=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- De: bigband@bugbrother.com À: bugbrother@samizdat.net Objet: RE:vue d'b!gb@nd BlahBlahBlah 17.06.2001 --------------------------------------------------------------------------------
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vie privée, Big Brothers, sécurité IT
surveillance high tech, et caetera...
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RE:vue d'bIgb@nd BlahBlahBlah 17.06.2001
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Oth3r : http://www.bugbrother.com
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archivée là : http://www.bugbrother.com/blah/010617.txt
Semaine du 10 au 17/06/2001
Rappel des principaux titres de l'actualité
(francophone), dont les URL sont cliquables
là : http://www.bugbrother.com/archives/010617.html
INDEX
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SSII Secret Service Internet Intelligence
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> L'affaire Europol pourrait dégénérer en imbroglio barbouzard
> La LSI prend le chemin du Parlement
> Par ici la LSI
> Remarques d'IRIS sur l'avis de la CNIL au sujet de la LSI
> L'ART jette un regard critique sur la LSI
> La défiance
> Cybercrime : 1, vie privée : 0
> Dans le secret des trafics de Monsieur
> Le CyberCrimInstitut
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RIP Rest In(ternet) Peace
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> Privatisation et censure globale de l'internet
> Le mail est une communication surveillable comme les autres
> Des pères fondateurs pas très Carnivore
> Faut-il obliger les FAI à bloquer l'accès aux sites racistes ?
> J´accuse... les fournisseurs d´accès
> Du filtrage de l'acces a Internet par les FAI
> Chasse ouverte aux fichiers de la Licra
> 59 % des e-consommateurs ont acheté suite à un e-mail promotionnel
> 65 % des internautes américains ne donnent pas d'informations personnelles
> 403 sites belges sur 1083 contrôlés sont en infraction
> Europe : plus de sécurité pour plus de commerce
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HTTP High Tech Techno-Pecno
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> Allemagne : la signature électronique n'est pas fiable
> La localisation: nouveau cheval de bataille des opérateurs
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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> La tactique de l'embarras
> "Interdire la publication de failles de sécurité nuit"
> La contre-attaque du professeur crackeur
> Le Spam qui fait du bien à la vie privée
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BBAPT Big Brothers @Para-T
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> MSN explorer, le Net par et pour Microsoft
> La Poste manque d´adresse
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SSII Secret Service Internet Intelligence
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
> L'affaire Europol pourrait dégénérer en imbroglio barbouzard
De nouvelles informations ont transpiré sur l'arrestation d'un cadre
administratif français de haut rang, chef du service informatique de
l'organisation, qui avait près de 40 personnes sous sa responsabilité.
Der Spiegel explique en effet que le suspect d'Europol travaillait sur
des projets de reconnaissance vocale en étroite collaboration avec
certains agents des services secrets allemands, ceux-là même qui sont
soupçonnés d'avoir investi de l'argent chez Lernout & Hauspie (L&H),
spécialiste des technologies de reconnaissance vocale. Argent douteux
sur lequel pèse de forts soupçons de corruption : en échange de
contrats fumeux, L&H fournissait son expertise dans des langues
orientales très utiles à décrypter pour les espions.
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,s2089190,00.html
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> La LSI prend le chemin du Parlement
Le projet de loi sur la société de l'information a été adopté en
Conseil des ministres mercredi 13 juin. Objectif : une première
lecture "début 2002" pour éviter un report sine die dû au calendrier
électoral. Exit l'obligation de "surveillance" des sites par les
hébergeurs. En revanche ces derniers engageront leur responsabilité
(civile uniquement) s'ils ne ferment pas l'accès à un site "au contenu
manifestement illicite". Par contre, au sujet des données à conserver
par les FAI à des fins de lutte contre la criminalité, le PLSI n'est
plus aussi ambigu : « ces données ne pourront porter sur le contenu
des correspondances ou des informations échangées. » Il s'agira donc
uniquement des logs de connexion, qui permettent d'identifier un
abonné. Durée de conservation ? Le PLSI parle toujours d'un an
maximum. Au chapitre de la publicité par voie électronique, cette
dernière sera encadrée comme l'a souhaité la Cnil - à quelques détails
près. Le principe opt-in (accord exprès de la personne pour être dans
les fichiers) n'a cependant pas été retenu, tout comme de rendre
illégale la collecte sauvage d'adresses email... Enfin, en ce qui
concerne le chapitre très sensible de la cryptologie, la LSI reste
inchangée. En coulisse, on nous a fait comprendre que les enjeux de
"sécurité nationale" avaient été plus forts. Et que tout se jouera au
Parlement.
