bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à http://news.zdnet.fr/cgi-bin/fr/printer_friendly.cgi?id=2110166 le 17 mai 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

A la recherche du logiciel mouchard, furtif et sans cookies
Dixit : Des chercheurs écossais de l’Université de Strathclyde sont en train de mettre au point un logiciel furtif de surveillance des connexions internet.

ZDNet - Actualité - A la recherche du logiciel mouchard, furtif et sans cookies

A la recherche du logiciel mouchard, furtif et sans cookies

Gwendolyn Mariano

Des chercheurs écossais de l'Université de Strathclyde sont en train de
mettre au point un logiciel furtif de surveillance des connexions
internet. Le présentant comme novateur, ils avancent qu'il peut collecter
de gros volumes de données sur les utilisateurs, tout en restant
quasiment indétectable. L'enjeu de leur recherche semble de parvenir à ce
résultat en se passant du "cookie", un fichier texte stocké sur le PC et
qui renseigne le serveur web sur son visiteur.

Les chercheurs de Strathclyde ont bénéficié cette année d'un financement
de Scottish Enterprise, l'agence écossaise de développement économique,
équivalent de l'Agence nationale de valorisation de la recherche (Anvar)
en France.

Ce type de logiciel inquiète les défenseurs des libertés individuelles,
qui craignent que des gouvernements, entreprises ou individus, en
profitent pour bafouer la vie privée d'autrui. Plusieurs systèmes de
surveillance des communications internet existent déjà, notamment le
DCS1000 (Carnivore), un outil officiel utilisé par le FBI américain et
installé chez les fournisseurs d'accès internet.

«Dès lors qu'une technologie comme celle-ci est répandue, il est possible
de savoir sur quels sites les personnes se rendent», affirme Lee Tien,
principal avocat de l'organisation américaine Electronic Frontier
Foundation (EFF). Et d'ajouter: «Indépendamment des décisions de [la
Scottish Enterprise], c'est une tradition pour les gouvernements de
financer le développement de technologies d'espionnage, ou de
technologies qui aident à appliquer la loi et à assurer la sécurité
nationale.»

Un système qui met les cookies au panier

Reste qu'aucune information précise ne filtre sur le logiciel. Le Dr.
Lykourgos Petropoulakis, directeur du projet, est resté vague, qualifiant
les informations de «top secrètes». De son côté, la Scottish Enterprise
estime qu'elle constitue «une réelle avancée», puisqu'elle permet
d'obtenir un profil plus détaillé des habitudes des internautes.

On sait seulement que le logiciel pisterait les sites visités via un
système de «capteurs», et non de cookies, ces petits bouts de code
mouchards qui s'installent sur les disques durs des ordinateurs afin
d'enregistrer les sites visités par l'utilisateur. La technologie
écossaise serait apparemment utilisable sur tout serveur web, et capable
de surveiller les agissements des internautes en temps réel. Et le
logiciel pourrait bloquer l'accès à certains sites, adresses e-mails et
documents.

Pour Scottish Enterprise, le produit pourrait trouver différents
débouchés: dans le gouvernement, l'éducation, les entreprises, ou chez
les professionnels du marketing. Autres applications possibles: la
surveillance des salariés surfant sur leur lieu de travail, et celle des
jeunes internautes par leurs parents. Mais, précise néanmoins l'agence,
le système ne peut être utilisé sans le consentement de l'internaute.
Elle ajoute que des garde-fous doivent être mis en place pour éviter tout
dérapage dans son utilisation.
Copyright (c) 2001 ZDNet France. Tous droits réservés. ZDNet France et le logo de ZDNet France sont des marques déposées par ZDNet.