=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=-=- De: bigband@bugbrother.com À: bugbrother@samizdat.net Objet: RE:vue d'b!gb@nd BlahBlahBlah 30.09.2001 --------------------------------------------------------------------------------
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vie privée, Big Brothers, sécurité IT
surveillance high tech, et caetera...
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RE:vue d'bIgb@nd BlahBlahBlah 30.09.2001
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Oth3r : http://www.bugbrother.com
!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!(
archivée ici http://www.bugbrother.com/blah/010930.txt
et là http://www.bugbrother.com/archives/010930.html
semaine particulièrement chargée, come en témoigne cette (très)
longue revue de web, que vous pouvez cela dit consulter, en
HTML, via le lien fourni ci-dessus.
grosso modo...:
. l'émission Arrêt sur Images a cité Bug Brother à l'occasion
d'un reportage sur la dernière manip' à la mode dans les médias
grands publics et les dîners en ville : les terroristes
islamistes crypteraient leurs messages dans des photos pornos...
Nous avions pointé du doigt l'absurdité de tels propos,
Transfert revient en profondeur sur cette histoire, pour la même
conclusion : il s'agit bien plus de propagande anti-crypto que
toute autre chose.
. le "Mondial des données" a réuni quelques centaines
d'officiels des secteurs publics et privés. Peu d'ONG.
Aucun communiqué officiel ne s'est fait l'écho de ceux des très
nombreuses ONG de défense des droits de l'homme et de la vie
privée qui pointent les risques de dérives liberticides suite à
la série d'attentats.
. ces ONG, entre autres, n'ont de cesse, justement, de tirer la
sonnette d'alarme. Le CLIFTI vient de créer une mailing-liste,
samizdat.net a lancé http://resiste.samizdat.net/ afin de
recenser les multiples textes et appels qui circulent
actuellement, en collaboration avec http://www.LSIjolie.net,
dont la pétition appelant à une libéralisation totale, et
réelle, de la cryptographie, est toujours disponible ici :
http://www.lsijolie.net/article.php3?id_article=6
nous ne saurions que trop vous inviter à la signer.
Bb)
INDEX
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SSII Secret Service Internet Intelligence
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Terrorisme : les dessous de la filière porno
>Le casse-tête du FBI: lutte antiterroriste et démocratie
>Le renseignement militaire électronique, essentiel mais pas suffisant
>La détection des terroristes tombe à l´eau
>George Bush impose le mutisme à ses services de renseignement
>Le renseignement américain face à un difficile défi
>Les talibans abattent un "drône"
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RIP Rest In(ternet) Peace
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Les 189 Etats membres de l'ONU se mobilisent contre le terrorisme
>Cybersurveillance des salariés : un hiatus entre la théorie et la pratique
>« Avec internet, le recours du public à la Cnil a grimpé de 50 % en 3 ans »
>Protection des données: mieux vaudrait prévenir que guérir
>Londres envisage le retour de la carte d'identité
>Internet : pour un « compromis » entre sécurité et données privées
>Les États-Unis voient des terroristes partout
>La cryptographie divise les parlementaires américains
>"Le test d´urine pourrait se répandre !"
>”La cybersurveillance doit rester exceptionnelle”
>Les gardiens de la vie privée tiennent le cap
>Les Quinze réunis pour adopter un arsenal de mesures
>Un nouvel arsenal juridique antiterroriste controversé
>Conférence : la CNIL centre du monde ?
>Le package anti-terroriste de Mr Ashcroft
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
HTTP High Tech Techno-Pecno
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Webraska et Airflash : la géolocalisation en fusion
>Sun lance un projet d'identification sur le net avec 30 sociétés
>La surveillance par biométrie, entre fantasme et réalité
>Passport : y en aura pour tout le monde !
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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>La confidentialité de l'internet est menacée
>Au bonheur du censeur
>Les consommateurs s´attaquent à Microsoft
>«L'Europe doit contre-attaquer» pour les libertés en ligne
>Les petits papiers de la vie privée
>Internet, victime collatérale des attentats aux Etats-Unis ?
>Informatique et Répression
>La justice, dans les limites du droit et de la démocratie
>BigBrotherS, c'est Big Brother avec un 'S'
>Big Brother Awards 2001 : Appel à soumission des 'candidatures'
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
BBAPT Big Brothers @Para-T
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Quatre "cyber-dissidents" jugés à Pékin
>Les téléphones portables bannis des isoloirs au Bangladesh
>Un n° d'identification personnel (Simple Human Identifier) à tous les "apprenants"
>La Poste se lance dans le spam électronique
>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>
SSII Secret Service Internet Intelligence
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Terrorisme : les dessous de la filière porno
Avec "James Bondieu au pays de la crypto", BugBrother avait pointé du
doigt le ridicule, sinon la propagande, de cette abracadabrantesque
histoire de terroristes islamistes cryptant leurs messages dans des
photos... porno (sic). Alors que la majeure partie des médias (télés,
journaux, radios et internet) s'en sont bêtement fait l'écho, sans
même chercher à recouper l'info, la Cinquième a diffusé ce dimanche un
reportage, citant Bug Brother et confirmant la manip', après avoir, la
semaine passée elle aussi repris l'info, avant que de reconnaître
s'être trompée. Transfert vient par ailleurs de publier une
contre-enquête encore plus poussée, dont la conclusion rejoint la
nôtre et celle des Echos : cette histoire relève bien plus de la
propagande anti-crypto que de l'info.
On connaissait les "pédo-nazis", voici venir les "porno-terroristes" :
les fous d´Allah de ben Laden cacheraient des messages secrets dans
des photos... pornos. Libération, Le Monde, France Info, sans parler
des télévisions ni de la presse anglo-saxonne, tous ont relayé cette
information depuis la série d´attentats aux États-Unis. Un journaliste
américain en a même rajouté une louche en comparant le modus operandi
des terroristes à celui des désormais célèbres pédophiles du Web. Mais
personne ne s´étonne de voir accolés des mots clés tels que "sexe" et
"internet", "terrorisme islamiste" et "cryptographie". Seuls les
Échos, ont signalé que "d´aucuns voient dans ces informations une
manipulation des autorités américaines visant à accroître le contrôle
de l´information circulant sur le Net aux dépens de la liberté
d´expression". Au vu de l´offensive actuelle du gouvernement américain
contre la cryptographie, on pourrait effectivement se poser quelques
questions... Seule certitude dans cette histoire : les attentats aux
États-Unis sont l´occasion rêvée pour les opposants à la libre
utilisation de la cryptographie de jouer sur les fantasmes et peurs
d´une opinion publique traumatisée. Deux jours après les attaques, un
article sur le site de la chaîne de télévision anglaise ITN rappelait
ainsi opportunément des déclarations de Mike Hayden, directeur de la
NSA, maître d´oeuvre d´Echelon, vieilles d´un an : ben Laden
utiliserait des technologies dépassant de beaucoup les capacités de
son service de renseignement, alors même que la NSA se targue d´être à
la tête de la plus formidable équipe de cryptographes, mathématiciens
et autres scientifiques qui soit au monde. Plus fort encore : selon le
journal conservateur américain Worldnet Daily, le terroriste d´origine
saoudienne aurait engagé un informaticien syrien vivant à Barcelone,
Nabil Khan Kani. Et ce dernier serait plus fort, à lui tout seul, que
les 40 000 employés de la NSA, et leurs ordinateurs (les meilleurs du
marché). Ben Laden serait même entré en possession des codes secrets
permettant de déchiffrer les communications de la quasi-totalité des
services de renseignements américains. Bigre ! (source : Transfert)
http://www.bugbrother.com/archives/laden.htm
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7413
http://www.lesechos.fr/secteurs/echosnet/article/ECN_926904.htm
http://www.lacinquieme.fr/asi/004303/4/29181.cfm
http://www.lacinquieme.fr/asi/004303/3/28822.cfm
http://www.lacinquieme.fr/asi/forum/fil.cfm?idfil=15160&expand=all
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>Le casse-tête du FBI: lutte antiterroriste et démocratie
Depuis les attentats du 11 septembre, la police fédérale (FBI) se
heurte à la nécessité d'infiltrer des cellules soupçonnées d'activités
terroristes aux Etats-Unis, tout en veillant au respect des règles
qu'impose la démocratie. Dans le contexte difficile de ces dernières
attaques, la police fédérale est en proie à une profonde remise en
question, conséquence de l'extraordinaire effet de surprise qui a
permis aux pirates de l'air de se jouer d'elle et des deux agences
américaines du renseignement, la CIA et la NSA. "Avant un attentat, si
le FBI a identifié une cellule, il doit obtenir une autorisation des
pouvoirs juridiciaires pour pénétrer à l'intérieur de cette cellule
avec une bonne couverture", explique à l'AFP Peter Crooks, ancien
agent du FBI spécialisé dans le contreterrorisme. Selon lui, "il
existe une multitude de décrets présidentiels et de décisions
opérationnelles" qui entravent le travail des agents fédéraux qui
traquent les terroristes présumés. "La tension naturelle entre les
intérêts de la sécurité nationale et la liberté et la démocratie,
n'est pas un leurre", estime-t-il. Conscient de marcher sur des oeufs,
dès lors qu'il est question d'un risque d'atteinte aux libertés
individuelles, John Ashcroft vient de présenter au Congrès une réforme
l'autorisant à élargir considérablement la marge de manoeuvre du FBI.
"Dans une société ouverte, qu'il s'agisse des Etats-Unis ou d'un autre
Etat démocratique, il y a des dizaines de points vulnérables et
pratiquement tous sont sujets à de multiples types d'attaques",
explique Anthony Cordesman, spécialiste en matière de renseignement au
CSIS (Center for Strategic and International Studies). Selon lui, "la
démocratie rend la lutte antiterroriste extrêmement complexe". Car,
ajoute cet expert auteur d'une étude sur la sécurité du territoire
pour le compte du FBI, dans une telle société "il existe des barrières
et des règles qui mettent l'accent sur les libertés individuelles
plutôt que sur une circulation efficace des données". (source : AFP)
http://fr.news.yahoo.com/010929/1/1zuji.html
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>Le renseignement militaire électronique, essentiel mais pas suffisant
Les Etats-Unis disposent d'une palette impressionnante de moyens
d'observation électronique, très adaptés au renseignement sur les
armées conventionnelles. Il y a d'abord les satellites de météo et de
communications de l'US Air Force, qui, sans dépendre du renseignement,
sont "le système nerveux central de nos opérations militaires", note
Steven Aftergood, de la Fédération des scientifiques américains (FAS).
