bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à le 1er mars 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

Ni dieu carotte, ni maitre baton
Dixit : A-Infos

Les 15 et 16 février de l’an zéro deux, à Rennes/Roazhon, l’espace autogéré L’Ekluserie a organisé un "wouékend de protestation contre la répression et la banalisation du contrôle des populations", pour dire très fort que nous ne voulons « Ni Carotte, Ni Bâton ! »

Equipé-e-s d’une carotte spectaculaire (do it yourself) et d’un bâton-tonfa géant, nous avons mis en scène la pyramide sociale dans sa course au pouvoir, à l’argent et toute autre carotte. Les citoyen-nes dûment équipé-e-s de leurs bonnets d’âne soumis-e-s ou contraint-e-s selon les cas n’avaient plus qu’à concourrir à leur objectif illusoire ou tenter de sortir du rang au risque de rencontrer les bâtons de nos faux gardiens de la paix des riches (qui avaient tôt fait de les mettre hors jeu ou de les enfermer). Nous sommes ainsi partis au son de la galère pour une déambulation théâtrale et politique à travers la ville.

Chaque lieu symbolique des outils de la répression et du contrôle donna lieu à un arrêt et des piècettes de théâtre (banques, mairie, commissariat, centre commercial, rue commerçante, caméras de vidéo-surveillance, mac do). Au terme de notre périple et après un encas musical sur l’esplanade du très deshumanisé centre colombia, nous nous sommes résolument dirigés vers la prison des femmes toute proche. Notre troupe (70-80 personnes) s’est installée sur un promontoir en face de l’aile visible de la prison aux cris de « brûlons nos prisons » et « solidarité avec les prisonnières », créant ainsi l’occasion d’un instant un parloir sauvage. Ce fût là un grand moment d’émotion pour chacun chacune frustré-e d’être réduit à gesticuler à une centaine de mètres de distance pour échanger avec les prisonnières.