=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- De: " Bb) " À: bugbrother@samizdat.net Objet: RE:vue d'b!gb@nd BlahBlahBlah 2001.03.03 -------------------------------------------------------------------------------- _________________________________________ vie privée, Big Brothers, sécurité IT surveillance high tech, et caetera... ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::) bIg!B)!B) I? ?U (G:(G:(G: !B) !B) I? ?U (G: (G: !B) !B) I? ?U (G: !B)!B)!B) I? ?U (G: b@nD !B) !B) I? ?U (G: (G: !B) !B) I? ?U (G: (G:
Oth3r!) I?I??U?U (G:(G:(G: ::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::] RE:vue d'bIgb@nd BlahBlahBlah XX.XX.2001 !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!} bUg
Oth3r : http://www.bugbrother.com !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!( archivée là : http://www.bugbrother.com/blah/010303.txt INDEX >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> SSII Secret Service Internet Intelligence °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Extension du domaine de la surveillance > NSA-CIA.Com' >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> RIP Rest In(ternet) Peace °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Régulons, régulons... > iD à vendre >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> HTTP High Tech Techno-Pecno °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Le fichage : tout un art... > Corps à claque >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Du contrôle parental au soupçon de pédophilie > L'uZine anonyme >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> BBAPT Big Brothers @Para-T °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Banalisation de la traçabilité domestique > La politique des barbelés NdBB : question de copier/coller, les URL des news reproduites ici-bas ne sont pas toutes dispo ici, même, de même que les commentaires. Voir http://bugbrother.com pour l'intégralité des sources, et liens. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> SSII Secret Service Internet Intelligence °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Extension du domaine de la surveillance Les Pays-Bas sont, après la Grande-Bretagne, le second pays de l'Union à mettre en pratique une résolution, votée en 1995, qui vise à contraindre les opérateurs internet et de téléphonie mobile européens à fournir, aux autorités, des interfaces permettant de pratiquer en permanence des écoutes en temps réel sur leurs réseaux. Selon ZDNet, qui rapporte un article de Telepolis, les FAI néerlandais ont fait savoir dans une lettre alarmiste à leur gouvernement qu'un tiers d'entre-eux pourraient être acculés à la faillite. Selon Transfert, les forces de l'ordre mandataient 3 000 mises sur écoute téléphoniques par an depuis des années. Depuis 1998, date à laquelle les opérateurs de téléphonie mobile ont mis en place une infrastructure technique leur permettant de surveiller leurs clients, le nombre d'écoutes annuelles est passé à 10 000. Selon Ping TimeOut, l'Allemagne serait aussi sur les rangs : Telepolis aurait recu une ébauche du TKUeV (Telekommunikations-Ueberwachungsverordnung), dans laquelle sont définies les règles destinées a mettre en place un système d'écoute au niveau des providers (ISP) de prestations téléphoniques ou d'accès a Internet, sous peine d'amendes allant jusqu´à 20.000 DM. Chaque provider doit être en moyen de mettre en place une écoute dans les 10 minutes pendant les heures de travail, ou dans les 6 heures en dehors de celles-ci, même moins si le commanditaire de l´écoute met à disposition les moyens de transport. Les informations devant être écoutées vont des informations de connexion, jusqu'au contenu même des communications, décryptées si jamais elles sont cryptées (ce qui est a priori impossible, mais permet de criminaliser l'utilisation de la crypto). Par ailleurs, les écoutes en Allemagne ne cesseraient d'augmenter : de 9800 écoutes en 1998 on en arrive à 12.600 en 1999... Toujours selon Transfert, la police néo-zélandaise vient quant à elle de s'engager à payer 1,1 million de dollars (7,9 millions de francs) à Vodaphone pour pouvoir déchiffrer plus facilement les communications téléphoniques