Il y a aussi les satellites d'écoutes électronique (signal
intelligence - Sigint) de la NSA (Agence nationale de sécurité),
d'énormes antennes pour capter les communications, notamment radio.
Mais, selon, John Pike, les satellites et avions "sigint" - comme le
célèbre E-P3 Orion endommagé par un chasseur chinois en avril dernier
- n'ont pas de rôle important en Afghanistan, pays pauvre et dévasté.
"A moins que les taliban ne deviennent des cibles: dans ce cas leurs
commandants devront bien coordonner par radio une résistance à
l'Alliance du Nord" (opposition armée), dit-il. Deux types de
satellites espions - opérés par le NRO (Bureau national de
reconnaissance) et dont l'imagerie est confiée à la NIMA ( National
Imagery and Mapping Agency), deux agences militaires - sont en orbite,
d'après ce spécialiste:
- trois satellites radar, d'abord baptisés "Lacrosse" puis "Onyx": ils
peuvent voir à travers les nuages, de nuit, et réaliser des images de
haute résolution.
- autant de satellites photographiant en numérique, un peu comme si
l'observatoire astronomique Hubble était tourné vers le sol.
Mais les satellites ne balayent le sol que 5 minutes par jour, deux
fois par jour à leur passage au dessus de la région, suivant des
orbites prévisibles, note John Pike. Dès lors, les avions espions sont
privilégiés car ils peuvent s'installer plusieurs heures au dessus de
leurs objectifs.
- Les fameux U-2 ont rendu de grands services, à la CIA notamment,
depuis 1955. Ils volent si haut que seuls des missiles longue distance
(que n'ont pas les Afghans) peuvent les abattre.
- Des avions radars type AWACS ou E-2C Hawkeye sont également dans la
région.
- Les drones (UAV) semblent privilégiés: c'est le cas du Global Hawk
qui vole à très haute altitude, et surtout du Predator, stationnable à
altitude moyenne pour des surveillances de troupes. Mais le Predator
est vulnérable: l'un d'eux a été abattu par les Irakiens cette année,
et un autre l'a sans doute été par les taliban récemment.
- enfin les capteurs (sensors) électroniques camouflés, de la taille
d'une main, sont munis de caméras et autres outils de surveillance:
ils peuvent être largués ou installés par des commandos. (source :
AFP)
http://fr.news.yahoo.com/010930/1/1zwm1.html
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>La détection des terroristes tombe à l´eau
Deux satellites américains se sont écrasés, vendredi 21 septembre.
Parmi eux, Orbview 4, un satellite d´imagerie sophistiqué, destiné à
localiser les terroristes en Afghanistan et leurs éventuelles armes
biologiques... OrbView 4 devait vendre des images haute résolution à
des clients civils, gouvernementaux et mêmes militaires. Ces derniers
étaient tout particulièrement intéressés par un instrument d´imagerie
hyper spectral gentiment baptisé "Warfighter- ", qui aurait notamment
servi à localiser les terroristes cachés en Afghanistan. Grâce à
Warfighter-1, le satellite aurait permis de détecter d´éventuelles
armes biologiques ou chimiques, de mesurer l´impact de bombes ou de
distinguer des soldats (ou des voitures) camouflés dans les
feuillages. OrbView 4 était en effet capable d´offrir des images
métriques et hyperspectrales qui permettent de décomposer, avec une
grande précision, les terrains observés en objets ou en masses
différentes. Cette technologie permet de scruter non seulement ce qui
est du domaine du visible, c´est-à-dire les ondes électromagnétiques
comprises entre 0,4 microns (qui apparaissent en bleu) et 0,8 microns
(en rouge), mais aussi les infra-rouges et, en théorie, l´ultraviolet.
Orbview pouvait aussi combiner deux types d´images : des images en
noir et blanc de résolution 1 mètre, destinées à cartographier des
routes ou à localiser des voitures et d´autres clichés en couleur de
résolution 4 mètres, destinées au départ à la télédétection agricole.
(source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/techno/article.cfm?idx_rub=89&idx_art=7397
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>George Bush impose le mutisme à ses services de renseignement
Après les préparatifs militaires, Washington se lance dans une guerre
de l'information, y compris à l'égard des membres de la coalition
antiterroriste, comme en 1991. Le secrétaire à la défense a autorisé
le Pentagone à "mentir" au besoin. Ce principe de la non-transparence
du renseignement en période de crise n'est pas nouveau. Pour une série
de raisons. D'abord, Washington estime s'être aussi lancée, en même
temps que la préparation de ses ripostes militaires, dans une guerre
de l'information. Autrement dit, il n'est pas utile, dans ces
conditions, de révéler tout ce qu'on sait et, par voie de conséquence,
de renseigner son adversaire. Ce qui laisse libre cours à toutes les
manipulations, y compris vis-à-vis des membres de la "coalition"
antiterroriste -comme cela fut le cas en 1990-1991 sur la situation en
Irak-, auxquels on demande de croire les Etats-Unis sur parole.
Ensuite, Washington peut avancer la crainte que la révélation de
certaines des informations collectées induise leur origine, pour des
experts qui sauraient les décoder. Or c'est une tradition des services
de renseignement de garder inaccessibles, autant que faire se peut, à
ceux qui ne sont pas habilités pour en avoir connaissance, la nature
de leurs sources. La "communauté" du renseignement aux Etats-Unis
comprend quelque 100 000 agents pour environ 30 milliards de dollars
(environ 33 milliards d'euros) par an. Elle réunit une bonne douzaine
d'offices, sous la bannière de la Central Intelligence Agency (CIA),
qui en est en théorie le "cerveau". A ce dispositif, il convient
d'ajouter quelque 50 000 autres personnes qui relèvent des services de
renseignement propres à chacune des armées américaines et dont le
budget global est estimé à 11 milliards de dollars par an. (source :
Le Monde)
http://www.lemonde.fr/article/0,5987,3222--226199-,00.html
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>Le renseignement américain face à un difficile défi
Le renseignement américain a été accusé de ne pas avoir su prévenir
les attaques suicide du 11 septembre à New York et Washington, mais
les recettes proposées pour le rendre plus efficace --plus d'argent et
plus d'hommes-- laissent des experts sceptiques. Ce ne sont ni les
moyens ni les personnels qui ont manqué jusqu'à présent à la
communauté du renseignement aux Etats-Unis: Elle emploie au sein d'une
myriade d'organismes, dont 13 agences principales, plus de 100.000
fonctionnaires civils et militaires et son budget global est estimé à
quelque 27 milliards de dollars. Mais ses performances sont loin
d'avoir toujours été remarquables et les différentes agences censées
anticiper les évènements se sont lourdement trompées dans des
circonstances aussi historiques que l'invasion du Koweit par Saddam
Hussein, ou la désintégration de l'URSS. Plus récemment, en 1998, des
frappes contre des camps d'entrainement présumées de ben Laden ont
touché de simples villages afghans sans que rien n'indique que ben
Laden s'y soit trouvé. Cette relative faiblesse a été
traditionnellement attribuée à la méfiance, voire l'hostilité, qui
marquent les relations entre les différentes agences de renseignement
et à l'absence de coordination de leurs efforts par une autorité
unique et indiscutée. Ce rôle dévolu par la loi au Directeur central
du renseignement (DCI), un poste occupé par le chef de l'Agence
centrale de renseignement (Central Intelligence Agency, CIA), a
toujours été entravé par les velléités d'indépendance des autres
services, notamment le renseignement militaire. Mais pour le Pr
Aftergood, de la Fédération des scientifiques américains, ce manque
d'efficacité est aussi à mettre sur le compte de la nature même de la
communauté du renseignement. "C'est une bureaucratie, et elle opère
selon les règles de toute bureaucratie", assure-t-il. (source : AFP)
http://fr.news.yahoo.com/010922/1/1w9bd.html
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>Les talibans abattent un "drône"
Le Pentagone a refusé de commenter des informations selon lesquelles
les taliban auraient abattu un avion-espion américain sans pilote près
de Kaboul. Après des déclarations contradictoires, les taliban ont
finalement affirmé avoir abattu non seulement un drône, mais aussi un
hélicoptère de l'Alliance du Nord, dans le nord de l'Afghanistan où
l'opposition affirme avoir gagné du terrain. L'Alliance de feu le
commandant Ahmad Shah Massoud, principale force d'opposition, a
confirmé avoir perdu "accidentellement" un hélicoptère. Le mystère
demeure cependant sur l'origine de l'avion-espion, a indiqué
l'ambassadeur des taliban à Islamabad, le mollah Abdoul Salim, qui n'a
pas pu préciser si l'appareil portait des signes distinctifs pouvant
indiquer son origine. Selon la télévision qatarie Al-Djezira, il
s'agirait d'un avion américain. Le Pentagone, qui utilise fréquemment
ce type d'appareils lors de ses opérations de survol de l'Irak, n'a
pas souhaité faire de commentaire. (source : Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/010922/85/1wfq4.html
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RIP Rest In(ternet) Peace
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>Les 189 Etats membres de l'ONU se mobilisent contre le terrorisme
Les 189 Etats membres de l'ONU devaient débattre à partir de lundi des
moyens de renforcer la lutte contre le terrorisme, dans la foulée de
l'adoption par le Conseil de sécurité d'une résolution menaçant de
sanctions les pays ne coopérant pas pleinement à la campagne
antiterroriste menée par les Etats-Unis. Kofi Annan devait aussi
appeler les Etats membres à signer et ratifier sans délai les douze
Conventions internationales existantes contre le terrorisme, un
arsenal large mais le plus souvent inappliqué. Ainsi, la Convention
contre le financement du terrorisme adoptée en décembre 2000 n'a été
ratifiée à ce jour que par quatre pays. Les débats entre les 189 Etats
membres s'annoncent toutefois longs et beaucoup plus controversés que
parmi les quinze membres du Conseil qui ont adopté en un temps record,
à peine plus de vingt-quatre heures, la résolution présentée par les
Etats-Unis. La définition du terrorisme, soigneusement évitée par le
Conseil de sécurité, doit être posée dans un projet de convention
globale présentée par l'Inde, et qui pourrait prendre des mois à être
négociée, selon les diplomates. La non définition du terrorisme n'est
pas la seule "zone grise", selon l'expression de l'ambassadeur
britannique Jeremy Greenstock, dans la résolution du Conseil de
sécurité qui vise les terroristes et ceux qui les financent et les
soutiennent. Des militants des Droits de l'Homme ont exprimé la
crainte que cette résolution très contraignante soit un chèque en
blanc donné à des gouvernements autoritaires pour réprimer leurs
opposants. M. Greenstock a reconnu que les législations de la plupart
des pays devront être modifiées pour se conformer à la résolution. Le
porte-parole de l'ONU a laissé entendre que cela ne devait pas
conduire à l'adoption de législations d'exception. "Nous espérons que
cela sera fait de manière juste et efficace, qui ne portera pas
atteinte aux libertés civiques et ne conduira à aucun excès de la part
d'aucun gouvernement", a-t-il dit. (source : AFP)
http://fr.news.yahoo.com/010929/1/1zvkq.html
======================================================================
>Cybersurveillance des salariés : un hiatus entre la théorie et la pratique
Comment concilier vie salariée et vie privée au sein de l'entreprise ?