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,s2088957,00.html
http://www.lsi.industrie.gouv.fr/
======================================================================
> Par ici la LSI
Très attendue, la loi sur la société de l´information (LSI) est
examinée mercredi 13 juin par le Conseil des ministres. Après les
nombreuses critiques faites au texte par les autorités administratives
consultatives : le CSA semble s´être avant tout préoccupé de
l´évolution de ses prérogatives dans la future loi, l´ART s´est saisie
assez largement des questions abordées par la LSI, la CNIL est la plus
virulente et la CNCDH considère globalement que trop d´articles
renvoient à des décrets d´applications.
La Cnil critique violemment la solution retenue par le gouvernement.
Elle estime que les données ne sauraient "être conservées au-delà de
ce que justifie la finalité de leur collecte initiale" et que le
projet de loi "déroge à ce principe". Elle affirme que "les autorités
et les professionnels concernés [ne doivent pas] s´autoriser à faire
tout ce que permet la technologie". C´est pourquoi la Cnil préconise
une durée maximum de 3 mois pour la conservation des données. Elle
demande aussi que soient précisées les conditions dans lesquelles la
police peut saisir ces données de connexion. Selon elle, la
consultation de ces données par les policiers dans le cadre d´une
enquête préliminaire ne peut se faire sans l´accord exprès des
personnes concernées. Sinon, elle contreviendrait au principe de la
présomption d´innocence.
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5869
======================================================================
> Remarques d'IRIS sur l'avis de la CNIL au sujet de la LSI
IRIS est particulièrement satisfaite de voir la CNIL rappeler qu'« une
technologie de communication et d'information ne doit pas déroger aux
principes fondamentaux de l'État de droit qui méritent sans doute
d'être adaptés aux spécificités d'Internet mais qui ne sauraient être
considérés comme caducs par le seul effet de la nouveauté
technologique ». Mais IRIS regrette vivement que la CNIL n'ait pas
jugé utile de se pencher sur les aspects relatifs à l'usage de moyens
de cryptographie (articles 41 à 58, notamment ceux concernant la
« mise au clair des données chiffrées »), là où l'analyse d'IRIS
montre que les moyens de mise au clair des données chiffrées rendent
bel et bien caducs des principes fondamentaux de l'État de droit, et
des garanties jusqu'ici établies dans le droit national.
http://www.iris.sgdg.org/actions/lsi/apl/iris-cnil.html
======================================================================
> L'ART jette un regard critique sur la LSI
Dans un domaine qui n'est pas forcément de sa compétence directe, le
contenu des sites internet, l'ART a tenu à donner son avis sur la
responsabilité des prestataires. L'Autorité estime "trop imprécise" la
notion de "contenu manifestement illicite" justifiant que l'hébergeur
en coupe l'accès. Le régulateur souligne de plus « qu'il pourrait
s'avérer complexe de vouloir rendre un contenu inaccessible au moyen
de mesures prescrites à des fournisseurs d'accès, et qu'il serait plus
efficace de s'adresser d'abord à l'hébergeur du contenu mis en
cause. » Parallèlement, l'ART « émet les plus vives réserves » sur un
système de "dépôt légal" des services de communication en ligne que
préconise la LSI.