qu'elle intercepte. Mais c'est du côté des Anglais que l'on s'active le plus. Passé nettement plus inaperçu que le sinistre Rip Act, le "Terrorism Act" voit des terroristes partout, en tout cas chez les "dissidents". Ainsi, l'utilisation de la "menace" (threat) en vue d'influencer l'opinion ou le gouvernement pour des raisons "politiques, idéologiques ou religieuses", les "dommages sérieux à la propriété" ainsi que les actions en vue de "perturber gravement un système électronique" peuvent aujourd'hui être qualifiés de "terroristes". Autrement dit, rapporte Transfert, si José Bové avait été jugé en Angleterre pour le démontage du Mc Do et la destruction du champ d'OGM, il aurait pu être qualifié de "terroriste", et risquer la prison à vie. La Confédération paysanne aurait pu être purement et simplement interdite, ses militants et sympathisants devenant dans la foulée des terroristes potentiels, fichés comme tels. Leur site web, prônant de telles méthodes, aurait lui aussi été interdit, ainsi que toute présentation sous un jour favorable de leurs revendications, qu'il s'agisse de tracts, affiches, T-Shirts, etc. Les journalistes ne sont pas plus épargnés : ils risquent en effet cinq ans de prison s'ils refusent de révéler leurs sources dans le cas où ils ont été en contact avec des "terroristes". En France, l'avant-projet de Loi sur la Société de l'Information, publié il y a quelques temps sur Transfert, entend lui aussi criminaliser l'utilisation de la cryptographie en la considérant comme une double circonstance atténuante (en cas d'utilisation lors d'un délit, en cas de refus, ou d'impossibilité, de remise d'un message chiffré en clair), autorise le télé-flicage, double les peines prévues par la loi anti-pirate tout en criminalisant l'utilisation d'outils de sécurité informatique, et requiert une durée de conservation des logs d'un an, ce qui fait bondir certains défenseurs des droits de l'homme sur internet, pour qui cela revient à faire entrer de plein pied la France, "patrie des droits de l'homme", dans l'ère de la société de surveillance. Pendant ce temps-là, d'aucuns parlent de monter une "coordination anti-répression à même de mener une action en justice contre le fichage international, arbitraire, illégal et massif des militants antiglobalisation". Les méthodes policières lors du Sommet de Davos posaient la question de l'existence, au niveau européen voire transatlantique, d'un fichage politique (avec photos et empreintes) des activistes anti-mondialisations. La signataire de l'appel affirme détenir des "preuves écrites d'une transmission illégale entre Etats de données non fondées juridiquement. Cela nous permet de souligner qu'il y a eu infraction par des Etats, et notamment les Etats suisse et tchèque, aux lois sur la communication des données, et à plusieurs articles de la Convention Européenne des Droits de l'Homme relatifs à la présemption d'innocence, au respect de la vie privée, à la liberté de circulation et d'expression". >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> > NSA-CIA.Com' Lundi 12 février 2001, 21h20. NEW YORK (Reuters) - "Nous sommes en retard sur la révolution mondiale des télécommunications, nous devons nous mettre à jour", a constaté Mike Hayden, directeur général de la National Security Agency, blâmant les difficultés de ses services à s'adapter à l'ère post-guerre froide dans un entretien diffusé dans l'émission "60 Minutes II" sur la chaîne télévisée américaine CBS où il n'a pu, non plus, s'empêcher de parler de la menace que faisait peser Ossama Ben Laden (voir James Bondieu au pays de la crypto). Cet atermoiement est également relayé par une autre dépêche de l'agence Reuters, décidémment à la pointe de la veille techno appliquée aux grandes oreilles américaines. Des parlementaires chargés de "surveiller" la NSA, la CIA, et caetera, y déclarent en effet : "Financer, moderniser la NSA et la maintenir à la pointe des évolutions technologiques est la principale priorité de notre comité pour cette année". Mieux : alors que les USA n'ont toujours pas reconnus officiellement l'existence du système Echelon, Reuters rapporte que la NSA intercepte les communications téléphoniques, e-mails et fax via