La question préoccupe depuis longtemps les commissaires à la
protection des données. S'ils sont conscients de la nécessaire
obligation des entreprises d'assurer la sécurisation de leur activité,
ils sont décidés à ne pas laisser les nouvelles techniques de
surveillance et de contrôle des individus empiéter sur la vie privée
des salariés. Pourtant, de la théorie à la réalité, les choses ne sont
pas toujours aisées, comme en témoigne Jean Christophe Sciberras, chef
du département des relations sociales de Renault, intervenant lui
aussi à la Sorbonne. « L'enjeu majeur pour notre société est d'assurer
la sécurité des biens et des personnes. Il faut protéger nos secrets
et notre marque vis-à-vis de nos concurrents, mais aussi nous
protéger, en tant qu'entreprise, car notre responsabilité peut être
mise en cause parfois longtemps après les événements, d'où la
nécessité de conserver certaines données. » Une charte définissant les
conditions d'utilisation, par les salariés, des moyens de
communication du groupe à des fins personnelles a été édictée en
juillet 2001, en collaboration avec le comité d'entreprise,
poursuit-il. De quoi satisfaire apparemment la Cnil. Reste que si
Renault s'engage à ne pratiquer les contrôles qu'a posteriori et à se
montrer pertinent dans sa collecte d'informations, la société se dit
« incapable d'assurer la confidentialité des emails parce qu'il faut
garantir la sécurité ». Alors que la loi précise que le secret des
correspondances concerne également le courrier électronique. (source :
ZDNet)
http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2096274,00.html
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>« Avec internet, le recours du public à la Cnil a grimpé de 50 % en 3 ans »
Michel Gentot, le président de la Commission nationale de
l'informatique et des libertés (Cnil), revient sur les principaux
dossiers d'actualité relatifs à la confidentialité sur le réseau.
Du côté des entreprises, j'ai été frappé de constater que, lors de la
dernière session de Hourtin [l'université d'été de la communication,
ndlr] et à la récente université d'été du Medef, la question de la
confidentialité des données personnelles a fait l'objet de plusieurs
colloques. Mais j'ai le sentiment que cet intérêt traduit d'une
certaine manière une absence d'information. D'où l'importance des
médias pour faire de la pédagogie au sujet de ce nouveau droit de
l'homme. En France, à ce jour, il n'existe pas de loi interdisant la
commercialisation de données médicales recueillies sur internet. La
Cnil comptait 61 agents au 1er janvier dernier. Bercy nous a accordé
- et c'est une grande première - 12 postes supplémentaires pour cette
année. Nous sommes en train de les recruter. Si la prochaine loi de
finance est votée en l'état, nous en aurons 4 de plus en 2002. En
termes de budget annuel, nous disposons de quelque 4,6 millions
d'euros [30 millions de francs]. Ce qui nous permet de disposer d'un
équipement informatique satisfaisant. Mais l'essentiel de notre
contrôle porte sur des plaintes de particuliers qui contestent leur
présence dans un fichier. Soit 4 000 à 5 000 réclamations par an. Avec
internet, ce nombre a progressé de près de 50 % en trois ans. (source
: 01Net)
http://www.01net.com/rdn?oid=160492&thm=NOUVELHEBDO_VIEDUNET_ACTUS_REGLEMENTATION
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>Protection des données: mieux vaudrait prévenir que guérir
Sans doute pour faire réfléchir le congrès au montant des dépenses
qu'il préconise pour protéger la vie privée des citoyens outre
atlantique, l'ACT (Association for Competitive Technology) a sorti ses
calculettes pour accoucher du chiffre considérable de... 36 milliards
de dollars. Le calcul est assez simple : 360 000 sites (environ 10% du
nombre total de sites opérationnels) multiplié par 100 000 dollars,
coût approximatif des développements pour offrir aux internautes un
accès sécurisé aux informations les concernant. Mais, dans cette lutte
contre l'administration et les dépenses qu'elle va entraîner pour les
administrateurs de sites, on semble oublier une donnée de poids : les
consommateurs préfèrent naturellement - et en grande majorité - qu'on
leur explique très clairement ce que l'on est susceptible de réaliser
avec les informations que l'on récolte sur eux. Ainsi WebPCO de
l'éditeur canadien Watchfire contrôle les accumulations d'informations
suspectes dans un site et analyse ce que deviennent fichiers de
connexion, formulaires, cookies et autres Web bugs, qui tentent de
cerner le comportement de l'internaute. Il suffirait qu'un organisme
indépendant standardise un tant soit peu ce genre de fonctions et le
tour serait joué. C'est précisément ce que réalise le W3C dans le
cadre du projet P3P. On n'est pas près de crier victoire toutefois :
selon un sondage de Zona Research, 61% des directeurs informatiques
américains n'y voient aucun intérêt. (source : Journal du Net)
http://solutions.journaldunet.com/0107/010712_chroniquelombard_privacy.htm
======================================================================
>Londres envisage le retour de la carte d'identité
Supprimée en 1952, elle n'a été imposée qu'en temps de guerre. Au pays
de l'habeas corpus, le droit à l'anonymat est considéré comme une
liberté fondamentale. La Grande-Bretagne se flattait encore récemment
d'être l'un des rares pays de l'Union européenne (avec la Suède,
l'Irlande et la Norvège) à ne pas posséder de pièce d'identité. Sur
fond de psychose d'attentats, les Britanniques se disent prêts à
sacrifier certaines de leurs libertés. Selon un sondage publié
dimanche par News of the World, ils seraient 85 % à être favorables à
l'instauration d'une carte d'identité. Il faut dire qu'ils acceptent
déjà d'être suivis en permanence par des milliers de caméras de
surveillance disposées à chaque coin de rue. Mais le projet de David
Blunkett inquiète les défenseurs des droits de l'homme ainsi que de
nombreux parlementaires. Les libéraux démocrates, actuellement réunis
en congrès, accusent le ministre de l'Intérieur de profiter de
l'occasion pour donner un tour de vis sécuritaire prévu de longue
date. Ils ne voient pas en quoi une telle mesure aidera à contrer le
terrorisme. «Si chaque personne en Grande-Bretagne avait possédé une
carte d'identité le 11 septembre, cela n'aurait rien changé aux
atrocités commises à Washington et New York», a déclaré Menzie
Campbell, en charge des affaires étrangères au sein du parti. (source
: Libération)
http://www.liberation.fr/quotidien/semaine/20010927jeum.html
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>Internet : pour un « compromis » entre sécurité et données privées
« Le développement planétaire des réseaux de communication comme
Internet met les démocraties au défi de trouver un juste compromis
entre la nécessaire protection des données personnelles et les
impératifs de sécurité. » Lionel Jospin estime que la crise
internationale ouverte par les attentats antiaméricains du
11 septembre pose la question de « l'équilibre délicat entre la
protection des libertés publiques et la sécurité des personnes et des
biens ». « Faisons preuve de vigilance pour que les récents attentats
ne conduisent pas à remettre en cause le consensus toujours fragile en
faveur de la protection de la vie privée, tout en nous incitant à
mieux prendre en compte les impératifs de sécurité, a-t-il expliqué.
Quand les nouvelles technologies ouvrent aujourd'hui des possibilités
inédites au déploiement d'activités criminelles, y compris les plus
meurtrières d'entre elles, le respect de la protection de la liberté
individuelle et de la confidentialité des données personnelles ne doit
pas aboutir à désarmer la justice et la police dans la lutte contre la
criminalité. » Il a ainsi évoqué le problème du cryptage des données,
qui constitue à la fois une garantie face aux différentes formes de
criminalité informatique et un moyen pour les réseaux criminels
d'échapper à toute surveillance. L'utilisation du cryptage par ces
réseaux sur Internet conduit à « s'interroger sur l'inadéquation des
moyens de déchiffrement face aux dévoiements de la cryptologie à des
fins criminelles », a dit le Premier ministre. « La possibilité pour
les délinquants d'utiliser ces techniques, désormais à la portée de
tous, justifie l'adaptation des moyens de la justice. » Il a cependant
estimé que le renforcement des dispositifs d'investigation dans le
domaine des nouvelles technologies devait être assorti, en
contrepartie, de « garanties accrues quant à l'indépendance et aux
moyens des instances de contrôle ». Pour Jacques Chirac, la
possibilité pour tout un chacun de coder ses communications sur le
réseau «accroît la confiance, notamment celle des consommateurs qui
payent leurs achats en ligne» mais rend aussi «inviolables les
messages de trafiquants en tous genres». Pour Raymond Forni, président
de l'Assemblée Nationale, "les récentes attaques terroristes nous
rappellent que la cybercriminalité est aujourd´hui une réalité que
nous devons prendre en compte. L´informatique est une arme que nous ne
devons pas sous-estimer". (sources : Reuters, discours de Jospin, de
ChiracTransfert, Libération, Transfert)
http://www.01net.com/rdn?oid=161212&rub=2798
http://www.premier-ministre.gouv.fr/fr/p.cfm?ref=28648
http://www.elysee.fr/cgi-bin/auracom/aurweb/search/file?aur_file=discours/2001/0109CNIL.html
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7402
http://www.liberation.fr/ny2001/actu/20010924actuc.html
http://www.transfert.net/fr/revue_web/article.cfm?idx_rub=94&idx_art=7419
======================================================================
>Les États-Unis voient des terroristes partout
L´Anti-Terrorism Act (ATA), le projet de loi anti-terroriste
actuellement en discussion, entend renforcer de façon drastique
l´arsenal répressif en vigueur. Selon Kevin Poulsen, un hacker
reconverti dans le journalisme, l´Anti-Terrorism Act reprend également
à son compte les différents types de délits informatiques inscrits au
Computer Fraud and Abuse Act. Seraient ainsi qualifiés de "terrorisme"
le fait de cracker un logiciel, de créer ou diffuser un virus
informatique, de pirater un site web (même s´il ne s´est agit que d´en
modifier la page d´accueil), de modifier ou de détruire un système
informatique, etc. De plus, l´actuelle prescription, qui empêche
d´engager des poursuites cinq ans après les faits, serait abrogée. Les
script kiddies et pirates, souvent âgés de moins de 21 ans, qui ont
(ou auraient) pu avoir maille à partir avec la justice ces dernières
années, pourraient être poursuivis rétroactivement et condamné... à la
prison à vie, sans possibilité de remise de peine, ni de libération
anticipée. Sans compter tous ceux qui leur seraient venus en aide et
qui devraient, eux aussi, à l´aune du projet de loi, remettre aux
forces de l´ordre un prélèvement ADN à stocker dans la base de données
des meurtriers, violeurs et autres dangereux criminels, ou terroristes
dûment qualifiés.