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,s2088840,00.html
======================================================================
> La défiance
Rencontre avec Sébastien Canevet, juriste, pour qui la démarche du
projet de Loi sur la Société de l’Information est de renforcer «le
vieil équilibre entre le secret de la correspondance et la volonté de
l’état d’en prendre connaissance en cas d’infraction. La LSI va trop
loin dans ce sens car l'équilibre est brisé. Je comprends la démarche,
mais ce n'est pas tenable. On peut aussi mettre à chaque personne un
collier avec une balise pour la surveiller... Le système français -
administratif et juridique - repose sur le méfiance, contrairement au
système anglais basé sur la confiance. On attendait la protection des
données personnelles... et c'est la présomption de culpabilité de tout
utilisateur».
http://www.powow.net/fr/polemiquez/article.cfm?id=1025&nivo=3&srub=1&id_sur_subrub=0
=====================================================================
> Cybercrime : 1, vie privée : 0
Le projet de Convention sur la cybercriminalité, dont la 27e version a
été récemment ratifiée par le Conseil de l´Europe, attire, une fois de
plus, les foudres des ONG de défense des droits de l´homme. Dans un
contre-rapport, le GILC estime qu´"en l´absence de réelle
considération des libertés civiles, de la vie privée et d´un processus
équitable, la Convention continuera de menacer les droits de l´homme
les plus fondamentaux". En résumé, la Convention donnerait plein
pouvoirs aux forces de l´ordre pour installer des outils de type
Carnivore et criminaliserait l´utilisation de la cryptographie. De
plus, elle permettrait à un pays tiers de faire surveiller quelqu´un
situé à l´étranger et ce, même si son propre pays ne reconnaît pas le
genre de crime pour lequel il est poursuivi. La police française
pourrait ainsi se retrouver à placer sous cybersurveillance un
dissident pourchassé dans son pays et ce, même si son statut de
réfugié politique est censé le protéger au regard de la loi
française...
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5865
=====================================================================
> Dans le secret des trafics de Monsieur
La DST aurait couvert des ventes d'armes à l'ex-Yougoslavie, malgré
l'embargo. Ce trafic était orchestré depuis le sol français par un
marchand d'armes belge, Jacques Monsieur, actuellement détenu en Iran
(lire ci-dessous). Entre 1993 et 2000, cet homme n'a pas disposé de
l'autorisation officielle du ministère de la Défense, nécessaire pour
exercer en France son métier de courtier. Selon les dépositions de
deux protagonistes du dossier, cette situation aurait reçu l'accord de
la DST (Direction de la surveillance du territoire). «J'ai le
sentiment de ne jamais avoir rien fait sans être dirigé, aidé, freiné
par les services de la DST. [...] Je dois vous dire qu'aujourd'hui
j'ai du mal à comprendre comment on peut me reprocher dans ce dossier,
par la plainte du ministère de la Défense, certaines de mes actions
qui ont eu l'approbation en leur temps du ministère de l'Intérieur.»
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/20010611luns.html
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> Le CyberCrimInstitut
Interview de Daniel Martin, Directeur de L'Institut International des
Hautes Etudes de la CyberCriminalité (CyberCrimInstitut), ancien de la
DST, par Jean-Paul Ney.
Une chose est sure, on ne mettra pas Internet sous cloche ! Ce n'est
pas parce que l'on veut laisser un espace de liberté qu'on ne veut pas
observer ce qui se passe. Il est nécessaire d'avoir des "indicateurs"
qui nous donnent une idée des activités sur le réseau et ainsi avoir
un point de vue sur ce qui s'y passe. Dans ce cas il faudra faire
comme les gendarmes sur nos routes : placer des patrouilles à certains
endroits et observer ce qui s'y passe. Sans pour autant être
répressif, il faut laisser les gens s'exprimer. (...) L'informatique
crée des fichiers et des bases de données. On peut se doter de lois
qui interdisent le rapprochement, mais rien n'empêche techniquement
que demain, un nouvel Hitler dise "moi la CNIL j'en ai rien à foutre,
je veux récupérer tel fichier et le croiser avec un autre, il pourra
le faire. Vous voyez ? Les outils existent. Où est la limite ? Qui va
réguler ?