des stations d'écoutes et d'interceptions, des satellites et "d'autres moyens techniques" répartis dans le monde entier, et qu'elle est de plus en plus sévèremment critiquée... pour son incapacité à mettre à jour ses technologies. Si le budget des services de renseignements américains est classifié, des experts penchent pour quelque chose comme 30 milliards de dollars/an, les derniers chiffres rendus publics en 1997 et 1998 parlant de budgets se montant à 26.6 et 26.8 milliards de dollars, toujours selon Reuters. Si les parlementaires refusent d'en dire plus, ils avancent également que la CIA a besoin de renforcer le nombre, et les moyens, alloués aux agents recrutés à l'étranger. De son côté, Nancy Pelosi, sénatrice de Californie, estime qu'il faudrait rendre le budget public et engagerager plus de femmes à la tête des principales stations d'écoutes et d'interceptions... De son côté, l'anonymizer SafeWeb a annoncé le prochain lancement de "Triangle Boy", un nouvel outil, de type peer to peer, de surf anonyme dont une version propriétaire et améliorée servira aussi aux agents de la CIA qui, via In-Q-Tel, son fonds d'investissement, a investi dedans (voir SafeWeb, la CIA, et moi, et moi, et moi sur Transfert, La CIA achète son anonymat sur internet sur ZDNet et Quand la CIA veut surfer à couvert... sur VNUnet). La CIA, par ailleurs, vient de franchir un cap sémantique majeur en renommant son sinistre Carnivore en un badin DCS1000... La NSA, quant à elle, vient d'annoncer qu'elle allait offrir à deux de ses agents des royalties pour avoir inventé, et vendu à la société Raytheon, "Silent Runner", un outil d'audit et de surveillance des réseaux en temps réel. Ces dernières années, IBM, Lockheed Martin, Marconi, Allied Signal et Annapolis Micro Systems ont eux aussi bénéficié d'outils créés, puis vendus, par la NSA. Les Américains sont décidémment très fort en com'. En France, il n'existe pas de service de presse, pas plus que de commission parlementaire de surveillance des activités de "nos" services de renseignements. Une proposition a bien été faite par le sénateur Paecht (celui qui dirigea la commission d'enquête française sur Echelon et consorts), mais toujours pas validée. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> RIP Rest In(ternet) Peace °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Régulons, régulons... Depuis le 1er janvier 2000, l'Australie censure l'Internet, mais ça ne suffit pas. Un nouveau projet de loi, rapporté par Transfert, vise à renforcer la législation existante, jugée par trop laxiste : tout site web proposant des contenus pouvant, potentiellement, ne pas convenir aux enfants, pourra ainsi être condamné à une amende de 10 000 dollars australiens (38 000 F). En comparaison, la vente de matériel "offensant" à un mineur est punie de 5 000 dollars australiens (19 000 F) lorsqu'elle a lieu "hors ligne". Et quels sont ces thèmes jugés non appropriés pour les enfants ? Le sexe, mais aussi la référence au suicide, au crime, à la corruption, aux problèmes de couple, aux traumatismes émotionnels, à la dépendance à l'alcool et autres drogues, sans oublier la mort et les maladies graves, le racisme, la religion... Toujours au chapiter "régulation", et toujours selon Transfert, l’Agence des télécoms de la Côte d’Ivoire part à la chasse aux "fraudeurs" : "Certains cybercafés sont hors la loi. L’État a passé des accords avec Côte d’Ivoire Telecom [détenu par France Télecom et dont les dirigeants sont français] qui stipulent que cet opérateur a le monopole du transport de la voix jusqu’en 2004". L’ATCI promet, pour la semaine prochaine, une série de descentes policières dans les cybercafés d’Abidjan : les tarifs y sont nettement moins prohibitifs qu'en passant par une ligne téléphonique classique, logique, ça passe par le net, on ne paie que la communication locale, pas l'internationale... Alors que France Telecom a fait l'exploit de perdre de l'argent le jour de l'introduction en Bourse d'Orange, et que Michel Bon, PDG De France Telecom, a l'outrecuidance de signer une tribune libre dans Le Monde où il en appelle à la réduction de la fracture numérique (voir l'analyse, cinglante, qu'en donne le responsable de