La semaine passée, les ministres de l´Intérieur et de la Justice de
l´Europe des Quinze se sont réunis en urgence. Objet de l´entrevue :
harmoniser leurs arsenaux législatifs et juridiques en la matière. La
proposition de définition commune du terrorisme évoquait ainsi les
"infractions commises intentionnellement par des individus ou des
groupes contre un ou plusieurs pays, leurs institutions ou leur
population, en vue de les menacer et de porter gravement atteinte à
leurs structures politiques, économiques, environnementales ou
sociales, ou de les détruire". Toute velléité de contestation du
pouvoir en place ou de désobéissance civile, ainsi que toute
utilisation "illégale" de l´informatique ou de l´Internet, sont
aujourd´hui en passe d´être perçues, par la justice, les forces de
l´ordre, sinon l´opinion publique, comme relevant des mêmes
qualifications que celles applicables aux terroristes responsables
d´actes réellement meurtriers. (sources : Transfert, 01Net)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7384
http://www.01net.com/rdn?oid=161395&rub=2035
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>La cryptographie divise les parlementaires américains
Les terroristes impliqués dans les attentats de New York
communiquaient par email, mais sans coder leurs messages. Lors d'une
réunion avec la presse organisée par l'attorney général John Ashcroft
mardi 18 septembre, un officiel du FBI a admis que de « nombreux
courriers électroniques » avaient été échangés entre les principaux
suspects plusieurs mois avant le 11 septembre. Mais que ces courriers
n'avaient jamais été protégés par un quelconque moyen de chiffrement.
Les pirates de l'air ont utilisé un arsenal "low-tech" pour détourner
les appareils (armes blanches et cutters). De la même manière, ils ont
préféré n'utiliser aucune technique de cryptage, et ont choisi de
communiquer en clair, comme pour mieux rester incognito. Des faits qui
contredisent l'affirmation, avancée en début d'année lors du procès de
quelques membres du "réseau Ben Laden", que les terroristes
utilisaient des méthodes de camouflage informatique hautement
sophistiquées. Aux États-Unis, une coalition d'ONG défendant les
libertés civiques a inauguré le projet War Time Liberty, destiné à
prévenir les effets "liberticides" de l'antiterrorisme et de la
campagne militaire que prépare actuellement le président Bush. (source
: ZDNet)
http://wartimeliberty.com/
http://news.zdnet.fr/story/0,,t140-s2095910,00.html
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>"Le test d´urine pourrait se répandre !"
Représentant suisse de la commission fédérale de protection des
données, Jean-Philippe Walter dénonce le dépistage physiologique dans
les entreprises.
La première affaire concernait une entreprise automobile qui projetait
d´effectuer des tests de dépistage de consommation de drogue sur ses
salariés. Tous les apprentis devaient, lors de leur embauche, se
soumettre à un relevé d´urine. Plus tard, les autorités sanitaires
nous ont alerté à propos du groupe pharmaceutique Hofman Laroche.
L´entreprise procède, en effet, régulièrement et depuis quelques
années à ce genre de dépistage sur son personnel. Le groupe assure, en
outre, avoir obtenu le consentement de ses employés. Mais il nous faut
encore savoir si ce consentement a été obtenu en préalable, si les
employés ont disposé d´une information explicite, etc. Ce qui est loin
d´être certain. Cela étant, ces tests nous paraissent très
disproportionnés et inacceptables. Nous avons demandé à l´entreprise
de détruire tous les tests effectués. Ceux-ci constituent une atteinte
au droit de la personne et une infraction au code du travail. Nous
nous sommes heurtés à un refus catégorique de la part de l´entreprise.
Celle-ci a même intenté une action devant le tribunal administratif.
L´affaire est en cours. Cette réaction nous inquiète. Des groupes
comme Hofman Laroche et Novartis - nous soupçonnons également ce
dernier de pratiquer des tests - sont des multinationales implantées
un peu partout en Europe. Autant dire que ce procédé pourrait être
fort répandu. Selon nos informations, c´est une pratique courante en
Allemagne. (source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7391
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>”La cybersurveillance doit rester exceptionnelle”
Invité à la conférence internationale des commissaires à la protection
des données personnelles de Paris, l´eurodéputé Marco Cappato pointe
le risque d´affaiblissement des libertés publiques, dans un contexte
de lutte anti-terroriste.
Quels sont les États qui veulent renforcer la surveillance aux dépens
de la liberté ?
C´est tout le problème. On ne le sait pas car le Conseil européen,
alors qu´il agit comme législateur dans la procédure de co-décision,
décide de manière totalement opaque et non-démocratique. Mais je ne
crois pas qu´il y ait une volonté de surveillance à tout prix, de type
fasciste. Simplement, les forces de polices poussent - en toute
logique - pour obtenir davantage de données. Or, le rôle du pouvoir
politique est de résister à cette pression. Il doit affirmer d´autres
priorités que la seule efficacité policière. Dans toutes les sociétés
démocratiques, les opérations de coopération policière et judiciaire
sont soumises à un contrôle parlementaire et juridictionnel. Les États
semblent d´accord, aujourd´hui, pour donner un rôle opérationnel à
Europol mais celle-ci ne fait l´objet d´aucun contrôle de ce type. De
la même façon, le mandat d´arrestation européen que l´on a annoncé ces
derniers jours et dont tout le monde semble se réjouir passe
par-dessus des principes qu´ont entérinés les États démocratiques.
Vous pensez donc que les attentats américains sont, dans tous les
pays, l´occasion de durcir la législation ?
C´est une évidence. Les projets qui ressurgissent aujourd´hui étaient
à l´agenda depuis des années. Le projet Europol avance au gré des
urgences du moment : la drogue, les pédophiles, la lutte contre la
prostitution... C´est la même chose pour la cyber-surveillance. Ceux
qui en font la promotion espèrent tirer profit de la conjoncture pour
faire passer leurs lois. Or la plupart des experts ont dit, à propos
des attentats américains, que les services secrets s´étaient beaucoup
trop focalisés sur la technique. On risque donc de restreindre les
libertés des citoyens pour pas grand-chose. Car, même si vous avez des
ordinateurs capables de lire les e-mails, vous ne croyez quand même
pas que vous allez tomber sur un message disant "Ciao, je suis Ben
Laden, c´est à quelle heure, au fait, l´attentat ? " Sérieusement, les
milieux du crime organisé ne seront pas limités par ce type de
surveillance. (source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7387
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>Les gardiens de la vie privée tiennent le cap
Les ténors de la protection des libertés individuelles, réunis lors
d'une conférence organisée par la Cnil, ont affirmé qu'ils ne
reculeraient pas devant l'avancée des thèses sécuritaires, pourtant
confortées par les événements du 11 septembre. Car tout le monde sait
qu'en temps de guerre, les droits du citoyen dans les pays
démocratiques peuvent être sacrifiés sur l'autel de l'antiterrorisme
et de la lutte contre le crime organisé. Le droit à l'anonymat et à la
confidentialité, comme le droit de circuler librement dans les
méandres du réseau mondial, sont les premiers menacés. « Sans doute
les circonstances nous imposent-elles, collectivement, d'être plus
attentifs encore, sinon plus vigilants, à certains déplacements du
curseur [le point d'équilibre entre "sécurité" et "liberté"] qui
seraient irréfléchis ou précipités », s'est expliqué Michel Gentot,
président de la Commission informatiques et libertés (Cnil) et hôte de
la conférence. « Elles nous imposent en tous cas de ne jamais
abandonner la recherche du juste équilibre. (...) Jamais, sans doute,
notre responsabilité n'a été aussi grande. » La vie privée, « droit de
l'homme fondamental », a insisté Gentot, ne doit pas être sacrifiée
dès que les démocraties sont en danger. Ce « droit » est aussi
fondamental que les droits à la « sûreté » ou à la « propriété ». Le
président Jacques Chirac, dans une allocution écrite lue à la tribune,
met l'accent sur « l'utilisation d'internet à des fins criminelles »
et reprend à son compte les inquiétudes du moment concernant le
chiffrement des données, dont la libéralisation accroît la confiance,
mais « rend aussi inviolables les messages de trafiquants en tout
genre. » « Nul doute, a avancé le chef d'État français, que les
attaques terroristes qui viennent de frapper avec une violence sans
précédent les États-Unis, vont relancer le débat. » (source : ZDNet,
voir aussi les 4 éditions du journal de la conférence)
http://news.zdnet.fr/story/0,,t119-s2095923,00.html
http://www.paris-conference-2001.org/fr/journal.html
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>Les Quinze réunis pour adopter un arsenal de mesures
"Il s'agit d'envoyer un message solennel à la fois aux opinions
publiques européennes, aux Etats-Unis et au monde musulman", résume un
diplomate en poste à Bruxelles. Les dirigeants européens tiennent
aussi à s'adresser vendredi à la communauté économique et financière,
dans l'espoir d'éviter qu'une crise économique mondiale ne vienne
s'ajouter à la tragédie qui a frappé les Etats-Unis. "Il faut mettre
l'accent sur la nécessité de donner un message rassurant et serein aux
marchés", a écrit M. Verhofstadt à ses pairs. Les ministres de
l'Intérieur et de la Justice des Quinze sont réunis en session
extraordinaire pour donner leur feu vert à toute une série de mesures
de lutte contre le terrorisme. L'objectif est d'abord d'adopter une
définition commune du terrorisme afin que le crime soit immédiatement
reconnu comme tel par toutes les autorités judiciaires des Quinze. La
proposition de définition commune évoque des "infractions commises
intentionnellement par des individus ou des groupes contre un ou
plusieurs pays, leurs institutions ou leur population, en vue de les
menacer et de porter gravement atteinte à leurs structures politiques,
économiques, environnementales ou sociales, ou de les détruire".
