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Profils : consommateur, lecteur, terroriste
Dixit : Chroniques de Cybérie.

Les grandes sociétés financières (dont American Express, Visa), songent à des méthodes de recoupement de données personnelles sur la consommation qui pourraient établir des profils de terroristes. C’est sous la direction du Center for Information Policy Leadership du cabinet de juristes Hunton Williams que s’est tenue une réunion exploratoire en ce sens, rapporte l’Associated Press. Les données seraient recueillies, analysées, recoupées, après quoi les noms des individus au comportement de consommation suspect seraient transmis aux autorités. Bien que des lois protègent les consommateurs étasuniens sur l’utilisation qui puisse être faite de leurs données personnelles, le récent flou des lois anti-terroristes ouvre la voie aux expériences du genre. Le groupe de 17 entreprises pourrait formuler des recommandations au gouvernement des États-Unis d’ici six mois.

Puis, la journaliste Peggy Kreimer du Kentucky Post examine une des dispositions méconnues de la loi anti-terroriste adoptée aux États-Unis, le USA PATRIOT Act. En vertu de l’article 215 de la loi, les agents de police fédérale (FBI) munis de mandats peuvent se présenter dans une bibliothèque publique et exiger l’accès aux dossiers personnels des utilisateurs (livres empruntés, accès Internet, etc.). Ce qui inquiète les bibliothécaires, et leur association nationale (American Library Association), c’est qu’ils sont tenus au silence sur toute enquête ou perquisition dans leurs dossiers, ne peuvent pas en avertir les utilisateurs, se voient même interdire d’en parler entre eux. Pour certains observateurs dont Peggy Kreimer a recueilli les témoignages, cette loi du silence ouvre la porte à des abus.

Entre temps, la cour suprême de l’État du Colorado a refusé d’exiger d’un libraire qu’il dévoile aux policiers locaux ses dossiers de vente. La cour cite la constitution de l’État qui « protège le droit fondamental d’un individu à acheter anonymement des livres » sans droit de regard gouvernemental. Précisons ici que les policiers étaient à la recherche d’individus ayant acheté des livres sur la fabrication de drogues, donc rien à voir avec le terrorisme, pas de quoi trop s’inquiéter.