires.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Et ce ne sont pas des &quot;droits-de-l'hommistes&quot; qui le disent, mais l'Association des fournisseurs d'accès et de services internet (AFA). Soit, entre autres, Bouygues Telecom, AOL, Club-Internet, MSN (Microsoft), NC Numéricable (Canal +), Noos, Tiscali, Wanadoo ou encore Yahoo !... qui, dans la foulée de nombreuses ONG de défense des libertés (RSF, IRIS, ODEBI...), dénoncent le filtrage, la censure et le placement sous surveillance générale de l'internet prévu par la &quot;loi pour la confiance dans l'économie numérique&quot; (LCEN).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Débattue depuis un an, adoptée par l'Assemblée en janvier, elle doit repasser au Sénat en février, et vise officiellement à rassurer les consommateurs et les acteurs du marché. En d'autres termes, à faire de l'internet un vaste centre commercial où il fait bon faire ses emplettes en toute sécurité, et donc sans risquer de tomber, qui sur des délinquants, qui sur des contenus offensants.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Ainsi, la loi accorde le droit à un juge de filtrer tel ou tel contenu, et laisse planer la possibilité d'une censure du P2P. Cela fait des années que l'on a démontré que le filtrage de l'internet était, non seulement inefficace (parce qu'il existe toujours un moyen d'accéder à un contenu &quot;filtré&quot;) mais aussi dangereux (parce qu'un tel filtrage entraîne forcément la censure de sites pourtant licites).&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;De plus, la loi oblige les fournisseurs de services internet (FSI) à se substituer à la police et à la justice. Ils seraient en effet tenus de surveiller le contenu de toutes les pages qu'ils hébergent, afin de censurer tout contenu pédophile ou raciste. Comme si les &quot;pédo-nazis&quot; étaient assez bêtes pour choisir des hébergeurs français... En attendant, cela augmentera notablement les tarifs des FSI, mais aussi &quot;la censure de nombreux sites tout à fait licites&quot;, dixit l'AFA.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;N'importe qui pourra en effet demander à un hébergeur de couper l'accès à tel ou tel site, et ce sera au FSI, et non à un juge, de trancher. La majeure partie des plaintes de ce type émanant de groupes bardés d'avocats, on imagine dès lors facilement ce qu'il adviendra des sites indépendants ou d'ONG osant critiqué telle ou telle société, secte ou parti politique.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans un communiqué intitulé &quot;10 millions de présumés coupables&quot;, l'AFA considère que la loi représente &quot;une menace pour la liberté d'expression des internautes (...) et un véritable danger économique pour tout le secteur internet&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Elle vient de lancer une pétition (signée par plus de 100 000 internautes en une semaine), et d'adresser un ultimatum au gouvernement : si d'aventure le projet de loi était adopté en l'état, ils couperont tous les sites web personnels, forums de discussion, weblogs et chatrooms.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.odebi.org/&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.odebi.org/&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.iris.sgdg.org/actions/len/&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.iris.sgdg.org/actions/len/&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.afa-france.com/&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://www.afa-france.com/&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://cecithon.propagande.org/&quot; class=&quot;spip_url&quot;&gt;http://cecithon.propagande.org/&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://mediatic.blogspot.com/2004_01_01_mediatic_archive.html#107425162595916361&quot; class=&quot;spip_out&quot;&gt;du côté des blogs&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2004-01-21T01:18:16Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>RSF accuse des multinationales d'aider à la censure de l'internet en Chine</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve30.html</link>
		<date>2003-12-04 16:35:50</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
Reporters Sans Frontières a accusé 14 multinationales d'aider à la censure de l'internet en Chine, et demandé à leurs dirigeants de s'engager en faveur de la liberté d'expression sur la toile, selon un communiqué reçu jeudi.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'organisation de défense des journalistes a adressé des lettres séparées à chacun des chefs d'entreprise, détaillant leur responsabilité dans la fourniture à la Chine de technologies de surveillance et de blocage de l'internet.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Certains de ces dirigeants s'associent directement à la répression du gouvernement chinois, en lui vendant du matériel permettant de surveiller le Réseau. D'autres se contentent de fermer les yeux au nom de leurs intérêts commerciaux&quot;, selon le communiqué.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;L'américain Cisco Systems est notamment épinglé par RSF pour vendre à la Chine du matériel de &quot;cyberpolice&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;&quot;Ces sociétés ont toutes le devoir d'agir pour que le gouvernement chinois assouplisse sa politique à l'égard d'Internet&quot;, souligne RSF qui promet d'envoyer tous les mois aux Pdg un &quot;Bulletin de la répression&quot;.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Reporters Sans Frontières rappelle que 46 personnes sont emprisonnées en Chine pour avoir créé un site ou avoir publié des textes critiques envers le pouvoir.&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-12-04T15:35:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