http://www.intelink.fr.st/
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RIP Rest In(ternet) Peace
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> Privatisation et censure globale de l'internet
L'avant-projet de la Convention de La Haye, qui doit être révisé à
partir du 6 juin, définit un ensemble de mesures pour l'exécution des
décisions de justice à l'étranger dans le cas de contentieux
internationaux. La version préliminaire de la convention inclut la
propriété industrielle et la propriété intellectuelle dans son champ
d'application potentiel. Si cet avant-projet était approuvé, la
convention de la Haye permettrait en pratique :
1. d'appliquer les brevets américains en Europe ;
2. d'appliquer des lois non européennes pour censurer des sites web
Internet européens. Auterment dit, l'avant-projet de la Convention de
La Haye définit les fondements légaux d'une censure globale sur
Internet.
http://www.linuxfrench.net/article.php?sid=508
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> Le mail est une communication surveillable comme les autres
«Le courrier électronique, en tant que correspondance émise par la
voie des télécommunications entre dans le champ d’application de la
loi du 10 juillet 1991 relative au secret des correspondances émises
par la voie des télécommunications», a rappelé hier le président de la
commission de contrôle des interceptions de sécurité, Dieudonné
Mandelkern, au cours de la présentation de son 9ème rapport
d’activité. Le mail est donc susceptible d’interceptions au même titre
que les communications téléphoniques. A ce même titre, il bénéficie
aussi de la protection garantie par le contrôle de la commission quant
à la légalité et l’opportunité d’une interception. «Plusieurs
autorisations d’interceptions de courriers électroniques ont d’ores et
déjà été accordées», précise-t-il. Juridiquement, aucun obstacle ne
s’oppose à l’application de la loi de 1991 au mail. Néanmoins, il
n’est pas exclu, qu’à l’usage, une loi précisant la frontière entre
les communications audiovisuelles et les mails soit nécessaire. En
effet, ces derniers utilisent le même support technique bien qu’ils
obéissent à des régimes juridiques propres. Dès lors, d’aucuns
pourraient y voir le moyen d’étendre l’application de la loi aux
communications audiovisuelles.
http://www.legalis.net/jnet/2001/actualite_06_2001.htm
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> Des pères fondateurs pas très Carnivore
Leader de la majorité républicaine à la chambre des Représentants des
Etats-Unis, Dick Armey a écrit, jeudi 14 juin, au très conservateur
ministre de la justice Richard Ashcroft, pour lui faire part de ses
"inquiétudes en matière de protection de la vie privée". Au centre de
ses préoccupations, les systèmes de détection thermique utilisés par
la police et le programme de surveillance des e-mails, anciennement
surnommé Carnivore et rebaptisé DCS 1000. Faisant appel au jugement de
l´Histoire, il note que "les pères fondateurs ont en général décidé de
sacrifier l´efficacité à la protection des citoyens contre les
intrusions excessives de l´État".
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5918
======================================================================
> Faut-il obliger les FAI à bloquer l'accès aux sites racistes ?
J'accuse, Action internationale pour la justice demandait aux FAI
d'empêcher l'accès à un ensemble de sites xénophobes. Ces derniers
répliquent qu'ils n'en ont légalement pas le droit et que ce n'est
techniquement pas possible. "Pour empêcher l'accès à un site extérieur
à un abonné, il faut analyser l'ensemble du trafic", affirme
Jean-Christophe Le Toquin, délégué général de l'AFA, "nous ne
souhaitons pas, pour des raisons à la fois juridiques et techniques,
mettre en place une surveillance généralisée". Il poursuit : "Nous
sommes convaincus de notre interdiction de surveiller, qui est
renforcée par le projet de loi LSI qui ressort opportunément. Nous ne
sommes pas responsables des contenus qui transitent par nos réseaux.
