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Surveillance : le FBI obtient des pouvoirs étendus
Dixit : L'Attorney General des États-Unis, John Ashcroft, a de nouveau évoqué la guerre au terrorisme pour étendre les pouvoirs d'enquête et de surveillance de la police fédérale étasunienne, le FBI, y compris sur Internet. 

  Surveillance : le FBI obtient des pouvoirs étendus

L'Attorney General des États-Unis, John Ashcroft, a de nouveau évoqué la guerre au terrorisme pour étendre les pouvoirs d'enquête et de surveillance de la police fédérale étasunienne, le FBI, y compris sur Internet.  Parmi les éléments clés des nouvelles lignes directrices (format PDF), il est clairement établi qu'elles « renforcent les pouvoirs du FBI en matière de collecte de renseignements en stipulant clairement que les agents peuvent procéder à des recherches en ligne, même si elles ne sont pas liées à des enquêtes criminelles spécifiques.  Elles permettent également au FBI d'avoir recours aux services de bases de données commerciales pour détecter et prévenir des attaques terroristes, sans égard à des enquêtes criminelles. »

Ashcroft explique qu'en vertu des lignes directrices établies en 1999, les agents du FBI ne pouvaient effectuer des recherches sur Internet que si ces dernières étaient directement liées à une enquête criminelle.  Le New York Times cite l'exemple des armes biologiques : le FBI pouvait effectuer des recherches sur Internet concernant la maladie du charbon qui était au centre d'une enquête officielle, mais ne pouvait légalement explorer les possibilités de l'utilisation de la petite vérole comme arme biologique car aucune enquête officielle n'était ouverte.

Cette refonte du cadre opérationnel du FBI arrive au moment où l'organisation est au centre d'une controverse politique d'envergure, avec les récentes révélations de rapports dans les semaines et les mois précédant le 11 septembre qui n'auraient pas reçu toute l'attention nécessaire.  Qui savait quoi, et quand, sur les menaces terroristes ? Pourquoi les renseignements n'ont-ils pas été adéquatement interprétés ?

Vive réaction de l'American Civil Liberties Union (ACLU) : le gouvernement récompense l'échec.  Par voie de communiqué, la directrice du bureau national de l'organisme, Laura Murphy, a déclaré : « Lorsque le gouvernement échoue, comme ce fut le cas avant le 11 septembre, la réaction de l'administration Bush est de s'arroger de nouveaux pouvoirs plutôt que d'enquêter de manière sérieuse sur la cause de l'échec. » Le FBI incapable d'analyser l'information qu'elle avait en main ? Les directives de John Ashcroft n'auront pour résultat que d'augmenter le volume des renseignements à analyser.

On s'inquiète également, aux États-Unis, de la surveillance des activités financières des citoyens.  Un article du Washington Post rappelle qu'en vertu du Patriot Act, adopté après le 11 septembre, les institutions financières sont tenues de rapporter les transactions dites suspectes.  On embrigade dans l'effort de surveillance les courtiers, les agents financiers, les sociétés émettrices de cartes de crédits et les exploitants de guichets automatiques qui sont tenus de verser leurs dossiers de transactions dans de vastes banques de données centralisées.

Ce qui fait dire au commentateur du New York Times, William Safire : « Toutes vos données personnelles sont maintenant étalées au carrefour du marketing moderne et de l'application de la loi.  Et tout ça au nom de la lutte à la terreur. »