developpement-local.net sur l'uZine du minirézo), ZDNet nous prévient : "les internautes connectés par l'ADSL qui n'utiliseraient pas les modems homologués par France Télécom sont passibles de poursuites". Mais c'est du coté des USA et de l'Organisation Mondiale du Commerce qu'ils se lâchent vraiment, là. Selon Act Up et APRIL, qui parle de crime contre l'humanité, 100 000 séropositifs brésiliens sont menacés de mort à cause de la loi sur les brevets. Cinq sociétés américaines exploitent le brevet de l'AZT, un médicament qui sert aux trithérapies. Pour Vakooler, "bien que le prix de la production d'une dose pour soigner un patient pendant 1 an ait été estimé par MSF à environ $350, elle est commercialisée $10000 aux États-unis. Certains pays pauvres comme le Brésil ont voté une loi pour permettre au nom des « droits de l'homme des patients », de produire localement les médicaments nécessaires, à moindre coût. Plus de 90.000 personnes peuvent bénéficier gratuitement de traitements contre le VIH au Brésil et le taux de mortalité dû au sida a été réduit de 50 %. Peut-être plus pour longtemps : le 1er février, l'OMC a reçu la requête des USA contre le Brésil pour juger de la conformité de la loi brésilienne sur la propriété intellectuelle avec les accords de l'OMC." Autrement dit, "Le gouvernement de Mr Bush estime que cette loi, qui permet à 100 000 personnes atteintes du Sida de survivre avec des traitements antiviraux génériques, met en danger les brevets de ses compagnies pharmaceutiques." Le 5 mars 2001 s'ouvrira à Pretoria le procès intenté au gouvernement sud-africain par une coalition de 40 laboratoires. Son seul tort est d'avoir envisagé d'appliquer des dispositions légales des accords de l'OMC pour améliorer l'accès aux traitements contre le SIDA pour les 4.2 millions de séropositifs du pays. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> > iD à vendre Verisign a décidé de revendre les noms, adresses physiques et numéros de téléphone des 6 millions de personnes et sociétés qui ont acheté un nom de domaine chez Network Solutions (NSI). Selon ZDNet, les adresses e-mails ne seront pas revendues, histoire de faire bonne mesure probablement au sein d'une communauté internet qui voit le spam, et la revente des données personnelles, comme les pires des infamies. NSI avait été chargée il y a quelques années, par le gouvernement américain, de gérer les .com, .net et .org. Si la revente desdites données fait la joie des pros du marketing direct, il s'agit ni plus ni moins que de l'exploitation d'une privatisation, multinationale et américaine à la fois, du nom des rues de l'internet. Mais il y a mieux. Selon Transfert, AOL et Time Warner seraient en passe de fusionner leurs fichiers clients. Les deux géants de la communication ayant fusionné, le mois dernier, pour la modique somme de 112 milliards de dollars, ils se doivent d'augmenter leur chiffre d'affaires, ne serait-ce que pour tenir la course en Bourse. Et quoi de mieux, aujourd'hui, que d'exploiter par deux fois ses clients ? Une fois en leur vendant tel ou tel produit, même si, comme avec AOL, il s'agit ni plus ni moins que d'une escroquerie (voir, entre autres, sa récente condamnation), une autre en revendant les données collectées à l'occasion de leurs achats "réels", et surfs en ligne. Car si AOL, issu du net, a une politique en matière de protection des données personnelles "relativement" restrictive, c'est loin d'être le cas de Time Warner, qui aimerait bien pouvoir optimiser les profils clients d'AOL. Selon une étude de Jupiter Media Metrix, les sites internet d'AOL TimeWarner Inc. ont représenté 32,7% du temps passé en ligne aux Etats-Unis au mois de janvier dernier (en comparaison, Yahoo avance 7%, MicroSoft 6%). D'autre part, 72,3% des internautes "domestiques", et 72,1% de ceux qui se connectent au travail, ont au moins une fois visité un site du conglomérat. Selon le rapport, sur les 97.8 milliards de minutes passées sur l'internet le mois passé, 31.6 milliards le furent sur des sites d'AOL Time Warner. Leurs fichiers clients compilés représentent rien moins que 130 millions de gens, plus de deux fois la population française. