bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à http://news.zdnet.fr/cgi-bin/fr/printer_friendly.cgi?id=2111259 le 1er juin 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

IBM travaille sur un "maquilleur" de données pour protéger la vie privée
Dixit : « Les consommateurs tiennent à leur vie privée ; ils refusent de donner des informations exactes, et du coup en général ils mentent. Nous pourrions instaurer une pratique du mensonge scientifique. Nous faisons plus confiance au logiciel qu’au client pour maquiller un âge. »

ZDNet - Actualité - IBM travaille sur un "maquilleur" de données pour protéger la vie privée

IBM travaille sur un "maquilleur" de données pour protéger la vie privée

Troy Wolverton

Ce n'est pas nouveau, les marchands en ligne peinent à trouver un juste
équilibre entre leur désir de collecter toujours plus d'informations sur
leurs visiteurs et la protection de la vie privée de ces mêmes visiteurs.
Certains affichent des chartes de confidentialité garantissant la
non-communication des données personnelles des visiteurs. D'autres leurs
proposent de choisir selon les principes "opt-in" ou "opt-out". Mais la
vie privée reste un sujet d'inquiétude majeur pour les associations de
défense des consommateurs. Aux États-Unis, nombre d'entre elles
souhaiteraient des lois fédérales qui n'existent pas encore.

Le mois dernier le Sénateur Ernest Hollings (Démocrate, Caroline du Sud)
a introduit à cet effet un projet de loi qui prévoit une clause de
responsabilité pour les sociétés qui violeraient la vie privée des
internautes. Des groupements professionnels s'opposent au projet,
estimant qu'il entraverait le commerce en ligne.

Le programme d'IBM tente de trouver une voie médiane qui concilie les
besoins des uns et des autres. Écrit en Java, intégré au navigateur ou
fourni sous forme de plug-in, il brouillerait l'information avant de la
transmettre. Exemple: il modifierait le montant d'un salaire communiqué
en y ajoutant, par exemple, 15000 euros. Ou bien il maquillerait l'âge
d'une personne en lui soustrayant 5 ans.

Côté commerçant, le logiciel rassemblerait toutes les données en un
tableau de valeurs. Parce qu'il connait les paramètres de brouillage de
chaque entrée, il peut reprendre le tableau des données brutes et affiner
les valeurs. Le commerçant peut ensuite les exploiter pour les besoins de
ses campagnes marketing, sans qu'aucune information personnelle ne soit
divulguée.

La véracité des données fournies par le consommateur est la clé

Ce programme serait un plus pour les commerçants en ligne et pour leurs
clients, affirme Rakesh Agrawal, chercheur au sein du nouveau Privacy
Research Institute d'IBM, qui dévoile ici son premier projet d'envergure.
Les clients pourraient recevoir des messages marketing ciblés sans
craindre pour leurs informations personnelles. Les commerçants et les
sociétés de marketing récupéreraient des données utiles, sans plus se
soucier de savoir si elles sont vraies ou fausses.

Nombre de sociétés de vente, en ligne ou non, ont investi dans des
programmes de gestion de la relation clientèle pour vendre plus
efficacement leurs produits et leurs services. Ce type de logiciel est
censé identifier les clients susceptibles d'acheter un livre, par
exemple, ou ceux qui préfèrent se faire débiter la somme sur une seule
carte de crédit. Mais le programme n'est fiable que si les données avec
lesquelles il travaille le sont, et la plupart des sociétés croulent sous
les "données pourries". Soit à cause d'erreurs de saisies ou de pannes
système. Soit parce que les clients inscrivent volontairement de fausses
informations.

«Les consommateurs tiennent à leur vie privée ; ils refusent de donner
des informations exactes, et du coup en général ils mentent», poursuit
Agrawal. «Nous pourrions instaurer une pratique du mensonge
scientifique». Et d'ajouter: «Nous faisons plus confiance au logiciel
qu'au client pour maquiller un âge.»

Kendra R. Collins, porte parole d'IBM, indique que la compagnie n'a pas
encore de client, mais espère tester le programme bientôt. Pour Agrawal,
l'outil conviendrait aux sites de vente en ligne, mais aussi à la
recherche médicale qui traite des données sensibles. Il ne constitue pas
une solution directe au problème des données erronées, reconnaît-il. Mais
si les clients sont convaincus que leurs informations privées sont
protégées, alors ils les fourniront plus facilement.
Copyright (c) 2001 ZDNet France. Tous droits réservés. ZDNet France et le logo de ZDNet France sont des marques déposées par ZDNet.