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Lawrence Lessig, pourfendeur des nouveaux monopoles du Net
Dixit : Le Monde.

Ce professeur de droit de Stanford s’est spécialisé sur les enjeux politiques et juridiques de l’Internet. Pour lui, la privatisation du Réseau menace la liberté d’expression, les libertés individuelles et entrave l’innovation.

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Ce qui fait de lui un des gourous du Net, c’est qu’il a prédit ses défaites dans ses différents écrits sur l’évolution du Net, et qu’il dénonce avec force l’appropriation du Réseau par des intérêts privés et la menace que font peser les droits applicables à la propriété intellectuelle sur le progrès et l’innovation.

Contre la privatisation d’Internet

Pour lui, le vent de liberté, de créativité et d’initiative qui soufflait sur Internet a disparu. "Le Réseau est mis sous tutelle par des grands intérêts privés et publics qui tendent à en faire payer — cher — l’accès, à limiter la liberté d’expression, et à menacer la vie privée des internautes", affirme, calme et déterminé, Lawrence Lessig. Il explique notamment comment une entreprise comme Cisco, le premier fabricant mondial de routeurs, a mis au point des logiciels qui permettent aux fournisseurs d’accès à Internet d’accélérer ou de ralentir les flux de données transitant sur leurs réseaux, au gré de leurs intérêts commerciaux, encadrant ainsi le développement du Réseau.

Mais les principaux responsables de la privatisation et de l’encadrement d’Internet sont, selon lui, les groupes qui produisent et diffusent des contenus : AOL Time Warner, Vivendi-Universal, Disney ou Bertelsmann. "Nous vivons dans un monde où la production de biens culturels est concentrée entre les mains de quelques groupes, essentiellement basés à Hollywood", poursuit-il. Cette concentration des moyens de production et de diffusion limite la possibilité de voir émerger des contenus originaux. "Cela aboutit à une uniformisation et à une américanisation des mentalités", regrette-t-il.

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