bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à http://hns.samizdat.net/article.php3?id_article=1052 le 10 mai 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

Askatasuna association terroriste ?
Dixit : Sans scrupule le Conseil de l’Europe vient paradoxalement de considérer terroriste une association qui se bat pour les droits et la liberté des habitants du Pays Basque : en ce sens dénoncer la violence étatique serait donc du terrorisme ?

samizdat | hacktivist news service


- hacktivst news service -
[don't hate the media... become the media]   10/05/02 - 19:48
[dépêches]
EUROPE

Askatasuna association terroriste ?
L'EUROPE CRIMINALISE LE SOUTIE,NN AUX DÉTENUS

Les Etats français et espagnol ont choisi une stratégie policière qui ne peut permettre une résolution du conflit en Pays Basque. Par la mise en place d'une situation d'exception imposée en Pays Basque, la voie policière annihile les libertés démocratiques. Les dernières arrestations de membres du parti politique Batasuna relèvent de cette fièvre répressive. Lundi 29 avril, le gouvernement d'Aznar a commandé aux autres gouvernements européens d'intégrer Askatasuna dans la liste noire des organisations dites terroristes, nous avons donc réclamé à ces mêmes gouvernements de pas accéder à cette requête.

Comment notre activité de soutien à des prisonniers politiques saurait être criminaliser de la sorte ? Notre activité est légitime et nécessaire. Malgré cela, au lendemain des arrestations de responsables des comités de soutien pour l'amnistie, l'activité d'Askatasuna a été "illégalisée" par le juge Baltazar Garzon sur le territoire espagnol alors que celle-ci se poursuit de façon publique et légale sur le territoire français. Notre activité, désavoue par la dénonciation des violations des droits humains et des libertés publiques, le bien fondé de l'action des Etats espagnols et français en soulignant le caractère totalitaire de l'Etat espagnol post franquiste. En effet, la solidarité envers les 600 prisonniér-e-s politiques basques et 2000 exilé-e-s de part le monde met en exergue l'existence d'un conflit en Pays Basque.

Cette même stratégie politico-judiciaire, il y a trois ans, jetait en prison pour 20 mois toute la direction politique de Herri Batasuna parti légal, fermait un quotidien et spoliait son imprimerie, fermait une radio.Quelques temps plus tard le même scénario se répétait avec l'entreprise de distribution Zabaltzen et l'association d'enseignement du basque pour adulte AEK, pour finalement rendre un non-lieu sur l'ensemble de ces allégations fallacieuses !

Jeudi 2 mai, les ministres de l'intérieur des Etats européens ont accédé à la demande espagnole d'insérer Askatasuna dans la liste noire européenne alors même que nous avions présenté des recours attaquant la décision qui incluait dans la première liste les organisations Gestoras et Segi. Le Conseil de l'Union Européenne avalise les allégations mensongères de Garzon et se compromet ainsi dans un véritable déni de démocratie en imposant le délit de militantisme ! L'Europe vient d'offrir un chèque en blanc au gouvernement du Partido Popular pour que la pratique de la torture se perpétue, pour que l'éloignement et la dispersion des prisonniers politiques continuent, pour que les libertés d'opinion, d'association, de manifestation et les Droits Humains soient violés, et ainsi que les souffrances connues en Pays Basque perdurent.

Sans scrupule le Conseil de l'Europe vient paradoxalement de considérer terroriste une association qui se bat pour les droits et la liberté des habitants du Pays Basque : en ce sens dénoncer la violence étatique serait donc du terrorisme ?

Dans les prochains jours Askatasuna présentera un recours contre cette décision et attaquera en justice les 15 pays membres. Par ailleurs, nous revendiquons et réitérons notre engagement pour la défense des Droits Humains, des libertés et droits démocratiques pour les habitants de notre pays. Nous réaffirmons que seule l'application de ces droits mènera à une issue pérenne. En ce sens, nous invitons les responsables européens à entamer une réflexion sur les conséquences d'une telle stratégie policière et sur leur volonté de voir se résoudre ce conflit. Nous leur demandons de rejeter les politiques menant à l'impasse et de s'impliquer dans un processus qui amènera une véritable démocratie en Pays Basque pour offrir une paix juste et durable.

Au Pays basque le 2002 mai 03

Pantxo BELIN
Askatasunaren eleduna
Porte parole d'Askatasuna association de soutien et de défense des prisonnièr-e-s politiques basques
00 33 (0)6 22 76 27 76
hareman@camaileon.com

Source/auteur : Askatasuna
Mis en ligne le dimanche 5 mai 2002, par Rosta
La communication alternative c'est pas de la tarte ! Voulez-vous participer avec nous ?
[samizdat]  Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL