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« I love my privacy »
Dixit : C’est le titre de la campagne que lance //syndikat, le syndicat des métiers online. Son but : mettre en évidence les enjeux de la protection des données.

Heure Suisse 11:17, Vendredi 24.05.2002

« I love my privacy »
 Selon //syndikat, le logiciel Word de Microsoft ne satisfait pas, « dans sa forme actuelle », à la législation suisse. [Keystone Archive]
Selon //syndikat, le logiciel Word de Microsoft ne satisfait pas, « dans sa forme actuelle », à la législation suisse. [Keystone Archive]

C’est le titre de la campagne que lance //syndikat, le syndicat des métiers online. Son but : mettre en évidence les enjeux de la protection des données.

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La sphère privée est mise sous pression, en particulier au travail. C’est le constat que dresse //syndikat, le syndicat des métiers online, né au début de l’année. Il faut, selon lui, un secret des données personnelles qui soit aussi bien reconnu que celui des médecins ou des avocats.

C’est pour cela que le syndicat lance une campagne, baptisée « I love my privacy ». L’objectif est de contribuer au développement d’une véritable « culture de la protection des données ».

Et nous sommes sans doute nombreux à sous-estimer les possibilités de surveillance qu’offrent les nouvelles technologies de la communication.

//syndikat donne ainsi l’exemple d’une nouvelle génération de logiciels espions, les « key logger », qui enregistrent toutes les frappes faites au clavier d’un ordinateur, à l’insu bien sûr de l’utilisateur.

Selon le syndicat, qui en demande l’interdiction pure et simple, de tels logiciels sont bel et bien utilisés en Suisse par des entreprises.


Surveillance possible
Ce qui est sûr, c’est qu’une surveillance électronique permanente des employés est interdite par le droit du travail. Comme le confirme Kosmas Tsiraktsopulos, porte-parole du Préposé fédéral à la protection des données : « si des sociétés utilisent des outils électroniques, en général importés des Etats-Unis, pour une surveillance complète, elles portent une atteinte grave à la sphère privée ».

Car la surveillance en soi n’est pas interdite. Elle peut être justifiée. Il faut rappeler que l’Internet et le courrier électronique, tout comme le téléphone, sont en effet mis à disposition des employés pour des tâches professionnelles. L’important, c’est d’établir un cadre pour d’éventuels contrôles.


Un cadre à définir
« Ce qui est nécessaire, et exigé par la loi, c’est une information claire envers le collaborateur, explique Kosmas Tsiraktsopulos. La politique d’information doit être bien définie et l’on doit communiquer aussi s’il y a des contrôles et dans quel cadre. »

Dans ce but, le Préposé fédéral à la protection des données a publié un guide, ainsi qu’un règlement type, destinés aux employeurs. Tous deux sont disponibles sur le site Internet du Préposé.

« La majorité des entreprises en Suisse respectent ce cadre », souligne d’ailleurs Kosmas Tsiraktsopulos. C’est surtout dans le camp des petites et moyennes entreprises qu’est apparue la tentation d’une surveillance totale. « Pas par malveillance, mais surtout par peur des nouveaux moyens techniques », note encore le porte-parole.


Microsoft en ligne de mire
Par ailleurs, //syndikat, pour ouvrir sa campagne, a égratigné Microsoft. Dans une lettre ouverte, le syndicat appelle le géant mondial de l’informatique à prendre ses responsabilités en matière de protection des données. D’après lui, le logiciel Word ne satisfait pas, « dans sa forme actuelle », à la législation suisse.

Il permet par exemple, dans certaines conditions, de lire les corrections apportées à un certificat de travail avant sa version finale. Le syndicat attend une réponse de Microsoft d’ici au 21 juin. S’il ne l’obtient pas, il étudiera la possibilité d’une action en justice.

De son côté, Microsoft Suisse se dit prêt au dialogue, a indiqué sa porte-parole Maja Sieber dans une première réaction. Mais tout en saluant la lutte de //syndikat pour une meilleure protection des données, la société estime qu’elle remplit les exigences posées par le syndicat.

swissinfo/Pierre Gobet à Zurich avec les agences



21.05.2002 - 19:43

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x//syndikat, le syndicat des métiers online (en allemand, principalement)
xLe Préposé fédéral à la protection des données, qui propose notamment un guide et un règlement type