L'infraction, l'aide, la complicité et les tentatives peuvent être
sanctionnées de la même manière. Des circonstances aggravantes
existent lorsque les "terroristes" visent des groupes déterminés
(chefs d'Etat, juges, fonctionnaires, policiers, membres du Parlement)
et, en sens inverse, les repentis qui collaborent avec les autorités
pourront bénéficier de circonstances atténuantes. Plusieurs obstacles
à l'arrestation de présumés terroristes sauteraient: la nécessité
d'une double incrimination serait supprimée, de même que le refus
d'extrader des nationaux. La peine serait exécutée dans le pays où a
eu lieu l'arrestation du suspect d'un acte de terrorisme. D'autres
mesures devraient également être adoptées, notamment pour renforcer la
coopération policière, doter Europol de pouvoirs accrus et stimuler la
surveillance bancaire. Mais les Quinze veulent aussi améliorer leur
coopération avec les pays tiers, d'abord les Etats-Unis, sur le
terrorisme. La Commission européenne a d'ores et déjà proposé
qu'Europol soit autorisé à collaborer avec les Etats-Unis. Eurojust,
l'embryon de parquet européen, devrait aussi être utilisé pour bâtir
un accord d'assistance juridique transatlantique qui couvrirait
l'extradition.
Commentaire émanant d'une mailing-liste : ""Petit" problème dans cette
résolution, c'est qu'elle ne mentionne aucune notion d'echelle
concernant les moyens pour commettre ces "infractions" (vous
remarquerez d'ailleurs qu'ils n'utilisent même pas les termes "délits"
ou "crimes", mais infractions...). Bref, si on devait les prendre au
pied de la lettre (et on sait que la police est prompte a le faire),
occuper une ANPE, pour "faire pression" sur l'Etat afin de leur
soutirer quelques précieux milliards à l'occasion de Noël, pourrait
être vu, pourrait bientôt être équivalent à y poser une bombe... Et je
ne parle même pas de ceux qui veulent _détruire_ certaines _structures
politiques_ telles que le G8 ou l'OMC... Je vous rappelle qu'un des
principaux avantages d'élargir la notion de terrorisme permet de ne
pas modifier les textes actuels, tels que la convention Europol
(modification obligatoire si, par exemple, on veut y ficher les
manifestants arrétés pendant les sommets internationaux...)". (sources
: AFP, Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/010920/1/1vqvj.html
http://fr.news.yahoo.com/010920/85/1vplu.html
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>Un nouvel arsenal juridique antiterroriste controversé
Parmi les propositions déjà évoquées de façon informelle par des
parlementaires, figurent l'élargissement des pouvoirs du département
de la Justice qui lui permettrait de procéder à l'arrestation
d'immigrants, accélérer le processus d'expulsion sans avoir à passer
par un juge, et réduire les possibilités de recours en appel. Le
principal artisan de cette réforme, l'Attorney general (ministre de la
Justice) John Ashcroft, qui pensait jouir d'un soutien quasi unanime
du Congrès, a déjà pris la mesure de l'opposition que son document de
travail soulève. "Nous ne voulons pas que les terroristes remportent
la victoire. Si nos libertés individuelles sont confisquées, cela sera
le cas", a affirmé cette semaine le président de la commission
judiciaire du Sénat, le démocrate Patrick Leahy, après des discussions
informelles avec M. Ashcroft. Même côté républicain, l'inquiétude est
présente. Le représentant de Georgie, Bob Barr, conservateur, s'en est
fait l'écho en manifestant son opposition à plusieurs dispositions de
cet arsenal.
Bon nombre de défenseurs des libertés indivduelles aux Etats-Unis sont
eux aussi en émoi. Un collectif de plusieurs dizaines d'associations
--"Defense of Freedom Coalition"-- vient de se constituer. Il comprend
des groupes aussi disparates que l'American Civil Liberties Union
(ACLU), Americans for Tax Reform, la National Riffle Association
(NRA), des associations d'homosexuels et d'Américains d'origine arabe.
Le collectif s'inquiète notamment d'une recommandation permettant aux
autorités fédérales d'incarcérer des immigrants sans preuve et sans
obligation d'en référer à un tribunal. La question des écoutes
téléphoniques est également très controversée. M. Ashcroft souhaite
lever les entraves empêchant de mettre sur table d'écoute des
personnes soupçonnées d'activités subversives. La législation actuelle
permet d'écouter une seule ligne téléphonique par suspect. Si ce
dernier change de téléphone, une autorisation d'un juge est requise
pour l'écouter à nouveau. Une autre proposition sujette à discussion
prévoit de ne pas informer un suspect que des recherches vont être
effectuées à son domicile, à son bureau ou dans sa voiture. M.
Ashcroft souhaite également instaurer le recours au "délit de faciès",
permettant d'appréhender un suspect sur la base de son apparence.
(source : AFP)
http://fr.news.yahoo.com/010922/1/1wblu.html
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>Conférence : la CNIL centre du monde ?
Du 24 au 26 septembre, Michel Gentot, président de la commission de
l´informatique et des libertés (CNIL) et conseiller d´État, réunit à
Paris, la 23ème conférence internationale des Commissaires à la
protection des données. Idée : confronter les expériences et les
réflexions des acteurs de la protection des données dans le monde,
ainsi que des consommateurs et des entreprises.
On essaiera de démontrer au cours de cette conférence que durant notre
vie, du suivi hospitalier à la communication électronique en passant
par l´Internet, les mêmes questions se posent en en des termes voisins
un peu partout. En dehors des Quinze, un certain nombre de pays ont
créé des institutions semblables à la nôtre, comme au Canada, en
Australie, en Argentine, au Japon. Aux Etats-Unis, c´est le
législateur qui est intervenu. Des législations d´Etat et des
législations fédérales y existent, comme l´institution d´une
protection des mineurs, des données de santé, et aussi le Safe Harbor
qui, même au compte gouttes, instaure une reconnaissance des principes
de protection des données personnelles.
Votre action est néanmoins très limitée : depuis sa création en 1978,
la CNIL a demandé 17 fois seulement à la justice de trancher des
litiges ...
Il est certain qu´il y a un grand nombre de fichiers qui ne sont pas
déclarés à la CNIL. Une bonne partie des plaintes viennent de citoyens
qui n´ont pas eu accès à des fichiers dans lesquels leur nom est
enregistré. Notre contrôle systématique est difficile pour l´instant.
Quant à saisir la justice, ce n´est pas notre but premier. Pour nous,
il est plus important de discuter avec les institutions et avec les
entreprises qui font l´objet de plaintes, pour les amener à rectifier
leur politique de protection des données personnelles.
Ne craignez-vous pas, avec les moyens limités dont vous disposez,
d´être submergés par la croissance exponentielle des fichiers
nominatifs ?
Avec la réforme de la loi de 1978, nous espérons être libérés de
certains travaux de routine. Jusqu´à présent la législation
distinguait deux cas : les fichiers publics, nécessitant un avis
préalable de la commission, et les fichiers privés, simplement
déclarés. Aujourd´hui la déclaration est le régime par défaut. Les
fichiers qui traitent de données dites sensibles, qu´ils soient
publics ou privés, devront faire l´objet d´une autorisation préalable.
Nous n´aurons plus à intervenir, par exemple, sur les listes des
cimetières ou sur les paies du personnel dans les collectivités
locales. Nous serons plus attentifs à un nombre plus restreint de
fichiers. (source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7371
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>Le package anti-terroriste de Mr Ashcroft
Les associations de protection des libertés civiles le surnomment MATA
("Mobilization Against Terrorism Act"), ce qui signifie "tue !" en
espagnol. Difficile de dire si l´acronyme a été choisi pour cela. Quoi
qu´il en soit, le pré-projet de loi destiné à renforcer la lutte
anti-terroriste et proposé en urgence par John Ashcroft, le très à
droite ministre de la justice des Etats-Unis, leur fait froid dans le
dos. D´après le brouillon que s´est procuré le journaliste de Wired
Declan Mc Cullagh, il vise à augmenter le contrôle policier sur les
citoyens. Tout d´abord, en rendant plus souples les règles
d´encadrement des écoutes téléphoniques et électroniques. Le système
DCS1000 (ex-Carnivore), sorte de boîte noire chez les fournisseurs
d´accès, pourrait être installé par la police sans le mandat d´un
juge. D´après Wired, Echelon serait utilisé pour espionner des
Américains, et les étrangers suspectés de terrorisme pourraient faire
l´objet d´arrestations sans l´intervention du juge. Les prélèvements
ADN seraient généralisés à toutes les personnes condamnées pour crime.