	</item>
	
	<item>
		<title>Quelques réflexions sur la guerre du futur</title>
		<link>http://www.bugbrother.com/breve29.html</link>
		<date>2003-12-03 10:30:48</date>
		<description>&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;
&lt;i class=&quot;spip&quot;&gt;En 1997, l'armée américaine réalisait sur le terrain ses premières man ?uvres entièrement numériques. Ces man ?uvres permirent de valider ce programme dit de &quot;système de combat du futur&quot; (Future Combat System FCS
( http://www.darpa.mil/fcs/index.html) qui d'ici 2008 aura intégré l'ensemble de l'armée américaine, qu'il s ?agisse des hommes, du matériel et des munitions, dans un vaste système d'information, de communication, d'analyse et de commandement numériques. Ce système, s'appuyant sur des moyens d'investigations ultra-sophistiqués, satellites, mini-drones et images vidéo du terrain directement transmises par les combattants, sera capable de donner en temps réel une vision très précise du champ de bataille et de proposer une utilisation optimale des forces et des armements disponibles.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Prévu pour faire face à des conflits &quot;classiques&quot; mais aussi aux nouvelles menaces imprévisibles et diffuses liées au terrorisme international, le FCS traduit un nouveau concept militaire capital dans la l'évolution stratégique américaine, la RMA (Revolution in Military Affairs (( http://www.comw.org/rma/fulltext/overview.html)&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;La RMA a comme objectif prioritaire la neutralisation de l'adversaire la plus rapide possible. Désormais, ce qui compte avant tout, c'est de neutraliser l'adversaire, de le rendre sourd et aveugle. Il s'agit plus de maîtriser des situations que de régler (par les armes) des conflits.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Dans ce nouveau cadre, les états-majors travaillent à la mise en oeuvre de nouveaux types d'armes &#171; intelligentes &#187; : missiles capables de frappes &#171; localisées &#187; de grande profondeur, satellites de détection, drones de combats, exosquelettes décuplant la mobilité et les forces d'un fantassin etc... A cette panoplie s'ajoutent les armes non létales, c'est-à-dire destinées à paralyser les équipements et les hommes sans pour autant les tuer. La guerre de demain tendra essentiellement à éloigner l'homme du champ de bataille. Absorbé dans l'interface homme-machine, le soldat mènera avant tout une guerre de l'information. Les premiers &#171; guerriers de l'information &#187; (les I-warriors) sont actuellement formés à l'Université de la défense nationale à Washington.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;D'une façon générale, l'ensemble du théâtre d'opérations doit être conçu comme un unique système intégré, innervé par des réseaux d'information de toutes sortes, y compris des réseaux commerciaux et le téléphone public. L'information est alors à la fois et simultanément un &#171; moyen au service de toutes les forces &#187;, un &#171; milieu &#187;, un &#171; environnement &#187; et un &#171; enjeu &#187;. La guerre de demain sera donc avant tout une guerre grâce, dans, et pour l'information.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Tel est l'enjeu de la RMA (http://www.comw.org/rma/fulltext/overview.html) et de son fer de lance, la guerre de l'information, l'information warfare) qui se déploie ainsi tous azimuts. Elle est guerre pour l'obtention, l'analyse et la diffusion de l'information. Mais elle est surtout guerre électronique, offensive et défensive : elle consiste en effet à &#171; attaquer &#187; les circuits électroniques de l'adversaire pour les brouiller, les détruire ou en transformer le contenu.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Le casque où se concentrent les informations provenant de l'ordinateur est équipé d'un système de suspension pour garantir la stabilité des organes optiques. En France, le pendant du Land Warrior, le programme Félin, devrait aboutir à une première version de démonstration en 2005 et équiper l'ensemble de nos troupes en 2015.&lt;/p&gt;
&lt;p class=&quot;spip&quot;&gt;Avec ces ordinateurs-vêtements, l'uniforme lui-même devient en effet un composant essentiel du véritable système informatique porté par les futurs soldats. A l'aide du système de positionnement par satellite (GPS) et de la vision thermique, le fantassin pourra identifier immédiatement amis et ennemis. Le projet Land Warrior expose clairement son objectif : &quot;rendre les combattants de demain plus &quot;meurtriers&quot;, mobiles, numérisés, ainsi que plus longtemps disponibles et moins vulnérables&quot;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;</description>
		<dc:date>2003-12-03T09:30:48Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
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