Ici, ils demandent de passer outre la réalité technique et de
privilégier un combat éthique - tout à fait légitime - mais pour cela
le juge doit renverser les principes du Parlement européen". Le
délégué de l'Afa fait référence à la directive sur le commerce
électronique qui doit être ratifiée en France, celle-ci confirme que
les FAI n'ont pas le droit d'effectuer de surveillance.
http://www.vnunet.fr/svm/actu/article.htm?numero=7814
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> J´accuse... les fournisseurs d´accès
Attaquer la Poste en justice parce qu'elle distribue des lettres
anonymes prônant la haine raciale : retranscrit dans le monde de
l'internet, c'est à peu près le but de la manoeuvre de l'association
J'accuse - Action internationale pour la justice, qui porte plainte
contre 16 fournisseurs d´accès, accusés de ne pas bloquer l´accès à un
portail néo-nazi. Problème : légalement, ils n´en ont pas le droit.
L´avant-projet de Loi sur la société de l´information (LSI) autorise
un juge à "prendre toutes mesures propres à faire cesser un dommage
occasionné par le contenu d´un service de communication en ligne".
Autrement dit, un juge pourra demander à un FAI de bloquer l´accès à
tel ou tel site. Mais la LSI n´a pas encore été votée, et, de toute
façon, bloquer l´accès à un site quel qu´il soit est un défi technique
autrement plus difficile que ne l´est le filtrage des internautes tel
qu´évoqué dans l´affaire Yahoo. L´internet ayant été conçu comme un
outil permettant encore de communiquer quand bien même tel ou tel
intermédiaire du réseau aurait été détruit, on voit mal comment une
décision judiciaire pourrait aller à l´encontre d´un protocole
technique... J´accuse...! compte par ailleurs dans son bureau, outre
Marc Knobel, Stéphane Lilti, avocat de l´UEJF, et Philippe Breton,
sociologue au CNRS, tous deux connus pour leurs prises de position
faisant force référence aux "pédo-nazis". Des positions dénoncées
comme populistes, sinon dangereuses, par les défenseurs de la liberté
d´expression.
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5896
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,s2088964,00.html
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> Du filtrage de l'acces a Internet par les FAI
Contrôler ou limiter l'accès à Internet des citoyens est une
prérogative qui appartient aux seuls pouvoirs publics. De fait, le
fournisseur d'accès peut se comparer au gestionnaire d'une autoroute :
il assure le bon fonctionnement de son infrastructure au plan
technique, mais son pouvoir d'intervention sur ses utilisateurs est
limité à la fourniture d'un service conforme. Sur l'autoroute par
exemple, seuls les représentants des pouvoirs publics (police,
gendarmerie, douanes) peuvent surveiller le trafic afin de constater
les infractions, demander aux automobilistes leur destination finale,
le cas échéant les immobiliser, les verbaliser. A l'heure le contrôle
de l'accès à Internet devient un sujet de débat public (l'avant-projet
de loi sur la Société de l'Information aborde cette question), l'AFA
réaffirme pour sa part son attachement à ce que l'Internet français
bénéficie du même régime de libertés publiques que celui qui régit
notre vie quotidienne et les moyens de communication en général. Les
fournisseurs d'accès ont un rôle certes important, mais ce n'est pas
celui de contrôler ni de limiter de leur propre chef les allées et
venues sur Internet de tous les citoyens ni les informations qu'ils
échangent. Ce rôle de contrôle appartient aux seuls pouvoirs publics.
http://www.afa-france.com/html/action/010612.html
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> Chasse ouverte aux fichiers de la Licra
Et si l’on mettait les fichiers contenant les noms des militants
associatifs à la disposition de leurs ennemis ? La brillante idée
revient à la police judiciaire du Limousin. Voyons comment. La société
Elmeceram, usine régionale de machines-outils, tenait à rassurer ses
clients des Emirats Arabes Unis : ses produits étaient garantis sans
aucune sous-traitance israélienne. Elmeceram est condamnée par le
tribunal de Limoges pour «pratiques discriminatoires». Elle devra
verser 50 000 Francs à la Licra, l’association qui avait dénoncé les
faits et fourni les preuves. Mais la société a porté plainte pour «vol
et recel» de preuves, et savoure sa vengeance grâce à la police. Le
SRPJ veut le fichier des membres de la Licra pour le croiser avec ceux
des travailleurs ayant eu accès aux documents incriminés. Les auteurs
présumés des fuites seraient ainsi attrapés comme de vulgaires
voleurs... mais seulement dans le cas où ils militeraient à la Licra.