Par ailleurs, les personnes complices d´actes de terrorisme se
verraient infliger la même peine que ceux qui les ont commis. (source
: Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7370
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HTTP High Tech Techno-Pecno
°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°°
>Webraska et Airflash : la géolocalisation en fusion
Spécialiste des technologies sans fil, la start-up française Webraska
prend le contrôle du californien Air Flash et de son savoir-faire dans
la géolocalisation. Après avoir réuni un total de 62 millions d'euros
depuis sa création en 1998 auprès de fonds comme Apax Partners,
Webraska fusionne avec l'un des spécialistes mondiaux de la
géolocalisation, la start-up californienne Air Flash. Basée à
Maison-Laffitte, la start-up Webraska est centrée sur le géospatial
pur, alors qu'Air Flash, son nouveau partenaire, maîtrise bien la
gestion du contexte dans lequel se trouve l'utilisateur. L'opération
donne naissance à un ensemble valorisé à 160 millions d'euros, qui
devrait enregistrer 10 millions d'euros de chiffre d'affaires pour son
exercice fiscal 2002. La fusion des deux sociétés donne naissance à un
futur géant potentiel de la géolocalisation. (source : 01Net)
http://www.01net.com/rdn?oid=161210&rub=2818
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>Sun lance un projet d'identification sur le net avec 30 sociétés
Sun Microsystems lance avec une trentaine d'entreprises, notamment du
secteur des technologies, de la communication, des finances, un projet
d'identification des consommateurs en ligne et d'amélioration du
commerce électronique appelé "Liberty Alliance Project", a déclaré le
fabricant d'ordinateurs. Marge Breya, directeur marketing de la
division iPlanet E-Commerce de Sun, espère voir émerger dans les six
mois une technologie qui permettrait à l'internaute de choisir
l'entreprise à qui il souhaite confier les données sensibles le
concernant et lui donnant plus facilement accès à de nombreux sites à
partir d'une seule identification. Marge Breya et Scott McNealy,
directeur de Sun, ont indiqué que le géant du logiciel Microsoft -dont
le déjà controversé logiciel Passport vise à remplir les mêmes
fonctions- et le fournisseur d'accès America Online avaient été
invités à rejoindre le projet. Un responsable de Microsoft a nié être
en discussion avec les membres du projet Liberty. Le géant du logiciel
a accepté la semaine dernière d'accorder à d'autres entreprises le
droit de stocker des données collectées par son logiciel
d'identification. (source : Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/010927/85/1zhau.html
======================================================================
>La surveillance par biométrie, entre fantasme et réalité
Que faut-il craindre exactement du développement de la biométrie ? Les
experts rassemblés le 24 septembre à la Sorbonne pour participer à la
conférence internationale des commissaires à la protection des
données, sont restés prudents face à ces technologies de
reconnaissance des visages, présentées comme une des solutions
miracles pour lutter contre la criminalité au niveau local. C'est
notamment le cas à Newham, dans la banlieue de Londres. La ville est
équipée depuis trois ans d'un système de vidéosurveillance en circuit
fermé (CCTV) couplé à une technologie qui permet d'alerter la police
lorsqu'une personne présente dans ses fichiers passe devant une de ces
caméras. Résultat : une diminution de 34 % de la criminalité depuis
1997, pour une ville qui compte quelque 250 000 habitants, explique
fièrement Robert Lack, responsable de la sécurité à Newham, lors de
l'atelier consacré à cette problématique. « Il était nécessaire de
réduire l'inquiétude du public et d'augmenter la sensation chez les
criminels qu'ils risquent d'être repérés, non seulement au moment où
ils commettent un délit, mais également s'ils se trouvent dans un
secteur où un délit a été perpétré », poursuit-il. Big Brother, le
retour ? Selon lui, certainement pas. Un sondage réalisé par les
autorités locales montre qu'en 1999, 93 % des personnes interrogées se
déclaraient favorables à la CCTV. Fort de ce soutien populaire, Robert
Lack se permet une comparaison audacieuse : « Nous ne sommes pas dans
la situation de Big Brother qui vous surveille, mais plutôt dans celle
d'une autorité locale agissant comme l'oncle ou la tante amicale qui
s'occupe de vous. » (sources : ZDNet, Transfert)
http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2096010,00.html
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7395
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>Passport : y en aura pour tout le monde !
Et si tous les sites d´e-commerce et les serveurs du monde se
donnaient la main... en stockant les données personnelles de leurs
clients et utilisateurs chez Microsoft ? Révélée il y a deux jours par
le Wall Street Journal, l´information a, depuis, été confirmée par
Microsoft : Passport, sa technologie d´identification unique,
s´ouvrira dès 2002 à la concurrence. Ainsi, il serait proposé aux
grands acteurs du commerce électronique de créer des "liens sécurisés"
entre leurs "réseaux propriétaires", voire de créer une "place de
marché", selon l´édition américaine de ZDNet, desdites données
personnelles : noms, prénoms, adresses, numéros de carte de crédit,
etc. Microsoft évoque ainsi le système mis en place par les banques
pour rendre interopérables leurs distributeurs bancaires et met
l´accent sur les bénéfices que pourraient en tirer les sociétés
privées. Ainsi, leurs employés pourraient, où qu´ils soient,
s´enregistrer une bonne fois pour toutes avant d´allumer leur poste
informatique, d´aller sur l´intranet, d´utiliser l´internet, de faire
tourner tel ou tel logiciel, tout en "gardant un contrôle affiné et
sécurisé" de leurs données. L´objectif affiché est, en effet, de
développer les services web, qui permettent de louer un logiciel
plutôt que de l´acheter, l´application étant hébergée par Microsoft.
Sa base de données posséderait ainsi toutes les informations sur le PC
utilisé par ses clients : système d´exploitation, logiciel installé,
etc., en sus des données personnelles stockées par Passport.
En début d'année, Microsoft s'était vu reprocher de constituer via
Passport une base clients planétaire qu'il pourrait ensuite revendre à
ses partenaires. Suite à cette polémique, Microsoft s'était engagé en
avril dernier à ne pas exploiter commercialement les données obtenues
via Passport. Une décision qui n'a pas empêché une douzaine
d'associations américaines de défense des libertés individuelles de
revenir à la charge contre Passport en juillet dernier. Elles ont
ainsi porté plainte auprès de la Federal Trade Commission (FCC) contre
le système de Microsoft. Principal reproche : l'ensemble des
informations personnelles demandées lors de l'enregistrement sont
réunies au sein d'une même base de données contrôlée par Microsoft, ce
qui représente également des risques en terme de sécurité. En
septembre, Microsoft a donc réduit le nombre de champs obligatoires
durant l'inscription à Passport d'une dizaine (nom, prénom,
localisation, type de plate-forme, etc.) à seulement deux (identifiant
et mot de passe). (sources : Transfert, ZDNet, 01Net)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7361
http://news.zdnet.fr/story/0,,t119-s2095946,00.html
http://www.01net.com/rdn?oid=160787&rub=2834
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ECHELON & C Hacktivistes En Liberté : O/N
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>La confidentialité de l'internet est menacée
Selon le Förderverein Informationstechnik und Gesellschaft (FITUG),
groupe membre de la Campagne internationale pour les libertés sur
Internet (GILC), les organes américains chargés d’assurer le respect
des lois et les services de renseignements des États Unis jugent que
les moyens d’écoute actuels ne suffisent pas pour dépister et
surveiller les communications des groupes terroristes et criminels,
dispersés et extrêmement bien structurés. Le FITUG a publié une
déclaration pressant les dirigeants politiques de se porter à la
défense des libertés civiles après les attentats terroristes. La
déclaration souligne que des produits de chiffrement électronique
virtuellement impossibles à percer, qui permettent à des personnes de
coder leurs courriels et d’assurer la confidentialité de leurs
messages, sont offerts au grand public et sont perçus comme un
obstacle majeur dans la lutte en cours contre le terrorisme. "Une
telle décision, indique le FITUG, porterait atteinte aux valeurs
fondamentales propres aux sociétés libres et ouvertes, comme le droit
au respect de la vie privée et à la confidentialité des
communications[...] Nous prions les dirigeants et les décideurs
politiques de ne pas restreindre la liberté des citoyens et des
entreprises de communiquer en privé et d’utiliser la meilleure
technologie." (source : Échange international de la liberté
d’expression - IFEX)
http://www.fitug.de/news/crypto-long-010918.html
http://www.fitug.de/news/pes/fitug-010918.en.html
http://communique.ifex.org/articles_francais.cfm?category=0X&volume=10&issue_no=38&lng=francais#3624
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>Au bonheur du censeur
Il n'aura pas fallu longtemps pour que le réseau devienne la cible des
censeurs, à l'occasion de faits pour lesquels il n'est pourtant que
très indirectement concerné. L'occasion faisant le larron, l'internet
se trouve en voie d'assimilation rapide, par diverses voies, ce qui ne
manquera pas de réjouir ceux qui évoquaient son caractère d'exception,
et les préparateurs les plus sécuritaires de la loi sur la société de
l'information. Contre ceci, il faut lutter malgré les pressions
environnantes, faute de quoi le réseau sera effectivement une zone de
non droit, mais pas au sens où l'entendent ses détracteurs, au sens de
zone d'où ont disparu les libertés fondamentales. Le risque le plus
grand pour les libertés fondamentales sur le réseau, dans une telle
période, me semble être celui de l'acceptation résignée et de
l'autocensure. Il est déjà très difficile de faire passer un message
dissonant dans les médias classiques. Qu'au moins, là où c'est
possible, nous ne relayions pas leur censure d'opportunité de crainte
que nos mots soient mal interprétés. Ils le seront, de toute manière,
comme notre silence le serait aussi. (source : IRIS)
http://www.iris.sgdg.org/les-iris/lbi/lbi-280901.html
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>Les consommateurs s´attaquent à Microsoft
Plusieurs associations de consommateurs poursuivent Microsoft en
justice. Selon eux, Windows XP violerait la législation antitrust. Il
avait déjà été attaqué à cause du système Passport. Les associations
(Consumers Federation of America, Consumers Union, Media Access
Project, Us Public Interest Research Group) formulent des reproches
dans trois domaines à l´entreprise. Entrave au choix commercial,
accroissement du coût, détérioration de la qualité et de l´innovation,
telles seraient, selon ces groupes, les conséquences de l´hyper
intégration d´outils logiciels et de service dans Windows XP. La
division antitrust du ministère américain de la Justice a été saisie
de l´affaire. (source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7420
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>«L'Europe doit contre-attaquer» pour les libertés en ligne
«C’est le plus important débat sur la vie privée que j’ai vécu de
toute ma vie», a expliqué Marc Rotenberg, le président de l’Epic
(Electronic Privacy Information Center). Si le débat est surtout
prégnant aux Etats-Unis, l’équilibre est aussi précaire en Europe où
nombre de textes de loi sur la vie privée en ligne sont en chantier.
