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Les morpions de la CIA traquent les visiteurs
Dixit : Silicon, AP

Un internaute est-il un espion en puissance ? C’est ce que semble penser la CIA (Central Intelligence Agency) qui, en mettant à disposition sur le Web ses documents, espionne les visiteurs du site à l’aide de cookies "persistants".

Découverts par PRI (Public Information Research), ces cookies "s’accrochent" à l’internaute venus se documenter dans la bibliothèque, l’Electronic Reading Room, du site CIA Freedom of Information Act (FOIA, www.foia.ucia.gov ).

"Les mots clés entrés dans le moteur de recherche du site peuvent en révéler beaucoup sur les activités du visiteur. La CIA peut utiliser ces cookies pour savoir qui s’intéresse à quoi. Et même si vous naviguez depuis différents ISP, ils peuvent utiliser ce cookie identifiant unique pour surveiller toutes vos recherches", précise Daniel Brandt, le fondateur de PIR.

Des cookies espions, cela n’a rien de nouveau. De plus, la plupart des sites Internet peuvent récupérer l’adresse IP et connaître les "e-activités" d’un internaute et ce, sans l’aide des cookies. Sauf que, dans le cas présent, le site FOIA pousse beaucoup plus loin la traque de l’internaute avec ces cookies "plus persistants". Conçus pour rester actifs jusqu’en décembre 2010, ces "intrus" contiennent l’adresse IP (Internet Protocol) de l’ordinateur du visiteur comme numéro d’identification unique, selon Newsbytes.

Selon Mike Stepp, coordonnateur du site web de la CIA, il s’agit là d’une erreur non-intentionnelle. « Le public n’a pas d’inquiétudes à avoir au sujet d’un suivi que la CIA ferait sur les internautes qui visitent son site. En fait, nous n’avons pas vraiment le temps de faire ce genre de chose. »

Les fichiers-témoins, ou « cookies », sont ces fichiers déposés dans les ordinateurs personnels et qui permettent de suivre la navigation Web d’une personne. Utilisés pour faciliter la navigation sur un site donné, ils peuvent aussi servir à suivre les déplacements virtuels à la trace, ce pour quoi les protecteurs de la vie privée s’y sont opposés.

Le gouvernement fédéral américain avait émis, en 2000, des règles strictes concernant l’utilisation des fichiers-témoins par les agences fédérales. On avait alors découvert que le bureau de la Maison Blanche pour la lutte anti-drogue utilisait des fichiers-témoins persistants, permettant de suivre les internautes à la trace pendant des années. Les règles bannissent l’utilisation de cette technologie.

Sur le site de la CIA, on précise que le « site n’utilise pas des "cookies" comme d’autres sites le font pour colliger des informations sur vos habitudes de navigation ».

Mike Stepp affirme pour sa part que la refonte du site, en janvier dernier, avait été confiée à un tiers et que c’est à cette occasion que la technologie avait été installée. Il a indiqué de plus que pour assurer qu’aucune informations personnelles ne serait conservée, la CIA détruirait deux séries de fichiers de connexions.

L’été dernier, le Congrès a découvert que 300 fichiers-témoins sont encore en activité sur 23 sites gouvernementaux en dépit de l’interdiction.