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Internet : chroniques de la répression
Dixit : RSF.

L’adoption, au cours de l’année 2000, de trois lois drastiques sur la circulation de l’information sur le Réseau, a permis aux autorités de Pékin de lancer une vague de répression sans précédent contre les cyberdissidents et les sites Internet jugés "subversifs" ou "critiques". Arrestations, fermetures de sites, menaces à l’encontre des opérateurs, censure de forums de discussion et fermetures de cybercafés sont les différentes facettes de cette répression quotidienne. Pour cela, une vingtaine de provinces se sont dotées de services de police spécialisés dans la traque des internautes "subversifs".

Tout autant que la presse écrite et les médias électroniques, la Toile est devenue en Chine un enjeu majeur pour le régime dans le contrôle de l’information. Actuellement dix-sept cyberdissidents sont emprisonnés dans le pays pour avoir tenté de briser cette logique de répression et de censure sur le Net.

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- 14 janvier 2002 Début janvier, le ministre de l’Information et de la Technologie a promulgué une nouvelle régulation qui exige des fournisseurs d’accès de nouvelles mesures en matière de surveillance des informations sur Internet. Les fournisseurs d’accès opérant dans des "domaines stratégiques et sensibles", notamment les sites d’actualité ou les forums, doivent désormais enregistrer des renseignements sur leurs visiteurs tels leurs identifiants Internet, leurs adresses postales ou leurs numéros de téléphone. Il leur est également demandé d’installer des softwares permettant de surveiller et de copier le contenu des emails "sensibles". Selon cette nouvelle loi, les fournisseurs d’accès doivent donc interrompre le transfert des courriers électroniques contenant des propos obscènes ou "subversifs", prônant le "terrorisme" ou menaçant la "sécurité et l’unité nationale". Les auteurs de ces emails doivent être dénoncés aux services du ministère de l’Information et de la Technologie, au ministère de la Sécurité publique et au Bureau pour la protection des secrets d’Etat. Enfin, les compagnies étrangères qui vendent des logiciels en Chine doivent maintenant s’engager par écrit à ne pas installer des systèmes d’espionnage sur les ordinateurs chinois. Cette législation complète la soixantaine de dispositions déjà adoptées le 31 janvier 2001.

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- 22 novembre 2001 Le journal chinois Wen Hui Bao a affirmé, le 20 novembre, que plus 17 000 cybercafés chinois avaient été fermés pour avoir négligé de bloquer l’accès à des sites "subversifs" ou "pornographiques". C’est le résultat d’une campagne gouvernementale de vérification des cafés Internet lancée en avril 2001 par les autorités. Seulement la moitié des 94 000 cafés Internet chinois ont installé les programmes capables de bloquer l’accès aux sites interdits aux internautes chinois. Selon le journal gouvernemental cité par l’agence Associated Press, ces filtres ont été rendus obligatoires par l’adoption en 2000 des lois sur l’Internet.

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- Le 29 octobre, dès le départ du Président Georges W. Bush de Shanghai, les autorités chinoises bloquent de nouveau l’accès aux sites de plusieurs médias américains dont ceux de CNN et du Washington Post.

- Le 16 octobre, le forum de discussion Zhejiang, réservé aux journalistes chinois sur le site chinois Xici.net, est fermé par les autorités de Pékin. Le site est accusé de "diffusion d’informations subversives", de "diffamation à l’encontre d’hommes d’Etat et de corps constitués". Sous la pression des autorités, le webmaster du forum est licencié et les responsables du site doivent renforcer leur contrôle sur les autres forums. En Chine, les administrateurs d’un site sont responsables du contenu des forums et des chats. Les autorités ont refusé de répondre aux questions de la presse étrangère sur la fermeture de Zhejiang qui intervient lors de la tenue du sommet de l’APEC à Shanghai.

- Le 16 octobre 2001, la Chine débloque l’accès aux sites Internet de plusieurs grands médias américains, dont le New York Times et le Washington Post, à l’occasion du Forum de coopération économique Asie-Pacifique (APEC) qui se tient à Shanghai. L’accès à d’autres sites jugés sensibles par le gouvernement chinois, tel celui de la BBC ou du mouvement spirtuel Falungong, demeurent interdit d’accès aux internautes chinois ainsi qu’aux journalistes étrangers qui couvrent le sommet.

- 24 septembre 2001 : A cette date, les sites Internet suivants sont inaccessibles depuis la Chine : hrichina.org (site de Human Rights Watch in China), hrw.org (site de Human Right Watch), amnesty.org, amnesty.org.uk, amnestyusa.org (sites d’Amnesty International), freetibet.org (site de l’organisation freetibet), tibet.com (site du gouvernement tibétain en exil), cnn.com (site de la chaîne d’information américaine CNN), bbc.co.uk (site de la BBC), washingtonpost.com (site du quotidien Washington Post), 6-4tianwang.com (site du cyberdissident Huang Qi) et bignews.com (site du journal dissident en ligne VIP reference).

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- 4 septembre : Les sites Internet de la chaine de télévision américaine CNN, du quotidien International Herald Tribune, de la radio française RFI, de la radio britannique BBC, du site de la section américaine d’Amnesty International et des liens vers des organisations humanitaires (par exemple, Médecins sans frontières) sur des portails chinois, sont bloqués par les autorités chinoises à la veille d’une visite du président Jiang Zemin en Corée du Nord. Ces médias contiennent des informations sur la famine et la répression dans ce pays allié de Pékin.