C’est notamment le cas de la directive européenne sur la communication
en ligne et les données personnelles, dont le texte fait encore des
navettes entre la Commission et le Parlement. Son rapporteur, le
député italien (radical) Marco Cappato, exprime ses inquiétudes.
Pensez-vous qu’il y a un risque d’affaiblissement du droit à la vie
privée sur les réseaux?
Il y a un danger. Certains ministres de l’Union aimeraient imposer aux
fournisseurs d’accès à l’Internet de conserver les données de
connexion des internautes pendant une durée longue, jusqu’à sept ans,
afin d’aider les services de police à faire leur travail. Beaucoup
d’Etats aimeraient permettre la cybersurveillance. A l’opposé, la
commission des libertés du Parlement européen a adopté un amendement à
l’unanimité pour demander à ce que «toute surveillance électronique
exploratoire soit interdite».
Ne faut-il pas aussi faciliter le travail des services de police?
Tous les experts sont unanimes: l’incapacité du renseignement
américain à prévoir l’attentat est surtout causée par l’accent trop
important mis jusque-là sur l’interception, la surveillance
électronique et le travail à distance, au détriment du renseignement
humain. Et l’on voudrait accentuer encore l’erreur commise? Certains,
notamment aux Etats-Unis, voudraient par exemple remettre en cause
l’usage de la cryptographie. Le rapport du Parlement sur Echelon
encourage l’utilisation de la cryptographie pour se protéger des
écoutes illégales. Alors, certes, la cryptographie permet aussi aux
criminels de dialoguer sans être écoutés, mais il ne faut pas oublier
qu’elle sert aussi à se prémunir de l’espionnage opérés par certains
terroristes. Il ne faut pas renoncer à ces outils. On ne peut pas
renoncer aux libertés fondamentales qui caractérisent nos démocraties.
(source : Libération)
http://www.liberation.fr/ny2001/actu/20010924actuc.html
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>Les petits papiers de la vie privée
La 23e conférence des Commissaires à la protection des données
a-t-elle fait la part belle aux entreprises au détriment des
structures qui défendent le droit à la vie privée ? Oui, répond,
catégorique, Delis (Droits et libertés face à l´informatisation de la
société), un collectif d´associations et de syndicats qui militent
contre le flicage et le contrôle des citoyens. Une conférence de
presse a donc été organisée en marge de ce "Mondial des données"
parisien. Pour Daniel Naulleau, universitaire et membre de Delis, le
lobbying du secteur privé touche au fonctionnement même de la CNIL
(Commission nationale de l´informatique et des libertés),
organisatrice de cette conférence. Pour l´universitaire, cette
"autorité indépendante" est "une structure trop juridique où la
société civile est fort peu représentée". Autre motif de dépit : les
gouvernements successifs - qui se font fort de rappeler que la France
fut l´un des touts premiers pays à légiférer sur la protection des
données - n´ont eu de cesse, depuis, de chercher à écarter la CNIL de
certains dossiers sensibles. La transposition, en droit français, de
la directive européenne de 1995 relative aux données personnelles,
illustre le manque d´entrain des gouvernements successifs en matière
de protection de la vie privée. Alors qu´il aurait dû être adopté
depuis 1998, le projet de loi qui organisait cette mise à jour de la
loi de 1978, n´a été déposé à l´Assemblée que cet été, soit juste
après la légalisation du STIC. Ceci alors que le texte retire
justement à la CNIL toute compétence en matière de fichiers de
"souveraineté" relatifs à la "sûreté de l´État, la défense, la
sécurité publique ou la répression des infractions". Autrement dit :
la CNIL n´aura plus droit de regard sur les fichiers policiers. Alain
Weber, qui représente la Ligue des droits de l´homme au sein de Delis,
parle de "texte flasque pour une protection molle", et évoque "un
abaissement du niveau de protection malgré des effets d´annonce très
forts". (source : Transfert)
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7400
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>Internet, victime collatérale des attentats aux Etats-Unis ?
Imaginons une demi-seconde qu'au lendemain de l'attentat contre le RER
Saint-Michel, le gouvernement français ait décidé de placer des agents
de la DST dans tous les centres de tri postaux du territoire pour
vérifier que des terroristes ne se servaient pas de La Poste pour
communiquer entre eux. C'est dans cet esprit que, mardi dernier,
quelques heures seulement après les attentats qui ont détruit les deux
tours du Word Trade Center et une partie du Pentagone, des agents du
FBI étaient en train d'installer le très controversé système
d'espionnage Carnivore chez les principaux fournisseurs d'accès à
Internet. Parallèlement à cette action sortant - urgence oblige - de
tout cadre légal, le sénateur républicain Judd Gregg se prononçait
pour l'interdiction d'utilisation de tout logiciel de cryptage ne
disposant pas de backdoor. Malgré la vague d'émotion sans précédent
qui a soulevé l'Amérique, cette initiative a été immédiatement
dénoncée par de nombreux partisans de la liberté d'expression et du
respect de la vie privé. En France, ce débat s'exprime sous la forme
d'une opposition radicale à la proposition de loi sur la société de
l'information (LSI). Parallèlement aux initiatives prises par
l'association IRIS, de nombreux partisans de la cryptographie (autour
des sites Bug Brother, OpenPGP en français et des réseaux proches
d'April et de Samizdat) dénoncent sur le site LSIJolie ce projet de
loi "à la fois inutile et dangereux", qui, malgré les garanties de
libéralisation totale du gouvernement Jospin, créerait "des
limitations à la liberté d'expression fondées sur un hypothétique
danger que feraient peser sur la société les programmes de
cryptographie". "Considérant que les utilisateurs d'Internet doivent
posséder les moyens de protéger sans entraves le contenu de leurs
messages ainsi que celui des disques durs de leurs ordinateurs",
Reporters sans frontière s'est pour sa part immédiatement associé à ce
mouvement en publiant un communiqué dénonçant ce projet de loi.(source
: Le Monde, AFP)
http://interactif.lemonde.fr/article/0,5611,3324--223491-0,FF.html
http://fr.news.yahoo.com/010929/1/1zuky.html
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>Informatique et Répression
Une grande messe sur les libertés n'annonce rien de bon pour les
libertés. En effet, le spectacle donné en Sorbonne du 24 au 26
septembre n'est ouvert qu'au public pouvant payer 4000 F et celui-ci
ne pourra pas accéder à tout puisqu'une séance aura lieu à huis clos
(mais probablement en présence du commissaire au gouvernement
français, puisque le loi de 78 lui en donne le pouvoir) ! Que peut-on
avoir à cacher aux citoyens quand on dit vouloir les protéger ? En
France, il est prévu que les membres de la CNIL resteront nommés par
des structures de l'Etat. Quelle indépendance pour la CNIL ? Et donc,
quelles garanties pour les libertés ? On a pu constater ces derniers
mois qu'il existait des fichiers concernant les militants interpellés,
souvent arbitrairement, lors de différentes manifestations ayant eu
lieu en Europe. Ces fichiers se sont échangés, sans aucun controle,
entre des pays ayant des"CNILs". Celles-ci n'ont pourtant jamais
réagi. Pas plus qu'elles n'ont exprimé leur désaccord lorsque certains
états on parlé de créer un fichier européen des manifestants
interpellés, alors qu'il était de leur devoir de rappeler à leur
gouvernement que les organimes européens tels qu'Europol étaient
juridiquement incompétents pour créer ces fichiers. Réunis ensemble
aujourd'hui, les commissaires Européens vont-il discuter de ce sujet
très critique et les concernant tous, mais pourtant inexplicablement
absent du programme de la conférence ? A l'image de la légalisation du
fichier STIC en juillet dernier et de la videosurveillance dont elle a
été dessaisie en 1995, il semble bien que la CNIL n'ait d'autre avenir
que celui de chambre d'enregistrement du fait accompli. (source :
CLIFTI)
http://www.clifti.org/comm/t240901.htm
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>La justice, dans les limites du droit et de la démocratie
Si les attentats criminels survenus aux États-Unis le 11 septembre
2001 suscitent une émotion légitime, ils ne peuvent en aucune façon
justifier l'attitude des autorités américaines, qui veulent substituer
à la recherche et au jugement de criminels l'action militaire contre
des peuples et des États. Cette menace de guerre est déjà accompagnée
de très sérieuses atteintes aux libertés publiques et aux libertés
individuelles, visant d'abord - mais non uniquement - l'utilisation
d'Internet. Les pressions des États-Unis, qui pèsent d'un poids
considérable dans les négociations bilatérales ou internationales,
s'étendent au monde entier. De très nombreux pays, y compris les moins
démocratiques, commencent à entrevoir le boulevard qui leur est ainsi
ouvert pour remettre en cause ce que tant de personnes et
d'organisations ont mis des années à conquérir. Au tristement célèbre
« Celui qui n'a rien à se reprocher n'a rien à cacher » vient ainsi
aujourd'hui en terrible écho un « Either you are with us, or you are
with the terrorists ». Aucun défenseur des droits de l'homme et des
libertés ne peut accepter un tel ultimatum irresponsable. Au prétexte
que des réseaux terroristes pourraient utiliser, entre autres moyens,
des techniques de cryptage pour communiquer, les États-Unis adoptent
des mesures d'exception. Quasi immédiatement après les attentats, le
Sénat américain a voté au FBI les pleins pouvoirs d'interception en
masse des communications privées transitant sur les machines des
fournisseurs d'accès, sans qu'aucune décision judiciaire ne soit
nécessaire. Le libre usage de la cryptographie est également contesté,
et de fortes pressions sont exercées pour que les clés privées de
déchiffrement des messages soient à la disposition des enquêteurs. Les
pratiques de fichage systématique des personnes selon des procédés
fondés sur le « délit de faciès » et le « délit de sale patronyme » ne
peuvent que s'accentuer avec généralisation de la vidéosurveillance et
des techniques de biométrie. Enfin, une véritable culture de milice et
de délation se répand de façon préoccupante dans une certaine frange
de la population, y compris en France et plus généralement en Europe,
rappelant les plus sombres heures de l'Histoire du monde. (source :
IRIS)
http://www.iris.sgdg.org/info-debat/comm-usa0901.html
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>BigBrotherS, c'est Big Brother avec un 'S'
Parce que lorsque George Orwell a écrit "1984", on pensait que seul un
Etat omni-présent aurait le pouvoir de s'introduire dans notre vie
privée. Or, aujourd'hui, l'avènement des technologies de l'Information
(Informatique, Telephonie, Internet...) permet non seulement à un "Big
Brother" étatique d'exister, mais aussi à d'autres BigBrotherS de nous
surveiller et nous ficher pour des raisons qui leur sont propres
(commerce electronique....). En prévision de la refonte de la loi
Informatique et Libertés, et le passage de la Loi sur la Société de
l'Information, le CLIFTI (Collectif pour les libertés Individuelles
Face aux Technologies de l'Information) vient de lancer une liste de
diffusion concernant les domaines du fichage, de l'informatique et des
libertés individuelles face aux technologies de l'information. (source
: CLIFTI, qui vient de refondre complètement son site, et propose
plusieurs dossiers : Transposition de la loi Informatique et Libertés,
Principes de base de la protection des données personnelles, ECHELON
et Frenchelon. France - USA : mêmes méthodes ? ENFOPOL et ILETS, ou
comment les USA persuadent les européens de nous espionner...
