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Cuba frappe d’embargo les ordinateurs personnels
Dixit : ZDNet.

Curieuse nouvelle résolution du gouvernement de Fidel Castro que rapporte le quotidien en ligne américain Wired News, citant des sources d’information proches de la résistance cubaine en exil à Miami.

Un article de l’arrêté ministériel No. 383/2001 décrète en effet que « la vente d’ordinateurs, d’imprimantes, de machines à polycopier, de photocopieuses et de tous autres instruments d’impression de masse, ainsi que leurs composants et accessoires, est interdite à toute association, fondation, organisation civile à but non lucratif et aux particuliers. » Une partie de ces dispositions - vraisemblablement entrées en vigueur courant janvier - ont été évoquées le 28 janvier dans une dépêche de Cubanet, l’un des organes de presse de la diaspora cubaine en Floride. Signé de La Havane, l’article ne parlait pas de ce décret mais révélait que « la plus grande partie des ventes d’accessoires et pièces de rechange d’ordinateurs à La Havane est interdite à la population (...) dans tous les magasins de la capitale cubaine ».

Wired News, directement informé par un officiel anonyme du gouvernement, ajoute que dans les cas où l’achat d’un tel équipement, de ses pièces détachées ou d’un accessoire « est indispensable, une autorisation du ministère du Commerce intérieur doit être sollicitée ». Seules les entreprises d’État peuvent donc encore acheter du matériel informatique.

(...)

La raison est peut être à chercher du côté du récent lancement d’un site web par l’Institut cubain des économistes indépendants (www.cubaicei.org). Ce site, « illégal » à Cuba et dirigé depuis Miami par une économiste dissidente, Marta Beatriz Roque, aurait été considéré comme une menace par les autorités cubaines. « L’accès au site depuis Cuba a été bloqué moins d’une semaine après son lancement, le 7 décembre », remarque RSF. « Il s’agissait du premier site proposant des informations uniquement fournies par l’opposition interne sur la dissidence. »

Un expert en informatique interrogé par Cubanet pense pour sa part que « la politique du gouvernement de Fidel Castro continue à être la même : d’un côté, limiter le pouvoir d’information du peuple, et de l’autre, maintenir le contrôle absolu sur tous les moyens de diffusion de masse ».

Rappelons que l’usage privé de l’internet est fortement réglementé, comme le précise Cubanet en bas de tous ses articles : « cette information a été transmise par téléphone, puisque le gouvernement de Cuba ne permet pas l’accès privé à internet aux citoyens cubains ». Plus précisément, son utilisation est soumise au respect « des principes moraux de la société cubaine ou des textes de loi du pays ».

Seules les entreprises étrangères et les institutions gouvernementales y ont accès, indique également RSF. « S’il existe deux cybercafés, le premier est réservé aux touristes et le second n’est accessible qu’aux membres de l’association officielle des écrivains et artistes cubains, l’UNEAC. »

Le porte-parole du gouvernement cubain à Washington, Luis Fernandez, avance quant à lui à Wired News la raison qui motive cette nouvelle directive : « Si nous n’étions pas frappé nous-même par l’embargo [du gouvernement américain], il y aurait des ordinateurs pour tout le monde. »