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Seulement 1,6 % des budgets consacré à sécurité
Dixit : LMI, VNUNet, IDC

Systèmes d’information vulnérables et budgets sécurité ridicules. Menée auprès de 350 entreprises dans six pays dont cinq européens (France, Allemagne, Grande-Bretagne, Italie, Espagne et Afrique du Sud), une étude d’IDC commandée par la SSII EDS montre que 35% des entreprises européennes et 30 % des entreprises françaises ont été confrontées à une attaque de leur système d’information durant l’année 2001.

Au cours de la première étude menée sur le sujet du cybercrime par IDC pour EDS, seulement 26,5% des entreprises avaient déclaré avoir subi des problèmes de sécurité venant de l’extérieur. Ce chiffre apparaît très élevé d’autant que l’on sait que les entreprises ont plutôt tendance à minimiser les problèmes de sécurité qu’elles rencontrent. De plus, on constate dans les résultats de l’étude, qu’il ne s’agit pas de problèmes ponctuels puisque près de 70% des entreprises déclarent subir entre 2 et 5 attaques au cours de l’année. 68% des entreprises ayant souffert de problèmes de cybercriminalité en 2001 ne possèdent pas de responsable dédié à la sécurité informatique.

L’enquête stigmatise par ailleurs la faiblesse des investissements en sécurité. En France, ils ne représentent que 1,6 % du budget informatique total. Malgré tout, selon IDC, "les entreprises pensent être suffisamment sécurisées." Elles sous-estiment les ressources (humaines et financières) nécessaires à la mise en place d’un environnement sécurisé : 54,5 % d’entre elles ne disposent d’aucune ressource interne spécialement affectée à la sécurité. De plus, moins d’un quart des entreprises interrogées déclarent avoir contracté une assurance pour leur système d’information.

Ce tableau alarmiste pourrait évoluer rapidement. L’étude IDC affirme que pour 48 % des PDG européens, la sécurité constitue "une préoccupation majeure". Dans l’Hexagone, huit directeurs généraux sur dix sont d’ores et déjà impliqués dans les stratégies de sécurité. Il leur faudra toutefois opérer une petite révolution culturelle : 76 % des dirigeants d’entreprises françaises sont toujours persuadés que la sécurité est uniquement une affaire de spécialistes. Les principaux sinistres informatiques auxquels ont été confrontées les entreprises interrogées sont les virus (78,5 % des cas), les erreurs d’utilisation (pour 64,2 %) et les pannes internes (pour 37,5 % ).