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Cartes d’identités : du vide au « trop-plein » d’informations personnelles ?
Dixit : Libertés-Immuables.

Les Américains ne voulaient pas en entendre parler. Trop « liberticide », assuraient-ils. Depuis les attentats du 11 septembre, le gouvernement fédéral ne leur laisse plus le choix : ils vont devoir détenir une carte d’identité. Mais attention, pas n’importe quelle carte. High- tech, elle permettra de suivre en temps réel les activités de son porteur. Les défenseurs des libertés voient dans ce nouvel outil un vrai « Big brother ». Les explications de libertes-immuables.net.

C’était impensable avant les attentats du 11 septembre. Aujourd’hui, tout le monde semble résigné : le gouvernement fédéral américain teste actuellement auprès du personnel de la défense, de réservistes de l’armée et de fonctionnaires de ministères sensibles son nouvel outil de lutte antiterroriste : la carte d’identité. Aux Etats-Unis, avant les événements du mois de septembre, il était inconcevable, pour les Américains, de voir leurs vies privées, leurs renseignements personnels « mis en fiche, contrôlés » par le truchement d’une carte d’identité fédérale, inexistante jusqu’alors. La situation a changé. Quatre millions de cartes d’identité seront mises en circulation dans les deux années qui viennent. Et dans la prochaine décennie, c’est l’ensemble de la population qui sera concernée. Vu d’Europe, la carte d’identité est un vieux classique qui ne porte, a priori, pas atteinte aux libertés individuelles. Aux Etats-Unis, les choses vont être fondamentalement différentes. Ce qui inquiète les associations de défense des droits civils qui parlent de la mise en circulation d’un vrai « Big brother »…

« On va passer du vide au trop-plein d’informations personnelles collectées sur les citoyens », clament ces militants. Il est vrai que la version américaine de la carte d’identité est un concentré vertigineux de technologie et une redoutable machine à pister les agissements de ses détenteurs. Pourvue de deux photos, de deux codes barres, des empreintes digitales, d’une bande magnétique, elle permettra de retracer minute par minute les activités de ses porteurs, puisqu’elle sera au coeur d’un tentaculaire système de super- bases de données. Selon le statut et le métier de ceux-ci, ils allument leurs ordinateurs et relèvent leurs mails avec la carte ; ils franchissent les entrées de leurs entreprises et accèdent à certaines salles avec la carte ; ils transmettent à leurs médecins ou à l’hôpital les informations confidentielles de leurs dossiers médicaux avec elle ; ils déjeunent au restaurant d’entreprise grâce à ce sésame et ils peuvent même payer certaines choses avec ce rectangle plastifié !

Les responsables de la mise en circulation de cette carte au niveau de l’administration fédérale balaient les critiques d’un seul mot : « sécurité » ! « Depuis le 11 septembre, les Américains n’ont plus les même a priori sur les questions de vie privée, de défense de leurs droits : ils pensent sécurité ! », affirment-ils.