Cybercommerce et "confiance du consommateur" : Attention, il y a
tromperie sur la marchandise ! Le Safe Harbor, ou comment les USA
contournent une directive européenne...)
http://www.clifti.org
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>Big Brother Awards 2001 : Appel à soumission des 'candidatures'
Rappelons que peut être nominée à un Big Brother Award toute
institution ou personne, physique ou morale, s'étant distinguée par
son mépris du droit fondamental à la protection de la sphère privée ou
par sa promotion de la surveillance et du contrôle de personnes ou
groupes de personnes. Les nominés doivent être domiciliés en France ou
agir depuis la France. Chacun et chacune peut proposer des candidats
aux Big Brother Awards. Afin que soit rendue possible l'évaluation des
atteintes ou attaques en question, toute proposition doit être faite
par écrit. Elle doit comporter les faits sur lesquels la proposition
se base avec si possible des documents à l'appui (les 'pièces à
charge'). Doivent être mentionnés en particulier les projets concrets
des candidats reposant sur des faits avérés déjà rendus publics.
Pièces à charge: indiquer les raisons pour lesquelles le Big Brother
Award devrait être attribué, des éléments quant au groupe de personnes
victime des activités du candidat. Pour être présenté au jury, chaque
nomination devra pouvoir être justifiée par des faits avérés et/ou
présomptions solides, issus d'une ou plusieurs des sources suivantes:
Extraits de documents publics, site web et/ou catalogues produits,
rapports d'activité; Rapports d'autorités indépendantes (CNIL, CNCIS,
CNCDH...); Rapports parlementaires (France et Europe); Articles de
presse recoupés; Et, bien sûr, décisions de justice... (source :
BBA-F)
http://www.bigbrotherawards.eu.org/2001/presse.html
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>Un parlementaire US réclame plus de cryptage informatique
Après la réunion d'une commission parlementaire consacrée à la
sécurité sur internet, Bob Goodlatte, représentant républicain de
Virginie, a expliqué que des solutions telles que l'installation de
"trapdoors" ("portes arrières") dans les programmes informatiques pour
permettre aux autorités de surveiller les communications en ligne les
rendraient en fait moins sécurisées. Goodlatte avait mené campagne, il
y a plusieurs années, contre l'intention du gouvernement de renforcer
les contrôles à l'exportation de logiciels de cryptage. Il avait
obtenu gain de cause face à l'Agence de sécurité nationale et le FBI.
Réinstaurer des contrôles à l'exportation sur ces logiciels ne
limiterait pas leur utilisation puisqu'ils sont aussi disponibles à
l'étranger, et cela aurait l'inconvénient de rendre le marché
américain moins compétitif, estime Goodlatte. Pour le représentant de
Virginie, de plus en plus de ministères et d'entreprises américains
devraient crypter leurs données pour se prémunir d'attaques
informatiques susceptibles d'empêcher le fonctionnement des
infrastructures notamment dans le domaine de l'énergie et des services
bancaires. (source : Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/010922/85/1w975.html
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BBAPT Big Brothers @Para-T
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>Quatre "cyber-dissidents" jugés à Pékin
Quatre Chinois accusés de subversion pour avoir créé un forum de
discussion sur internet consacré aux réformes politiques ont été jugés
mais leur condamnation pourrait ne pas être rendue publique avant un
mois, a fait savoir l'un de leurs avocats. Les quatre hommes, qui ont
plaidé non coupables, risquent des peines pouvant aller de "la prison
à vie à une condamnation à mort avec sursis", selon l'avocate Xu
Wanlin, interrogée par Reuters à la fin de l'audience devant un
tribunal pékinois. Le groupe - composé d'un journaliste, d'un
webmestre, d'un ingénieur et d'un écrivain - se rencontrait toutes les
semaines dans des "chatrooms" pour échanger leurs points de vue sur la
démocratie et les réformes politiques. Ils invitaient des enseignants
des universités de Pékin à donner leur avis sur des questions
politiques, selon l'épouse de l'un des accusés. Les familles des
quatre accusés, arrêtés en mars, réfutent les informations selon
lesquelles le groupe avait l'intention de renverser le pouvoir.
(source : Reuters)
http://fr.news.yahoo.com/010928/85/1zpv1.html
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>Les téléphones portables bannis des isoloirs au Bangladesh
Les autorités du Bangladesh ont interdit l'utilisation de téléphones
portables pendant les élections législatives de lundi prochain afin
d'assurer un scrutin équitable. Cette décision vise à "restreindre les
contacts entre le crime organisé et les personnes susceptibles
d'intimider les électeurs, et d'influencer l'issue d'un scrutin
pacifique", indique jeudi des responsables du gouvernement. Le
gouvernement de transition de Latifur Rahman a également exigé que les
civils possédant des armes à feu les restituent à la police avant les
élections. La suspension des réseaux de téléphonie mobile rendra plus
difficile la tâche des journalistes et des scrutateurs, qui ont besoin
de transmettre rapidement toute information concernant l'élection du
1er octobre. Le Bangladesh a annoncé mi-septembre le déploiement de
50.000 soldats en renfort de la police pour assurer la surveillance
lors des législatives de lundi. La campagne électorale s´est déroulée
dans un climat de violences donnant lieu à de sanglants affrontements
entre les partisans des deux principaux partis, le BNP et l´Awami
League. Le bilan de ces heurts préélectoraux s´élèverait à cent morts.
(sources : Reuters, Transfert)
http://fr.news.yahoo.com/010927/85/1zlb1.html
http://www.transfert.net/fr/cyber_societe/article.cfm?idx_rub=87&idx_art=7408
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>Un n° d'identification personnel (Simple Human Identifier) à tous les "apprenants"
Education.com contre Education.fr : la bataille de la marchandisation
de l'enseignement est ouverte. Jean-Marie Messier, le patron de
Vivendi Universal, a investi 25 millions de dollars pour lancer son
portail education.com à l'échelle de la planète. Selon deux des " six
scénarios pour l'école de demain " que le Centre pour la recherche et
l'innovation dans l'enseignement de l'OCDE a présentés en avril 2001
aux ministres de l'éducation des pays de l'organisation, le Réseau
risque ni plus ni moins de précipiter " le démantèlement des systèmes
scolaires ". Dans cette école des années 2015-2020, l'enseignement
serait de plus en plus privatisé, et les éta blissements publics ne
subsisteraient que " pour les exclus du numérique ", courant le risque
de se transformer en " dépotoirs ". Reste que la France paraît isolée
dans ce combat pour la " résistance culturelle ", comme l'appelle le
ministre. Ainsi est-elle la seule à s'opposer au projet de
l'Organisation internationale de normalisation (ISO) d'imposer un
numéro d'identification personnel (Simple Human Identifier) à tous les
" apprenants " et dont l'objectif est de " rendre capables les
technologies de l'information d'avoir un accès rapide aux profils et
préférences humains, tels les modes d'apprentissage, les capacités
physiques, cognitives et les préférences culturelles ". Ainsi Jacques
Perriault, qui représente l'Afnor dans ce bras de fer, appelle-t-il
les autorités françaises à ne pas céder face aux " marchands qui
veulent utiliser l'e-learning pour se constituer des bases de données
clients ". En clair, mettre un code barre sur chaque enfant pour que
les multinationales puissent se constituer un gigantesque fichier
client. Il n'est pas inutile de rapeller que l'ISO a établi un
partenariat avec l'OMC et qu'a ce titre elle a participé à
l'élaboration de l'Accord sur les Obstacles Techniques au Commerce
(OTC). Traduction : si cette norme ISO aboutit, toutes les écoles de
tous les pays membres de l'OMC seront dans l'obligation de
l'appliquer. Pour la petite histoire, c'est à la demande des
entreprises concernées que l'ISO travaille à l'élaboration d'une
norme. (sources : Le Monde, Indymedia)
http://interactif.lemonde.fr/article/0,5611,2858-6415-223319-0,FF.html
http://france.indymedia.org/front.php3?article_id=5776&group=webcast
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>La Poste se lance dans le spam électronique
La Poste, déjà leader du "spam papier" en France, étend son offre de
marketing direct aux courriers électroniques et aux SMS en s'associant
à la société française E-mail Vision. Sofipost, la holding de filiales
spécialisées dans les domaines du courrier et des technologies de
l'information du groupe La Poste, a pris une participation
« minoritaire significative » dans E-mail Vision. Les détails de la
transaction n'ont pas été révélés. Grâce à cette manoeuvre, La Poste
espère proposer à l'ensemble de ses clients « une offre de solutions
de marketing direct basées sur la convergence
email/SMS/courrier/publicité non adressée, qui sera commercialisée
dans les prochains mois », peut-on lire dans un communiqué publié le
24 septembre. Avec sa filiale Médiapost, La Poste a distribué en 2000
près 7,3 milliards de courriers non sollicités en tous genres.
Activité qui a généré environ 500 millions de francs de chiffre
d'affaires. (source : ZDNet)
http://news.zdnet.fr/story/0,,t118-s2096032,00.html
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