- 3 septembre 2001 : On apprend que les sites Internet, pourtant proches du Parti communiste, China Bulletin, magazine politique d’information en ligne, et Tianya Zongheng, un forum Internet basé à Haikou (province du Hainan), ont été fermés le mois dernier après avoir publié des articles critiquant le président Jiang Zemin et plus précisément, sa volonté d’ouverture économique du régime communiste. Ces fermetures sont la conséquence du "nettoyage idéologique" réclamé par Jiang Zemin dans son discours du 1er juillet 2001.

- 22 août 2001 : Selon le journal officiel Le Quotidien du Peuple, le ministère de la Culture a demandé aux autorités locales lancer une campagne de "nettoyage spirituel" visant entre autres à supprimer les cybercafés clandestins. C’est au cours de la conférence sur le "contrôle de la propagation de la corruption et de la décadence" qui s’est tenue à Pékin le 20 août 2001 qu’il a ainsi été réclamé aux représentants de l’Etat dans les provinces de ne plus accorder de nouvelles licences et de sévir contre les activités illégales des cafés Internet.

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- 1 août 2001 : Depuis le début du mois de juillet, les pages en mandarin du site web de Radio France Internationale (RFI) sont inaccessibles aux internautes chinois qui ne peuvent donc plus écouter les émissions du service chinois disponible sur le site. La direction de RFI compte demander des explications au gouvernement chinois.

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- 11 juillet 2001 : Le président Jiang Zemin a appelé, à l’occasion d’une conférence du Parti Communiste Chinois, au renforcement de la législation sur le contrôle d’Internet, qu’il juge insuffisante, afin d’empêcher la propagation d’"informations néfastes". Bien qu’ayant reconnu l’apport d’Internet dans la croissance économique de la Chine, Jiang Zemin a condamné la présence sur les sites "de la superstition, de la pornographie et de la violence" portant atteinte à "la santé mentale de la population et de jeunesse".

- 4 juillet 2001 : Le site Internet du ministère des Affaires étrangères australien (www.dfat.gov.au ) est enfin accessible depuis la Chine après dix-huit mois de blocage. Le rétablissement du site fait suite à l’appel lancé par le ministre australien des Affaires étrangères au chargé d’affaires chinois en poste à Canberra, Xie Xiaoyan. Inaccessible pour les internautes chinois pendant plus d’un an, le site était réapparu brièvement le temps de la visite à Pékin du ministre de la Communication australien, Richard Alston, au mois de juin 2001. Le porte-parole du gouvernement chinois écarte toute volonté de censure et invoque des incidents techniques à l’origine de ce black out. Il indique également que "le gouvernement n’a jamais fait obstacle pour que soit résolu le problème et qu’il a même offert son assistance". Mais, selon plusieurs observateurs, les informations présentes sur le site, notamment à propos des droits de l’homme et des risques de conflit dans certaines régions de Chine, sont la cause véritable de ce blocage.

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- 2 juillet 2001 : Des statistiques de la police chinoise font état de la fermeture d’au moins 8 014 cafés Internet au cours des deux derniers mois. 56 800 cyber cafés ont également été inspectés durant cette période.

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- 5 mai 2001 : Une déclaration de l’entreprise publique de télécommunications "Xinjiang Telecommunications" annonce que dorénavant les portails Internet non officiellement enregistrés seront automatiquement fermés.

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- 29 avril 2001 : Les autorités chinoises décident de fermer les cyber cafés dans la principale avenue de Pékin et dans un rayon de 200 mètres autour des bâtiments du Parti communiste chinois et des écoles de la capitale.

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- 14 avril 2001 : La Chine décide de suspendre pendant une durée de trois mois l’ouverture de nouveaux cyber cafés pour mieux réglementer l’accès au réseau.

- 26 mars 2001 : Les utilisateurs d’ordinateurs de la région de Shanghai sont informés qu’il est interdit de diffuser des programmes radios ou télévisés sur le Net sans l’accord officiel du gouvernement.

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- 28 février 2001 : Le ministère de la Sécurité publique lance de nouveaux logiciels connus sous le nom d’ "Internet police 110" créés pour empêcher l’accès à des sites ayant un caractère religieux, sexuel ou violent.

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- 1er février 2001 : La police de Chongquing (sud-ouest de la Chine) contraint les propriétaires de cybercafés à installer des logiciels filtrants sur leurs ordinateurs afin d’identifier et de bloquer les sites contraires à la "moralité publique".

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Liste des internautes chinois détenus pour avoir diffusé des informations jugées "subversives" par les autorités :
- 1. Huang Qi
- 2. Li Hongmin
- 3. Qi Yanchen
- 4. Wang Zhenyong
- 5. Liu Weifang
- 6. Hu Dalin
- 7. Wang Jinbo
- 8. Wang Sen
- 9. Guo Quinghai
- 10. Lu Xinhua
- 11. Chi Shouzhu
- 12. Yang Zili
- 13. Jin Haike
- 14. Xu Wei
- 15. Zhang Honghai
- 16. Jiang Shihua
- 17. Wu Yilong
- 18. Mu Chuanheng
- 19. Zhu Ruixiang