bUg <BR>Oth3r | Sécurité | vie privée | RE:vue de web |     | vie-privee.org | Big Brother Awards France | RenseignementsGeneraux.net
Fichier extrait de la mémoire cache de Bb) et -donc- des archives de bUg<BR>Oth3r, et +- nettoyé pour impression par rapport à sa VO sise à le 1er mars 2002 (la page a peut-être été modifiée depuis).

Bb) n'est ni affilié aux auteurs de cette page ni responsable de son contenu.

Mais que font les RG ?
Dixit : Libération

Depuis les dernières élections régionales en 1998, les militants du Comité de vigilance contre l’extrême droite gardois se donnent régulièrement rendez-vous aux portes des lycées pour dénoncer la présence de conseillers régionaux d’extrême droite dans les conseils d’administration.

Le 14 novembre 2000, devant le lycée professionnel nîmois Gaston-Darboux, un petit groupe attend de pied ferme Elisabeth Pascal, conseillère régionale MNR (Mouvement national républicain). L’élue se plaint d’avoir été ce jour-là « sauvagement molestée » par l’un des manifestants. Elle a cité hier, devant le tribunal correctionnel de Nîmes, Serge Martin, infirmier libéral, suspecté d’être son agresseur, et André Matthieu, président de Ras l’Front ­ composante, avec une vingtaine d’autres associations, syndicats et partis politiques du Comité de vigilance contre l’extrême droite.

Elisabeth Pascal est arrivée à 17 h 30, escortée par deux amis, dont Michel Serville, conseiller municipal nîmois MNR, et trois officiers des renseignements généraux. Elle a pénétré dans le lycée « sous les huées et les injures » et a été « agressée par-derrière ».

Serge Martin ne participait pas à la manifestation. Il effectuait des soins. Comme en témoignent son emploi du temps, sa collègue, des patients. Quant à André Matthieu, lui aussi absent ce jour-là, ce que personne ne conteste, il se demande ce qu’il fait ici. Jean-Dominique Panzani, le président du tribunal, se le demande aussi. Comme il se demande pourquoi la plainte déposée par Elisabeth Pascal a été classée sans suite ­ l’obligeant à utiliser une procédure de citation directe ­ sans que les trois policiers des renseignements généraux aient été entendus. Et aussi à quel titre ces policiers sont intervenus.

L’élue confesse qu’elle connaît l’un d’entre eux, mais indique qu’ils agissaient de manière officielle, après demande de protection. « Pourquoi les policiers ne portaient-ils pas de brassard ? Est-ce maintenant dans les missions des renseignements généraux que d’assurer le maintien de l’ordre ? », s’interroge à son tour Alain Ottan, avocat de Serge Martin et d’André Matthieu. Le président veut en avoir le coeur net. Il a demandé l’ouverture d’un supplément d’information et auditionnera lui-même les officiers de police.