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Au nom de la lutte antiterroriste, la base de données "Schengen" risque de se muer en Big Brother
Dixit : Photos, empreintes digitales voire, certainement, les empreintes ADN et "tout ce qui peut aider à l’identification" seront intégrés. Le projet prévoit aussi d’intégrer des rapports des services de police ou de renseignements, ainsi que des informations relatives aux profils psychologiques des personnes.


Au nom de la lutte antiterroriste, la base de données "Schengen" risque de se muer en Big Brother

 Lutte antiterroriste oblige, les Etats signataires des accords de Schengen sur la coopération judiciaire entre pays européens, souhaitent renforcer le rôle de la base de données du Système d’Information Schengen. Une volonté qui inquiète l’organisation Statewatch qui parle de la création d’un "Big Brother" européen. Les révélations et analyses de Statewatch.

L’information a été révélée par l’organisation Statewatch, qui a créé un "Observatoire des nouvelles lois et mesures adoptées depuis les attentats du 11 septembre" : au nom de la guerre contre le terrorisme, les quinze  Etats signataires des accords de Schengen sur la coopération judiciaire entre pays européens, souhaitent renforcer le rôle de la base de données du Système d’Information Schengen. Baptisé SIS II (seconde génération de la base de données Schengen Information System), le dispositif informatique centralise toutes les informations judiciaires basiques des citoyens des pays de l’espace Schengen. Informations qui peuvent être utilisées dans le cadre de la coopération entre polices et services de renseignements.

Empreintes digitales... ADN et biométrie

Or, selon Statewatch, les pays concernés ont dévoilé un projet visant à optimiser le contenu de cette base de données et à lui conférer un rôle nouveau. Suite aux attentats du 11 septembre, ils souhaitent introduire un certain nombre de nouvelles informations, d’ordre personnel, sur les citoyens fichés. Photos, empreintes digitales voire, certainement, les empreintes ADN et  "tout ce qui peut aider à l’identification" seront intégrés. Le projet prévoit aussi d’intégrer des rapports des services de police ou de renseignements, ainsi que des informations relatives aux profils psychologiques des personnes. Il est proposé que les informations collectées dans chaque pays par les systèmes de surveillance via la biométrie (reconnaissance d’une personne par ses empreintes digitales, mais aussi ses empreintes faciales, rétiniennes, etc.) soient intégrées au dispositif et au réseau. Enfin, le dispositif permettrait d’accéder très facilement aux archives nationales des décisions de justice et aux informations détenues par les différentes administrations des pays de l’espace Schengen. SIS II deviendrait alors bien plus qu’une super base de données : "Il s’agirait d’un véritable réseau européen de surveillance et de coopération policière et judiciaire. Un vrai Big Brother du Vieux Continent", selon les experts de Statewatch. .

Lire le rapport de l’organisation Statewatch sur le sujet

Statewatch est une organisation non gouvernementale internationale, basée à Londres. Elle est spécialisée dans l’étude des lois liberticides votées dans le monde, et principalement en Europe. Un lien permanent vers cet Observatoire  figure en page sommaire du site www.libertes-immubales.net Accéder à l’Observatoire des lois votées depuis le 11 septembre