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> HTTP High Tech Techno-Pecno °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Le fichage : tout un art... Nortel vient d'annoncer que son chiffre d'affaires serait deux fois moindre que prévu et que ses bénéfices n'atteindraient que le tiers de l'objectif fixé auparavant, perdant 30 milliards de dollars de capitalisation boursière, entraînant nombre de chutes boursières, et même des plaintes. Bon, ça arrive souvent ces temps-ci, mais le plus drôle, c'est de voir comment ils espèrent pouvoir s'en sortir (si l'on excepte les 10 000 licenciements prévus, et les investissements massifs prévus en... Chine). ZDNet nous révèle en effet son nouveau business plan, intitulé rien moins que l'Internet Personnel, et que l'on trouve là : Your Location: Home / Leadership / Personal Internet (la géolocalisation de lde la page en question est déjà suffisamment claire en elle-même, non ?). La présentation de cet Internet Personnel se présente sous la forme d'une reprise... d'Imagine, de John Lennon : «Imaginez, un réseau qui sait qui vous êtes, où vous êtes, et peut vous joindre sur votre téléphone mobile comme à votre PC de bureau. Mieux encore, imaginez qu'au lieu de trouver votre contenu web, c'est lui qui vous trouve ». C'est-y pas beau, franchement ? Selon ZDNET, "la technologie de Nortel innove peu, utilise toute une batterie de « mouchards » pour suivre en détail la navigation de l'internaute, tel que l'envoi de Cookies sur le disque dur de l'utilisateur, ou le suivi d'adresse IP afin de connaître son parcours. Petite originalité, le système est également capable de déterminer quelle application (lecteur multimédia, éditeur de texte ou d'animation) a été utilisée, pour quoi faire, quand et bien entendu par qui". Pour une présentation plus détaillée des dernières innovations en la matière, et notamment la technologie du moteur de règles marketing, celle du filtrage collaboratif, des marqueurs dynamiques liés aux cookies, au javascript et à l'ASP, voir le dossier de VNUnet consacré à la "Personnalisation ou les techniques du marketing interactif". Le schéma est un peu compliqué, mais, grosso modo, «do, «Plus on a de données, plus les recoupements sont faciles et moins lon a de risque de se tromper». De son côté, Transfert rapporte que "selon le cabinet Jupiter communications, si un Américain a reçu 40 messages publicitaires en 1999, il devrait en recevoir plus de 1 600 en 2005, générant ainsi 53 milliards de dollars de chiffre daffaires. La Commission européenne sest penchée sur le sujet et a estimé à 10 milliards deuros (65,6 milliards de francs) par an le coût du spam mondial". Un coût supporté par la communauté dans son entier : c'est l'internaute qui paie la bande passante utilisée pour qu'il soit spammé, contrairement aux prospectus publicitaires qui plombent nos boîtes aux lettres "réelles". ZDNet rapporte également que le site anglais 192.com a racheté les noms et adresses de quelques 45 millions de citoyens britanniques, obtenus grâce aux listes électorales et dont il propose la consultation à qui veut bien s'enregistrer chez eux (gratuitement, bien entendu). Egalement au menu : la liste, avec n°, adresse et tout et tout, de tous les téléphones publics britannique, celle des PDG et de leurs sociétés, et quelque chose comme 55 millions d'identifiants consultables par Wap, ou sur CD. Pour ne pas figurer sur ces fichiers, il faut let le leur demander, ce qu'on appelle pudiquement l'opt-out. Encore faut-il savoir que, du fait même de s'inscrire sur une liste électorale, on se retrouve d'emblée dans le méga-fichier de cette société, qui a par ailleurs été nominée aux Big Brother Awards anglais. Tenez, toujours à propos des bases de données. On apprenait récemment qu'un certain nombre de fichiers policiers étaient corrompus parce que mal entretenus, conservés et protégés (voir Fiche, fiche, ça fait du bien). En matière de base de données ADN, on apprenait aussi que plus il y a d'entrées, moins les recoupements peuvent être pertinents (voir L'ADN au service des atteintes aux droits de l'homme). Transfert rempile sur la question en rapportant que le fichier des délinquants sexuels de l'état du Texas (celui où sévit Bush pendant un temps), consulté chaque mois par plus d'un million d'internautes (c'est gratuit, ils ne vont pas se priver !), est lui aussi corrompu... Si la police affirme ne pas être responsable des erreurs, elle n'en vend pas moins les empreintes digitales des personnes fichées. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> > Corps à claque NoSpoon soulève un étonnant parallèle : d'un côté, un collier pour chien muni d'un émetteur radioélectrique qui balance une "légère" décharge si le toutou de ses maîtres va trop loin. En option : un pulvérisateur incorporé, pour gazer les clebs qui ne comprennent toujours pas qu'il y a des limites à ne pas dépasser (celle du jardin, par ex.). De l'autre, une prothèse électronique télécommandable à distance qu'un médecin a développé pour pallier aux défaillances de certains systèmes nerveux, et lutter contre la douleur. Effet du hasard aidant, il s'est aperçu qu'elle pouvait aussi déclencher un orgasme sur commande auprès des femmes qui l'ont testée. Précisons donc un peu le propos, et étendons la question. Digital Angel, 1er opérateur mondial de puces électroniques incorporées à même les animaux (question de traçabilité, histoire d'éviter de les perdre dans la "nature"...), et puis les êtres humains, tant qu'à faire (enfants, employés, prisonniers, agents secrets, même combat), vient d'annoncer son nouveau partenariat avec ATT, dont le porte-parole est tout excité à l'idée d'offrir à ses clients une technologie que l'on avait vu, jusqu'ici, que dans les films de SF, ainsi qu'avec Medical Advisory System, dont il prend le contrôle du conseil d'administration et dont le métier est d'offrir une permanence 24/24h, 7/7j et 365/365j en terme de contrôle et de suivi médical à distance et partout dans le monde. Avec un peu d'efforts encore, d'amour du meilleur des mondes et d'espoir en la science, d'ici peu, gageons que les enfants, voire les taulards, pourront eux aussi bénéficier d'un implant leur permettant d'être punis, ou récompensés, en fonction de ce qu'ils ont fait, ou pas. Exactement comme les souris et autres animaux de laboratoires atoires à qui l'on envoie une décharge électrique lorsqu'ils appuient sur le mauvais bouton, et un stimulant lorsqu'ils ont enfin compris. Sauf que ce sera aux parents, ainsi qu'aux administrations centrales, de payer/s'abonner, pour le "coup". Mais bon, ce doit encore être un truc de science fiction... >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Du contrôle parental au soupçon de pédophilie Vous avez peut-être vu cette publicité d'AOL à la télé prônant le "contrôle parental". AOL ne s'en vante pas sur son site web, le seul communiqué de presse sur le sujet datant du 16 mai 2000, à l'occasion du lancement de leur outil de filtrage, accompagné d'une "étude" de la SOFRES intitulée "Les Parents face à Internet". On y apprenait, entre autres, que "72 % des parents ont le sentiment que leurs enfants connaissent et maîtrisent mieux Internet qu'eux-mêmes". PeaceFire, qui n'a de cesse de démontrer l'inefficacité des logiciels de filtrage, et l'idéologie qui les sous-tend, ne dit d'ailleurs pas mieux : sa devise est "Ce n'est pas un crime d'être plus fûté que ses parents"... L'Union des Consommateurs Américains vient de confirmer ce que PeaceFire révèle depuis longtemps. Dans une étude sur les "chaperons numériques pour enfants" (AOL, Cyber Patrol, Cyber Sitter 2000, Cyber Snoop, Internet guard dog, Net Nany et Norton Internet Security 2001 - voir l'article de Transfert), on apprend que les filtres (US) d'AOL ne bloquent pas 30% des sites poutant classés "indécents", mais censurent en plus 63% de sites politiques et de sociétés qui n'ont rien de choquant... dont PeaceFire. Mais le contrôle (parental ou pas) ne s'exerce pas que du côté du filtrage. L'AFP titrait ainsi récemment: "Des logiciels en guerre contre l'adultère et le travail improductif", autrement dit, : "Découvrez tout ce que votre conjoint, votre enfant ou vos employés font sur l'internet". Ces "sniffers", ou "key loggers", enregistrent les URL des sites visités, les touches frappées sur le clavier, et peuvent aussi faire ces copies d'écran. On savait qu'ils servaient, et servent de plus en plus, à fliquer les