http://www.powow.net/fr/polemiquez/article.cfm?id=1016
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> 59 % des e-consommateurs ont acheté suite à un e-mail promotionnel
La semaine dernière, le Journal du Net rapportait l'étude de
Consodata. France.internet.com revient sur le sujet, avec d'autres
chiffres, encore moins rassurants :
Les personnes interrogées par Datatrader dans le cadre de son enquête
sur la perception des consommateur pour le marketing direct* reçoivent
en moyenne 81 messages par semaine, dont plus de la moitié sont des
e-mails promotionnels. 96 % des personnes interrogées au moins une
fois été amenées à participer à un jeu-concours ou une loterie, même
pourcentage pour visiter un nouveau site. 80 % répondent s'être
ensuite inscrit à une liste de diffusion et seulement 59 % ont procédé
à un achat. Enfin, 2 internaute sur 3 font circuler un bon mail
promotionnel autour d'eux.
http://france.internet.com/news.asp?news_ID=2843
======================================================================
> 65 % des internautes américains ne donnent pas d'informations personnelles
Ce rapport répond à une autre étude publiée en mai dernier par Cyber
Dialogue, qui prétendait que les sites personnalisés et les services
Web attiraient beaucoup plus les internautes. Ainsi, selon SRI, 65 %
des internautes expérimentés abandonnent un site quand ils découvrent
qu'ils ont besoin de divulguer des informations personnelles. Ce
chiffre est même un peu plus élevé lorsqu'il s'agit de nouveaux
utilisateurs. A peu près la moitié des personnes interrogées se disent
très concernées par la mauvaise utilisation des informations de leur
carte de crédit, par la vente et le partage des informations
personnelles, et par les cookies qui suivent l'activité des
internautes. Des points plus encourageants sont toutefois par le
rapport. Ainsi, seulement un utilisateur sur cinq rentre de fausses
informations pour accéder aux sites et 26 % des internautes disent
être plus disposés à fournir des informations personnelles à un site
disposant d'une importante politique sur la vie privée.
http://france.internet.com/news.asp?news_ID=2847
======================================================================
> 403 sites belges sur 1083 contrôlés sont en infraction
L’Administration de l’Inspection économique du Ministère des Affaires
Economiques belge vient de publier les premiers résultats d’une
enquête sur les websites commerciaux belges : sur 1083 sites
contrôlés, 403 dossiers ont été ouverts pour diverses infractions. En
particulier, il est intéressant de remarquer que : 13 % des sites ne
mentionnent pas d’adresse géographique ; 21.7 % des sites ne
mentionnent pas d’adresse e-mail ; 10.9 % des sites ne mentionnent pas
de numéro de téléphone ; 26.1 % des sites ne donnent pas de calcul du
prix total de la transaction ; 41.3 % des sites n’appliquent pas de
politique de retour, remplacement et remboursement ; 58.7 % des sites
n’appliquent pas convenablement la législation en matière de la
protection de la vie privée.
http://www.droit-technologie.org/fr/1_2.asp?actu_id=992013688
======================================================================
> Europe : plus de sécurité pour plus de commerce
Pourquoi cette prolifération de textes législatifs d´inspiration
policière et excessivement répressifs en Europe ? "La sécurité a
maintenant atteint un point critique où elle représente une nécessité
pour la croissance du commerce électronique et le fonctionnement de
toute l´économie." Rien que ça. Globalement, l´idée de la Commission
est que les réseaux essentiels sont détenus par le secteur privé, que
la sécurité évolue trop vite et que la protection contre les vilains
pirates, les virus et autres risques naturels doit être accrue
d´urgence. Cela passe par des textes de loi répressifs, mais aussi par
le fait de tenter d´imposer au secteur privé d´harmoniser ses méthodes
de protection, de cryptographie, etc. Mais rien n´est dit sur ce qui
doit être fait avec les entreprises qui, chaque jour un peu plus,
laissent s´égailler dans la cyber-nature des données personnelles
parce qu´elles sont incapables de mettre en oeuvre les moyens
nécessaires, techniques et/ou humains, à la protection des données
qu´elles collectent !
