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Policier cogneur, témoins recherchés
Dixit : Guillaume Alin-Theureau a 24 ans. Il se décrit comme un garçon qui « n’est pas un délinquant ». « J’ai une vie de famille stable, je travaille, je paie des impôts et je n’avais jamais eu affaire à la police avant cela. » « Cela » désigne les violences policières que le jeune homme affirme avoir subies le 3 mai.

Libération : Policier cogneur, témoins recherchés

Société

Policier cogneur, témoins recherchés
Un agent comptable aurait été insulté puis frappé, vendredi à Paris.

Par Jacky DURAND

Le jeudi 09 mai 2002

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«Il m'a dit: "Espèce de connard, tu vois pas que tu gênes? Tu fais demi-tour!"» Un policier à Guillaume Alin-Theureau

  uillaume Alin-Theureau a 24 ans. Il se décrit comme un garçon qui «n'est pas un délinquant». «J'ai une vie de famille stable, je travaille, je paie des impôts et je n'avais jamais eu affaire à la police avant cela.» «Cela» désigne les violences policières que le jeune homme affirme avoir subies le 3 mai.

Vendredi après-midi, vers 16 heures, Guillaume roule au pas rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris. Agent commercial chez un tour-opérateur, il va livrer des brochures à des agences de voyages. Devant lui, il y a une voiture de police et deux cars de CRS. «Je suis descendu une première fois pour demander pourquoi la circulation bloquait. Un policier m'a répondu gentiment qu'il ne savait pas.» Un peu plus loin, la voiture de Guillaume se retrouve coincée en plein carrefour, à l'angle de la rue du Faubourg-Saint-Antoine et de la rue de Picpus. C'est là, affirme Guillaume, qu'un autre policier descend de la voiture le précédant.

Ceinture. «Il m'a dit : "Espèce de connard, tu vois pas que tu gênes ? Tu fais demi-tour !" Je lui ai répondu : "Tu me parles pas comme ça." Il s'est rapproché en criant : "Moi, on ne me fait pas chier", et, alors que j'avais ma ceinture de sécurité, il m'a collé un coup de poing en plein visage par la fenêtre ouverte.» Le jeune homme tente de se dégager en engageant son véhicule dans un couloir de bus, mais la voiture de police fait barrage. «Je suis sorti de ma voiture. Deux policiers m'ont attrapé par les bras tandis que celui qui m'avait déjà frappé m'a cogné de nouveau au visage.» Guillaume reconnaît avoir résisté en «lançant des coups de pied pour éviter qu'on [le] frappe à nouveau». Il se retrouve menotté à terre sur le dos, affirme avoir reçu «un dernier coup de poing dans cette position. J'ai eu le temps de lancer un coup de pied puis j'ai perdu connaissance». Quand le jeune homme se réveille, il a «la tête en sang». Embarqué dans une voiture de police au commissariat de l'avenue Daumesnil. «J'ai passé seize heures derrière les barreaux pour ne pas m'être laissé tabasser sans réagir et je risque la prison pour outrage, rébellion et refus d'obtempérer», écrit Guillaume dans un e-mail pour alerter sur sa mésaventure.

Douleurs. Guillaume Alin-Theureau est sorti de garde à vue samedi matin. Depuis, il a entrepris de rechercher des témoins de la scène du 3 mai. Contactée par Libération, la préfecture de police reconnaît que le jeune homme est poursuivi pour «refus d'obtempérer», «rébellion» et «violences volontaires sur agent de la force publique». Il est convoqué au tribunal le 25 octobre. Mardi après-midi, Guillaume est allé déposer plainte à l'Inspection générale des services (IGS, la police des polices) qui l'a ensuite orienté vers les urgences médico-judiciaires de l'Hôtel-Dieu. Les médecins, dit-il, lui ont notifié six jours d'interruption temporaire de travail. Guillaume se plaint de douleurs au nez (cloisons nasales déviées) et un peu partout sur le corps. Il doit effectuer aujourd'hui et demain d'autres examens, notamment sur son oeil tuméfié. Il dit : «Mon histoire fait froid, car cela pourrait arriver à n'importe qui.».


 

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