employés, voire ses enfants. Il semblerait que les pseudos-cocu(e)s soient le nouveau coeur de cible. "Nous avons fait un petit test: les bandeaux publicitaires ayant trait à l'adultère attiraient 5 fois plus de monde que ceux destinés aux parents !", déclare ainsi Doug Fowler, PDG de SpectorSoft, dont la moitié des clients sont des "conjoints soupçonneux". Et de rajouter, en toute subtilité : "Franchement, je ne pense pas que les époux adultères et les pédophiles devraient avoir le droit de se draper dans le respect de la vie privée". Cool : la ménagère de moins de cinquante ans, cyber-débranchée, va enfin pouvoir se mettre à l'ordinateur, histoire de vérifier que son internaute de mari n'est pas pédophile ! Ainsi, les femmes au foyer qui n'ont jamais utilisé un ordinateur représentent 80% des appels d'assistance téléphonique de WinWhatWhere. Quant aux risques de dommages collatéraux, de divorces, de flicage indus, etc., pas d'problème, les éditeurs ont tout prévu : ils indiquent dans les conditions d'achat que leur logiciel ne peut être installé qu'avec l'accord de la personne espionnée... >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> > L'uZine anonyme L'uZine du minirézo publie plusieurs articles sur l'anonymat. Il y est question du droit au pseudonymat, parce que "la grandeur d'Internet, c'est sa capacité de permettre à n'importe qui d'écrire n'importe quoi ((c) F. Giroud). C'est la possibilité unique qu'il nous offre de devenir maitres de nos visions du monde et de pouvoir les communiquer sans intermédiaires. C'est l'utopie du « je » qui parle à d'autres « je » sans la présence des parasites (journalistes, médiateurs de tous poils, ...) dissimulant leur hallucinante médiocrité derrière l'auto-proclamation réitérée de leur talent et de leur indispensabilité. Si le web libre (indépendant ou pas) veut continuer à être l'organe de tous pour tous, et non pas la chasse gardée d'une petite clique de « professionnels », deux conditions sont à mon avis nécessaires : l'Anonymat, ou plus exactement le pseudonymat, et l'Amateurisme, il est en effet souhaitable que les gens qui contribuent à un projet collectif possèdent une indépendance financière hors media. En conclusion, il me parait qu'Amateurisme et Anonymat sont les deux mamelles du Web libre" (voir Anonymat et Amateurisme). Un autre s'en fout, lui, de l'anonymat. Ou plus exactement, de celui tel que proposé par une start-up qui a fait de l'envoi de mails anonymes son business plan (oir CAO : Corbeau Assisté par Ordinateur). Voir aussi, dans le même genre, L'affaire Julien Nickname, l'histoire d'un mec qui doit changer de nom suite à une cyber-diffamation. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> BBAPT Big Brothers @Para-T °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° > Banalisation de la traçabilité domestique Une start-up danoise propose un système d'antivol mouchard fontionnant avec la norme Bluetooth. Il se présente sous la forme d'une puce électronique qui déclenche l'alerte dès que son propriétaire s'éloigne plus que prévu de l'objet qui l'intègre. L'objectif est de garder un œil sur tout, "des valises, des ordinateurs des bicyclettes et même des enfants" (sic). Comme le raporte ZDNet, en cas de perte, la puce devra être capable de stocker les informations personnelles de son propriétaire, et de les indiquer au « personnel autorisé », police ou sécurité de l'aéroport, qui n'auront alors aucune difficulté à retrouver le dit propriétaire. Toujours selon ZDNet, "Motorola veut mettre des puces dans les cannettes. Objectif : pouvoir localiser n'importe quel produit, étudier le « comportement des consommateurs » et gérer au mieux les stocks dans les différents points de vente par le biais d'une étiquette électronique, développée par le Massachusetts Institute of Technology, tellement bon marché et plus forte que le code barre qu'on pourrait en mettre partout, pour surveiller n'importe quoi et tout le temps ! À terme Motorola pense bien entendu à un réseau de bornes « mondial » afin de savoir en temps réel où se trouve chaque produit... Un petit dernier pour la route ? Singapour vient d'annoncer que tout chien se rendant sur le territoire singapourien devra, à compter du 1er mai, porter une puce électronique. De la taille d'un grain de riz et implantée sous la peau du cou des animaux, elle sera assortie de son dossier vétérinaire, afin d'éviter que ne s'y développe la rage, encore absente du pays, et autres maladies contagieuses et bestiales. Selon la dépêche de Reuters, l'Autralie et la Nouvelle-Zélande font de même pour tous les animaux importés, quand la Grande-Bretagne s'en sert pour mieux identifier, et éviter de mettre en quarantaine, les animaux correctement vaccinés. