bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à le 6 mars 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

Un courriel sur trois est un pourriel
Dixit : LMI, NetValue, Chroniques de Cybérie.

Pas moins de 75,6 millions de courriels promotionnels envoyés au mois de décembre 2001 à 5 millions de français (87 % des internautes). NetValue montre une augmentation de 80 % du nombre de messages promotionnels envoyés depuis janvier 2001. NetValue entend par courriel promotionnel et E-mail Marketing les messages de marketing directs, plus connus sous les vocables plus directs de spam, de pourriel ou autres pollupostage, les E-mails promotionnels (stratégie de recrutement et d’acquisition de nouveaux clients) et les newsletters s’inscrivant dans une stratégie de fidélisation client.

En France, les premiers émetteurs sont les fournisseurs d’accès (46,8 % des envois) suivis par le secteur musique-littérature (19,5 %) et celui des jeux d’argent (19,2 %). En décembre, plus d’un courriel sur trois (37 %) était promotionnel. Selon NetValue, sur un nombre moyen de courriels reçus en décembre de 33,1 (+ 16,1 %), 12,2 étaient des pourriels (+ 43,5 %). Ce triste score place la France en tête des pays européens pris en compte dans l’étude : Grande-Bretagne (32 % de pollupostage pour 39 messages), Allemagne (31 % pour 32 messages) et Espagne (20 % pour 42,5 messages).

Selon la société britannique Brightmail , fabricant d’un filtre à pourriel à l’intention des fournisseurs de services et des entreprises, le pourriel a accaparé 20 % de la bande passante du réseau en 2001, le double de l’année précédente. Bilan de Brightmail pour l’année : 162 millions d’envois distincts (à multiplier par le nombre d’adresses dont disposaient les expéditeurs pour chaque envoi).

La semaine dernière, le prestataire de services AT&T a vu les serveurs de courriel de son service WorldNet inondé de pourriels. AT&T utilise le logiciel de Brightmail pour filtrer les envois importuns, mais le volume des messages reçus était tel que certains messages légitimes ont pris plus de 24 heures à se rendre à leurs destinataires.

Et les méthodes utilisées par les spammeurs se perfectionnent, d’abord pour l’obtention de votre adresse. Au début, les listes étaient patiemment confectionnées à partir d’adresses visibles sur le réseau (pages Web, forums de discussion, pétitions en ligne, livres d’or). De plus, au début de l’Internet grand public, il n’était pas inhabituel (pratique qui n’a plus cours) que des fournisseurs d’accès publient les coordonnées de leurs abonnés et de leurs pages personnelles, mines d’or pour les spammeurs.

Une autre technique, dite de l’« attaque dico » consistait (et consiste toujours, d’après nos constatations) à générer des adresses de courriel à partir de noms communs et de les associer à des domaines de fournisseurs. Le taux d’erreur est élevé, mais qu’importe pour l’expéditeur puisque cela n’entraîne aucun frais supplémentaire. Dans ce cas, pour les fournisseurs, les serveurs sont doublement engorgés à cause des messages « destinataire inconnu » qui sont générés. C’est cette méthode qui explique bien des cas où une adresse que vous croyez confidentielle reçoit des pourriels.

Troisième type de cueillette d’adresses : les robots renifleur. On se demande, d’ailleurs, pourquoi les sociétés qui commercialisent ouvertement ces logiciels renifleurs ne font pas l’objet de poursuites. Efficaces, déclinés en plusieurs versions (certaines vendues au noir), ils sont devenus un filon pour les spammeurs.

Mike Markham, professeur d’anglais à Beijing, résume bien la situation : « Spammeurs et bidouilleurs sont en train de faire ce que le gouvernement n’a jamais réussi, soit de nous empêcher graduellement de participer au système de communication le plus démocratique qui ait jamais existé, le courriel. »