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5852
http://www.droit-technologie.org/fr/1_2.asp?actu_id=1830615478
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HTTP High Tech Techno-Pecno
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> Allemagne : la signature électronique n'est pas fiable
Le projet du gouvernement allemand visant à faire de la signature
électronique « la seconde carte d'identité du citoyen » est
sérieusement écorné par la découverte d'une équipe d'informaticiens de
l'université de Bonn. En février dernier, grâce à un simple virus type
cheval de Troie, l'équipe du professeur Cremers a réussi à pirater le
numéro d'identification d'un client lors du transfert d'une signature
électronique via le logiciel proposé par Signtrust, une filiale de la
Poste allemande. La loi sur la signature électronique est entrée en
vigueur à la fin du mois de mai et huit autorités de certification, y
compris Signtrust, ont reçu l'agrément de l'organisme fédéral de
régulation des télécoms (Reg TP) pour distribuer leur logiciel au
grand public. Selon le Spiegel, l'affaire aurait été étouffée pour des
considérations politico-économiques, afin de ne pas jeter le discrédit
sur la signature numérique.
http://news.zdnet.fr/zdnetfr/news/story/0,,s2088876,00.html
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> La localisation: nouveau cheval de bataille des opérateurs
Dans le jargon qui enflamme le marché des services pour téléphones
portables, la phrase Location-Based Services ou LBS (services basés
sur la localisation) a détrôné WAP comme formule magique. Avec un
marché global estimé à entre 30 et 60 milliards de francs suisses pour
l'an 2006 selon plusieurs études spécialisées. A la base, l'idée est
simple. Le réseau GSM permet de localiser un téléphone mobile en
permanence. Du coup, un opérateur peut offrir des services en fonction
de l'endroit précis où se trouve l'utilisateur. Un scénario futuriste:
vous traversez le centre-ville. Vous sentez une vibration dans la
poche: un SMS est arrivé. «Montrez ce message pour avoir une portion
de frites gratuite avec l'achat d'un Big Mac!» Miracle des miracles,
vous êtes directement devant un Macdo! Ce scénario, de loin le plus
fréquemment cité pour expliquer les LBS, a de quoi inquiéter.
Pourtant, les obstacles à sa réalisation sont encore très nombreux.
http://www.letemps.ch/sciences/affichearticle.asp?artid=66958
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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
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> La tactique de l'embarras
RTMark lance une série de posters d'incitation à la désobéissance
civile : "C'est en cherchant à comprendre le fonctionnement d'une
machine qu'on en découvre les entrailles. On peut en dire autant de
ces individus et entreprises tous puissants dont l'objectif est d'être
toujours et encore plus riches -quelles qu'en soient les conséquences
pour le reste de l'humanité. En prenant ces puissances à défaut, vous
pouvez dévoiler leurs méthodes et inciter l'opinion à réagir. Nous
appelerons ceci la "tactique de l'embarras".
http://rtmark.com/tacticsfr.html
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> "Interdire la publication de failles de sécurité nuit"
Julien Stern est directeur scientifique de Cryptolog, une société de
conseil en cryptographie. Il revient sur la démarche des chercheurs de
Princeton University qui portent plainte contre le lobby américain de
l´industrie musicale.
"Une société préférera mentir à ses clients et leur fournir un
logiciel dont la sécurité est mauvaise, plutôt que d´investir dans un
bon système puisque toute attaque contre ce système, même théorique,
est actuellement légalement punissable. En pervertissant un peu le
raisonnement, on pourrait aboutir à des situations où un chercheur
serait dans l´impossibilité de révéler qu´un médicament est mortel
pour l´homme. De façon générale, interdire la publication scientifique
de failles de sécurité, c´est mettre en danger le consommateur du
produit. D'auter part, la directive européenne sur la cybercriminalité
traite, semble-t-il, les chercheurs comme des criminels en puissance.