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> > La politique des barbelés "Le barbelé, par sa connexion nécessaire à une surveillance, a représenté un affinement des techniques de filtrage, une clôture interactive, dont la réaction s'adapte à l'événement grâce à l'information fournie par la surveillance. Les nouvelles technologies optico-électroniques vont plus plus loin dans ce sens, en permettant de délimiter un lieu sans barrer l'espace." Extrait de La politique des barbelés, d'Olivier Razac, philosophe et spécialiste de Foucault, dont on trouvera la critique sur le site de Florent Latrive, journaliste à Libération (c'est lui, l'auteur des PoingCom) : "Ce livre raconte l'histoire du contrôle des populations : celui de l'effacement de la barrière physique, contraignante, violente, au profit d'une surveillance continue et tendant à l'invisibilité". A lire aussi Piratage, tolérance zéro où l'on on apprend que copier un morceau de musique sur le Net, c’est se faire le complice du terrorisme, selon Janet Reno, (ex) ministre américaine de la justice. Etienne Wery, avocat au barreau de Bruxelles, écrit ainsi dans droit-technologie.org que "le landerneau belge des droits d'auteur est secoué par un parfum sulfureux de suspicion. L'IFPI Belgium, le relais national de l'association internationale de défense de l'industrie du disque, aurait en effet constitué un fichier de quelques milliers d'utilisateurs des fichiers MP3, qu'il aurait transmis à la justice avec une plainte en bonne et due forme." Seuls les fournisseurs de MP3 auraient été tracés, et dénoncés, l'IFPI connaissant aujourd'hui et l'adresse IP de l'ordinateur qui a proposé les fichiers, et l'utilisateur qui se trouve derrière cette adresse, grâce, apparemment, à la complicité des FAI. Ce qui est illégal tant au niveau de la loi belge que des directives européennes : seule une autorité judiciaire peut chercher à identifier un internaute de la sorte. Selon ZDNet, l'IFPI aurait porté plainte contre une centaine d’utilisateurs de Napster pour infraction aux droits d’auteurs, "une première mondiale pour l'industrie du disque, qui ne s'en était jamais pris directement à des utilisateurs". L'IFPI aurait monté cette opération, avec la bénédiction du Computer Crime Unit belge, comme une intox' médiatique destinée à faire peur, et chercherait aujourd'hui à se doter d'un outil permettant d'automatiser la recherche et l'identification des "fraudeurs". Alors qu'une plainte collective devant la Commission de protection de la vie privée pourrait être prochainement déposée par les utilisateurs, le Ministère de la justice belge a quant à lui ouvert une enquête afin de déterminer si ce système d'écoute et les techniques employées par l'IFPI étaient bien légales. Le MP3 ? Un truc de fraudeur, qu'on vous dit ! <<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<< ADMINISTRATIVA °°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°° Rappel1 : l'bb a traduit http://security.tao.ca http://www.bugbrother.com/security.tao.ca/index.shtml Rappel2 : l'amendement Bloche est passé, il faut s'identifier... voir les txts du Bb) sur http://www.insurgence.org Rappel3 : l'bb a aussi traduit les conseils de l'EFF http://www.bugbrother.com/eff/eff_privacy_top_12.html Rappel4 : n'hésitez pas à faire tourner... à condition de ne pas en tirer de profit marchand, et de citer la source. merci de vous être abonnés, & bonne semaine à tous. ========================================= BUG BROTHER's watching BIG BROTHERS vous voulez reprendre tout ou partie des infos du BB ? Vous gênez pas, elles sont libres de droit, & citez la source : bUg
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