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Généraux indonésiens "terroristes" sur écoute à Timor
Dixit : Le Monde.

Les renseignements australiens ont capté les communications des militaires indonésiens responsables d’atrocités à Timor-Oriental. La plupart sont toujours en activité, selon le "Sydney Morning Herald".

(...) Le rédacteur en chef international du Herald, Hamish McDonald, a eu accès à des écoutes téléphoniques faites par le DSD (Defense Signals Directorate) dépendant des services spéciaux. Elles mettent en cause plusieurs hauts gradés indonésiens dans une campagne de sabotage du référendum puis de répression-déstabilisation.

Ces interceptions étaient tellement secrètes que le ministère des affaires étrangères australien n’avait pas été habilité à les communiquer aux Américains et que l’ONU - qui enquêtait sur les violations des droits de l’homme à Timor - n’en avait pas été informée. Des commandos spéciaux - nom de code "Tribuana" et "Venus"- ont été envoyés pour coordonner l’action avec les milices pro-indonésiennes et ont été responsables d’exactions épouvantables.

(...) A l’exception de trois d’entre eux jugés pour violation des droits de l’homme, aucun des généraux incriminés n’a été poursuivi. Ils ont eu ou attendent au contraire de belles promotions. Hamish McDonald cite ainsi l’ex-ministre de la transmigration, le général Hendropriyono, impliqué dans les déportations, devenu chef du renseignement, ou le général Sjafrie Sjamsuddin, porte-parole de l’armée de terre. Il regrette que " la réaction prévisible de Canberra ait été d’essayer de trouver la source de la fuite". D’autant que "ce sont les mêmes généraux qui ont pratiqué un "cas d’école de terrorisme d’Etat" qui sont toujours haut placés à Djakarta, bloquant la réforme du système politique et de l’armée, jouant même des rôles majeurs dans la "guerre contre le terrorisme" de l’après-11 septembre".

Sachant l’importance accordée par George W. Bush à l’Indonésie - pays musulman le plus peuplé -, on peut s’étonner de la légèreté avec laquelle des "terroristes d’Etat" ont été si rapidement recyclés en "bons" généraux antiterroristes.