De façon amusante, il semble qu´à l´heure actuelle, si un chercheur ne
révèle pas qu´une faille de sécurité affecte un système important (par
exemple un système de paiement), il puisse également être poursuivi."
http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=5893
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> La contre-attaque du professeur crackeur
Des chercheurs américains portent plainte pour se libérer du carcan
législatif en matière de protection des droits d´auteur. En point de
mire, l´attitude du lobby de l´industrie musicale. De leur côté, deux
jeunes chercheurs français, Julien Stern et Julien Boeuf,
réussissaient également à déjouer les algorithmes du SDMI. Plus
bavards que les Américains, ils expliquent pourquoi et comment ils ont
décidé de participer à ce concours sur leur site... Sans être
inquiétés par la RIAA. Selon Edward Felten, "l´interprétation du
Digital Millenium Copyright Act par la RIAA pourrait rendre, dans sa
dimension la plus importante, le progrès scientifique illégal".
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5856
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> Le Spam qui fait du bien à la vie privée
Camoufler son courrier le plus sensible en vulgaire courrier
publicitaire, il fallait y penser. Chez SpamMimic, ils n’y ont pas
seulement pensé, ils l’ont fait. Plutôt que d’encoder ses messages
dans des fichiers trop longs et suspects, les développeurs de
spammimic.com ont trouvé la solution : camoufler vos petits secrets en
courrier dénué de toute forme d’intérêt !
http://www.powow.net/fr/famille2/article.cfm?id=1015
(PS2PUB : Powow n'en parle pas, mais c'est l'Bb) qui a traduit le
site... Voilà, c'est dit !-)
http://www.spammimic.com/index_fr.shtml
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BBAPT Big Brothers @Para-T
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> MSN explorer, le Net par et pour Microsoft
Côté protection des données personnelles, Microsoft s´est fait la part
belle : MSN Explorer ne permet pas de désactiver les cookies. Mieux,
il refuse de s´ouvrir si vous les refusez sous Internet Explorer, dont
MSN Explorer change les paramètres tant qu´il est ouvert. Dans la
charte de confidentialité, l´internaute apprend enfin que ses données
personnelles peuvent être utilisées par Microsoft ou ses nombreux
partenaires, sauf s´il le refuse expressément. Pour " opt-out " (
refuser de recevoir de la pub), il suffit de poster un email à quinze
sites différents, tous américains...
http://www.transfert.net/fr/net_economie/article.cfm?idx_rub=86&idx_art=5915
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> La Poste manque d´adresse
La Poste met les bouchées double pour que les Français prennent une
adresse @laposte.net. Mais son "jeu d´adresse" a tourné au spam
incontrôlé. Depuis août 2000, 430 000 personnes se sont inscrites. Une
misère quand on sait que la France compte 35 millions de boîtes
électroniques. Une misère quand on s´appelle la Poste et qu´on veut
"faire de son offre d´adresse électronique une référence en la
matière". La vitesse supérieure a donc été passée : quatre millions de
prospectus vantant l´offre Internet de la Poste vont être distribués,
14 000 bureaux sont "animés aux couleurs des nouvelles technologies"
(c´est le dossier de presse qui le dit), des campagnes télé et radio
sont en cours. "Nous avons des ambitions internationales et comptons
réunir plusieurs millions d´adresses assez rapidement", résume Patrice
Cochin, responsable du courrier électronique à La Poste. À l´avenir,
les internautes pourraient constituer d´excellentes cibles pour des
publicités déposées dans leurs boîtes à lettre physiques. Martin Vial,
le PDG de La Poste, ne fait-il pas remarquer dans son livre La lettre
et la Toile, que les internautes américains reçoivent quatre fois plus
de courrier physique qu´un citoyen lambda (brochures commerciales
personnalisées, messages publicitaires...).
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=5879
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ADMINISTRATIVA
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BUG BROTHER's watching BIG BROTHERS
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